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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Articles avec #france-ste jeanne d'arc

Soutien au Général de Villiers

19 Juillet 2017, 22:00pm

Publié par Véronique

Applaudissements à son départ

L'adieu du général de Villiers à ses hommes

Sans commentaire

Pdt

Mon cher camarade,
 
J’avais encore pas mal de choses à vous dire ; et puis, – je dois bien l’avouer – j’avais pris goût à ce rendez-vous hebdomadaire, qui me permettait d’aborder certains sujets importants, de vous faire part de mes réflexions et de recueillir vos réactions.
 
Mais voilà, l’heure du départ est arrivée, plus rapidement que prévu. Cela ne vous étonnera pas, vous dont l’imprévu est le pain quotidien. Depuis le premier jour, nous avons appris à avoir, avec nous, un sac prêt pour partir « au coup de sifflet bref ». Choisir d’être militaire, c’est accepter de ne plus s’appartenir, tout-à-fait.
 
Pour autant, la disponibilité à servir « en tous temps et en tous lieux », d’une ville à l’autre, d’un continent à l’autre, ne fait pas de nous des déracinés. Nous appartenons à une patrie que nous aimons ; nous sommes les héritiers d’une histoire qui nous a façonnés ; nous sommes porteurs de convictions qui nous font avancer. Sortir de sa zone de confort, c’est s’exposer, mais c’est aussi se révéler ; à soi-même, pour commencer. « Je vaux ce que je veux ! ».
 
Au moment de partir, je vous redis à quel point la vie militaire mérite d’être vécue. Aimez-la avec passion. Donnez-lui beaucoup, car on ne peut s’engager à moitié. Et si parfois il lui arrive d’être ingrate, considérez un instant tout ce qu’elle vous a donné.
 
A titre personnel, je reste indéfectiblement attaché à mon pays et à ses armées. Ce qui m’importera, jusqu’à mon dernier souffle, c’est le succès des armes de la France.
 
Fraternellement et fidèlement,
 
Général d’armée Pierre de Villiers

 

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Madame Simone Veil

3 Juillet 2017, 17:02pm

Publié par Véronique

SIMONE VEIL, connais désormais la Vérité. Nous prions sincèrement pour le salut de son âme. Elle a compté dans notre combat spirituel comme notre principal ennemi avec Giscard d'Estaing et Chirac, pour lesquels nous appelons la Miséricorde du Christ sur leurs âmes, tant que Dieu leur donne souffle de vie. Nous demandons pardon au Christ, au Nom de la France chrétienne, pour les millions de personnes non nées par suite du complot politique contre la vie, déguisé, en 1974, en progrès thérapeutique. Nous réaffirmons, en vérité, que la vie est un don du Dieu d'Amour, don inaliénable et donc que l'homme ne dispose que du pouvoir de protéger et faire grandir ce que Dieu donne aux hommes. Affirmer que la médecine peut être homicide dès l'origine est une grave distorsion de notre mission de respect de tout créature humaine. Pour nous l'auteur de cette inspiration à la médecine n'est que le satan. C'est pourquoi il nous reste encore une longue marche de rédemption pour que l'homme soit délivré des chaines du Mensonge qui nous fait prendre le mal pour le Bien et des vessies de porc pour des lanternes. A travers le décès de Simone Viel, nous venons rendre hommage au Créateur de la vie, hommage à toute mère porteuse de la vie. En priant ainsi pour son âme nous rendons grâce au Dieu de la Vie et à toute femme et tout homme qui la respecte. Prions...

Source : page Facebook Alleluia-France 1er juillet 2017

 

 

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Supplique aux évêques de France

3 Juillet 2017, 16:49pm

Publié par Véronique

 

SUPPLIQUE AUX EVEQUES DE FRANCE

« Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père »Ph 2,11

Nous portons à votre connaissance la Supplique qu’une centaine de baptisés viennent d’envoyer à tous les évêques pour la consécration de la France au Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie.

« Oh ! Qui dira le bonheur de l’humanité si tous, individu, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ ! » (Pie XI, Quas Primas).

Nous savons que de nombreux baptisés consacrent régulièrement leur foyer, leur paroisse, leur municipalité, la France au Sacré Cœur de Jésus.  En effet, consacrer son pays au Sacré Cœur est un acte essentiel qui passe aussi par la relation, l'offrande personnelle de chaque baptisé à ce même Sacré Cœur.

Mais frères et sœurs, comme il serait bon que toute l'Eglise en France, unie derrière ses évêques, fasse maintenant ce grand acte de consécration au Sacré Cœur pour le salut de la France. Car comme le disait Mgr Rey : « Si le Sacré-Cœur de Jésus ne sauve pas la France, personne ne le fera ! »

Frère et soeurs, nous confions cette démarche à votre prière.

Honneur, gloire et louange au Christ Roi des nations !

 

SUPPLIQUE ENVOYE A TOUS LES EVEQUES DE FRANCE

« En cette année du centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima, nous percevons dans le Peuple chrétien de France une attente pour une consécration de notre pays au Sacré Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie.

Notre Seigneur a bien voulu révéler son Sacré Cœur à la France en 1689, comme source de grâces pour notre pays, par la médiation de Sainte Marguerite-Marie.

Ce désir de consécration de la France au Sacré Cœur de Jésus trouve aussi sa source dans les exemples très récents de consécrations officielles de pays tels que la Pologne, l'Angleterre et le Pays de Galles, le Pérou, le Congo, le Ghana, et bientôt le Canada.

A l’image des promesses de notre baptême comme prêtre, prophète et roi que nous renouvelons à la veillée pascale, une consécration au Sacré Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie raviverait les promesses du baptême de la France par l’évêque Saint Rémi en 496. Elle pourrait se perpétuer chaque année le jour de la fête du Sacré Cœur, pour un renouveau de la foi dans le cœur des Français.

Cette démarche contribuerait également à bâtir l’unité du Peuple de Dieu en France autour de ses bergers, unité commandée par le Christ à la veille de sa mort sanglante : « Soyez un comme nous sommes un ».

Elle serait un acte fort, non seulement pour la France, mais aussi pour l’Europe. Elle montrerait qu’il est illusoire de vouloir s’émanciper de nos racines chrétiennes sans tomber dans la tentation du néant.

A l’écoute des demandes de la Vierge Marie à Fatima ou à La Salette, nous, Chrétiens Catholiques de France, prenons conscience qu'il est dans notre plus grand intérêt de choisir Jésus comme Roi de nos vies et de revenir à l’adoration de son Sacré Cœur, car « Jésus Christ est Roi et Seigneur à la gloire du Père » (Ph 2,11).           

L’encyclique Quas Primasde la Doctrine Sociale de l’Eglise nous enseigne clairement qu’en proclamant :« l'autorité royale du Christ dans la vie privée et dans la vie publique, des bienfaits incroyables seraient donnés par surcroît : une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix, se répandraient infailliblement sur la société tout entière. »

Cette supplique vous est adressée personnellement ainsi qu’aux autres évêques de France. Nous y joignons une liste de signataires qui ont bien voulu témoigner de leur adhésion à cette demande.

