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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Articles avec #dieu et l'homme

Très profond témoignage qui conduit cette musulmane à se convertir au Christ

22 Août 2017, 18:19pm

Publié par Véronique

Emission de novembre 2014 sur KTO

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Témoignage de Debbie Herbeck, juive devenue catholique

22 Août 2017, 18:16pm

Publié par Véronique

Témoignage incroyable qui nous fait faire un parcours dans le monde juif pour découvrir comment une jeune femme complètement ignorante de la foi chrétienne s’est finalement convertie au catholicisme après une suite d’évènements marquants dans sa vie.

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15 août - Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie

16 Août 2017, 17:35pm

Publié par Véronique

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La Dormition et de la Très Sainte Vierge Marie - Homélie du père Patrick du 15 août 2003

16 Août 2017, 17:34pm

Publié par Véronique

Père Patrick  

   La Dormition et l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie     

Homélie du Vendredi 15 août 2003     

Le roi Louis XIII a choisi sous inspiration céleste de remettre entièrement le pays de France entre les mains de Marie, à condition que se réalise le miracle d’un enfant, puisque lui-même et sa femme étaient stériles. Le roi Soleil a été conçu le vingt-et-unième jour (à cette époque les neuvaines duraient vingt-etun jours) et Marie est donc Reine de France jusqu’à la fin du monde.  

Quinze ans plus tard Louis XIV en montant sur le trône a consacré la France à Saint Joseph, le 19 mars 1661 : la France est le premier pays du monde à être consacré à Joseph, et le premier pays à être consacré à Marie dans l’Assomption
Il ne faut pas croire que le monde politique, le monde humain, le monde corporel, le monde physique, le monde sensible, est en dehors de la Fécondité divine. Tout ce monde-là appartient à Dieu et c’est le cœur même de l’activité nucléaire du divin. Souvent, à cause de toutes sortes d’idéologies éthériques, et à force de prendre de la drogue, et parce que nous sommes plutôt de la mystique-spiritualité de Jack Lang, nous croyons que le Divin, la Grâce, le Ciel, passent dans quelque chose qui n’a rien à voir avec le concret du social, du politique, du corps, du physique.  
L’Incarnation a quelque chose d’extraordinaire pour Dieu. « Le Verbe est devenu chair ». Ce qui a intéressé Dieu dans la création, c’est précisément d’assumer un corps. La Solennité d’aujourd’hui est à la fois toute simple et toute extraordinaire parce que c’est ce fait que Dieu assume, Assomption, Dieu assume un corps. 
Quelquefois nous disons : « Je ressens que…  - Mon Dieu, mais laisse ce que tu ressens ! - Oui mais j’ai l’impression… - Mais laisse ton impression ! Ton impression, c’est idiot. Par contre, le corps spirituel… C’est extraordinaire que Dieu ait conçu Son image ressemblance dans un corps spirituel, c’est étonnant. » 
Et le jour de l’Assomption, nous fêtons cela : Marie est assumée par Dieu.  
 
A bien regarder, à chaque fois que Dieu intervient directement jusque dans la substance (et non pas comme au billard, 4e rebondissement, 12e conséquence, au 42e degré), c’est l’assomption d’un corps. Vous pouvez être sûrs que quand c’est éthérique, c’est qu’il y a eu une fuite. Vous savez ce que c’est qu’une fuite : vous donnez un coup d’épingle dans un ballon, ça fait une fuite et le ballon se dégonfle. 
Mais nous n’avons pas l’habitude de ce mot assomption et de ce qu’il représente, nous ne savons pas ce que veut dire être assumé. Or une cascade d’assomptions se réalise dans notre vie chrétienne.   Notre corps est sacré parce qu’il vient de l’unité sponsale de nos parents. L’unité sponsale de nos parents ne peut être telle du point de vue biologique que s’il y a quelque chose de sacré. Et en raison de ce caractère métaphysiquement sacré de l’unité sponsale, il y a quelque chose dans le corps que Dieu peut assumer. Il l’assume par Sa Présence. Il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Et c’est vrai, dans l’unité sponsale il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Pas toujours dans le cœur du père et de la mère, ni dans l’âme du père et de la mère, mais dans le corps toujours.  
Alors il y a quelque chose précisément dans l’humanité intégrale, dans ce côté sacré substantiel créé par Dieu, où l’Acte créateur de Dieu se rend présent et où Il s’établit comme Père. Dieu peut assumer quelque chose dans le corps, et du coup Il l’assume par Sa présence. Dieu assume ce qu’il y a de plus sacré dans le monde pour faire que cette assomption soit permanente. Pour que cette assomption soit permanente, Il donne la Vie.  
L’âme assume ce corps-là. Dieu n’assume pas que le corps, Il assume ce qui, dans le caractère sacré de l’humanité intégrale de ce corps, appartient à la Présence créatrice de Dieu. Alors l’âme assume cela. Le corps est assumé par l’âme. Tout le monde comprend cela puisque nous avons tous un corps et une âme. C’est très simple : mon âme assume mon corps, mon corps est assumé par mon âme. C’est génial, parce que nous n’avons plus du tout envie de nous évader de cela, pour partir je ne sais où.  
Nous voyons bien que par rapport au monde angélique, par rapport à toutes les beautés, les splendeurs et les perfections qui sont dans notre univers, même sur le plan spirituel, le monde angélique, nous voyons bien qu’il est impossible que l’âme assume le corps sans qu’il y ait en même temps cette Paternité vivante de Dieu qui demeure, d’où l’appel naturel à la Grâce divine pour l’homme, ce qui n’est pas le cas pour l’ange. C’est une nécessité de nature. Les philosophes et les théologiens disent que c’est une nécessité métaphysique et le Pape de Rome dit que c’est une nécessité ontologique.  
La Paternité de Dieu s’inscrit et émet une assomption permanente du corps dans l’advenue de la nouvelle personne.  
Et il serait anachronique que cette Paternité vivante de Dieu n’y demeure pas de manière vivante, réelle, presque physique, et instantanée.  
Voilà pourquoi nous qui sommes là, nous avons besoin d’être assumés, quant à l’âme spirituelle, par la grâce. Le drame de l’humanité est d’avoir perdu par le péché originel la grâce qui assume notre âme, laquelle assume notre corps dans l’unité de la personne, dans la Présence de la Paternité vivante et instantanée, temporelle, effective de Dieu. 


