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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Articles avec #spiritualite-vie de l'ame (aussi epreuves-combats)

La Dormition et de la Très Sainte Vierge Marie - Homélie du père Patrick du 15 août 2003

16 Août 2017, 17:34pm

Publié par Véronique

Père Patrick  

   La Dormition et l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie     

Homélie du Vendredi 15 août 2003     

Le roi Louis XIII a choisi sous inspiration céleste de remettre entièrement le pays de France entre les mains de Marie, à condition que se réalise le miracle d’un enfant, puisque lui-même et sa femme étaient stériles. Le roi Soleil a été conçu le vingt-et-unième jour (à cette époque les neuvaines duraient vingt-etun jours) et Marie est donc Reine de France jusqu’à la fin du monde.  

Quinze ans plus tard Louis XIV en montant sur le trône a consacré la France à Saint Joseph, le 19 mars 1661 : la France est le premier pays du monde à être consacré à Joseph, et le premier pays à être consacré à Marie dans l’Assomption
Il ne faut pas croire que le monde politique, le monde humain, le monde corporel, le monde physique, le monde sensible, est en dehors de la Fécondité divine. Tout ce monde-là appartient à Dieu et c’est le cœur même de l’activité nucléaire du divin. Souvent, à cause de toutes sortes d’idéologies éthériques, et à force de prendre de la drogue, et parce que nous sommes plutôt de la mystique-spiritualité de Jack Lang, nous croyons que le Divin, la Grâce, le Ciel, passent dans quelque chose qui n’a rien à voir avec le concret du social, du politique, du corps, du physique.  
L’Incarnation a quelque chose d’extraordinaire pour Dieu. « Le Verbe est devenu chair ». Ce qui a intéressé Dieu dans la création, c’est précisément d’assumer un corps. La Solennité d’aujourd’hui est à la fois toute simple et toute extraordinaire parce que c’est ce fait que Dieu assume, Assomption, Dieu assume un corps. 
Quelquefois nous disons : « Je ressens que…  - Mon Dieu, mais laisse ce que tu ressens ! - Oui mais j’ai l’impression… - Mais laisse ton impression ! Ton impression, c’est idiot. Par contre, le corps spirituel… C’est extraordinaire que Dieu ait conçu Son image ressemblance dans un corps spirituel, c’est étonnant. » 
Et le jour de l’Assomption, nous fêtons cela : Marie est assumée par Dieu.  
 
A bien regarder, à chaque fois que Dieu intervient directement jusque dans la substance (et non pas comme au billard, 4e rebondissement, 12e conséquence, au 42e degré), c’est l’assomption d’un corps. Vous pouvez être sûrs que quand c’est éthérique, c’est qu’il y a eu une fuite. Vous savez ce que c’est qu’une fuite : vous donnez un coup d’épingle dans un ballon, ça fait une fuite et le ballon se dégonfle. 
Mais nous n’avons pas l’habitude de ce mot assomption et de ce qu’il représente, nous ne savons pas ce que veut dire être assumé. Or une cascade d’assomptions se réalise dans notre vie chrétienne.   Notre corps est sacré parce qu’il vient de l’unité sponsale de nos parents. L’unité sponsale de nos parents ne peut être telle du point de vue biologique que s’il y a quelque chose de sacré. Et en raison de ce caractère métaphysiquement sacré de l’unité sponsale, il y a quelque chose dans le corps que Dieu peut assumer. Il l’assume par Sa Présence. Il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Et c’est vrai, dans l’unité sponsale il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Pas toujours dans le cœur du père et de la mère, ni dans l’âme du père et de la mère, mais dans le corps toujours.  
Alors il y a quelque chose précisément dans l’humanité intégrale, dans ce côté sacré substantiel créé par Dieu, où l’Acte créateur de Dieu se rend présent et où Il s’établit comme Père. Dieu peut assumer quelque chose dans le corps, et du coup Il l’assume par Sa présence. Dieu assume ce qu’il y a de plus sacré dans le monde pour faire que cette assomption soit permanente. Pour que cette assomption soit permanente, Il donne la Vie.  
L’âme assume ce corps-là. Dieu n’assume pas que le corps, Il assume ce qui, dans le caractère sacré de l’humanité intégrale de ce corps, appartient à la Présence créatrice de Dieu. Alors l’âme assume cela. Le corps est assumé par l’âme. Tout le monde comprend cela puisque nous avons tous un corps et une âme. C’est très simple : mon âme assume mon corps, mon corps est assumé par mon âme. C’est génial, parce que nous n’avons plus du tout envie de nous évader de cela, pour partir je ne sais où.  
Nous voyons bien que par rapport au monde angélique, par rapport à toutes les beautés, les splendeurs et les perfections qui sont dans notre univers, même sur le plan spirituel, le monde angélique, nous voyons bien qu’il est impossible que l’âme assume le corps sans qu’il y ait en même temps cette Paternité vivante de Dieu qui demeure, d’où l’appel naturel à la Grâce divine pour l’homme, ce qui n’est pas le cas pour l’ange. C’est une nécessité de nature. Les philosophes et les théologiens disent que c’est une nécessité métaphysique et le Pape de Rome dit que c’est une nécessité ontologique.  
La Paternité de Dieu s’inscrit et émet une assomption permanente du corps dans l’advenue de la nouvelle personne.  
Et il serait anachronique que cette Paternité vivante de Dieu n’y demeure pas de manière vivante, réelle, presque physique, et instantanée.  
Voilà pourquoi nous qui sommes là, nous avons besoin d’être assumés, quant à l’âme spirituelle, par la grâce. Le drame de l’humanité est d’avoir perdu par le péché originel la grâce qui assume notre âme, laquelle assume notre corps dans l’unité de la personne, dans la Présence de la Paternité vivante et instantanée, temporelle, effective de Dieu. 