Dans l’attente d’une réponsepersonnelle pour votre diocèse ou collégiale pour la France, soyez assuré, Monseigneur, de notre amour de l'Eglise et de nos prières pour vous et votre ministère. »

 

   Le Conseil d’Alleluia-France

 

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LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR

15 Juin 2017, 17:32pm

Publié par Véronique

LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR (1)
À Louis XIV, Poincaré et Consorts…
 
À la suite de la mort survenue à Loublande, le 29 janvier 1972, de Claire FERCHAUD (Sœur Claire de Jésus Crucifié), la presse a reproduit le texte de la lettre qu’elle adressait le 7 mai 1917 à 14 généraux d’armée (Cf. “Défense du Foyer” n° 131, p. 85).
En 1917, la France, trahie de l’intérieur, était au bord de la défaite et de la révolution(2). Dans toutes les églises et chapelles, matin et soir, les catholiques priaient, récitaient le rosaire, imploraient le Sacré-Cœur. Par millions, au front comme à l’arrière, civils et militaires, femmes et enfants portaient sur la poitrine la cocarde tricolore avec l’insigne du Sacré-Cœur selon la demande faite par Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie le 17 juin 1689 et renouvelée en 1917 à sa jeune messagère Claire Ferchaud.
Celle-ci, le 1er janvier 1917 adressait au Président de la République, Raymond Poincaré, une lettre lui faisant part du message qui, sur l’ordre de Dieu, devait lui être transmis(3). Des détails intimes, connus seulement du Président accréditaient le caractère divin de l’avertissement.
Ce message peut se résumer en une double demande :
1) La conversion du Président de la République.
2) L’apposition du Sacré-Cœur sur le drapeau national.
Cette lettre fut remise au Président le 16 janvier 1917. En voici le texte :
Monsieur le Président,
Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J’ai donc l’honneur de m’adresser au chef premier de la nation française. C’est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m’envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l’Église.
Monsieur, veuillez s’il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j’ai à vous dire n’est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d’abord, ensuite pour l’avenir de la France. C’est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j’ai reçu l’ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.
Vous aurez le salut d’abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d’aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.
La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n’a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l’heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.
En second lieu, et c’est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c’est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.
Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L’heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j’ai eu la grâce d’en contempler la face adorable. Jésus m’a montré son Cœur broyé par l’infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m’a dit : « C’est la France qui me l’a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s’avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l’âme fortement travaillée par la grâce d’abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m’a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l’âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?... »
Plusieurs fois, pendant l’auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j’ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l’image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D’accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s’élanceront à l’assaut, munis de leurs insignes. L’ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d’ériger un temple national en son honneur.
Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d’accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? - Je l’ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.
Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l’objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l’heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d’airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d’une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !
Monsieur, je vous l’ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N’entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d’honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n’ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? - En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.
Le sang des enfants de France est comme un cri qui s’élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D’elle, nous n’aurons plus que le souvenir.
Claire de Jésus Crucifié
 
Cette lettre avait été remise, le 16 janvier au Président Poincaré par son secrétaire M. Sainsère.
Dès le 18, Notre-Seigneur révéla à Claire ce qui suit :
« Avant-hier, Jésus me représenta (le Président) avec une certaine colère sur son visage. Je le voyais irrité..., mais heureusement le Président cédait à ses impressions, seul avec lui-même. Je l’ai vu peu à peu se radoucir, puis il rentra en lui-même et il relit ma lettre. Il se cache le visage dans ses mains. Il soupire, il regarde le portrait de sa mère, il la prie, il dit : « Mon Dieu ! » et il pleure. Le Ciel le regarde. Ah ! le Ciel en face de sa personne ! Rien ne peut résister devant la puissance divine ! Le Président voudrait me voir, m’entendre, mais il n’ose confier ce désir. L’orgueil est là, mais la grâce fait son œuvre petit à petit. Jésus veut arriver à son but. »
Une deuxième lettre fut écrite par Claire au Président, et remise au député de Baudry d’Asson. On pense que cette lettre ne fut pas remise au Président Poincaré mais commentée verbalement.
Quoi qu’il en soit, c’est un fait que le Président Poincaré, impressionné et troublé par les faits et les précisions personnelles contenues dans ces messages, recevait Claire Ferchaud à l’Élysée le 21 mars.
Voici le compte-rendu de cette visite, tel qu’il fut rédigé par Claire elle-même :
Je commence en disant : « Je vous demande bien pardon, Monsieur le Président, de vous déranger ». Sitôt, il reprend : « Mais je suis content de vous recevoir. C’est le député M. de Baudry d’Asson qui m’avait demandé l’audience ». Aussitôt je lui dis : « Me permettez-vous, M. le Président, de vous exposer le but qui m’amène ici ? » Il fit un petit signe de tête et dit : « Faites-le, je vous écoute ».
Je continue : « Vous souvenez-vous d’une lettre que je me suis permise de vous écrire et que vous avez dû recevoir il y a quelques semaines ? »
Il me répond : « Je l’ai bien reçue ».
Alors je continue : « Eh bien ! c’est le même sujet qui me ramène aujourd’hui, et c’est Dieu qui m’envoie pour vous faire connaitre ses volontés, à vous, M. le Président. Le Sacré-Cœur s’adresse à vous. Il veut que la France officielle reconnaisse Dieu pour Maître, et il veut pour nos temps actuels, que son Cœur soit peint sur nos couleurs nationales, et c’est du Chef d’État qu’il attend cet hommage ».
Le Président m’écoutait attentivement ; il dit : « Oui, mais moi je ne peux pas le faire. Les lois qui ont été votées, je ne peux pas les refaire, à moins que la Chambre change, et je ne le crois pas ».
Alors je lui dis : « Eh bien ! pourquoi ne leur feriez-vous pas vous-même ma proposition ? Vous êtes le Chef de tout, et Dieu attend de vous cet acte pour vous en bénir ».
Alors je le vois un peu embarrassé, et il me dit : « Mais on ne peut pas défaire des lois qui ont été faites, et on ne peut pas modifier quoi que ce soit sur le drapeau national ».
Je lui dis : « Monsieur le Président, il n’y a aucune modification à mettre un emblème religieux sur l’étendard français, puisque c’est le désir de Dieu, et je vous dis de sa part que la France ne sera sauvée que par le règne de son Cœur, et ce règne, Il le veut solidement établi dans la France officielle ».
Le Président dit : « Pourquoi ce signe et non pas un autre » ?
Alors je lui représente nos gloires d’autrefois par l’intervention divine, puis je lui mets devant les yeux le signe de la Croix qui illumina l’empereur Constantin, et maintenant c’est un nouveau signe qui est le Sacré-Cœur. J’ajoutais que la guerre ne se terminerait que lorsque le Sacré-Cœur serait peint sur nos drapeaux.
Alors il me dit : « Mais dans les guerres passées, il y a eu bien des victoires sans que le Sacré-Cœur soit ainsi sur les drapeaux ».
Alors je réponds : « Dieu intervient à son heure, et Il a réservé à nos temps actuels l’honneur d’être gravé sur nos drapeaux par la France convertie... ». Alors, poussée par une inspiration, je continuais : « Dieu n’a plus de place en France, la religion est persécutée, on ne veut plus d’emblèmes religieux ».
- Mais si vous portez bien la Croix, vous, personne ne vous en empêche.
- On défend à nos soldats de porter ostensiblement le fanion du Sacré-Cœur, pourquoi ne pas leur laisser la liberté ?
- L’uniforme doit rester net, et si on permet aux catholiques de le porter, il y a des protestants qui, eux aussi, mettront des images à leur façon ; d’ailleurs il y a des soldats dans les hôpitaux qui ont le Sacré-Cœur sur eux, personne ne les en empêche.
- Oh ! M. le Président, ils ont été combattus ; ceux qui portent le Sacré-Cœur l’ont sous leurs capotes, et le Gouvernement a défendu de le faire paraître... Pourquoi persécuter la religion ? Dieu est le Maître. Il aime la France, la France ne périra pas malgré toutes les oppositions.
- Mais croyez bien que nous ne défendons pas de prier, nous laissons libres. Beaucoup de personnes prient pour la France, c’est très bien.
Et il ajoute : « il s’est dit des messes pour nos morts de la guerre ; j’y ai assisté, et quand je ne peux y aller moi-même, je me fais remplacer. Nous n’avons jamais empêché les messes de se dire ».
J’ai répondu : « Bien, je vous félicite, Dieu vous aime, mais Il veut encore plus, et c’est à vous qu’Il s’adresse, c’est de vous que Dieu demande l’acte officiel permettant que le Sacré-Cœur soit peint sur le drapeau national ».
Le Président reprend : « Mais je ne peux pas ; je dois pour cela soumettre le cas à la Chambre, mais ce sera rejeté ».
Je lui réponds : « Eh bien ! soumettez le projet ».
Le Président fait silence, il semble réfléchir ; puis il dit : « Je ne crois pas que l’on vous écoute ».
- Eh bien, vous pouvez essayer, puisque c’est le désir de Dieu.
- Eh bien, soit ! J’ai retenu tout ce que vous m’avez dit, je vais le soumettre à la Chambre.
Puis le Président change de conversation et il dit : « Il y a longtemps que vous avez des révélations ? »
- M. le Président, à ce sujet, permettez-moi de vous montrer ici une image faite sur le modèle du Sacré-Cœur où Il se révèle actuellement. Voici comment Il se montre à la France.
Le Président prend ses lorgnons et il dit : « Montrez ! »
CŒUR SACRÉ DE JÉSUS, BROYÉ À CAUSE DE NOS PÉCHÉS, AYEZ PITIÉ DE NOUS

