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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Que faisons-nous des messages et des avertissements de la Vierge Marie ?

31 Mars 2016, 13:59pm

Publié par Véronique

Ayant vu ce film "M et le 3eme Secret", il est évident que le Ciel nous prévient par la Vierge Marie.

Dieu pleure, Marie pleure, mais nous ne les écoutons pas,  ou pas assez, et pas sérieusement non plus.

Apparitions reconnues par l'Eglise, ou pas, il apparait très clairement que nous devons travailler à notre conversion personnelle et à celle du monde, en union avec Dieu et Marie, les Archanges, les Anges, les Saints... C'est TRES urgent.

En union de prière fraternelle

Véronique

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Toi qui peines sous le poids de la croix

27 Mars 2016, 17:57pm

Publié par Véronique

Toi qui peines sous le poids de la croix, ne t'agites pas, elle risque de t'être encore plus douloureuse et tu risques de la rendre inutile. Regarde Jésus, Il a porté la sienne. Demande Lui de t'aider à porter la tienne, Il sait ce qu'il faut faire. Demande Lui de t'apprendre à la porter, Il en connait les secrets.

Par ta croix, Jésus t'apprend l'amour, la patience, la miséricorde et parfois l'offrande, et bien d'autres choses encore.

Il se peut qu'Il t'invite à Lui offrir tes souffrances pour certaines choses, Lui seul peut te dire pour quoi.

Ainsi, ta croix n'est pas vaine mais devient vie et espérance, elle est une force.

Véronique

 

 

 

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Bonnes et joyeuses Pâques !

27 Mars 2016, 17:48pm

Publié par Véronique

A toutes et à tous,

je vous souhaite sincèrement  la joie de Pâques en tout votre être, et que l'espérance et la force de la résurrection de Jésus Notre-Seigneur et Sauveur vous accompagnent quotidiennement.

En union de prière fraternelle.

Véronique

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La Croix est notre espérance et notre force.

26 Mars 2016, 13:20pm

Publié par Véronique

La Croix, et nos croix, sont pour nous espérance et force.

Véronique

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Dévotion à la Sainte Plaie de Jésus - Révélation faite à Saint Bernard

25 Mars 2016, 13:31pm

Publié par lala

Révélation faite à Saint Bernard de la plaie de l'Epaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix. Jésus lui dit :

" J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater (Notre Père), Ave (Je vous salue Marie) et Gloria (Gloire au Père), je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels ; ils ne mourront pas de mort imprevue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde."

Cette prière et cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.

 

Prière :

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu,

moi pauvre pécheur,

j'adore et vénère la très Sainte Plaie

que vous avez reçu à l'épaule

en portant au Calvaire la très lourde Croix

qui laissa découvert trois os saints,

occasionnant une immense douleur,

Je vous supplie,

en vertu des mérites de ladite Plaie,

d'avoir pitié de moi en m'accordant

la grâce que je vous demande ardemment,

en me pardonnant de tous mes péchés

mortels ou véniels,

en m'assistant à l'heure de ma mort

et en me conduisant dans Votre heureux Royaume.

Amen.

 

dire trois Pater (Notre Père), trois Ave (Je vous salue Marie) et trois Gloria (Gloire au Père)

ensuite, demander une grâce.

 

conseil personnel : lorsque je demande une grâce au Ciel, je dis toujours que ce soit Sa volonté qui se fasse et non la mienne (signe de profond respect et d'humilité, car Dieu sait exactement ce qu'il y a de mieux pour les âmes. Il faut donc respecter son choix, même si la grâce n'est pas accordée).
 

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Prières au Sang Précieux de Jésus

25 Mars 2016, 13:23pm

Publié par Véronique

Seigneur mon Dieu, je vous supplie de couvrir de votre amour miséricordieux l'humanité coupable et souffrante afin, que repantante, elle revienne à vous tout entière par les mérites infinis du Sang Précieux de votre divin fils et la médiation du coeur douloureux et immaculé de Marie.     Ainsi soit-il.




Seigneur Jésus, par votre Sang divin j'espère le pardon de nos péchés.
Que ce Sang très Précieux coule sur toute l'humanité souffrante et tou sera purifié et renouvelé sur cette terre de péché.