Souvenons-nous de cette cascade extraordinaire :   
- Notre âme assume notre corps.  
- La Grâce, la Vie divine qui surgit du dedans de cette unité profonde, assume notre âme, comme le feu enflamme et assume un papier extrêmement fin.  
Dès que notre corps est assumé dans notre âme et que nous pouvons entendre l’assomption de notre âme par la Grâce divine, la Grâce sanctifiante (ce que les pauvres gens qui sortent de l’unité du corps et de l’âme ne peuvent pas vivre, ne peuvent pas expérimenter, et alors ils se laissent assumer par bien d’autres styles de ‘trucs’, ce que nous appelons le péché : ils se laissent assumer par les puissances, ils se laissent assumer par l’erreur et beaucoup d’autres choses que je laisse de côté parce que cela ne m’intéresse absolument pas, cela ne m’a jamais intéressé, heureusement , Dieu soit béni !), nous voyons bien qu’au cœur de nous-mêmes une unité assume tout. Comme le dit la Genèse, l’homme est un être de vie : cela veut dire qu’il est assomption. Du point de vue de la vie, je suis substance, cela veut dire : je suis assomption
Le corps est assumé par l’âme, l’âme est assumée par la Grâce. Mais la Grâce, Vie surnaturelle, dépasse toutes les lois, toutes les exigences de la vie même la plus parfaite spirituelle du monde. Elle a en elle-même une exigence divine, une exigence absolue, une exigence de perfection, de simplification, d’unité, de communion, de surabondance, d’infini, d’éternité. C’est inscrit dans la vie divine. Un être humain qui n’est pas absorbé, assumé par cette exigence n’est plus un homme, c’est un fou
- Dans la Grâce, il n’y a pas de cause diminuante, il n’y a qu’une cause de création d’éternité, il n’y a qu’une cause d’assomption : être assumé par Dieu. Du coup, cette Grâce demande à n’être qu’une seule Grâce : l’Immaculée Conception. Le lien est direct entre l’Immaculée Conception et la Grâce, parce que l’Immaculée Conception assume la Grâce, Elle est la Source de la Grâce adoptante.  
- Et Elle-même, en tant qu’Immaculée Conception, est assumée par la Blessure de l’Union Hypostatique du Christ embrasée par l’Esprit Saint dans Sa Passivité substantielle et incréée d’Amour. Cela fait que l’Immaculée Conception assume en Elle-même toutes les Grâces de Dieu sans exception, mais Elle-même est assumée et Elle a commencé son existence en étant ainsi assumée.  
L’Assomption n’est donc pas simplement la fête de ce qui s’est passé en l’année 50, après les vingt-deux années que Marie a passées à Ephèse auprès de saint Jean, quand la prise de possession d’Elle-même dans sa Grâce adoptante a atteint un degré d’affinité avec la Grâce capitale de Jésus glorifié et l’a endormie dans la Tardemah de la Dormition : Elle a alors été assumée.  
L’Eglise, le Corps mystique vivant de Jésus vivant, a proclamé ce Dogme en 1950. Cette Assomption, dans son caractère effectif et son rayonnement effectif sur la terre, n’a été ouvert par le pouvoir des clés de Jésus sur la terre que dix-neuf siècles plus tard. Entre l’Assomption de l’année 50 et la proclamation du Dogme de 1950, il y a dix-neuf siècles de silence, c’est impressionnant ! Pourquoi dix-neuf siècles ? Sentez-vous le respect qu’il y a, dans ce Mystère de l’Assomption, pour saint Joseph, pour la Paternité glorieuse de Joseph
Vous avez remarqué que nous fêtons l’Assomption en célébrant l’Evangile, la Haggadah de saint Luc de la Visitation. Parfois on entend dire : « Attendez, il y a un problème, les gens de la Congrégation des rites au Vatican qui ont choisi ces textes se sont trompés puisque la Visitation est le deuxième Mystère joyeux… » Non, Rome ne se trompe pas. Ceux qui se trompent, ce sont les gens qui disent que Rome se trompe. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas assumés par la foi infaillible de l’Eglise, et du coup ils sont assumés par le critiqueur, le condamnateur. C’est extraordinaire de mettre pour l’Assomption le texte de la Visitation, c’est un coup du Saint-Esprit qui est complètement géant !  
L’Ange Gabriel apparaît à Marie pour que Dieu assume un corps dans Marie. Comme il n’y a pas de cause diminuante en Dieu, comme je viens de vous l’expliquer, l’Assomption de l’humanité de Jésus à partir du corps de Marie de la part du Verbe de Dieu pour s’incarner et l’Assomption de la Vierge sont inséparables. C’est pour cela que dans la même apparition, l’Ange Gabriel dit à Marie : « Il y a une autre Fécondité : une Fécondité sur un Corps plus grand, plus universel, plus éternel ; et pour Elisheva, ta cousine qui est stérile, il y a une fécondité, alors vas-y ! ». Aussitôt que s’est réalisée l’Assomption du Corps de Dieu dans le sein de la Vierge en Jésus, aussitôt Marie est bousculée par le Saint-Esprit pour aller chez Elisabeth.  
Il y a une première Fécondité à l’Immaculée Conception : l’Immaculée Conception donne un Rédempteur au monde, Elle donne la Résurrection à ce Rédempteur, Elle donne la Glorification du Saint-Esprit à l’Eglise.  Et il y a une seconde Fécondité, qui vient du Saint des Saints de la Jérusalem spirituelle : c’est la Fécondité de Marie dans l’Assomption. C’est une seconde Assomption.  Et les deux sont inséparables.  