CŒUR SACRÉ DE JÉSUS, BROYÉ À CAUSE DE NOS PÉCHÉS, AYEZ PITIÉ DE NOUS

Je déploie l’image, je l’étends sur son bureau. Le Président la tient au bas, il la regarde et il lit l’inscription. Je lui explique pourquoi ce sang aux pieds, aux mains, et ce Cœur meurtri. Je lui fis voir la blessure profonde du Cœur de Jésus, faite par la France officielle et j’ajoute : « M. le Président, cette blessure ne sera refermée que lorsque vous aurez accompli les desseins du Sacré-Cœur ».
Le Président ne dit rien pendant qu’il regarde l’image... II veut la recouvrir du papier qui était à côté. J’allais la rouler, lorsqu’une force me pousse à enlever le papier une seconde fois, et je lui dis : « Regardez-la bien et priez-la si vous avez le courage ». Il ne dit rien, mais son regard regarde l’image. Je lui dis : « Voyez ces plaies, et cette main qui vous invite et semble dire : Viens à moi ! ».. Pas un mot. Ensuite je lui dis : « Eh bien, si la majorité du peuple français demande le Sacré-Cœur sur le drapeau, leur refuserez-vous ? »
- Ah ! peut-être que non alors, on accepte toujours les pétitions.
- Alors, vous me promettez de ne pas y mettre obstacle, et vous allez proposer la chose à la Chambre.
- Oui, demain, je leur dirai ce que vous m’avez dit.
Je lui dis en peu de mots que Dieu était bon de vouloir le prévenir ; s’il ne se convertissait pas, que des châtiments lui étaient réservés. Il m’écoute et il dit : « Eh ! vous, qui êtes une bonne catholique, priez toujours, je ne vous le défends pas ».
Il ajoute : « Et vous êtes venue à Paris exprès pour me dire cela ? » - Oui, M. le Président, chaque jour, j’ai été prier le Sacré-Cœur à Montmartre pour la France et pour vous. Je prie Dieu de vous éclairer de sa grâce. J’aime la France, et c’est pour son honneur et son droit que Dieu m’envoie accomplir près de vous cette mission.
Le Président ensuite me demande d’où je suis : il paraissait bien ne pas l’ignorer. Je lui ai dit : « Je suis Poitevine et sur les bords de la Vendée ».
- Vous êtes d’une famille honorable ; vous avez quelqu’un à la guerre ?
- J’ai deux frères : l’un prisonnier, et l’autre sur le front.
- Allez-vous retourner dans votre famille ?
- Est-ce que vous désirez que je reste à Paris, M. le Président ?
- Non, vous pouvez retourner maintenant, vous avez fait votre devoir en noble Française.
- Et vous, M. le Président, vous tiendrez votre parole de n’être pas un obstacle à l’œuvre du Sacré-Cœur ?
- Et Dieu m’aimera encore davantage ?
- Oh ! oui, et beaucoup plus.
L’audience était terminée, elle avait duré 20 minutes.
En sortant, Claire put dire au Marquis de Baudry d’Asson :
« J’ai tout osé dire ; j’en suis bien heureuse. Le Président a été bien aimable ».
Ce n’était pas suffisant. M. Poincaré n’eut pas le courage de tenir parole ; c’est ce qui occasionna la seconde lettre de Claire :
1er mai 1917
Monsieur le Président,
Envoyée par le bon Dieu, j’ai l’honneur de faire sa petite commissionnaire près du Chef de l’État qui, malgré les appels réitérés de la grâce divine, ferme les oreilles à cette voix qui se fait entendre dans le fond de son âme.
Monsieur le Président, quand j’ai eu l’honneur d’être introduite à votre bureau, nous avons discuté sur le devoir que la France a envers Dieu, en accomplissant les désirs de son Cœur, en gravant sur les trois couleurs nationales l’emblème religieux que vous connaissez. Vous m’aviez promis de proposer à la Chambre ce que, de la part du Ciel, j’étais venue vous faire connaître. Avez-vous accompli votre promesse que je vous fis répéter par trois fois ? J’en doute beaucoup ; même n’auriez-vous pas ri de cette proposition après mon départ ? Dieu a été témoin de l’entrevue ; Il a entendu vos réponses à ses demandes que j’ai eu l’honneur de vous faire connaître. Serez-vous franc devant Dieu et devant la simplicité d’une humble fille qui n’a en vue que le salut de sa chère France. Vous avez peur des moqueries qui accompagneront vos déclarations ; vous avez peur des hommes qui ne sont que des lâches et des poltrons, et vous n’avez pas peur de Dieu qui a son éternité pour punir.
Monsieur le Président, croyez que ce n’est pas pour rire que le bon Dieu se met en peine de s’abaisser jusqu’à sa pauvre créature si ingrate et de lui commander de revenir à la pratique du devoir, si elle ne veut pas attirer sur elle les châtiments de la colère divine.
Nous sommes à une heure très grave. Vous êtes, Monsieur le Président, à la tête de cette nation française si aimée du Christ et si coupable dans ses lois, la France qui est appelée la Fille aînée de l’Église et qui est la seule qui n’est pas représentée devant le Souverain Pontife.
La France, royaume de prédilection, l’aimez-vous véritablement ? Vous êtes Français, l’êtes-vous par le cœur ? Ah ! pauvre France qui baigne dans le sang de ses enfants et dont le cœur va être étouffé par d’ignobles mains criminelles qui prétendent la ruiner par d’infâmes trahisons. La Franc-Maçonnerie veut la perte de la religion catholique ; elle veut sa perte à tout point de vue. Mais, du haut du Ciel, le Sacré-Cœur veille sur son royaume ; Il prend en pitié l’innocence de tant de généreuses victimes qui ont versé leur sang pour la Patrie. Puisse-t-elle être enfin délivrée des ennemis, de l’envahisseur teuton et aussi des B... de l’intérieur, qui pervertissent notre cher pays.
Monsieur le Président, je ne dois pas accomplir à demi la mission que Dieu me confie. Son Cœur est profondément triste. Le jour du 16 mars 1917, Il me dit : « La France me tue ; mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas ! ». Puis sa voix devenue plus grave, Il parle fort et Jésus dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte. Le traître vit au cœur de la France. C’est la Franc-Maçonnerie qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d’accord avec l’Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu’un pouvait pénétrer à l’intérieur de plusieurs cabines, il y découvrirait les pièges ». Dieu ajoute : « Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique à l’ennemi le secret de la France. La Franc-Maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle. Mais je demande au brave petit soldat de France, jusqu’aux généraux qui sont aux armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur, malgré la défense formelle qu’on fera autour d’eux ; et que tous, généraux, officiers et simples soldats, aillent de l’avant ! Je leur promets la victoire ! La secte franc-maçonnique, le gouvernement actuel seront châtiés ; on découvrira tous leurs engins ; plusieurs seront mis à mort ».
Et là, Notre-Seigneur me fit voir la France régénérée dans la foi, et Il dit : « Oh ! la France, comme elle sera belle un jour ! Non, Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ! »
À vous, Monsieur le Président, de tomber à genoux et de demander pardon à Dieu, toujours plein d’amour et de miséricorde.
Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts.
« Vive le Christ qui aime les Francs ! »
J’ai l’honneur de vous saluer avec respect.
Claire de Jésus Crucifié
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Notes :
(1) “Défense du Foyer”, n. 134, mai 1972.
(2)  Sans l’intervention providentielle, la France aurait connu en 1917 le sort de la Russie livrée à la Révolution.
(3)  Cet ordre de Notre-Seigneur se manifesta spécialement les 26 novembre et 16 décembre 1916 :
“Les temps sont mauvais sur la terre ; les cœurs sont broyés parfois, mais même sans l’épreuve, on continue à m’outrager. Le mal se rallume dans les âmes, et c’est la France qui ouvre dans mon Cœur cette blessure d’où s’échappent des flots de sang. Je veux tenter un dernier effort; mon amour surpasse toute mesure : J’aime tant la France ; Je veux la sauver. En mon nom, je te commande d’écrire au Chef de ceux qui vous gouvernent. L’image de mon Cœur qui doit se faire doit sauver la France. C’est à eux que tu l’enverras. Si on la respecte, c’est le salut ; mais si on la foule aux pieds, ce sont les malédictions du Ciel qui tombent et écrasent tout le peuple. Va droit à ceux qui vous gouvernent. Si tu savais comme la conscience de ces gens-là est agitée. Je remue leurs cœurs, à toi maintenant de me faire connaitre. La chose te parait grave, mais obéis ; c’est le salut de ta Patrie” (26 nov 1916).
“Les gouvernants sentent que Dieu seul peut les sauver. Mais lâches qu’ils sont, ils vivent chacun dans leur milieu, cachant ces pensées au fond de leur cœur. C’est pourquoi tu vas écrire au Président lui montrant son devoir à la tête d’une puissance, devoir vis-à-vis de Dieu d’abord, devoir sur lequel tout le peuple doit se former. S’il ne se soumet pas à ce que Je lui adresse par toi, de grands malheurs menacent sa personne et ses droits. Au contraire si, par lui, Je suis gravé sur le drapeau français, dès le lendemain, il poursuivra l’ennemi qui fuira en désordre et le rejettera au-delà de la frontière. En peu de temps, c’est la paix pour toutes les nations” (16 dec 1916).
On remarquera que la mission de Claire Ferchaud sur le plan national se termine par un vœu :
« Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts. »
Et par le cri de reconnaissance qui termine notre vieille loi salique :
« Vive le Christ qui aime les Francs ! »
Ceux qui connaissent l’importance des dates dans les desseins de Dieu remarqueront les coïncidences :
En 1917, à Rome, la Franc-Maçonnerie fêtait son 2ème centenaire et, sous les fenêtres du Vatican, insultait le Pape et déployait l’étendard de Lucifer foulant saint Michel sous ses pieds avec cette inscription :
« Satan doit régner au Vatican, le Pape sera son esclave ».
Au Portugal, les révolutions se succèdent, la Franc-Maçonnerie règne en maitresse persécutant les catholiques.
En France, la Franc-Maçonnerie avec l’aide de ministres (Malvy) et d’hommes à la solde de l’Allemagne (Bolo Almereyda avec le Bonnet Rouge) préparent la défaite de la France. On ne peut qu’être très frappé par la triple intervention du Ciel :
- Le Portugal sauvé de la révolution par le grand miracle de Fatima (13 octobre).
- À Rome, 4 jours après (17 octobre), fondation par le Père Kolbe de la Milice de l’Immaculée (comportant la lutte contre la Franc-Maçonnerie pour protéger le Pape et l’Église).
- De son côté, la France était sauvée du désastre en cette même année par l’intervention du Sacré-Cœur. Les traîtres étaient arrêtés et l’armistice intervenait le 11 novembre 1918 (fête de saint Martin).
Claire Ferchaud a toujours regardé la guerre de 1940, la guerre d’Algérie et les autres comme la continuation de la guerre de 1914 : pas de paix, seulement des trêves. Et le monde dans un chaos toujours plus profond.
Les années que nous vivons voient se poursuivre une lutte implacable de la Cité sans Dieu, matérialiste et athée, contre la Cité de Dieu. L’Église persécutée est empêchée d’accomplir son œuvre de paix.
Ce sont des « faits ». Au moment où la Franc-Maçonnerie, totalement maîtresse de tous les rouages de l’État, de la presse, de la Radio, des écoles et universités, annonce qu’elle se « désocculte » pour proposer son « idéal » à la jeunesse, nous devons méditer ces faits.
Il est temps pour les catholiques, avec l’aide de Notre-Dame, de se réveiller, de rétablir leur unité dans l’Église autour du Pape.
Seule, la conversion nous sauvera ! Tous les événements confirment les avertissements de 1917, celui de Notre-Dame et celui du Sacré-Cœur.
LA FRANCE ET LE SACRÉ-CŒUR