 

Saint Michel Archange

Dévotion aux Précieux Sang et aux saints anges

O Saint Archange, au nom et pour la gloire du Sang de Jésus, secourez l'Eglise et son auguste chef, qui vous fait invoquer quotidiennement par toute la chrétienté, depuis si longtemps déjà ; secourez les hommes apostoliques qui vont annoncer la bonne nouvelle aux quatre coins du ciel ; soyez avec eux dans leurs tribulations, dans leurs prisons et à leurs derniers instants, et que le Sang vivificateur qu'ils distribuent aux âmes soit le sang qui en fasse d'autres Christ sur la terre et au ciel.      Ainsi soit-il

 


Père éternel, je vous offre le très Précieux Sang de Jésus en expiation de mes péchés, pour la délivrance des saintes âmes du purgatoire et pour les besoins de la Sainte Eglise.
Que ma vie entière, unie à celle de Marie, soit offerte à l'auguste Trinité avec le très Précieux Sang de Jésus, en une Messe perpétuelle.
Christ, le Fils du Dieu vivant, montrez-vous le défenseur et l'ami des hommes sauvés par votre Sang.

 

 

 

Prière au Précieux Sang
Sainte Gertrude

Je vous salue, très Précieux Sang de mon Seigneur, et dans l'affection du plus tendre amour, je vous adore et je vous vénère.
O Sang sacré, lavez-moi. O Sang chéri, rose de charité, purifiez-moi.
O très Précieux Sang, criez pour moi à Dieu votre Père qu'il ait pitié de moi.
Amen.

 

 

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Contempler Jésus se penchant tendrement sur sa Croix

25 Mars 2016, 13:22pm

Publié par Véronique

Contempler Jésus se penchant tendrement sur sa Croix

Contempler Jésus se penchant tendrement sur sa Croix. Pour chacun d'entre nous Il l'accepte, l'aime, la désire... Son coeur est rempli d'amour pour elle à travers laquelle il nous voit tous. Il nous exprime son amour en la serrant de ses mains et de son coeur.

Ô doux Jésus, faites-nous aimer autant que vous les croix qui se présentent à nous.

Véronique

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Chemin de Croix - Paul Claudel

25 Mars 2016, 13:03pm

Publié par Véronique

Première station

Jésus est condamné à mort

C'est fini. Nous avons jugé Dieu et nous l'avons condamné à mort. Nous ne voulons plus de Jésus-Christ avec nous, car il nous gêne. Nous n'avons plus d'autre roi que César ! D’autre loi que le sang et l'or ! Crucifiez-le, si vous le voulez, mais débarrasser-nous de lui ! Qu'on l'emmène ! Tolle ! Tolle ! Tant pis ! Puisqu'il le faut, qu'on l'immole et qu'on nous donne Barabbas ! Pilate siège au lieu qui est appelé Gabbatha. "N'as-tu rien à dire ? " dit Pilate. Et Jésus ne répond pas. "Je ne trouve aucun mal en cet homme", dit Pilate, "mais bah ! Qu'il meure, puisque vous y tenez ! Je vous le donne. Ecce homo. " Le voici, la couronne en tête et la pourpre sur le dos. Une dernière fois vers nous ces yeux pleins de larmes et de sang ! Qu'y pouvons-nous ? Pas moyen de le garder avec nous plus longtemps. Comme il était un scandale pour les Juifs, il est parmi nous un non-sens. La sentence d'ailleurs est rendue, rien n'y manque, en langages hébraïque, grec et latin. Et l'on voit la foule qui crie et le juge qui se lave les mains.

 

Deuxième station

Jésus est chargé de la Croix

On lui rend ses vêtements et la croix lui est apportée. * Salut ", dit Jésus, " ô Croix que j'ai longtemps désirée !" Et toi, regarde, chrétien, et frémis ! Ah, quel instant solennel Que celui où le Christ pour la première fois accepte la Croix éternelle ! O consommation en ce jour de l'arbre dans le Paradis ! Regarde, pêcheur, et vois à quoi ton péché a servi. Plus de crime sans un Dieu dessus et plus de croix sans le Christ ! Certes le malheur de l'homme est grand, mais nous n'avons rien à dire, Car Dieu est maintenant dessus, qui est venu non pas expliquer, mais remplir. Jésus reçoit la Croix, comme nous recevons la Sainte Eucharistie : "Nous lui donnons du bois pour son pain", comme il est dit par le prophète Jérémie. Ah! Que la croix est longue, et qu'elle est énorme et difficile ! Qu'elle est dure! Qu’elle est rigide! Que c'est lourd, le poids du pêcheur inutile ! Que c'est long à porter pas à pas jusqu'à ce qu'on meure dessus! Est-ce vous qui allez porter cela tout seul Seigneur Jésus ? Rendez-moi patient à mon tour du bois que vous voulez que je supporte. Car il vous faut porter la croix avant que la croix nous porte.