 

Quelquefois j’entends : « Oh moi, c’est Jésus tout seul, j’ai du mal avec Marie… » Alors je réponds : « Laisse ton mal dans ta poche, tu ne peux pas séparer ce que Dieu a uni.  - Mais moi je passe par ci, je passe par là…
- Ce n’est pas ‘je’ passe par ci ou par là : pour commencer, ‘moi je’, cela ne va pas. - Je préfère. - Tu préfères, mais tes préférences n’ont aucune importance. C’est Dieu qui compte ! Et Dieu a voulu passer par Marie. - Ah non ! Moi je ne passe pas par Marie. D’accord, Marie a du mérite, mais… moi, c’est Jésus. - Dieu est passé par Marie, et toi tu passes par Dieu, alors tu passes là où Dieu passe. Dieu assume Jésus en Marie, et Il assume dans l’Immaculée Conception la Fête d’aujourd’hui : c’est inséparable. »  
C’est pour ça que dans le texte de la Visitation, vous avez les deux.  L’Ange Gabriel n’a pas séparé les deux Fécondités.  

 

Et la deuxième Fécondité était évidemment le symbole de cette reprise du corps humain de Marie, lui-même assumé par l’âme parfaite de Marie, elle-même assumée par la plénitude de l’Immaculée Conception dans l’épanouissement de la Grâce glorieuse de Résurrection de Jésus avec cette Grâce d’affinité de l’Union Hypostatique en Marie, tout cela ensemble assumé opère corporellement dans la Femme qu’est Marie une Création nouvelle et une nouvelle Fécondité physique qui touche le corps, qui touche l’âme, qui touche la Grâce, qui touche la Gloire, et qui se réalise dans l’Eternité et qui rayonne dans le temps
Voilà pourquoi il y a ce texte de la Visitation de saint Luc (1, 39-56) pour l’Assomption.  

 

Nous allons maintenant relire l’autre texte, celui de l’Apocalypse (11, 19a à 12, 1-6a. 10ab) que j’aime beaucoup : « Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit et l’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au-dedans de ce Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme avec le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte. »  
Cette vision de Marie dans l’Assomption est extraordinaire ! 

 

Le Temple, c’est le corps (Jean 2, 21). Notre corps est le Temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6, 19). « Le Temple qui est dans le ciel », c’est l’unité du Père et du Fils dans la Résurrection du Fils de l’homme, dans la Résurrection de Jésus et la Résurrection du Père de Jésus. S’il n’y a pas d’Amour il n’y a pas d’attraction, vous le savez. Nous voyons bien dans l’Evangile de saint Jean que le Temple est le Temple du Père. Jésus chasse hors du Temple les vendeurs et les changeurs (Jean 2, 14-16), c’est la seule chose qui fait sortir Jésus de Ses gonds. « Le Temple qui est dans le ciel », c’est la Résurrection de l’humanité intégrale du Fils et du Père qui sont inscrits dans la Toute-Puissance incréée de Dieu, c’est cette Résurrection de l’humanité intégrale glorifiée du Père et du Fils qui s’ouvre et qui est le lieu de cette Création d’un univers nouveau assumant la Plénitude de Gloire de l’Immaculée Conception tandis qu’Elle n’est pas encore ressuscitée en sa chair.  
Pour moi, il n’y a pas plus beaux textes que les textes de l’Apocalypse pour comprendre Marie ! 
Le Temple, donc, s’est ouvert dans le ciel : ce Corps de Résurrection qui est physique, qui est palpable, s’est ouvert pour Marie dans le monde spirituel de sa contemplation parfaite, ultime, c’est-à-dire de sa vision béatifique. Nous ne pouvons pas nier qu’avant cette ouverture du Temple Marie ne soit rentrée d’abord dans la vision béatifique. C’est pourquoi dans la Tradition de l’Eglise nous distinguons le Mystère de la Dormition où Elle entre dans la vision béatifique et le Mystère de l’Assomption. Nous ne savons pas exactement le nombre d’heures entre les deux (j’ai des hypothèses parce que ça bouillonne là-dedans, mais nous n’avons pas de certitude), mais il y a une différence entre la Dormition et l’Assomption. C’est le même jour que nous fêtons les deux. Elle est re-rentrée dans le Ciel et le Temple s’est ouvert. Les deux sont marqués

 

« L’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au dedans de son Temple » 
L’Arche d’Alliance est cette Absolution incarnée. L’Assomption apparaît comme cela. Elle est assumée à l’intérieur de sa vision béatifique dans la Résurrection du Seigneur et du coup il y a l’apparition d’un Univers nouveau, d’une Création nouvelle, d’un Ciel nouveau, et l’Arche d’Alliance apparaît. Dès que Dieu crée quelque chose de nouveau, il y a forcément une Assomption. Nous-mêmes quand nous sommes créés, il y a une Assomption. Notre âme donnée par Dieu assume notre corps. Dès que Dieu crée il y a Assomption. Dieu est là… Assomption ! Au début tu le répètes, et après tu le vis par la foi : Assomption ! 