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On recherche de grands serviteurs de Bien commun - Père Y. Bonnet

12 Juin 2017, 18:00pm

Publié par Véronique

Qu'est ce qui manque le plus à la France pour se relever ?

Je comprends d' autant plus cette question d' un ami que je me la pose moi-même. Et, depuis un demi siècle, se sont accumulées tant de déficiences qui affaiblissent notre patrie, que les classer n' est pas évident. Je finis par lui répondre qu'il me semble normal de chercher la réponse en prenant en compte, avec une grande sollicitude, les besoins de notre jeunesse.

Or cette jeunesse a un besoin pressant d' une formation à la hauteur des enjeux cruciaux de l'heure actuelle. De ce fait, la France ne peut pas se passer de voir se créer de nouveaux pensionnats "unisexes" recevant des élèves de la classe de troisième à la Terminale, avec l'ambition affichée de se doter de jeunes femmes et de jeunes hommes, structurés spirituellement, moralement et culturellement. C'est un investissement majeur qui demandera des sacrifices à tous les partenaires, familles, enseignants et gestionnaires.

Certes, il existe déjà des établissements indépendants de bonne qualité, mais trop peu et il faut bien le dire, trop rarement fréquentés par des jeunes à fort potentiel. Et je ne vois pas comment la Fille Aînée de l'Eglise pourrait se passer dans tous les domaines clés de l'Etat de personnalités de premier plan, témoignant par leur vie exemplaire et leurs compétences qu' ils sont de grands serviteurs du Bien Commun.

Tout au long de notre histoire sont venus souvent de province ces grandes figures d' ecclésiastiques, de militaires et de responsables politiques, imprégnés de culture catholique et du profond respect de " l'ordre naturel ". Et n'oublions pas ceux qui étaient d'origine étrangère et qui sont devenus les plus fervents de nos patriotes par choix délibéré!

C'est encore de province que viendra le renouveau de la France et je suis prêt à parier qu'il se trouvera encore quelques "pépites", venues d' ailleurs, plus "catholiques et français" que nombre de nos compatriotes "de souche". Si, comme je le crains, la France connait de grandes épreuves, il est probable que le pays "profond" pèsera, Dieu merci, plus lourd que les bobos parisiens!

Il faut donc désormais inscrire dans nos priorités la création d' établissements d'enseignement catholique, associant la troisième aux trois classes de l'actuel lycée. Je pense que la troisième est une classe destinée pour les meilleurs à préparer une mentalité de vrai lycéen. Située au sein du même siège que les trois classes du lycée actuel, elle permet de vérifier les aptitudes potentielles des élèves.

Quant aux enseignants authentiquement catholiques et pédagogues de qualité, ils existent en France, mais sont minoritaires et très isolés dans l' enseignement catholique officiel. Je sais qu' ils rêvent de pouvoir, un jour, déployer tout leur potentiel pour des élèves motivés, avec des collègues partageant leur vocation et leur enthousiasme. Des bâtiments à réhabiliter, il y en a beaucoup en France, ne serait-ce qu'en raison de la baisse des vocations religieuses.