 

Troisième station

Jésus tombe une première fois

En marche ! victime et bourreaux à la fois, tout s'ébranle vers le Calvaire. Dieu qu'on tire par le cou tout à coup chancelle et tombe à terre. Qu'en dites-vous, Seigneur, de cette première chute ? Et puisque maintenant vous savez, qu'en pensez-vous? Cette minute Où l'on tombe et où le fait mal chargé vous précipite ! Comment la trouvez-vous, cette terre que vous fîtes ? Ah ! Ce n'est pas la route du bien seulement qui est raboteuse. Celle du mal, elle aussi, est perfide et vertigineuse ! Il n'est pas que d'y aller tout droit, il faut s'instruire pierre à pierre, Et le pied y manque souvent, alors que le cœur persévère. Ah, Seigneur, par ces genoux sacrés, ces deux genoux qui vous ont fait faute à la fois, Par le haut-le-cœur soudain et la chute à l'entrée de l'horrible Voie, Par l'embûche qui a réussi, par la terre que vous avez apprise, Sauvez-nous du premier péché que l'on commet par surprise !

 

Quatrième station

Jésus rencontre sa très Saint Mère

O mères qui avez vu mourir le premier et l'unique enfant, Rappelez-vous cette nuit, la dernière, auprès du petit être gémissant, L'eau qu'on essaye de faire boire, la glace, le thermomètre, Et la mort qui vient peu à peu et qu'on ne peut plus méconnaître. Mettez-lui ses pauvres souliers, changer-le de linge et de brassière. Quelqu'un vient qui va me le prendre et le mettre dans la terre. Adieu, mon petit enfant ! Adieu, ô chair de ma chair ! La quatrième Station est Marie qui a tout accepté. Voici au coin de la rue qui attend le Trésor de toute Pauvreté. Ses yeux non point de pleurs, sa bouche n'a point de salive. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus qui arrive. Elle accepte. Elle accepte encore une fois. Le cri Est sévèrement réprimé dans le cœur fort et strict. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus-Christ. La Mère regarde son Fils, l'Église son Rédempteur, Son âme violemment va vers lui comme le cri du soldat qui meurt ! Elle se tient debout devant Dieu et lui offre son âme à lire. Il n'y a rien dans son cœur qui refuse ou qui retire, Pas un fibre de son cœur transpercé qui n'accepte et ne consente. Et comme Dieu lui-même qui est là, elle est présente. Elle accepte et regarde ce Fils qu'elle a conçu dans son sein. Elle ne dit pas un mot et regarde le Saint des Saints.

 

Cinquième station

Simon aide Jésus

L'instant vient où ça va plus et l'on ne peut plus avancer. C'est là que nous trouvons jointure et où vous permettez Qu'on nous emploie aussi, même de force, à votre Croix. Tel Simon le Cyrénéen qu'on attelle à ce morceau de bois. Il l'empoigne solidement et marche derrière Jésus, Afin que rien de la Croix ne traîne et ne soit perdu.

 

Sixième station

Véronique essuie le visage de Jésus

Tous les disciples ont fui, Pierre lui-même renie avec transport ! Une femme au plus épais de l'insulte et au centre de la mort Se jette et trouve Jésus et lui prend le visage entre les mains. Enseignez-nous, Véronique, à braver le respect humain. Car celui à qui Jésus-Christ n'est pas seulement une image, mais vrai, Aux autres hommes aussitôt devient désagréable et suspect. Son plan de vie est à l'envers, ses motifs ne sont plus les leurs. Il y a quelque chose en lui toujours qui échappe et qui est ailleurs. Un homme fait qui dit son chapelet et qui va impudemment à confesse, Qui fait maigre le vendredi et qu'on voit parmi les femmes à la messe, Cela fait rire et ça choque,, c'est drôle et c'est irritant aussi. Qu'il prenne garde à ce qu'il fait, car on a les yeux sur lui. Qu'il prenne garde à chacun de ses pas, car il est un signe. Car tout Chrétien de son Christ est l'image vraie quoiqu’indigne. Et le visage qu'il montre est le reflet trivial De cette Face de Dieu en son cœur, abominable et triomphal ! Laissez-nous la regarder encore une fois, Véronique, Sur le linge où vous l'avez recueillie, la face du Saint Viatique. Ce voile de lin pieux où Véronique a caché La face du Vendangeur au jour de son ébriété, Afin qu'éternellement son image s'y attachât, Qui est faite de son sang, de ses larmes et de nos crachats !