 

« Un signe grandiose apparut dans le ciel… » 
Un signe, donc un sacrement, quelque chose de sensible et d’efficace. Ce n’est pas pour elle seule.   

 

« Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous ses pieds » 
En théologie biblique, le Soleil c’est le Christ ressuscité, c’est le Fils de l’homme entièrement glorifié, c’est toute la Résurrection du Seigneur, c’est toute la Gloire de la Résurrection qui elle-même s’est faite Dieu en s’asseyant à la Droite du Père. Dieu s’est fait Homme dans le sein de la Vierge, et à l’Ascension la Gloire de la Résurrection a été faite Dieu. C’est cette Gloire de la Résurrection qui est le manteau de la Femme. Si vous avez un manteau et que vous devez sauver votre peau, vous préférez laisser le manteau que la peau. Le manteau est moins important que la peau. Ce que je dis là est un peu grossier mais c’est pour comprendre. Le manteau reste périphérique par rapport à nous. Eh bien toute la Gloire de la Résurrection est un manteau pour le Mystère de l’Assomption. C’est pour cela que saint Bernard disait que le Mystère de Marie n’est pas petit ! Le Mystère de Marie est une réalité sensible, efficace, et cette Assomption crée un Univers nouveau, quelque chose de plus grand : c’est une Epousée, une Femme. 

 

« La lune sous ses pieds » 
Nous avions vu quand nous avions commenté en biblique le Livre de la Genèse que le soleil représente le Christ et la lune représente Marie, l’Immaculée Conception. Marie dans sa première Fécondité, sa Maternité divine sur le Verbe incarné, cette Immaculée Conception, cette Absolution en personne qu’Elle est devient simplement le support de ses pieds. C’est une nouvelle Création. Celle qui fut Marie est la Femme de l’Apocalypse, Notre-Dame de tous les Peuples, Notre-Dame de toutes les intériorités sans limite de l’Incréé de chacune des trois Personnes de la Très Sainte Trinité.  
Elle est la Femme, et du coup quelque chose dans le Verbe éternel de Dieu glorifié dans le Christ peut se manifester dans les Noces avec Dieu le Père, puisque le Père comme Personne de la Très Sainte Trinité est Epoux, avant la création du monde. Donc le Mystère de la glorieuse Résurrection de l’humanité intégrale n’est pas encore complet dans la Glorification de l’Epouse, c’est-à-dire du Verbe de Dieu, tant que Marie n’est pas assumée.  
Désormais, dans la Gloire de la Résurrection, nous ne pouvons plus jamais oser séparer le Verbe et la Femme, l’Epouse, puisque comme le dit le Pape de Rome, le Verbe, la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité, est Epouse de la première Personne de la Très Sainte Trinité dans le sein de Qui Elle vit éternellement : le Père est l’Epoux et le Verbe est l’Epouse. 
Saint Thomas d’Aquin dit que cette création nouvelle de l’Assomption fait que Marie n’est plus du tout ce qu’Elle était. Marie est faite Immaculée Conception, ce qui est une chose extraordinaire, le 8 décembre, pour être Mère de Dieu, mais cette Maternité divine de Marie sur Jésus c’est pour qu’Elle soit la Mère du Corps mystique vivant entier de Jésus vivant entier et glorieux, et donc notre Mère quant au corps, quant à l’âme, quant à la Grâce et quant à la Gloire de la Résurrection. Et ça ne s’arrête pas là, bien entendu : c’est aussi pour qu’Elle soit Reine Immaculée et donc assumée entièrement dans cette Unité de l’Epoux et de l’Epouse.  
Nous l’avons vu hier, saint Maximilien Kolbe disait que cette Assomption fait qu’Elle est la manifestation glorieuse métaphysique du Saint-Esprit. Tout ce qu’Elle est dans la Gloire comme Manifestation en puissance, le Saint-Esprit l’actue de manière incréée. Elle continue à faire au Ciel comme Elle avait fait sur la terre : Elle ne fait rien par Elle-même, c’est Dieu qui fait tout.  
Voilà la leçon : et si c’était Dieu qui faisait toute ma vie ? Ce serait mieux que d’aller voir un marabout pour me réparer une dent. Dieu, et la Grâce, et le Saint-Esprit, et Marie, et Jésus : c’est Eux qui font tout, ce n’est pas la connaissance.

 

« Et sur la tête une couronne de douze étoiles » 
La Reine. Douze étoiles, parce qu’étant la Manifestation incarnée et glorieuse de l’Epouse, du Verbe et de la Femme, Elle devient Source sensible, Source concrète, Source physique de la Grâce, de la Vie divine (voilà pour 5) et de la Plénitude dans l’Unité de l’Esprit Saint (voilà pour 7). C’est pour cela que dans le Ciel, il y a ces 12 étoiles : Dieu le Père passe par Marie pour féconder Sa propre Vie intérieure de Verbe éternel et d’Epouse : 1 passe par 2. C’est cela qui fait que Marie dans l’Assomption a une Fécondité et qui fait qu’Elle est Reine.  
Alors je rentre dans cette Assomption, je découvre cette Assomption et je me laisse assumer par Marie. 
Voilà la grande leçon de la Fête de l’Assomption :  - d’abord nous laissons notre âme assumer notre corps,  - ensuite nous laissons notre cœur spirituel et notre vie spirituelle humaine assumer notre âme,  - puis nous laissons cette Vie divine surnaturelle de la Grâce sanctifiante assumer nos puissances spirituelles dans la vie théologale et réaliser ainsi cette Assomption dans l’union transformante,  - puis nous nous laissons assumer par la Plénitude de la Grâce, - dans la Plénitude de la Grâce nous nous laissons assumer par l’Immaculée,  - et dans l’Immaculée nous nous laissons assumer par la Gloire de l’Unité du Père et du Fils,  - et donc dans l’Actuation incréée du Saint-Esprit de la nouvelle Création de la Jérusalem glorieuse.  Voilà les sept étapes de l’Assomption.  