Quant au nerf de la guerre, et nous sommes en guerre sans en être encore conscients, mon expérience des dix dernières années m'a montré que les bonnes causes suscitent beaucoup de générosités. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, ce qui n'empêche absolument pas un confluent avec une rivière au gros débit! En conclusion , il ne faut plus tarder.

Père Y. Bonnet

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Que faire, après ... la Bérézina ? - Père Y.Bonnet

12 Juin 2017, 17:53pm

Publié par Véronique

Que faire, après ... la Berezina ?

A cette question, connaissant la prédilection divine pour la Fille aînée de l'Eglise, j'ai répondu : nous pouvons être sûrs que, si Dieu a permis l'élection  au sommet de l'Etat d'un serviteur du mondialisme financier athée (voire luciférien), ce ne peut être, pour notre pays, qu'en vue de tirer du mal actuel un bien à venir supérieur.

Sans préjuger de ce que sera l'action de la Providence pour restaurer, jusque dans ses aspects politiques, la vie spirituelle, morale et culturelle de la France, je pense que l'élément positif de la présente situation réside justement dans le fait qu'il n' y a plus la moindre piste électorale, dans le cadre "5ème république ", qui soit susceptible de mener au Bien Commun.

Le vote final, massif semble-t-il, des " catholiques " pour le président élu, montre qu'à force de voter sans connaître les points-clés de la Doctrine sociale de l' Eglise, à force de mettre l'économie au premier rang de leurs soucis, à force de voter pour le " moindre mal ", nos pauvres coreligionnaires n'ont plus aucun discernement.

Paradoxalement, c'est un autre élément positif : ils ont besoin d'un réveil douloureux, eh bien, ils vont l'avoir ! Je laisse à leur illusion tous ceux qui s'imaginent que les législatives peuvent faire contrepoids à la présidentielle, ils rêvent ! Il ne reste donc plus qu'une piste, elle implique de ne plus penser en termes d'élections, ce qui évitera les querelles d'ego, et elle nous impose de travailler à élaborer un projet politique de renouveau spirituel, moral, culturel, fidèle à la doctrine sociale de l'Eglise.

Il est capital de montrer qu'un tel projet doit être totalement fondé sur le réel, étranger à toute idéologie. La liberté d'entreprendre n'a jamais impliqué de se rattacher au libéralisme. Le souci des défavorisés n'a jamais impliqué de s'inféoder au socialisme. Les qualificatifs de droite ou de gauche sont piégés, ce qui permet à certains de se baptiser centristes, en picorant ici ou là pour bâtir leur propre idéologie !

Au fond, la France a besoin d'une charte d'action politique, au sens le plus noble du terme, et donc le moins politicien ! Je suis convaincu qu'il y a dans notre pays des personnes de qualité qui ont le talent et le désintéressement nécessaires pour élaborer une telle charte, encore faudra-t-il qu'elles acceptent de collaborer sans état d'âme ni arrière pensée, ce qui n'est jamais facile en pays " gaulois " !

Car il est essentiel que ce projet réunisse des personnalités diverses et qu'il ne soit pas étiqueté au nom d'un individu, essentiel qu'il soit fondamentalement français et " Doctrine sociale de l' Eglise ", essentiel qu'il ne vise pas une prise de pouvoir mais une prise de conscience, qu'il soit vulgarisable au profit de notre jeunesse et des personnes de bonne volonté.

C'est probablement trop tôt pour que l'on puisse y parvenir, mais comme disait Guillaume d'Orange :" Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ". J'invite donc tous ceux qui me liront à prier avec ferveur pour qu'une sorte d' union sacrée se fasse pour l'élaboration d'une telle charte pour le renouveau de la Fille aînée de l'Eglise, ce qui ne peut qu'être agréable à notre Seigneur bien-aimé. Pour ma part, je m'engage à célébrer la Sainte Messe à cette intention ...sine die !

Père Yannik Bonnet

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Législatives 2017

10 Juin 2017, 19:14pm

Publié par Véronique

Non aux LOIS IMPIES du gouvernement en place.

En union de prière fraternelle. 

Véronique

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Jésus est Roi de France !

7 Juin 2017, 16:24pm

Publié par Véronique

Jésus est Roi de France !

Ces quelques mots se veulent un appel à la véritable repentance et à l'espérance pour la France. Lorsque le monde prendra conscience de l'inanité de tous ses moyens politiques et économiques actuels, c'est alors que, sous l’action de l'Esprit, il se tournera vers Dieu et dira : « Je vais retourner chez mon Père; là il y a du pain en abondance ». Luc 15, 17.Ce sera l'accomplissement de la parabole du prodigue à l'échelle universelle, à l'échelle des nations. Mais avant cela, il est probable que le monde, de même que le fils de la parabole, connaisse l'obscurité de la misère la plus vile, comme on ne l'a encore jamais vu dans l'histoire de l'humanité. Si ces jours n'étaient abrégés personne ne pourrait survivre.

C’est ainsi que déjà de nombreux peuples d’Afrique vivent les conditions du prodigue : ils mangent des gousses de porc et se vendent pour survivre. Leur nombre augmente, ils connaissent les conditions honteuses et abominables de l’esclavage, de la famine, de la corruption généralisée et orchestrée par les « élus » mondialistes de New York, Washington, Paris, Londres, Berlin…. Ils n’ont donc rien à perdre en traversant la Méditerranée.

Et la France ? Va-t-elle connaître elle aussi une situation de misère jamais connue auparavant ? Fille ainée de l’Eglise, elle n’a pas reconnu l’heure de sa visitation en donnant ses pouvoirs au Christ Roi. Aujourd’hui, pour des raisons de conciliation avec l’Etat, nous, l’Eglise, ne proclamons pas, haut et fort, qu’il y a une personne au-dessus de la République " en marche " qui est Roi, Roi de France, Roi des nations et de l’univers.

Car le monde ne peut pas refuser au Christ Seigneur la souveraineté sur les choses temporelles, quelles qu'elles soient. « Que ton règne vienne sur la terre comme au ciel », est-ce bien notre prière ? Les hommes ne sont-ils pas autant soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée ? N’est-Il pas l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus ?« Il n'existe de salut en aucun autre ; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés » Actes 4,12.

« Le Christ Jésus a été donné par le Père aux hommes à la fois comme Rédempteur, de qui ils doivent attendre leur salut, et comme Législateur, à qui ils sont tenus d'obéir. Les évangélistes ne se bornent pas à affirmer que le Christ a légiféré, mais ils nous le montrent dans l'exercice même de son pouvoir législatif »Concile de Trente. Le pape Pie XI dans sa lettre QUAS PRIMAS, enseigne : « Christ est l’unique auteur, pour l'Etat comme pour chaque citoyen, de la prospérité et du vrai bonheur... : et il cite St Augustin : " Les chefs d'Etat ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ ; tout en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité nationale"

Si, nous, Eglise en France, acceptions d’enseigner ce Magistère et de proclamer l'autorité royale du Christ dans la vie privée et dans la vie publique, des bienfaits incroyables seraient donnés par surcroît : une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix, se répandraient infailliblement sur la société tout entière.

Une façon concrète de manifester, en cette année 2017, la Royauté du Christ serait de célébrer la consécration de la France, diocèse par diocèse, au Cœur de Jésus par le Cœur de Marie. Avons-nous peur d’indisposer les autorités de l’Etat ?

Baptisés, proclamons à temps et contre temps que Jésus est Roi de France, et ce dans les trois ordres législatif, judiciaire et exécutif.Puissent tous les français prendre conscience, surtout les hommes et femmes d'Eglise, qu'il est dans leur plus grand intérêt de choisir Jésus comme Roi de France, des Nations et de chacune de nos vies « Jésus Christ est Roi et Seigneur à la gloire du Père » Ph 2,11.