Souvenons-nous de cette cascade extraordinaire :   
- Notre âme assume notre corps.  
- La Grâce, la Vie divine qui surgit du dedans de cette unité profonde, assume notre âme, comme le feu enflamme et assume un papier extrêmement fin.  
Dès que notre corps est assumé dans notre âme et que nous pouvons entendre l’assomption de notre âme par la Grâce divine, la Grâce sanctifiante (ce que les pauvres gens qui sortent de l’unité du corps et de l’âme ne peuvent pas vivre, ne peuvent pas expérimenter, et alors ils se laissent assumer par bien d’autres styles de ‘trucs’, ce que nous appelons le péché : ils se laissent assumer par les puissances, ils se laissent assumer par l’erreur et beaucoup d’autres choses que je laisse de côté parce que cela ne m’intéresse absolument pas, cela ne m’a jamais intéressé, heureusement , Dieu soit béni !), nous voyons bien qu’au cœur de nous-mêmes une unité assume tout. Comme le dit la Genèse, l’homme est un être de vie : cela veut dire qu’il est assomption. Du point de vue de la vie, je suis substance, cela veut dire : je suis assomption
Le corps est assumé par l’âme, l’âme est assumée par la Grâce. Mais la Grâce, Vie surnaturelle, dépasse toutes les lois, toutes les exigences de la vie même la plus parfaite spirituelle du monde. Elle a en elle-même une exigence divine, une exigence absolue, une exigence de perfection, de simplification, d’unité, de communion, de surabondance, d’infini, d’éternité. C’est inscrit dans la vie divine. Un être humain qui n’est pas absorbé, assumé par cette exigence n’est plus un homme, c’est un fou
- Dans la Grâce, il n’y a pas de cause diminuante, il n’y a qu’une cause de création d’éternité, il n’y a qu’une cause d’assomption : être assumé par Dieu. Du coup, cette Grâce demande à n’être qu’une seule Grâce : l’Immaculée Conception. Le lien est direct entre l’Immaculée Conception et la Grâce, parce que l’Immaculée Conception assume la Grâce, Elle est la Source de la Grâce adoptante.  
- Et Elle-même, en tant qu’Immaculée Conception, est assumée par la Blessure de l’Union Hypostatique du Christ embrasée par l’Esprit Saint dans Sa Passivité substantielle et incréée d’Amour. Cela fait que l’Immaculée Conception assume en Elle-même toutes les Grâces de Dieu sans exception, mais Elle-même est assumée et Elle a commencé son existence en étant ainsi assumée.  
L’Assomption n’est donc pas simplement la fête de ce qui s’est passé en l’année 50, après les vingt-deux années que Marie a passées à Ephèse auprès de saint Jean, quand la prise de possession d’Elle-même dans sa Grâce adoptante a atteint un degré d’affinité avec la Grâce capitale de Jésus glorifié et l’a endormie dans la Tardemah de la Dormition : Elle a alors été assumée.  
L’Eglise, le Corps mystique vivant de Jésus vivant, a proclamé ce Dogme en 1950. Cette Assomption, dans son caractère effectif et son rayonnement effectif sur la terre, n’a été ouvert par le pouvoir des clés de Jésus sur la terre que dix-neuf siècles plus tard. Entre l’Assomption de l’année 50 et la proclamation du Dogme de 1950, il y a dix-neuf siècles de silence, c’est impressionnant ! Pourquoi dix-neuf siècles ? Sentez-vous le respect qu’il y a, dans ce Mystère de l’Assomption, pour saint Joseph, pour la Paternité glorieuse de Joseph
Vous avez remarqué que nous fêtons l’Assomption en célébrant l’Evangile, la Haggadah de saint Luc de la Visitation. Parfois on entend dire : « Attendez, il y a un problème, les gens de la Congrégation des rites au Vatican qui ont choisi ces textes se sont trompés puisque la Visitation est le deuxième Mystère joyeux… » Non, Rome ne se trompe pas. Ceux qui se trompent, ce sont les gens qui disent que Rome se trompe. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas assumés par la foi infaillible de l’Eglise, et du coup ils sont assumés par le critiqueur, le condamnateur. C’est extraordinaire de mettre pour l’Assomption le texte de la Visitation, c’est un coup du Saint-Esprit qui est complètement géant !  
L’Ange Gabriel apparaît à Marie pour que Dieu assume un corps dans Marie. Comme il n’y a pas de cause diminuante en Dieu, comme je viens de vous l’expliquer, l’Assomption de l’humanité de Jésus à partir du corps de Marie de la part du Verbe de Dieu pour s’incarner et l’Assomption de la Vierge sont inséparables. C’est pour cela que dans la même apparition, l’Ange Gabriel dit à Marie : « Il y a une autre Fécondité : une Fécondité sur un Corps plus grand, plus universel, plus éternel ; et pour Elisheva, ta cousine qui est stérile, il y a une fécondité, alors vas-y ! ». Aussitôt que s’est réalisée l’Assomption du Corps de Dieu dans le sein de la Vierge en Jésus, aussitôt Marie est bousculée par le Saint-Esprit pour aller chez Elisabeth.  
Il y a une première Fécondité à l’Immaculée Conception : l’Immaculée Conception donne un Rédempteur au monde, Elle donne la Résurrection à ce Rédempteur, Elle donne la Glorification du Saint-Esprit à l’Eglise.  Et il y a une seconde Fécondité, qui vient du Saint des Saints de la Jérusalem spirituelle : c’est la Fécondité de Marie dans l’Assomption. C’est une seconde Assomption.  Et les deux sont inséparables.  

 

Quelquefois j’entends : « Oh moi, c’est Jésus tout seul, j’ai du mal avec Marie… » Alors je réponds : « Laisse ton mal dans ta poche, tu ne peux pas séparer ce que Dieu a uni.  - Mais moi je passe par ci, je passe par là…
- Ce n’est pas ‘je’ passe par ci ou par là : pour commencer, ‘moi je’, cela ne va pas. - Je préfère. - Tu préfères, mais tes préférences n’ont aucune importance. C’est Dieu qui compte ! Et Dieu a voulu passer par Marie. - Ah non ! Moi je ne passe pas par Marie. D’accord, Marie a du mérite, mais… moi, c’est Jésus. - Dieu est passé par Marie, et toi tu passes par Dieu, alors tu passes là où Dieu passe. Dieu assume Jésus en Marie, et Il assume dans l’Immaculée Conception la Fête d’aujourd’hui : c’est inséparable. »  
C’est pour ça que dans le texte de la Visitation, vous avez les deux.  L’Ange Gabriel n’a pas séparé les deux Fécondités.  

 

Et la deuxième Fécondité était évidemment le symbole de cette reprise du corps humain de Marie, lui-même assumé par l’âme parfaite de Marie, elle-même assumée par la plénitude de l’Immaculée Conception dans l’épanouissement de la Grâce glorieuse de Résurrection de Jésus avec cette Grâce d’affinité de l’Union Hypostatique en Marie, tout cela ensemble assumé opère corporellement dans la Femme qu’est Marie une Création nouvelle et une nouvelle Fécondité physique qui touche le corps, qui touche l’âme, qui touche la Grâce, qui touche la Gloire, et qui se réalise dans l’Eternité et qui rayonne dans le temps
Voilà pourquoi il y a ce texte de la Visitation de saint Luc (1, 39-56) pour l’Assomption.  

 

Nous allons maintenant relire l’autre texte, celui de l’Apocalypse (11, 19a à 12, 1-6a. 10ab) que j’aime beaucoup : « Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit et l’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au-dedans de ce Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme avec le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte. »  
Cette vision de Marie dans l’Assomption est extraordinaire ! 