 

ASSOMPTION : je me laisse ASSUMER.  C’est tout simple.  
Toi, tu te demandes : « Est-ce que je vais m’en sortir, qu’est-ce que je vais devenir ? », ou bien tu dis : « J’ai des problèmes, je me sens mal, qu’est-ce qui m’est arrivé ! », alors arrête-toi un peu et respire dans l’Assomption

 

« Elle était enceinte » 
Aussitôt que nous trouvons cette Assomption, il y a cette Fécondité de Marie sur nous qui nous donne tout. 
Nous allons rentrer le plus possible dans cette Fête et nous allons dire à Marie des prières toutes simples, comme : 
« Vous avez été constituée dès le premier instant par Dieu pour écraser la tête du serpent. Vous avez été instituée dès le premier instant par Dieu pour la destruction définitive du mal.  Alors je Vous laisse toute liberté avec la Toute-Puissance du Saint-Esprit, puisque que le Saint-Esprit actue l’Immaculée Conception dans la Gloire, pour utiliser toutes Vos cohortes angéliques et glorieuses, avec Votre autorité, sous Votre gouvernement et Votre propre puissance, pour terrasser le mal et l’envoyer au fond de l’enfer, pour qu’il ne puisse plus nuire à notre âme. » 
Il faut utiliser, pour la destruction du mal, la Grâce de Marie, la Puissance du Saint-Esprit, l’Assomption de la Vierge, et ceci, à l’intérieur de quelque chose de très concret dans la prière, puisque c’est en assumant notre corps. C’est ce qui me semble très fort dans ce Mystère de l’Assomption : tout passe d’abord par le corps. Et l’Eglise célèbre l’Assomption en disant que Marie est une Création nouvelle à l’instant où son corps est assumé pour une Création nouvelle, un Univers nouveau.  
Donc il me faut être très concret. Je quitte mes imaginations, mes impressions : « Il me semble que le Bon Dieu m’a abandonné, que je l’ai oublié, que je lui en veux… », je dégage tout cela. Il me faut être et vivre dans mon corps, dans ma chair, dans mon sang, dans l’Adoration de mon Créateur en fait, c’est-à-dire dans cette Présence où mon corps, comme si c’était la première fois – et c’est toujours comme si c’était la première fois – était assumé par Dieu pour que mon âme, c’est-à-dire ma propre personne, assume mon corps et que mon corps vive de ma propre substance.  

 

Alors je me prépare à chaque Messe à la Transsubstantiation de mon corps pour réaliser précisément cette Union corporelle spirituelle avec l’Assomption de Marie, parce que c’est un message d’Union de la chair et du sang glorieux de Marie avec les miens. La Messe est une Transsubstantiation, et c’est le Corps du Christ qui est transsubstantié
Donc nous vivons vraiment dans notre corps, nous ne vivons pas dans nos impressions. Nous adorons notre Créateur, nous sommes assumés par Dieu et nous sommes nous-mêmes. Et dans l’Adoration nous vivons de l’Assomption, nous respirons enfin métaphysiquement, surnaturellement et glorieusement dans la mise en place du corps spirituel

 

Je fais des prières toutes simples et je dis :  
« Je prends possession de mon propre corps dans les Mains de mon Créateur et je les plonge dans la Fécondité glorieuse de Marie pour un Monde Nouveau ».
 
Je le dis et cela se fait. 

 

J’aime Marie jusqu’à me perdre en Elle et qu’il n’y ait plus qu’Elle qui vive en moi, qu’il n’y ait plus que l’Epouse, la Femme, le Verbe, Marie Reine. C’est très important : il faut qu’il n’y ait plus que ce Mystère de Marie incarné, glorieux, qui vive en nous.  
Cela exorcise les hésitations : « Attendez, je ne me sens pas prêt, je ne suis pas contre, mais je suis en train d’apprivoiser, laissez-moi encore un an ou deux pour m’approcher de Marie… ». Non, c’est tout de suite, direct. 

 