Le Conseil d’Alleluia-France

 

Source : Newsletter de juin 2017

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Sainte Jeanne d'Arc, sa foi est une force

30 Mai 2017, 18:10pm

Publié par Véronique

Si notre foi devient faible, regardons Sainte Jeanne d'arc et la force de sa foi. Elle est inébranlable. Sa foi est une force. Dieu, Dieu, Dieu, en premier, en tout, quoi qu'il en soit, quoi qu'il advienne. Sainte Jeanne d'Arc a fait de Dieu le centre unique de sa vie. Pour toute chose, elle s'en remettait à Lui. Une combattante dans la foi, dans les bons moments de sa vie comme dans les plus difficiles. Rien ne pouvait la faire renoncer à servir Dieu. Voilà un exemple de foi à suivre dans nos moments de vie.

N'hésitons pas à la prier pour qu'avec elle, nous soyons les soldats de la France. Invoquons-la pour qu'elle défende la France, fille aînée de l'Eglise et vienne à son secours.

Véronique

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30 mai - Fête de Sainte Jeanne d'Arc (1412 - 1431)

30 Mai 2017, 18:01pm

Publié par Véronique


Sainte Jeanne d'Arc
« La Pucelle d'Orléans »
Patronne secondaire de la France

Sainte Jeanne d'Arc montre d'une manière particulièrement éclatante combien Dieu se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses.

Jeanne d'Arc naît à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle se confessait et communiait très régulièrement ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse. »

La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père et lui donna des conseils pour sa conduite. Il lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien.

Jusqu'ici la vie de Jeanne est celle d'une pieuse bergère ; elle va devenir celle d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi est sacré à Reims.

Jeanne fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit de nombreux outrages, elle fut condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431).

Jeanne d'Arc a été béatifiée le 18 avril 1909, par saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), et proclamée sainte le 16 mai 1920 par le pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922).

Sainte Jeanne d'Arc a été déclarée Patronne secondaire de la France par un Bref du pape Pie XI, le 2 mars 1922.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Sainte Jeanne d’Arc
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 

Un documentaire sur sainte Jeanne d'Arc

On a tendance à oublier que Jeanne d'Arc, symbole de courage, de fidélité et d'espérance, fut imprégnée dès l'enfance d'une mission divine. À peine se souvient-on du soutien que lui apportèrent les voix de l'archange Saint Michel, de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite, qui l'inspirèrent constamment. Mais que sait-on réellement de la spiritualité profonde de celle dont l'Église a réhabilité la mémoire en l'élevant au rang de sainte de telle sorte qu'elle demeure la gloire de la France dont elle fut déclarée patronne secondaire ? Ce programme captivant, tourné sur les lieux où naquit, vécut et mourut Jeanne d'Arc, fait la part belle à la spiritualité de celle dont la bonté transcenda la grandeur et qui reste l'un des personnages les plus marquants de notre Histoire. Un splendide et passionnant documentaire qui éclaire d'un jour nouveau la personnalité de Jeanne d'Arc dont Jules Quicherat a eu raison de dire que " sainte du Moyen-Âge que le Moyen-Âge a rejetée, elle doit devenir celle des temps modernes ". Un film de Janine et Armand Isnard.
Emission du 30/05/2012

 

Sa vie racontée aux enfants

 

L'anneau de sainte Jeanne d'Arc de retour en France - Au Puy du Fou, le 20 mars 2016

 

Litanies de sainte Jeanne d'Arc

Père céleste, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.


Sainte Jeanne d'Arc, née à Domrémy, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, née dans la nuit de l'Épiphanie, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, fille de laboureurs, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, faisant l'aumône aux pauvres, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, simple et douce fille de France, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez entendu la voix d'un ange, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez vu saint Michel, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez écouté tous les bons conseils de saint Michel, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, à qui saint Michel demanda de secourir le roi de France, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez promis à l'Ange de garder votre virginité, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez refusé le mariage, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui vous êtes consacrée uniquement à l'appel de Dieu, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, protégée par sainte Marguerite et sainte Catherine, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui vous êtes fait accompagner auprès du Dauphin, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, à qui vos compagnons furent entièrement dévoués, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui vous êtes agenouillée devant le Roi, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez annoncé au Dauphin qu'il serait sacré et couronné à Reims, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez pris l'armure, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez annoncé la défaite des Anglais, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, portant l'étendard de Notre-Seigneur, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui encouragiez les hommes de votre armée à la confession, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez ordonné par trois fois aux Anglais de quitter le Royaume de France, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez donné l'assaut vaillamment, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez délivré la ville assiégée d'Orléans, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez remporté toutes vos batailles contre les Anglais, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez ouvert la route vers Reims, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, très priante, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, très patiente, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, toujours gaie, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, revêtue d'humilité, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, très courageuse et pleine d'audace, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, enthousiaste et forte de vos étonnantes victoires, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, avertie par les voix de sainte Marguerite et sainte Catherine de votre emprisonnement, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, trahie par le Roi, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, persécutée durant de longs interrogatoires, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, menacée de tortures, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, condamnée au bûcher, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez accepté héroïquement la sentence, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, glorifiant Dieu par des louanges sur le bûcher, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez prononcé le nom de Jésus avant de mourir, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez fait l'admiration de vos bourreaux, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, qui avez rendu l'âme en état de grâce, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, dont le cœur fut découvert intact dans les cendres, --> priez pour nous.

Sainte Jeanne d'Arc, par qui Dieu sauva le royaume de France, --> priez pour nous.


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, --> pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, --> exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, --> ayez pitié de nous.


Prions : Seigneur, Vous avez sauvé la France du grand péril qui la menaçait, et Vous nous rappelez par l'intermédiaire de sainte Jeanne d'Arc, qu'elle est et restera à tout jamais la Fille Aînée de l'Église. Suscitez, en notre pays, des âmes fidèles et vaillantes, humbles et obéissantes à Vos commandements, et, par l'intercession de Jeanne d'Arc, nous Vous demandons le courage et la persévérance pour préserver la foi sur notre sol de France. Ainsi soit-il.

Source

 

Sainte Jeanne d'Arc, par le pape Benoït XVI

Audience générale du pape Benoît XVI, le 26 janvier 2011 - Sainte Jeanne d'Arc

Chers frères et sœurs,

Aujourd'hui, je voudrais vous parler de Jeanne d'Arc , une jeune Sainte de la fin du Moyen Age, morte à 19 ans, en 1431. Cette sainte française, citée plusieurs fois dans le Catéchisme de l'Eglise catholique , est particulièrement proche de sainte Catherine de Sienne , patronne de l'Italie et l'Europe, dont j'ai parlé dans une récente catéchèse. Ce sont en effet deux jeunes femmes du peuple, laïques et consacrées par la virginité; deux mystiques engagées, non pas dans le cloître, mais au milieu des réalités les plus dramatiques de l'Eglise et le monde de leur temps. Ce sont peut-être les figures les plus caractéristiques de ces "femmes fortes" qui, à la fin du Moyen Age, portèrent sans crainte la lumière de l'Evangile dans les événements complexes de l'histoire. On pourrait les rapprocher des saintes femmes qui sont restés près du Calvaire, auprès de Jésus crucifié, et de Marie, sa Mère, tandis que les apôtres avaient fui, et que Pierre lui-même l'avait renié à trois reprises. L'Eglise à cette époque, vivait la crise profonde du Grand Schisme d'occident, qui a duré près de 40 ans. Lorsque Catherine de Sienne est morte en 1380, il y avait un pape et un antipape ; quand Jeanne est née en 1412, il y a un pape et deux antipapes. Avec cette déchirure au sein de l'Église, il y avait des guerres fratricides continuelles entre les peuples chrétiens d'Europe, dont la plus dramatique fut l'interminables "Guerre de cent ans" entre la France et l'Angleterre.