 

Le Temple, c’est le corps (Jean 2, 21). Notre corps est le Temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6, 19). « Le Temple qui est dans le ciel », c’est l’unité du Père et du Fils dans la Résurrection du Fils de l’homme, dans la Résurrection de Jésus et la Résurrection du Père de Jésus. S’il n’y a pas d’Amour il n’y a pas d’attraction, vous le savez. Nous voyons bien dans l’Evangile de saint Jean que le Temple est le Temple du Père. Jésus chasse hors du Temple les vendeurs et les changeurs (Jean 2, 14-16), c’est la seule chose qui fait sortir Jésus de Ses gonds. « Le Temple qui est dans le ciel », c’est la Résurrection de l’humanité intégrale du Fils et du Père qui sont inscrits dans la Toute-Puissance incréée de Dieu, c’est cette Résurrection de l’humanité intégrale glorifiée du Père et du Fils qui s’ouvre et qui est le lieu de cette Création d’un univers nouveau assumant la Plénitude de Gloire de l’Immaculée Conception tandis qu’Elle n’est pas encore ressuscitée en sa chair.  
Pour moi, il n’y a pas plus beaux textes que les textes de l’Apocalypse pour comprendre Marie ! 
Le Temple, donc, s’est ouvert dans le ciel : ce Corps de Résurrection qui est physique, qui est palpable, s’est ouvert pour Marie dans le monde spirituel de sa contemplation parfaite, ultime, c’est-à-dire de sa vision béatifique. Nous ne pouvons pas nier qu’avant cette ouverture du Temple Marie ne soit rentrée d’abord dans la vision béatifique. C’est pourquoi dans la Tradition de l’Eglise nous distinguons le Mystère de la Dormition où Elle entre dans la vision béatifique et le Mystère de l’Assomption. Nous ne savons pas exactement le nombre d’heures entre les deux (j’ai des hypothèses parce que ça bouillonne là-dedans, mais nous n’avons pas de certitude), mais il y a une différence entre la Dormition et l’Assomption. C’est le même jour que nous fêtons les deux. Elle est re-rentrée dans le Ciel et le Temple s’est ouvert. Les deux sont marqués

 

« L’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au dedans de son Temple » 
L’Arche d’Alliance est cette Absolution incarnée. L’Assomption apparaît comme cela. Elle est assumée à l’intérieur de sa vision béatifique dans la Résurrection du Seigneur et du coup il y a l’apparition d’un Univers nouveau, d’une Création nouvelle, d’un Ciel nouveau, et l’Arche d’Alliance apparaît. Dès que Dieu crée quelque chose de nouveau, il y a forcément une Assomption. Nous-mêmes quand nous sommes créés, il y a une Assomption. Notre âme donnée par Dieu assume notre corps. Dès que Dieu crée il y a Assomption. Dieu est là… Assomption ! Au début tu le répètes, et après tu le vis par la foi : Assomption ! 

 

« Un signe grandiose apparut dans le ciel… » 
Un signe, donc un sacrement, quelque chose de sensible et d’efficace. Ce n’est pas pour elle seule.   

 

« Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous ses pieds » 
En théologie biblique, le Soleil c’est le Christ ressuscité, c’est le Fils de l’homme entièrement glorifié, c’est toute la Résurrection du Seigneur, c’est toute la Gloire de la Résurrection qui elle-même s’est faite Dieu en s’asseyant à la Droite du Père. Dieu s’est fait Homme dans le sein de la Vierge, et à l’Ascension la Gloire de la Résurrection a été faite Dieu. C’est cette Gloire de la Résurrection qui est le manteau de la Femme. Si vous avez un manteau et que vous devez sauver votre peau, vous préférez laisser le manteau que la peau. Le manteau est moins important que la peau. Ce que je dis là est un peu grossier mais c’est pour comprendre. Le manteau reste périphérique par rapport à nous. Eh bien toute la Gloire de la Résurrection est un manteau pour le Mystère de l’Assomption. C’est pour cela que saint Bernard disait que le Mystère de Marie n’est pas petit ! Le Mystère de Marie est une réalité sensible, efficace, et cette Assomption crée un Univers nouveau, quelque chose de plus grand : c’est une Epousée, une Femme. 

 

« La lune sous ses pieds » 
Nous avions vu quand nous avions commenté en biblique le Livre de la Genèse que le soleil représente le Christ et la lune représente Marie, l’Immaculée Conception. Marie dans sa première Fécondité, sa Maternité divine sur le Verbe incarné, cette Immaculée Conception, cette Absolution en personne qu’Elle est devient simplement le support de ses pieds. C’est une nouvelle Création. Celle qui fut Marie est la Femme de l’Apocalypse, Notre-Dame de tous les Peuples, Notre-Dame de toutes les intériorités sans limite de l’Incréé de chacune des trois Personnes de la Très Sainte Trinité.  
Elle est la Femme, et du coup quelque chose dans le Verbe éternel de Dieu glorifié dans le Christ peut se manifester dans les Noces avec Dieu le Père, puisque le Père comme Personne de la Très Sainte Trinité est Epoux, avant la création du monde. Donc le Mystère de la glorieuse Résurrection de l’humanité intégrale n’est pas encore complet dans la Glorification de l’Epouse, c’est-à-dire du Verbe de Dieu, tant que Marie n’est pas assumée.  
Désormais, dans la Gloire de la Résurrection, nous ne pouvons plus jamais oser séparer le Verbe et la Femme, l’Epouse, puisque comme le dit le Pape de Rome, le Verbe, la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité, est Epouse de la première Personne de la Très Sainte Trinité dans le sein de Qui Elle vit éternellement : le Père est l’Epoux et le Verbe est l’Epouse. 
Saint Thomas d’Aquin dit que cette création nouvelle de l’Assomption fait que Marie n’est plus du tout ce qu’Elle était. Marie est faite Immaculée Conception, ce qui est une chose extraordinaire, le 8 décembre, pour être Mère de Dieu, mais cette Maternité divine de Marie sur Jésus c’est pour qu’Elle soit la Mère du Corps mystique vivant entier de Jésus vivant entier et glorieux, et donc notre Mère quant au corps, quant à l’âme, quant à la Grâce et quant à la Gloire de la Résurrection. Et ça ne s’arrête pas là, bien entendu : c’est aussi pour qu’Elle soit Reine Immaculée et donc assumée entièrement dans cette Unité de l’Epoux et de l’Epouse.  
Nous l’avons vu hier, saint Maximilien Kolbe disait que cette Assomption fait qu’Elle est la manifestation glorieuse métaphysique du Saint-Esprit. Tout ce qu’Elle est dans la Gloire comme Manifestation en puissance, le Saint-Esprit l’actue de manière incréée. Elle continue à faire au Ciel comme Elle avait fait sur la terre : Elle ne fait rien par Elle-même, c’est Dieu qui fait tout.  
Voilà la leçon : et si c’était Dieu qui faisait toute ma vie ? Ce serait mieux que d’aller voir un marabout pour me réparer une dent. Dieu, et la Grâce, et le Saint-Esprit, et Marie, et Jésus : c’est Eux qui font tout, ce n’est pas la connaissance.