Il ne faut pas séparer ce que Dieu a uni : Jésus et Marie. Dans l’Apocalypse, il est écrit que les disciples rentrent au Ciel parce qu’ils ont suivi l’Agneau partout où Il allait. Et l’Agneau est toujours passé par Marie : pour s’incarner d’abord, Il est passé par Marie, et nous l’avons vu cette année dans chacun des vingt Mystères du Rosaire, Il n’a rien fait, dans aucun de ces Mystères, sans passer par Marie. 
Il y a des personnes qui disent : « Moi, j’aspire au Divin, j’aspire à la Lumière, j’aspire à Dieu, mais je ne passe pas par Marie, je ne passe pas par le Corps mystique de Jésus, je ne passe pas par l’Eglise, je ne passe pas par ce qui est immaculé et plein de Grâce dans le Corps mystique vivant de Jésus vivant, je ne passe pas par les Sacrements, je ne passe pas par la Grâce sanctifiante, moi, c’est direct ». Ça ne va pas, c’est métapsychique
« Moi, pour trouver Dieu, je passe par le vide, je fais le vide.  - Mais c’est beaucoup mieux de passer par le plein que par le vide, enfin !  - Ah non, moi, je fais le vide, je préfère. 
- Ecoutez, faites le plein, c’est un secret, vous ne le répèterez à personne… Il faut faire le plein, il ne faut pas faire le vide. Si tu fais le vide, tu es épuisé au bout d’un certain temps. La nature a horreur du vide, tout le monde sait ça. Alors fais le plein de la Grâce sanctifiante, fais le plein du Ciel, fais le plein du Monde nouveau. » 
C’est tout simple et en connexion directe avec le Mystère de l’Assomption. Au fond, nous avons vraiment été faits pour recevoir Marie. Je suis sûr de cela.  
Et vous me direz : « Avons-nous été faits pour recevoir Jésus ? »   Jésus est le Fils de Marie et Il n’a pas voulu nous donner ce pour quoi nous sommes faits pour être – nous sommes faits pour l’Epouse éternelle de Dieu, pour un Mystère de Communion des personnes totale avec Dieu le Père : voilà ce pour quoi nous sommes faits pour être –, Jésus n’a pas voulu nous donner la Plénitude de Son Cœur d’Accueil en tant que Verbe, c’est-à-dire Epouse, tant qu’il n’y avait pas eu l’Assomption de Marie. Voilà ce qu’il y a dans le Livre de l’Apocalypse, et voilà pourquoi je dis que nous sommes faits pour Marie. 
Une fois que nous sommes avec Marie jusque dans ce Mystère concret de l’Assomption et que nous en vivons de manière de plus en plus concrète, de plus en plus évidente, de plus en plus nette, alors à ce moment-là c’est la Personne même du Verbe qui se manifeste et qui nous est donnée puisqu’elle fait Un en tant que Femme avec l’Epouse incréée de Dieu. 
Il faut au moins retenir que pour nous, Marie est tout. Quand je dis : « Dieu est tout pour moi » ou quand je dis : « Marie est tout pour moi », c’est exactement la même chose parce que Dieu a assumé Marie. Quand mon âme assume mon corps, mon corps est totalement assumé par mon âme, et si tu veux toucher mon âme, viens toucher mon corps. C’est pourquoi si je dis : « Je vis de Dieu » ou si je dis : « Je vis de Marie », c’est la même chose. 
Hier déjà je vous ai expliqué que saint Maximilien Marie Kolbe, agrégé de philosophie, agrégé de théologie, disait que l’Esprit Saint est la Personne par excellence de Dieu, ou si vous préférez, Dieu en Personne : l’Ultime incréé de la Très Sainte Trinité est l’Esprit Saint. Le Père Maximilien Marie Kolbe dit que l’Esprit Saint est l’Actuation de tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance. Tout ce que Marie est dans son Immaculée Conception n’existe que dans l’Actuation  de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint dans Son Actuation, c’est-à-dire dans Sa Plénitude de Perfection intérieure personnelle, actue l’Immaculée Conception. Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint est Son Acte.  
Vous ne pouvez saisir une puissance qu’à travers son acte. Quand quelque chose s’actue, vous voyez l’acte et l’acte révèle la puissance. Si vous recevez un grand coup de point dans la figure, vous en percevez la puissance quand vous recevez l’acte.  
Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint l’est en Acte. Le Saint-Esprit est l’Acte de ce que l’Immaculée Conception est comme puissance. Elle est puissance du Saint-Esprit.  
C’est pour ça que saint Maximilien Marie Kolbe dit que l’Immaculée Conception est la quasi incarnation du Saint-Esprit, et l’Apocalypse dit qu’Elle est un Signe, c’est-à-dire un Sacrement – et un Sacrement est une Puissancedu Saint Esprit qui est Son Acte. Marie est le Sacrement éternel du Saint-Esprit. 

 

Nous aimons beaucoup Marie, il n’y a pas de doute.  Nous l’aimons et de plus en plus nous disons que Marie est tout pour nous, et que Jésus est tout pour nous parce que Marie est tout pour nous.  Notre vie a changé à cause de cela. A cause de cela, notre Vie c’est la Jérusalem glorieuse définitivement instaurée en nous dès cette terre.  

 

Source : http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm (cette homélie est en pdf et mp3 sur ce lien)

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La veille de la messe avec Jésus

16 Août 2017, 17:26pm

Publié par Véronique

 

La veille de la messe nous nous préparons déjà à l'union tout entière avec Jésus dans l'Eucharistie. Il nous appelle à nous y préparer.
Véronique

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Jésus pleure à chaque manque d'amour...

26 Juillet 2017, 20:59pm

Publié par Véronique

Jésus  pleure devant chacun de nos manques d'amour. Ils atteignent et affectent directement  son divin coeur.

Seigneur, pardon pour nos manques d'amour.

Véronique 

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Se laisser faire par Jésus pendant la messe

23 Juillet 2017, 16:33pm

Publié par Véronique

Favoriser un cœur à cœur avec Jésus pendant la messe est certainement le mieux que nous ayons à faire. C'est se laisser faire par Lui, demeurer dans le silence de l'âme et de l'esprit, pour que notre cœur soit totalement abandonné à la volonté divine, et, que nous portions du soin à faire porter du fruit aux grâces reçues.