 

Septième station

Jésus tombe une deuxième fois

Ce n'est pas la pierre sous le pied, ni le licou Tiré trop fort, c'est l'âme qui fait défaut tout à coup. O milieu de notre vie! Ô chute que l'on fait spontanément ! Quand l'aimant n’a plus de pôle et la foi plus de firmament, Parce que la route est longue et parce que le terme est loin, Parce que l'on est tout seul et que la consolation n'est point ! Longueur du temps ! Dégout en secret qui s'accroît De l'injonction inflexible et de ce compagnon de bois ! C'est pourquoi on étend les deux bras à la fois comme quelqu’un qui nage ! Ce n'est plus sur le genou qu'on tombe, c'est sur le visage. Le corps tombe, il est vrai, et l'âme en même temps a consenti. Sauvez-nous de la Seconde chute que l'on fait volontairement par ennui.

 

Huitième station

Jésus console les filles d’Israël

Avant qu'il ne monte une dernière fois sur la montagne, Jésus lève le doigt et se tourne vers le peuple qui l'accompagne, Quelques pauvres femmes en pleurs avec leurs enfants dans les bras. Et nous, ne regardons pas seulement, écoutons Jésus car il est là. Ce n'est pas un homme qui lève le doigt au milieu de cette pauvre enluminure, C'est Dieu qui pour notre salut n'a pas souffert seulement en peinture. Ainsi cet homme était le Dieu Tout-Puissant, il est donc vrai ! Il est un jour où Dieu a souffert cela pour nous, en effet ! Quel est-il donc, le danger dont nous avons été rachetés à un tel prix ? Le salut de l'homme est-il si simple affaire que le Fils Pour l'accomplir est obligé de s'arracher du sein du Père. S'il va ainsi du Paradis, qu'est-ce donc que l'Enfer ? Que fera-t-on du bois mort, si l’on fait ainsi du bois vert ?

 

Neuvième station

Jésus tombe une troisième fois

"Je suis tombé encore, et cette fois, c'est la fin. Je voudrais me relever qu'il n'y a pas moyen. Car on m'a pressé comme un fruit et l'homme que j'ai sur le dos est trop lourd. J'ai fait le mal, et l'homme mort avec moi est trop lourd ! Mourons donc, car il est plus doux d'être à plat ventre que debout, Moins dur de vivre que de mourir, et sur la croix que dessous. " Sauvez-nous du Troisième péché qui est le désespoir ! Rien n'est encore perdu tant qu'il reste la mort à boire ! Et j'en ai fini de ce bois, mais il me reste le fer ! Jésus tombe une troisième fois, mais c'est au sommet du Calvaire.

 

Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

Voici l'aire où le grain de froment céleste est égrugé. Le Père est nu, le voile du Tabernacle est arraché. La main est portée sur Dieu, la Chair de la Chair tressaille, L'univers, en sa source atteint, frémit jusqu'au fond de ses entrailles ! Nous, puisqu'ils ont pris la tunique et la robe sans couture, Levons les yeux et osons regarder Jésus tout pur. Ils ne vous ont rien laissé, Seigneur, ils ont tout pris, La vêture qui tient à la chair, comme aujourd'hui On arrache sa coule au moine et son voile à la vierge consacrée. On a tout pris, il ne lui reste plus rien pour se cacher. Il n'a plus aucune défense, il est nu comme un ver, Il est livré à tous les homme et découvert. Quoi, c'est là votre Jésus ! Il fait rire. Il est plein de coups et d'immondices. Il relève des aliénistes et de la police. Tauri pingues obsederunt me. Libera me, Domine, de ore canis. Il n'est pas le Christ. Il n'est pas le Fils de l'Homme. Il n'est pas Dieu. Son évangile est menteur et son Père n'est pas aux cieux. C'est un fou ! C'est un imposteur ! Qu'il parle ! Qu'il se taise ! Le valet d'Anne le soufflette et Renan le baise. Ils ont tout pris. Mais il reste le sang écarlate. Ils ont tout pris. Mais il reste la plaie qui éclate ! Dieu est caché. Mais il reste l'homme de douleur. Dieu est caché. Il reste mon frère qui pleure ! Par votre humiliation, Seigneur, par votre honte. Ayez pitié des vaincus, du faible que le fort surmonte ! Par l'horreur de ce dernier vêtement qu'on vous retire, Ayez pitié de tous ceux qu'on déchire ! De l'enfant opéré trois fois que les médecins encouragent, Et du pauvre blessé dont on renouvelle les bandages, De l'époux humilié, du fils près de sa mère qui meurt, Et de ce terrible amour qu'il faut nous arracher du cœur !