 

« Et sur la tête une couronne de douze étoiles » 
La Reine. Douze étoiles, parce qu’étant la Manifestation incarnée et glorieuse de l’Epouse, du Verbe et de la Femme, Elle devient Source sensible, Source concrète, Source physique de la Grâce, de la Vie divine (voilà pour 5) et de la Plénitude dans l’Unité de l’Esprit Saint (voilà pour 7). C’est pour cela que dans le Ciel, il y a ces 12 étoiles : Dieu le Père passe par Marie pour féconder Sa propre Vie intérieure de Verbe éternel et d’Epouse : 1 passe par 2. C’est cela qui fait que Marie dans l’Assomption a une Fécondité et qui fait qu’Elle est Reine.  
Alors je rentre dans cette Assomption, je découvre cette Assomption et je me laisse assumer par Marie. 
Voilà la grande leçon de la Fête de l’Assomption :  - d’abord nous laissons notre âme assumer notre corps,  - ensuite nous laissons notre cœur spirituel et notre vie spirituelle humaine assumer notre âme,  - puis nous laissons cette Vie divine surnaturelle de la Grâce sanctifiante assumer nos puissances spirituelles dans la vie théologale et réaliser ainsi cette Assomption dans l’union transformante,  - puis nous nous laissons assumer par la Plénitude de la Grâce, - dans la Plénitude de la Grâce nous nous laissons assumer par l’Immaculée,  - et dans l’Immaculée nous nous laissons assumer par la Gloire de l’Unité du Père et du Fils,  - et donc dans l’Actuation incréée du Saint-Esprit de la nouvelle Création de la Jérusalem glorieuse.  Voilà les sept étapes de l’Assomption.  

 

ASSOMPTION : je me laisse ASSUMER.  C’est tout simple.  
Toi, tu te demandes : « Est-ce que je vais m’en sortir, qu’est-ce que je vais devenir ? », ou bien tu dis : « J’ai des problèmes, je me sens mal, qu’est-ce qui m’est arrivé ! », alors arrête-toi un peu et respire dans l’Assomption

 

« Elle était enceinte » 
Aussitôt que nous trouvons cette Assomption, il y a cette Fécondité de Marie sur nous qui nous donne tout. 
Nous allons rentrer le plus possible dans cette Fête et nous allons dire à Marie des prières toutes simples, comme : 
« Vous avez été constituée dès le premier instant par Dieu pour écraser la tête du serpent. Vous avez été instituée dès le premier instant par Dieu pour la destruction définitive du mal.  Alors je Vous laisse toute liberté avec la Toute-Puissance du Saint-Esprit, puisque que le Saint-Esprit actue l’Immaculée Conception dans la Gloire, pour utiliser toutes Vos cohortes angéliques et glorieuses, avec Votre autorité, sous Votre gouvernement et Votre propre puissance, pour terrasser le mal et l’envoyer au fond de l’enfer, pour qu’il ne puisse plus nuire à notre âme. » 
Il faut utiliser, pour la destruction du mal, la Grâce de Marie, la Puissance du Saint-Esprit, l’Assomption de la Vierge, et ceci, à l’intérieur de quelque chose de très concret dans la prière, puisque c’est en assumant notre corps. C’est ce qui me semble très fort dans ce Mystère de l’Assomption : tout passe d’abord par le corps. Et l’Eglise célèbre l’Assomption en disant que Marie est une Création nouvelle à l’instant où son corps est assumé pour une Création nouvelle, un Univers nouveau.  
Donc il me faut être très concret. Je quitte mes imaginations, mes impressions : « Il me semble que le Bon Dieu m’a abandonné, que je l’ai oublié, que je lui en veux… », je dégage tout cela. Il me faut être et vivre dans mon corps, dans ma chair, dans mon sang, dans l’Adoration de mon Créateur en fait, c’est-à-dire dans cette Présence où mon corps, comme si c’était la première fois – et c’est toujours comme si c’était la première fois – était assumé par Dieu pour que mon âme, c’est-à-dire ma propre personne, assume mon corps et que mon corps vive de ma propre substance.  

 

Alors je me prépare à chaque Messe à la Transsubstantiation de mon corps pour réaliser précisément cette Union corporelle spirituelle avec l’Assomption de Marie, parce que c’est un message d’Union de la chair et du sang glorieux de Marie avec les miens. La Messe est une Transsubstantiation, et c’est le Corps du Christ qui est transsubstantié
Donc nous vivons vraiment dans notre corps, nous ne vivons pas dans nos impressions. Nous adorons notre Créateur, nous sommes assumés par Dieu et nous sommes nous-mêmes. Et dans l’Adoration nous vivons de l’Assomption, nous respirons enfin métaphysiquement, surnaturellement et glorieusement dans la mise en place du corps spirituel

 

Je fais des prières toutes simples et je dis :  
« Je prends possession de mon propre corps dans les Mains de mon Créateur et je les plonge dans la Fécondité glorieuse de Marie pour un Monde Nouveau ».
 
Je le dis et cela se fait. 

 

J’aime Marie jusqu’à me perdre en Elle et qu’il n’y ait plus qu’Elle qui vive en moi, qu’il n’y ait plus que l’Epouse, la Femme, le Verbe, Marie Reine. C’est très important : il faut qu’il n’y ait plus que ce Mystère de Marie incarné, glorieux, qui vive en nous.  
Cela exorcise les hésitations : « Attendez, je ne me sens pas prêt, je ne suis pas contre, mais je suis en train d’apprivoiser, laissez-moi encore un an ou deux pour m’approcher de Marie… ». Non, c’est tout de suite, direct. 

 