"Seigneur Jésus, merci d'être amour. Merci pour tout ce que Vous m'avez offert. Je vous demande pardon pour mes péchés, mes fautes, mes manquements, mes imperfections et mes indignités. Je vous demande la grâce d'avoir pitié de moi et de me faire miséricorde. Je vous demande la grâce de m'aider à vivre cette Sainte Eucharistie selon vos désirs et non les miens, à faire votre volonté et non la mienne, à vivre au mieux spirituellement et intérieurement cette Eucharistie. Aidez-moi Seigneur Jésus à faire porter du fruits aux grâces que vous daignerez m'offrir."

Véronique

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Le bruit du monde moderne, des catholiques, des offices divins, des prières, des maisons, des enfants... - Cardinal Robert Sarah "La force du silence"

20 Juillet 2017, 09:33am

Publié par Véronique

Chaque jour, il est important de faire silence, pour établir les contours de son action future. La vie contemplative n'est pas le seul état où l'homme doit faire l'effort de laisser son cœur dans le silence.

Dans la vie quotidienne, profane, civile ou religieuse, le silence extérieur est nécessaire. Thomas Merton écrivait dans Le signe de Jonas : "Sa nécessité est particulièrement évidente en ce monde où il y a tant de bruit et de paroles ineptes. Le silence est nécessaire pour protester et réparer les destructions et dégâts provoqués par le "péché" de bruit. Certes le silence n'est pas une vertu, ni le bruit un péché. Mais le tumulte, la confusion et le bruit perpétuels qui règnent dans la société moderne sont l'expression de ses péchés les plus graves - de son impiété, ses orgies et sa dépravation morales, son arrogance devant l'Eternel, son désespoir. Un monde de propagande, d'arguments infinis, de vitupérations, de critiques ou simplement de bavardages, est un monde dans lequel la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Les catholiques qui s'associent à ce genre de bruit, qui pénètrent dans la Babel des voix, s'exilent jusqu'à un certain point de la cité de Dieu. La messe devient un vacarme confus ; les prières, un bruit extérieur ou intérieur - répétition hâtive et machinale du chapelet."

L'office divin récité sans recueillement, sans enthousiasme ni ferveur, ou de manière irrégulière et sporadique, attiédit le cœur et tue la virginité de notre amour pour Dieu. Progressivement, notre ministère sacerdotal peut devenir comme le travail d'un puisatier qui fore des puits d'eau morte. En vivant dans un monde de bruit et de superficialité, nous provoquons la déception de Dieu et nous ne pouvons pas entendre la tristesse et les plaintes de son cœur. Ainsi parle Yahvé : "Je me rappelle l'affection de ta jeunesse, l'amour de tes fiançailles, alors que tu marchais derrière moi au désert. [...] Mon peuple a commis deux crimes : ils m'ont abandonné, moi la source d'eau vive, pour se creuser des citernes, citernes lézardées qui ne tiennent pas l'eau" (Jer 2, 2-13).

Et Thomas Merton poursuit : "Aussi, bien qu'il soit vrai que nous devrions savoir supporter le bruit et garder exceptionnellement notre vie intérieure au sein de l'agitation, il n'en est pas moins vrai qu'il est abusif de se résigner à vivre dans une communauté perpétuellement accablée d'activité, et noyée dans le bruit des machines, de la publicité, de la radio et de la télévision qui parlent sans arrêt. Que faire ? Ceux qui aiment Dieu doivent essayer de préserver ou de créer l'atmosphère dans laquelle ils pourront Le trouver. Les chrétiens devraient avoir des foyer calmes car leur propre corps comme leurs maisons sont des temples de Dieu. Supprimez, s'il le faut, la télévision - pas tout le monde, mais ceux qui prennent sérieusement ce gendre de choses. [...] Que ceux qui supportent le silence se joignent à d'autres ayant des goût similaires, et qu'ils s'aident à faire régner le silence et la paix. Qu'ils habituent leurs enfants à ne pas trop crier. Les enfants sont naturellement silencieux - si on les laisse en paix, car si on les agace depuis le berceau ils deviendront citoyens d'un Etat où tous crient. Procurez aux gens des endroits où ils puissent se retirer pour être tranquilles, pour détendre leur esprit et leur cœur en présence de Dieu : des chapelles à la campagne, des salles de lecture, des ermitages. Des maisons où ils puissent faire des retraites sans un perpétuel battage d'"exercices" bruyants - on crie même les prières du chemin de Croix - on crie comme une foule excitée et impie de Jérusalem intoxiquée par les grands prêtres et les Anciens du peuple alors que nous célébrons le mystère de la mort du Christ pour nos péchés."

Le trappiste conclut alors : "Pour beaucoup se serait faire preuve d'un grand renoncement et d'une belle discipline que d'abandonner ces sources de bruit : ils comprennent qu'ils ont besoin de silence, n'osant s'y plonger par crainte de leurs voisins."

La société moderne ne peut plus de passer de la dictature du bruit. Elle nous berce dans une illusion de démocratie de pacotille alors qu'elle arrache notre liberté avec la violence subtile du démon, ce père du mensonge. Mais Jésus nous répète : "Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera" (Jn8, 31-32).