 

Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix

Voici que Dieu n'est plus avec nous. Il est par terre. La meute en tas l'a pris à la gorge comme un cerf. Vous êtes donc venu! Vous êtes vraiment avec nous, Seigneur ! On s'est assis sur vous, on vous tient le genou sur le cœur. Cette main que le bourreau tort, c'est la droite du Tout-Puissant. On a lié l'Agneau par les pieds, on attache l'Omniprésent. On marque à la craie sur la croix sa hauteur et son envergure. Et quand il va goûter de nos clous, nous allons voir sa figure. Fils Éternel, dont la borne est votre seule Infinité, La voici donc avec nous, cette place étroite que vous avez convoitée ! Voici Elie sur la mort qui se couche de son long, Voici le trône de David et la gloire de Salomon, Voici le lit de notre amour avec Vous, puissant et dur ! Il est difficile à un Dieu de se faire à notre mesure. On tire et le corps à demi disloqué craque et crie, Il est bandé comme un pressoir, il est affreusement équarri. Afin que le Prophète soit justifié qui l'a prédit en ces mot: " Ils ont percé mes mains et mes pieds. Ils ont énuméré tous mes os. " Vous êtes pris, Seigneur, et ne pouvez plus échapper. Vous êtes cloué sur la croix par les mains et par les pieds. Je n'ai plus rien à chercher avec l'hérétique et fou. Ce Dieu est assez pour moi qui tient entre quatre clous.

 

Douzième station

Jésus meurt sur la Croix

Il souffrait tout à l'heure, c'est vrai, mais maintenant il va mourir. La Grande Croix dans la nuit faiblement remue avec le Dieu qui respire. Tout y est. Il n'y a plus qu'à laisser faire l'Instrument. Qui du joint de la double nature inépuisablement De la source du corps et de l'âme et de l'hypostase, exprime et tire Toute la possibilité qui est en lui de souffrir. Il est tout seul comme Adam quand il était seul dans l'Eden, Il est pour trois heures seul et savoure le Vin, L'ignorance invincible de l'homme dans le retrait de Dieu ! Notre hôte est appesanti et son front fléchit peu à peu. Il ne voit plus sa Mère et son Père l'abandonne. Il savoure la coupe et la mort lentement qui l'empoisonne. N'en avez-vous donc pas assez de ce vin aigre et mêlé d'eau, Pour que Vous Vous redressiez tout-à-coup et criiez: Silio ? Vous avez soif, Seigneur? Est-ce à moi que Vous parlez ? Est-ce moi dont Vous avez besoin encore et de mes péchés ? Est-ce moi qui manque avant que tout soit consommé ?

 

Treizième station

Jésus est descendu de la Croix

Ici la Passion prend fin et la Compassion continue. Le Christ n'est plus sur la Croix, il est avec Marie qui l'a reçu : Comme elle l'accepta, promis, elle le reçoit, consommé. Le Christ qui a souffert aux yeux de tous de nouveau au sein de sa Mère est caché. L'Église entre ses bras à jamais prend charge de son bien-aimé. Ce qui est de Dieu, et ce qui est de la Mère, et ce que l'homme a fait, Tout cela sous son manteau est avec elle à jamais. Elle l'a pris, elle voit, elle touche, elle prie, elle pleure, elle admire ; Elle est le suaire et l'onguent, elle est le sépulture et la myrrhe, Elle est le prêtre et l'autel et le vase et le Cénacle. Ici finit la Croix et commence le Tabernacle.

 

Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau

Le tombeau où le Christ qui est mort ayant souffert est mis, Le trou à la hâte descellé pour qu'il donne sa nuit, Avant que le transpercé ressuscite et monte au Père, Ce n'est pas seulement ce sépulcre neuf, c'est ma chair, C'est l'homme, votre créature, qui est plus profond que la terre ! Maintenant que son cœur est ouvert et maintenant que ses mains sont percées, Il n'est plus de croix avec nous où la plaie ne corresponde ! Venez donc de l'autel où vous êtes caché vers nous, Sauveur du monde ! Seigneur, que votre créature est ouverte et qu'elle est profonde !

 

Chemin de Croix - Paul Claudel

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Jeudi Saint - Homélie du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 17/04/2014

25 Mars 2016, 11:02am

Publié par Véronique

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Homélies (vidéos) du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine - Des Rameaux à Pâques 2013.

24 Mars 2016, 14:57pm

Publié par Véronique

24/03/2013 - Dimanche des Rameaux

28/03/2013 - Jeudi Saint

29/03/2013 - Vendredi Saint

31/03/2013 - Dimanche de Pâques

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