Il ne faut pas séparer ce que Dieu a uni : Jésus et Marie. Dans l’Apocalypse, il est écrit que les disciples rentrent au Ciel parce qu’ils ont suivi l’Agneau partout où Il allait. Et l’Agneau est toujours passé par Marie : pour s’incarner d’abord, Il est passé par Marie, et nous l’avons vu cette année dans chacun des vingt Mystères du Rosaire, Il n’a rien fait, dans aucun de ces Mystères, sans passer par Marie. 
Il y a des personnes qui disent : « Moi, j’aspire au Divin, j’aspire à la Lumière, j’aspire à Dieu, mais je ne passe pas par Marie, je ne passe pas par le Corps mystique de Jésus, je ne passe pas par l’Eglise, je ne passe pas par ce qui est immaculé et plein de Grâce dans le Corps mystique vivant de Jésus vivant, je ne passe pas par les Sacrements, je ne passe pas par la Grâce sanctifiante, moi, c’est direct ». Ça ne va pas, c’est métapsychique
« Moi, pour trouver Dieu, je passe par le vide, je fais le vide.  - Mais c’est beaucoup mieux de passer par le plein que par le vide, enfin !  - Ah non, moi, je fais le vide, je préfère. 
- Ecoutez, faites le plein, c’est un secret, vous ne le répèterez à personne… Il faut faire le plein, il ne faut pas faire le vide. Si tu fais le vide, tu es épuisé au bout d’un certain temps. La nature a horreur du vide, tout le monde sait ça. Alors fais le plein de la Grâce sanctifiante, fais le plein du Ciel, fais le plein du Monde nouveau. » 
C’est tout simple et en connexion directe avec le Mystère de l’Assomption. Au fond, nous avons vraiment été faits pour recevoir Marie. Je suis sûr de cela.  
Et vous me direz : « Avons-nous été faits pour recevoir Jésus ? »   Jésus est le Fils de Marie et Il n’a pas voulu nous donner ce pour quoi nous sommes faits pour être – nous sommes faits pour l’Epouse éternelle de Dieu, pour un Mystère de Communion des personnes totale avec Dieu le Père : voilà ce pour quoi nous sommes faits pour être –, Jésus n’a pas voulu nous donner la Plénitude de Son Cœur d’Accueil en tant que Verbe, c’est-à-dire Epouse, tant qu’il n’y avait pas eu l’Assomption de Marie. Voilà ce qu’il y a dans le Livre de l’Apocalypse, et voilà pourquoi je dis que nous sommes faits pour Marie. 
Une fois que nous sommes avec Marie jusque dans ce Mystère concret de l’Assomption et que nous en vivons de manière de plus en plus concrète, de plus en plus évidente, de plus en plus nette, alors à ce moment-là c’est la Personne même du Verbe qui se manifeste et qui nous est donnée puisqu’elle fait Un en tant que Femme avec l’Epouse incréée de Dieu. 
Il faut au moins retenir que pour nous, Marie est tout. Quand je dis : « Dieu est tout pour moi » ou quand je dis : « Marie est tout pour moi », c’est exactement la même chose parce que Dieu a assumé Marie. Quand mon âme assume mon corps, mon corps est totalement assumé par mon âme, et si tu veux toucher mon âme, viens toucher mon corps. C’est pourquoi si je dis : « Je vis de Dieu » ou si je dis : « Je vis de Marie », c’est la même chose. 
Hier déjà je vous ai expliqué que saint Maximilien Marie Kolbe, agrégé de philosophie, agrégé de théologie, disait que l’Esprit Saint est la Personne par excellence de Dieu, ou si vous préférez, Dieu en Personne : l’Ultime incréé de la Très Sainte Trinité est l’Esprit Saint. Le Père Maximilien Marie Kolbe dit que l’Esprit Saint est l’Actuation de tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance. Tout ce que Marie est dans son Immaculée Conception n’existe que dans l’Actuation  de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint dans Son Actuation, c’est-à-dire dans Sa Plénitude de Perfection intérieure personnelle, actue l’Immaculée Conception. Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint est Son Acte.  
Vous ne pouvez saisir une puissance qu’à travers son acte. Quand quelque chose s’actue, vous voyez l’acte et l’acte révèle la puissance. Si vous recevez un grand coup de point dans la figure, vous en percevez la puissance quand vous recevez l’acte.  
Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint l’est en Acte. Le Saint-Esprit est l’Acte de ce que l’Immaculée Conception est comme puissance. Elle est puissance du Saint-Esprit.  
C’est pour ça que saint Maximilien Marie Kolbe dit que l’Immaculée Conception est la quasi incarnation du Saint-Esprit, et l’Apocalypse dit qu’Elle est un Signe, c’est-à-dire un Sacrement – et un Sacrement est une Puissancedu Saint Esprit qui est Son Acte. Marie est le Sacrement éternel du Saint-Esprit. 

 

Nous aimons beaucoup Marie, il n’y a pas de doute.  Nous l’aimons et de plus en plus nous disons que Marie est tout pour nous, et que Jésus est tout pour nous parce que Marie est tout pour nous.  Notre vie a changé à cause de cela. A cause de cela, notre Vie c’est la Jérusalem glorieuse définitivement instaurée en nous dès cette terre.  

 

Source : http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm (cette homélie est en pdf et mp3 sur ce lien)

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Les manifestations, le don des langues - Enseignement du père Roger Paulin

29 Juin 2017, 15:36pm

Publié par Véronique

Enseignement donné à La Rochelle en 2015

Retrouvez et commandez les enseignement du père Roger Paulin sur www.paroleetlouange.fr

 

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Ce dimanche 25 juin 2017 - Messe selon la forme ordinaire et extraordinaire

23 Juin 2017, 17:53pm

Publié par Véronique

Forme ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10, 26-33

Nous ne craignons rien lorsque nous demeurons en Dieu

Cliquer ici pour le lien

 

Forme extraordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 1-10

La joie du Ciel pour une seule âme retrouvée

Cliquer ici pour le lien

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LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR

15 Juin 2017, 17:32pm

Publié par Véronique

LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR (1)
À Louis XIV, Poincaré et Consorts…
 
À la suite de la mort survenue à Loublande, le 29 janvier 1972, de Claire FERCHAUD (Sœur Claire de Jésus Crucifié), la presse a reproduit le texte de la lettre qu’elle adressait le 7 mai 1917 à 14 généraux d’armée (Cf. “Défense du Foyer” n° 131, p. 85).
En 1917, la France, trahie de l’intérieur, était au bord de la défaite et de la révolution(2). Dans toutes les églises et chapelles, matin et soir, les catholiques priaient, récitaient le rosaire, imploraient le Sacré-Cœur. Par millions, au front comme à l’arrière, civils et militaires, femmes et enfants portaient sur la poitrine la cocarde tricolore avec l’insigne du Sacré-Cœur selon la demande faite par Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie le 17 juin 1689 et renouvelée en 1917 à sa jeune messagère Claire Ferchaud.
Celle-ci, le 1er janvier 1917 adressait au Président de la République, Raymond Poincaré, une lettre lui faisant part du message qui, sur l’ordre de Dieu, devait lui être transmis(3). Des détails intimes, connus seulement du Président accréditaient le caractère divin de l’avertissement.
Ce message peut se résumer en une double demande :
1) La conversion du Président de la République.
2) L’apposition du Sacré-Cœur sur le drapeau national.
Cette lettre fut remise au Président le 16 janvier 1917. En voici le texte :
Monsieur le Président,
Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J’ai donc l’honneur de m’adresser au chef premier de la nation française. C’est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m’envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l’Église.
Monsieur, veuillez s’il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j’ai à vous dire n’est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d’abord, ensuite pour l’avenir de la France. C’est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j’ai reçu l’ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.
Vous aurez le salut d’abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d’aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.
La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n’a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l’heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.
En second lieu, et c’est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c’est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.
Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L’heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j’ai eu la grâce d’en contempler la face adorable. Jésus m’a montré son Cœur broyé par l’infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m’a dit : « C’est la France qui me l’a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s’avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l’âme fortement travaillée par la grâce d’abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m’a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l’âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?... »
Plusieurs fois, pendant l’auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j’ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l’image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D’accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s’élanceront à l’assaut, munis de leurs insignes. L’ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d’ériger un temple national en son honneur.
Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d’accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? - Je l’ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.
Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l’objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l’heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d’airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d’une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !
Monsieur, je vous l’ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N’entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d’honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n’ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? - En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.
Le sang des enfants de France est comme un cri qui s’élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D’elle, nous n’aurons plus que le souvenir.
Claire de Jésus Crucifié
 