Jeanne d'Arc ne savait ni lire ni écrire, mais on peut la connaître au plus profond de son âme grâce à deux sources de grande valeur historique : les deux procès qui les concernent. Le premier, le procès de condamnation (PCon), contient la transcription des interrogatoires longs et nombreux de Jeanne pendant les derniers mois de sa vie (Février-mai 1431) et rapporte les paroles de la Sainte elles-mêmes. Le second, le procès de nullité de la sentence, ou de «réhabilitation» (PNul), contient les dépositions de 120 témoins oculaires de toutes les périodes de sa vie. (cfr Procès de Condamnation de Jeanne d'Arc, 3 vol. et Procès en Nullité de la Condamnation de Jeanne d'Arc, 5 vol., ed. Klincksieck, Paris l960-1989).

Jeanne est née à Domrémy, un petit village situé sur la frontière entre la France et la Lorraine. Ses parents étaient des paysans aisés, connus de tous comme d'excellents chrétiens. Elle reçut d'eux une bonne éducation religieuse, avec une influence notable de la spiritualité du Nom de Jésus, enseignée par saint Bernardin de Sienne et diffusée en Europe par les Franciscains. Au nom de Jésus est toujours uni le nom de Marie, et ainsi, sur un fond de religiosité populaire, la spiritualité de Jeanne est profondément christocentrique et mariale. Dès l'enfance, elle montre beaucoup d'amour et de compassion envers les pauvres, les malades et tous ceux qui souffrent, dans le contexte dramatique de la guerre.

Selon ses propres paroles, nous savons que la vie religieuse de Jeanne mûrit comme une expérience mystique dès l'âge de 13 ans (PCon, I, p. 47-48). Par la voix de l'archange saint Michel, Jeanne se sent appelée par Dieu à renforcer sa vie chrétienne et à s'engager en personne pour la libération de son peuple. Sa réponse immédiate, son «oui» est le vœu de virginité, avec un nouvel engagement à la vie sacramentelle et dans la prière: participation quotidienne à la messe, confession et communion fréquentes, longs moments de prière silencieuse devant le crucifié ou une image de la Sainte Vierge. La compassion et l'engagement de la jeune paysanne française face aux souffrances de son peuple sont rendus plus intenses par son rapport mystique avec Dieu. Un des aspects les plus originaux de la sainteté de cette jeune femme est justement ce lien entre l'expérience mystique et la mission politique. A ces années de vie cachée et de maturation intérieure succèdent les deux brèves mais intenses années de sa vie publique : une année d'action et une année de passion.

Au début de l'année 1429, Jeanne commence son œuvre de libération. Les nombreux témoignages nous montrent cette jeune femme de seulement 17 ans comme une personne très forte et décidé, capable de convaincre ses hommes peu sûrs, et découragés. Surmontant tous les obstacles, elle rencontre le Dauphin de France, le futur roi Charles VII, qui à Poitiers la soumet à un examen de plusieurs théologiens de l'université. Leur jugement est positif: en elle, ils ne voient rien de mal, seulement une bonne chrétienne.

Le 22 Mars 1429, Jeanne dicte une lettre importante pour le roi d'Angleterre et ses hommes qui assiègent la ville d'Orléans (ibid., p. 221-222). Il s'agit d'une proposition pour une paix véritable dans la justice, entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des noms de Jésus et Marie, mais cette proposition est repoussée, et Jeanne doit s'engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui aura lieu le 8 mai. L'autre point fort de son action politique est le couronnement du roi Charles VII à Reims, 17 Juillet 1429. Pendant une année entière, Jeanne vit avec les soldats, portant parmi eux une véritable mission d'évangélisation. Nombreux sont leurs témoignages sur sa bonté, son courage et son extraordinaire pureté. Elle est appelée par tous, et se définit elle-même comme "la pucelle", c'est-à-dire la vierge.

La Passion de Jeanne commence le 23 mai 1430, quand elle tombe prisonnière entre les mains de ses ennemis. Le 23 Décembre, elle est menée dans la ville de Rouen. Là, se tient le long et dramatique Procès de Condamnation, qui débute en Février 1431 et se termine le 30 mai sur le bûcher. C'est un grand et solennel procès, présidé par deux juges ecclésiastiques, l'évêque Pierre Cauchon, et l'inquisiteur Jean Le Maistre, mais en réalité entièrement mené par un groupe nombreux de théologiens de renom de la célèbre Université de Paris, qui participent au procès comme assesseurs. Ce sont des ecclésiastiques français qui, ayant fait le choix politique opposé à celui de Jeanne, on a priori un jugement négatif sur sa personne et sur sa mission. Ce procès est une page bouleversante de l'histoire de la sainteté et aussi une page éclairante du mystère de l'Église qui, selon les paroles du Concile Vatican II, est "à la fois sainte et a toujours besoin de purification" (LG 8). C'est la rencontre dramatique entre cette Sainte et ses juges, qui sont membres du clergé. Jeanne est accusée par eux et jugée, jusqu'à être condamné comme hérétique et envoyé à la mort terrible du bûcher. A l'inverse des saints théologiens qui avait illuminé l'Université de Paris, comme saint Bonaventure, saint Thomas d'Aquin et le Bienheureux Duns Scot, dont j'ai parlé dans plusieurs catéchèse, ces juges sont des théologiens à qui manquent la charité et l'humilité de voir dans cette jeune fille l'action de Dieu. Viennent à l'esprit les paroles de Jésus selon lesquelles les mystères de Dieu sont révélés à ceux qui ont le cœur des enfants, tout en restant cachés aux savants et aux sages (cf. Lc 10:21). Ainsi, les juges de Jeanne sont radicalement incapables de la comprendre, de voir la beauté de son âme : ils ne savaient pas qu'ils condamnaient une Sainte.

L'appel de Jeanne au jugement du Pape, le 24 mai, est rejeté par le tribunal. Dans la matinée du 30 mai, elle reçoit pour la dernière fois la sainte communion en prison, et est été immédiatement conduite au supplice sur la place du Vieux marché. Elle demande à l'un des prêtres de tenir devant le bûcher une croix de procession. Ainsi, elle meurt en regardant Jésus Crucifié et répète à haute voix à plusieurs reprises le nom de Jésus (PNul, I, p. 457, voir Catéchisme de l'Église catholique, 435). Environ 25 ans plus tard, le procès de nullité, ouvert sous l'autorité du pape Calixte III, se termine par une décision solennelle déclarant nulle la déclaration de culpabilité (7 Juillet 1456; PNul, II, p 604-610). Ce long procès, qui recueillit les dépositions de témoins et les avis de nombreux théologiens, tous en faveur de Jeanne, met en évidence son innocence et une parfaite fidélité à l'Eglise. Jeanne d'Arc sera canonisée par Benoît XV en 1920.

Chers frères et sœurs, le nom de Jésus, invoquée par notre Sainte jusqu'aux derniers instants de sa vie terrestre, était comme le souffle continu de son âme, comme le battement de son cœur, le centre de toute sa vie. Le "Mystère de la Charité de Jeanne d'Arc", qui avait tant fasciné le poète Charles Péguy, c'est cet amour total de Jésus, et du prochain en Jésus et pour Jésus. Cette Sainte avait compris que l'Amour embrasse toute la réalité de Dieu et l'homme, du ciel et de la terre, de l'Eglise et du monde. Jésus est toujours à la première place dans sa vie, selon sa belle expression: "Notre Seigneur, premier servi" (PCon, I, p. 288, voir Catéchisme de l'Église catholique, 223). L'aimer signifie toujours obéir à sa volonté. Elle affirme avec une totale confiance et un total abandon: "Je me confie à Dieu mon créateur, je l'aime de tout mon cœur" (ibid., p. 337). Avec le vœu de virginité, Jeanne consacre de manière exclusive tout son être à l'unique amour de Jésus: c'est "sa promesse faite à notre Seigneur de garder sa virginité de corps et d'âme" (ibid., p. 149 -150). La virginité de l'âme est l'état de grâce, valeur suprême, pour elle plus précieuse que la vie; c'est un don de Dieu qui doit être reçu et gardé avec humilité et confiance. Un des textes les plus célèbres du premier procès se réfère justement à cela: "Interrogée si elle sait être dans la grâce de Dieu, elle répond: Si je n'y suis pas, Dieu veuille m'y mettre; si j'y suis, Dieu veuille m'y garder" (ibid. , p. 62, voir Catéchisme de l'Église catholique, 2005).