 

"LA FORCE DU SILENCE, contre la dictature du bruit" - Cardinal Robert Sarah (Pensée n°18 )

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Toute démarche devant Dieu se fait dans le silence

13 Juillet 2017, 21:10pm

Publié par Véronique

Avant de vivre les sacrements de l'Eglise, Corps mystique du Christ, nous faisons silence. Le cœur à cœur avec Dieu nous mène à Lui, notre démarche personnelle est alors naturelle et sincère pour Lui témoigner notre amour et rechercher sa présence. Faire silence pour nous couper des bruits du monde afin de trouver le cœur divin où le silence demeure, c'est impératif. Le silence de Dieu : plénitude de sa parole, de son amour, de sa miséricorde. De son désir ardent d'une relation intime, profonde et vivante avec notre âme, Dieu nous appelle sans cesse dans le silence où Il pourra nous témoigner son amour, nous dévoiler ses secrets et nous inviter à triompher dans l'héroïsme discret de l'amour.

Le chemin spirituel demande la prière quotidienne, les sacrements, l'abandon, le tout par de nombreux temps de silence que nous désirons, que Dieu nous demande et auxquels Il nous attire et dont nous ne pouvons plus nous passer parce qu'il est indispensable à notre relation intime et amoureuse avec Lui. Le silence devient alors une nourriture pour notre âme parce qu'elle y trouve celui qui l'aime et le lui témoigne.  Le silence dans la prière, la contemplation, l'adoration, tel est le chemin spirituel de l'âme de la première à la dernière demeure du château intérieur (Le Château intérieur - Sainte Thérèse d'Avila). Tout se fait dans le silence.

Nos souffrances et nos épreuves deviennent vie lorsqu'elles sont vécues dans l'héroïsme discret de la patience qui trouve sa source dans le silence. Tout est accepté et offert à Dieu. Il n'y a que dans le silence où nous pouvons vivre ces moments où Dieu se penche vers nous et accepte volontiers ce que nous Lui offrons dans l'amour.

Le moment le plus haut de notre vie sur terre, celui de l'Eucharistie, est aussi un moment de silence dans lequel Dieu peut nous plonger dès le début de la célébration dans une adoration continue. En recevant l'Eucharistie, Jésus nous attire à son cœur divin par son amour qu'Il peut aussi nous faire sentir, jusqu'à nous appeler à Le contempler et L'adorer de longues heures dans la journée voir plusieurs jours. .

Toute démarche devant Dieu se fait dans le silence. Le silence dans lequel Il nous parle, nous fait sentir sa présence, son amour et sa miséricorde, malgré toutes nos imperfections et nos indignités devant sa puissance et divinité. Oui, notre relation intime avec Dieu se fait dans le silence qui devient le lieu secret où nous nous aimons et où nous nous témoignons notre amour, réciproquement. Nous devons choyer nos moments de silence avec Dieu afin de privilégier nos moments intimes avec Lui et leur porter du soin.

Véronique

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Un regard d'amour vers Jésus

3 Juillet 2017, 17:48pm

Publié par Véronique

Nous avons bien une photo de Jésus dans notre maison. Là où elle se trouve, nous pouvons ainsi jeter un regard d'amour vers Jésus et Lui dire que nous L'aimons, que nous L'adorons. C'est si peu et si fort à la fois. Il ne peut qu'y être sensible. Nous pouvons en profiter en même temps pour Lui demander pardon pour les outrages et indifférences qu'Il reçoit.

Véronique

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Jésus, mendiant d'amour

3 Juillet 2017, 17:39pm

Publié par Véronique

Jésus, mendiant d'amour.

Son amour déborde de tout son être et nous mendie notre amour. Durant sa vie jusqu'à sur la Croix et encore aujourd'hui dans l'Eucharistie. C'est si puissant que l'entendement ne peut l'expliquer. C'est ineffable. Si le monde savait.

Soyons des adorateurs.

Véronique

 

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Ce dimanche 25 juin 2017 - Messe selon la forme ordinaire et extraordinaire

23 Juin 2017, 17:53pm

Publié par Véronique

Forme ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10, 26-33

Nous ne craignons rien lorsque nous demeurons en Dieu

Cliquer ici pour le lien

 

Forme extraordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 1-10

La joie du Ciel pour une seule âme retrouvée

Cliquer ici pour le lien

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Ô Sacré Coeur de Jésus (Spiritualité)

22 Juin 2017, 17:59pm

Publié par Véronique

Toi qui nous aimes le premier, ton amour si parfait, si tendre, si puissant, si adorable, si miséricordieux nous combles de tes grâces malgré nos indignités. Tu connais nos faiblesses, nos manquements, et tu vas au-delà de toutes nos imperfections, parce que tu es si puissant que nos péchés sont infiniment petits à côté de la grandeur ton amour.

Rien ne sert de culpabiliser, il faut simplement s'abandonner à ta volonté pour qu'elle nous remplisse de ton désir ardent de nous voir t'aimer. Tes grâces sont si nombreuses et si grandes que nous vivons par elles chaque jour et chaque nuit que tu nous offres.

Sommes-nous attentifs à tes appels, à tes désirs, à ton action en nous ? Lorsque tu pénètres tout notre être, nous sentons ta beauté, l'infini amour que tu es, ta puissance, ta douceur et ta volonté de nous exprimer que nous sommes tes bien aimés. Tu nous témoignes le respect que tu as envers nous et tu nous appelles encore à nous unir à toi.

Tu nous invites sans relâche à ton amour, à ce que tu es et ce que tu veux faire en nous.

Le mieux est de lâcher prise, de s'abandonner entièrement à ta volonté d'amour sans avoir peur de quoi que se soit, et à faire tout notre possible pour faire porter des fruits à tes grâces.

Que ta volonté soit notre seul désir.

Véronique

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