Cette lettre avait été remise, le 16 janvier au Président Poincaré par son secrétaire M. Sainsère.
Dès le 18, Notre-Seigneur révéla à Claire ce qui suit :
« Avant-hier, Jésus me représenta (le Président) avec une certaine colère sur son visage. Je le voyais irrité..., mais heureusement le Président cédait à ses impressions, seul avec lui-même. Je l’ai vu peu à peu se radoucir, puis il rentra en lui-même et il relit ma lettre. Il se cache le visage dans ses mains. Il soupire, il regarde le portrait de sa mère, il la prie, il dit : « Mon Dieu ! » et il pleure. Le Ciel le regarde. Ah ! le Ciel en face de sa personne ! Rien ne peut résister devant la puissance divine ! Le Président voudrait me voir, m’entendre, mais il n’ose confier ce désir. L’orgueil est là, mais la grâce fait son œuvre petit à petit. Jésus veut arriver à son but. »
Une deuxième lettre fut écrite par Claire au Président, et remise au député de Baudry d’Asson. On pense que cette lettre ne fut pas remise au Président Poincaré mais commentée verbalement.
Quoi qu’il en soit, c’est un fait que le Président Poincaré, impressionné et troublé par les faits et les précisions personnelles contenues dans ces messages, recevait Claire Ferchaud à l’Élysée le 21 mars.
Voici le compte-rendu de cette visite, tel qu’il fut rédigé par Claire elle-même :
Je commence en disant : « Je vous demande bien pardon, Monsieur le Président, de vous déranger ». Sitôt, il reprend : « Mais je suis content de vous recevoir. C’est le député M. de Baudry d’Asson qui m’avait demandé l’audience ». Aussitôt je lui dis : « Me permettez-vous, M. le Président, de vous exposer le but qui m’amène ici ? » Il fit un petit signe de tête et dit : « Faites-le, je vous écoute ».
Je continue : « Vous souvenez-vous d’une lettre que je me suis permise de vous écrire et que vous avez dû recevoir il y a quelques semaines ? »
Il me répond : « Je l’ai bien reçue ».
Alors je continue : « Eh bien ! c’est le même sujet qui me ramène aujourd’hui, et c’est Dieu qui m’envoie pour vous faire connaitre ses volontés, à vous, M. le Président. Le Sacré-Cœur s’adresse à vous. Il veut que la France officielle reconnaisse Dieu pour Maître, et il veut pour nos temps actuels, que son Cœur soit peint sur nos couleurs nationales, et c’est du Chef d’État qu’il attend cet hommage ».
Le Président m’écoutait attentivement ; il dit : « Oui, mais moi je ne peux pas le faire. Les lois qui ont été votées, je ne peux pas les refaire, à moins que la Chambre change, et je ne le crois pas ».
Alors je lui dis : « Eh bien ! pourquoi ne leur feriez-vous pas vous-même ma proposition ? Vous êtes le Chef de tout, et Dieu attend de vous cet acte pour vous en bénir ».
Alors je le vois un peu embarrassé, et il me dit : « Mais on ne peut pas défaire des lois qui ont été faites, et on ne peut pas modifier quoi que ce soit sur le drapeau national ».
Je lui dis : « Monsieur le Président, il n’y a aucune modification à mettre un emblème religieux sur l’étendard français, puisque c’est le désir de Dieu, et je vous dis de sa part que la France ne sera sauvée que par le règne de son Cœur, et ce règne, Il le veut solidement établi dans la France officielle ».
Le Président dit : « Pourquoi ce signe et non pas un autre » ?
Alors je lui représente nos gloires d’autrefois par l’intervention divine, puis je lui mets devant les yeux le signe de la Croix qui illumina l’empereur Constantin, et maintenant c’est un nouveau signe qui est le Sacré-Cœur. J’ajoutais que la guerre ne se terminerait que lorsque le Sacré-Cœur serait peint sur nos drapeaux.
Alors il me dit : « Mais dans les guerres passées, il y a eu bien des victoires sans que le Sacré-Cœur soit ainsi sur les drapeaux ».
Alors je réponds : « Dieu intervient à son heure, et Il a réservé à nos temps actuels l’honneur d’être gravé sur nos drapeaux par la France convertie... ». Alors, poussée par une inspiration, je continuais : « Dieu n’a plus de place en France, la religion est persécutée, on ne veut plus d’emblèmes religieux ».
- Mais si vous portez bien la Croix, vous, personne ne vous en empêche.
- On défend à nos soldats de porter ostensiblement le fanion du Sacré-Cœur, pourquoi ne pas leur laisser la liberté ?
- L’uniforme doit rester net, et si on permet aux catholiques de le porter, il y a des protestants qui, eux aussi, mettront des images à leur façon ; d’ailleurs il y a des soldats dans les hôpitaux qui ont le Sacré-Cœur sur eux, personne ne les en empêche.
- Oh ! M. le Président, ils ont été combattus ; ceux qui portent le Sacré-Cœur l’ont sous leurs capotes, et le Gouvernement a défendu de le faire paraître... Pourquoi persécuter la religion ? Dieu est le Maître. Il aime la France, la France ne périra pas malgré toutes les oppositions.
- Mais croyez bien que nous ne défendons pas de prier, nous laissons libres. Beaucoup de personnes prient pour la France, c’est très bien.
Et il ajoute : « il s’est dit des messes pour nos morts de la guerre ; j’y ai assisté, et quand je ne peux y aller moi-même, je me fais remplacer. Nous n’avons jamais empêché les messes de se dire ».
J’ai répondu : « Bien, je vous félicite, Dieu vous aime, mais Il veut encore plus, et c’est à vous qu’Il s’adresse, c’est de vous que Dieu demande l’acte officiel permettant que le Sacré-Cœur soit peint sur le drapeau national ».
Le Président reprend : « Mais je ne peux pas ; je dois pour cela soumettre le cas à la Chambre, mais ce sera rejeté ».
Je lui réponds : « Eh bien ! soumettez le projet ».
Le Président fait silence, il semble réfléchir ; puis il dit : « Je ne crois pas que l’on vous écoute ».
- Eh bien, vous pouvez essayer, puisque c’est le désir de Dieu.
- Eh bien, soit ! J’ai retenu tout ce que vous m’avez dit, je vais le soumettre à la Chambre.
Puis le Président change de conversation et il dit : « Il y a longtemps que vous avez des révélations ? »
- M. le Président, à ce sujet, permettez-moi de vous montrer ici une image faite sur le modèle du Sacré-Cœur où Il se révèle actuellement. Voici comment Il se montre à la France.
Le Président prend ses lorgnons et il dit : « Montrez ! »
CŒUR SACRÉ DE JÉSUS, BROYÉ À CAUSE DE NOS PÉCHÉS, AYEZ PITIÉ DE NOUS