Notre Sainte vit la prière sous la forme d'un dialogue continu avec le Seigneur, qui éclaire aussi sur son dialogue avec ses juges et lui donne paix et sécurité. Elle demande avec confiance: "Mon doux Dieu, en l'honneur de votre sainte Passion, je vous demande, si vous m'aimez, de me dire comment je dois répondre à ces hommes d'Église" (ibid., p. 252). Jésus est contemplé par Jeanne comme le "Roi du Ciel et la Terre." Ainsi, sur son étendard, Jeanne avait fait peindre l'image de "Notre-Seigneur, qui tient le monde" (ibid., p. 172): icône de sa mission politique. La libération de son peuple est une œuvre de justice humaine, que Jeanne accomplit dans la charité, par amour de Jésus. Son exemple est un bel exemple de sainteté pour les laïcs engagés dans la vie politique, en particulier dans les situations les plus difficiles. La foi est la lumière qui guide toutes les décisions, comme en témoignera, un siècle plus tard, un autre grand saint, l'Anglais Thomas More. En Jésus, Jeanne contemple également toute la réalité de l'Eglise, l'"Eglise triomphante du ciel, comme l'Église militante" sur la terre. Selon ses paroles, "notre Seigneur et l'Église sont un" (ibid., p. 166). Cette affirmation, citée dans le Catéchisme de l'Église catholique (n ° 795), a un caractère véritablement héroïque dans le contexte du Procès de condamnation, face à ses juges, hommes d'Eglise, qui l'ont persécutée et condamnée. Dans l'amour de Jésus, Jeanne trouve la force d'aimer l'Eglise jusqu'à la fin, même au moment de sa condamnation.

Je voudrais rappeler que sainte Jeanne d'Arc a eu une profonde influence sur une jeune Sainte de l'époque moderne : Thérèse de l'Enfant-Jésus. Dans une vie totalement différente, passée au cloître, la carmélite de Lisieux se sentait très proche de Jeanne, vivant dans le cœur de l'Eglise, et participant aux souffrances du Christ pour le salut du monde. L'Eglise les a réunies comme patronnes de la France, après la Vierge Marie. Sainte Thérèse avait exprimé son désir de mourir comme Jeanne, en prononçant le nom de Jésus (Manuscrit B, 3r), et était animée par le même grand amour pour Jésus et le prochain, vécu dans la virginité consacrée.

Chers frères et sœurs, avec son témoignage lumineux, Sainte Jeanne d'Arc nous invite à une mesure élevée de la vie chrétienne : faire de la prière le fil conducteur de nos journées ; avoir pleinement confiance en accomplissant la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit ; vivre la charité sans favoritisme, sans limite, et atteignant comme elle, dans l'amour de Jésus, un profond amour pour l'Eglise.

 

Le cœur de Sainte Jeanne d'Arc resté intact et plein de sang

Déposition de Jean Massieu, huissier :

« Le mercredi suivant eut lieu l’exécution. Dès le matin, après avoir ouï deux fois Jeanne en confession, frère Martin Ladvenu m’envoya trouver l’évêque de Beauvais pour l’informer qu’elle s’était confessée et demandait la communion.
L’évêque réunit quelques docteurs.
Après qu’ils eurent délibéré il revint me dire : « Dites à frère Martin de lui donner la communion et tout ce qu’elle demandera ». Je revins au château et avisai frère Martin.

Certain clerc, messire Pierre apporta à Jeanne le corps de Notre-Seigneur, mais avec bien de l’irrévérence, sur une patène enveloppée du conopée dont on couvre le calice, sans lumière, sans cortège, sans surplis et sans étole.
Frère Martin en fut mécontent. Il envoya quérir une étole et de la lumière, puis il communia Jeanne. J’y étais. Elle reçut l’hostie très dévotement et en répandant beaucoup de larmes.

Cela fait, Jeanne fut conduite au Vieux-Marché ; frère Martin et moi nous la conduisîmes. Il y avait plus de huit-cents hommes d’escorte portant haches et glaives. Sur le chemin, Jeanne faisait de si pieuses lamentations que frère Martin et moi ne pouvions nous tenir de pleurer.

Au Vieux-Marché, Jeanne ouït le sermon de maître Nicolas Midi bien paisiblement.
Le sermon fini, maître Midi dit à Jeanne : « Jeanne, va en paix, l’Eglise ne peut plus te défendre et te livre au bras séculier ».
A ces mots, Jeanne, s’étant agenouillée, fit à Dieu les plus dévotes oraisons. Elle eut une merveilleuse constance, montrant apparences évidentes et grands signes de contrition, pénitence et ferveur de foi, tant par ses piteuses et dévotes lamentations que par ses invocations de la benoîte Trinité, de la benoîte glorieuse Vierge Marie et de tous les benoîts saints du paradis, parmi lesquels elle en nommait expressément plusieurs. Au milieu de ses lamentations, dévotions et attestations de vraie foi, elle demandait merci très humblement à toute manière de gens, de quelque condition ou état qu’ils fussent, tant de l’autre parti que du sien, en requérant qu’ils voulussent prier pour elle et en leur pardonnant le mal qu’ils lui avaient fait. Elle continua ainsi longtemps, environ une demi-heure.
A cette vue les juges assistants se mirent à pleurer avec abondance. Plusieurs des Anglais présents reconnaissaient et confessaient le nom de Dieu au spectacle d’une si notable fin. Ils étaient joyeux d’y avoir assisté, disant que ç’avait été une bonne femme.

Quand Jeanne fut abandonnée par l’Eglise, j’étais encore avec elle.
Elle requit avec grande dévotion qu’on lui donnât une croix. Un Anglais en fit une avec le bout d’un bâton et la lui donna. Jeanne la reçut dévotement, la baisa tendrement, faisant de piteuses lamentations et oraisons à Dieu notre Rédempteur qui souffrit en la croix pour notre salut ; de laquelle croix elle avait le signe et la représentation. Elle mit cette croix en son sein, entre sa chair et son vêtement.
De plus, elle me demanda humblement de lui faire avoir la croix de l’église afin qu’elle la vît continuellement jusqu’à la mort. Je fis tant que le clerc de la paroisse Saint-Sauveur la lui apporta. Quand on la lui eut apportée, Jeanne l’embrassa bien fort et longuement en pleurant, et elle la serra dans ses mains jusqu’à ce que son corps fût lié au poteau.

Pendant que Jeanne faisait ses dévotions et pieuses lamentations, les soldats anglais et plusieurs de leurs capitaines nous harcelaient, ayant hâte qu’elle fût mise entre leurs mains pour la faire plus tôt mourir.
Je réconfortais Jeanne sur l’échafaud du mieux que je pouvais quand ils me dirent : « Comment, prêtre, nous ferez-vous dîner ici ? » Et incontinent, sans aucune forme ni signe de jugement, ils l’envoyèrent au feu en disant au bourreau : « Fais ton office ».

Accompagnée de frère Martin, Jeanne fut conduite et liée, et jusqu’au dernier moment elle continua les louanges et lamentations dévotes envers Dieu, saint Michel, sainte Catherine et tous les saints.
En mourant, elle cria à haute voix : Jésus !

Je tiens de Jean Fleury, clerc et greffier du bailli, qu’au rapport du bourreau, le corps étant réduit en cendres, le coeur de Jeanne était resté intact et plein de sang.
On donna ordre au bourreau de recueillir tout ce qui restait de Jeanne et de le jeter à la Seine, il le fit. »

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