CŒUR SACRÉ DE JÉSUS, BROYÉ À CAUSE DE NOS PÉCHÉS, AYEZ PITIÉ DE NOUS

Je déploie l’image, je l’étends sur son bureau. Le Président la tient au bas, il la regarde et il lit l’inscription. Je lui explique pourquoi ce sang aux pieds, aux mains, et ce Cœur meurtri. Je lui fis voir la blessure profonde du Cœur de Jésus, faite par la France officielle et j’ajoute : « M. le Président, cette blessure ne sera refermée que lorsque vous aurez accompli les desseins du Sacré-Cœur ».
Le Président ne dit rien pendant qu’il regarde l’image... II veut la recouvrir du papier qui était à côté. J’allais la rouler, lorsqu’une force me pousse à enlever le papier une seconde fois, et je lui dis : « Regardez-la bien et priez-la si vous avez le courage ». Il ne dit rien, mais son regard regarde l’image. Je lui dis : « Voyez ces plaies, et cette main qui vous invite et semble dire : Viens à moi ! ».. Pas un mot. Ensuite je lui dis : « Eh bien, si la majorité du peuple français demande le Sacré-Cœur sur le drapeau, leur refuserez-vous ? »
- Ah ! peut-être que non alors, on accepte toujours les pétitions.
- Alors, vous me promettez de ne pas y mettre obstacle, et vous allez proposer la chose à la Chambre.
- Oui, demain, je leur dirai ce que vous m’avez dit.
Je lui dis en peu de mots que Dieu était bon de vouloir le prévenir ; s’il ne se convertissait pas, que des châtiments lui étaient réservés. Il m’écoute et il dit : « Eh ! vous, qui êtes une bonne catholique, priez toujours, je ne vous le défends pas ».
Il ajoute : « Et vous êtes venue à Paris exprès pour me dire cela ? » - Oui, M. le Président, chaque jour, j’ai été prier le Sacré-Cœur à Montmartre pour la France et pour vous. Je prie Dieu de vous éclairer de sa grâce. J’aime la France, et c’est pour son honneur et son droit que Dieu m’envoie accomplir près de vous cette mission.
Le Président ensuite me demande d’où je suis : il paraissait bien ne pas l’ignorer. Je lui ai dit : « Je suis Poitevine et sur les bords de la Vendée ».
- Vous êtes d’une famille honorable ; vous avez quelqu’un à la guerre ?
- J’ai deux frères : l’un prisonnier, et l’autre sur le front.
- Allez-vous retourner dans votre famille ?
- Est-ce que vous désirez que je reste à Paris, M. le Président ?
- Non, vous pouvez retourner maintenant, vous avez fait votre devoir en noble Française.
- Et vous, M. le Président, vous tiendrez votre parole de n’être pas un obstacle à l’œuvre du Sacré-Cœur ?
- Et Dieu m’aimera encore davantage ?
- Oh ! oui, et beaucoup plus.
L’audience était terminée, elle avait duré 20 minutes.
En sortant, Claire put dire au Marquis de Baudry d’Asson :
« J’ai tout osé dire ; j’en suis bien heureuse. Le Président a été bien aimable ».
Ce n’était pas suffisant. M. Poincaré n’eut pas le courage de tenir parole ; c’est ce qui occasionna la seconde lettre de Claire :
1er mai 1917
Monsieur le Président,
Envoyée par le bon Dieu, j’ai l’honneur de faire sa petite commissionnaire près du Chef de l’État qui, malgré les appels réitérés de la grâce divine, ferme les oreilles à cette voix qui se fait entendre dans le fond de son âme.
Monsieur le Président, quand j’ai eu l’honneur d’être introduite à votre bureau, nous avons discuté sur le devoir que la France a envers Dieu, en accomplissant les désirs de son Cœur, en gravant sur les trois couleurs nationales l’emblème religieux que vous connaissez. Vous m’aviez promis de proposer à la Chambre ce que, de la part du Ciel, j’étais venue vous faire connaître. Avez-vous accompli votre promesse que je vous fis répéter par trois fois ? J’en doute beaucoup ; même n’auriez-vous pas ri de cette proposition après mon départ ? Dieu a été témoin de l’entrevue ; Il a entendu vos réponses à ses demandes que j’ai eu l’honneur de vous faire connaître. Serez-vous franc devant Dieu et devant la simplicité d’une humble fille qui n’a en vue que le salut de sa chère France. Vous avez peur des moqueries qui accompagneront vos déclarations ; vous avez peur des hommes qui ne sont que des lâches et des poltrons, et vous n’avez pas peur de Dieu qui a son éternité pour punir.
Monsieur le Président, croyez que ce n’est pas pour rire que le bon Dieu se met en peine de s’abaisser jusqu’à sa pauvre créature si ingrate et de lui commander de revenir à la pratique du devoir, si elle ne veut pas attirer sur elle les châtiments de la colère divine.
Nous sommes à une heure très grave. Vous êtes, Monsieur le Président, à la tête de cette nation française si aimée du Christ et si coupable dans ses lois, la France qui est appelée la Fille aînée de l’Église et qui est la seule qui n’est pas représentée devant le Souverain Pontife.
La France, royaume de prédilection, l’aimez-vous véritablement ? Vous êtes Français, l’êtes-vous par le cœur ? Ah ! pauvre France qui baigne dans le sang de ses enfants et dont le cœur va être étouffé par d’ignobles mains criminelles qui prétendent la ruiner par d’infâmes trahisons. La Franc-Maçonnerie veut la perte de la religion catholique ; elle veut sa perte à tout point de vue. Mais, du haut du Ciel, le Sacré-Cœur veille sur son royaume ; Il prend en pitié l’innocence de tant de généreuses victimes qui ont versé leur sang pour la Patrie. Puisse-t-elle être enfin délivrée des ennemis, de l’envahisseur teuton et aussi des B... de l’intérieur, qui pervertissent notre cher pays.
Monsieur le Président, je ne dois pas accomplir à demi la mission que Dieu me confie. Son Cœur est profondément triste. Le jour du 16 mars 1917, Il me dit : « La France me tue ; mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas ! ». Puis sa voix devenue plus grave, Il parle fort et Jésus dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte. Le traître vit au cœur de la France. C’est la Franc-Maçonnerie qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d’accord avec l’Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu’un pouvait pénétrer à l’intérieur de plusieurs cabines, il y découvrirait les pièges ». Dieu ajoute : « Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique à l’ennemi le secret de la France. La Franc-Maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle. Mais je demande au brave petit soldat de France, jusqu’aux généraux qui sont aux armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur, malgré la défense formelle qu’on fera autour d’eux ; et que tous, généraux, officiers et simples soldats, aillent de l’avant ! Je leur promets la victoire ! La secte franc-maçonnique, le gouvernement actuel seront châtiés ; on découvrira tous leurs engins ; plusieurs seront mis à mort ».
Et là, Notre-Seigneur me fit voir la France régénérée dans la foi, et Il dit : « Oh ! la France, comme elle sera belle un jour ! Non, Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ! »
À vous, Monsieur le Président, de tomber à genoux et de demander pardon à Dieu, toujours plein d’amour et de miséricorde.
Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts.
« Vive le Christ qui aime les Francs ! »
J’ai l’honneur de vous saluer avec respect.
Claire de Jésus Crucifié
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Notes :
(1) “Défense du Foyer”, n. 134, mai 1972.
(2)  Sans l’intervention providentielle, la France aurait connu en 1917 le sort de la Russie livrée à la Révolution.
(3)  Cet ordre de Notre-Seigneur se manifesta spécialement les 26 novembre et 16 décembre 1916 :
“Les temps sont mauvais sur la terre ; les cœurs sont broyés parfois, mais même sans l’épreuve, on continue à m’outrager. Le mal se rallume dans les âmes, et c’est la France qui ouvre dans mon Cœur cette blessure d’où s’échappent des flots de sang. Je veux tenter un dernier effort; mon amour surpasse toute mesure : J’aime tant la France ; Je veux la sauver. En mon nom, je te commande d’écrire au Chef de ceux qui vous gouvernent. L’image de mon Cœur qui doit se faire doit sauver la France. C’est à eux que tu l’enverras. Si on la respecte, c’est le salut ; mais si on la foule aux pieds, ce sont les malédictions du Ciel qui tombent et écrasent tout le peuple. Va droit à ceux qui vous gouvernent. Si tu savais comme la conscience de ces gens-là est agitée. Je remue leurs cœurs, à toi maintenant de me faire connaitre. La chose te parait grave, mais obéis ; c’est le salut de ta Patrie” (26 nov 1916).
“Les gouvernants sentent que Dieu seul peut les sauver. Mais lâches qu’ils sont, ils vivent chacun dans leur milieu, cachant ces pensées au fond de leur cœur. C’est pourquoi tu vas écrire au Président lui montrant son devoir à la tête d’une puissance, devoir vis-à-vis de Dieu d’abord, devoir sur lequel tout le peuple doit se former. S’il ne se soumet pas à ce que Je lui adresse par toi, de grands malheurs menacent sa personne et ses droits. Au contraire si, par lui, Je suis gravé sur le drapeau français, dès le lendemain, il poursuivra l’ennemi qui fuira en désordre et le rejettera au-delà de la frontière. En peu de temps, c’est la paix pour toutes les nations” (16 dec 1916).
On remarquera que la mission de Claire Ferchaud sur le plan national se termine par un vœu :
« Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts. »
Et par le cri de reconnaissance qui termine notre vieille loi salique :
« Vive le Christ qui aime les Francs ! »
Ceux qui connaissent l’importance des dates dans les desseins de Dieu remarqueront les coïncidences :
En 1917, à Rome, la Franc-Maçonnerie fêtait son 2ème centenaire et, sous les fenêtres du Vatican, insultait le Pape et déployait l’étendard de Lucifer foulant saint Michel sous ses pieds avec cette inscription :
« Satan doit régner au Vatican, le Pape sera son esclave ».
Au Portugal, les révolutions se succèdent, la Franc-Maçonnerie règne en maitresse persécutant les catholiques.
En France, la Franc-Maçonnerie avec l’aide de ministres (Malvy) et d’hommes à la solde de l’Allemagne (Bolo Almereyda avec le Bonnet Rouge) préparent la défaite de la France. On ne peut qu’être très frappé par la triple intervention du Ciel :
- Le Portugal sauvé de la révolution par le grand miracle de Fatima (13 octobre).
- À Rome, 4 jours après (17 octobre), fondation par le Père Kolbe de la Milice de l’Immaculée (comportant la lutte contre la Franc-Maçonnerie pour protéger le Pape et l’Église).
- De son côté, la France était sauvée du désastre en cette même année par l’intervention du Sacré-Cœur. Les traîtres étaient arrêtés et l’armistice intervenait le 11 novembre 1918 (fête de saint Martin).
Claire Ferchaud a toujours regardé la guerre de 1940, la guerre d’Algérie et les autres comme la continuation de la guerre de 1914 : pas de paix, seulement des trêves. Et le monde dans un chaos toujours plus profond.
Les années que nous vivons voient se poursuivre une lutte implacable de la Cité sans Dieu, matérialiste et athée, contre la Cité de Dieu. L’Église persécutée est empêchée d’accomplir son œuvre de paix.
Ce sont des « faits ». Au moment où la Franc-Maçonnerie, totalement maîtresse de tous les rouages de l’État, de la presse, de la Radio, des écoles et universités, annonce qu’elle se « désocculte » pour proposer son « idéal » à la jeunesse, nous devons méditer ces faits.
Il est temps pour les catholiques, avec l’aide de Notre-Dame, de se réveiller, de rétablir leur unité dans l’Église autour du Pape.
Seule, la conversion nous sauvera ! Tous les événements confirment les avertissements de 1917, celui de Notre-Dame et celui du Sacré-Cœur.
LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR

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Solennité de la Pentecôte

7 Juin 2017, 16:34pm

Publié par Véronique

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Voici une lettre d'amour pour vous...

29 Mai 2017, 22:05pm

Publié par Véronique

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Syrie : Alep consacrée à Notre-Dame de Fatima

28 Mai 2017, 15:15pm

Publié par Véronique

Un rêve devenu réalité et un signe d’espérance pour toute la communauté chrétienne meurtrie dans sa chair.

Un « rêve devenu réalité (…) une occasion spéciale et émouvante (…) qui arrive dans un moment parfait » : mis bout à bout, ces petits commentaires recueillis à Alep, ville martyre de la guerre en Syrie, soulignent la joie et l’espérance qui animaient les chrétiens le jour de la consécration de leur ville à Notre-Dame de Fatima, le 13 mai dernier, alors que le Pape présidait le centenaire des apparitions mariales au Portugal.

Dans un compte-rendu de cette « journée spéciale » pour toute la communauté d’Alep, qui souffre encore des conséquences de la guerre en Syrie, les franciscains de Terre Sainte témoignent de cette espérance bien vivante chez ces chrétiens éprouvés par d’immenses souffrances et bafoués dans leurs droits. Selon Ibrahim Alsabagh, le curé d’Alep, qui vit dans les décombres de la ville, dans la partie ouest se sont regroupés 40 000 chrétiens sur les 250 000 que comptait la ville avant la guerre civile. L’acte de consécration a eu lieu durant une messe présidée par le père Ibrahim. « La statue de la Vierge », affirme-t-il, « leur a apporté consolation, à lui et à toute la ville ! »

 

3 000 fidèles derrière la Vierge

L’archevêque maronite d’Alep, Mgr Joseph Tobji, a également participé aux célébrations, suivies d’une grande procession de la statue de Marie à travers les rues de la ville. « Pour nous, ici à Alep – a-t-il commenté — c’est une grande chose de savoir que la Vierge de Fatima, la mère de Dieu, nous console chaque jour et à chaque moment, pas seulement en ce centenaire béni ; le Seigneur aussi est avec nous et ne nous abandonne pas ». La procession drainait presque 3 000 personnes qui ont accompagné la statue de la Vierge dans toute la ville, « signe tangible des innombrables grâces semées dans nos cœurs », a souligné le curé d’Alep qui espère que cette visite de la statue de Notre-Dame de Fatima sera porteuse « de nombreuses guérisons ». Premier défi pour Alep : se reconstruire. « Reconstruire ses bâtiments, mais aussi son économie », a précisé le père Ibrahim, inquiet pour cette portion d’ « humanité détruite, martyrisée, paralysée », qui a bien du mal à se relever.

« Un rêve devenu réalité »

La statue de la « femme plus brillante que le soleil » a été amenée à Alep du Portugal, à l’initiative du Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, par Pedro Rodrigues, prêtre portugais… qui a pu constater, de ses yeux, la situation de la ville syrienne : « Il est temps de reconstruire… Pas seulement les maisons, mais aussi les rêves qui ont été perdus », a-t-il confirmé. Pour lui, la venue sur cette terre de « cette Dame qui est pour la paix, qui est pour la conversion et veut accueillir ses enfants » est pour ces chrétiens « un rêve devenu réalité », comme le confirme en effet une chrétienne d’Alep : « Nous sommes vraiment heureux et nous espérons que la présence de Marie ici protègera notre ville, nos familles et chacun de nous ».

Les religieux en première ligne

Et sœur Hyacinthe Mistrich de la congrégation du Saint-Rosaire, leur a fait écho : « Cette occasion spéciale fut vraiment émouvante, car tous ceux qui aiment la Vierge sont venus ici prier et renouveler leur consécration à Marie. C’est pour cela que ça a été très important (…) Cette visite a donné aux gens une certaine espérance pour le futur ». Et sur cette terre, de toute évidence, la présence des religieux fait vraiment la différence, comme a témoigné sœur Laude du Verbe Incarné, à Alep : « C’est un peu ce que nous a dit le pape François. Le religieux, ici, doit apporter la consolation. Même si nous ne l’avons pas, nous devons l’incarner et la leur montrer. Après toute la crise qu’Alep a traversée, c’est ce que les gens attendent de nous ! ».

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