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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Ô ESPRIT D'AMOUR (prière au Saint-Esprit)

30 Octobre 2008, 21:06pm

Publié par lala

Ô Esprit d'amour, Créateur et sanctificateur des âmes, dont la première oeuvre est de nous transformer à la ressemblance de Jésus, aidez-moi, Esprit d'amour, à me conformer à Jésus, à penser comme Jésus, à parler comme Jésus, à aimer comme Jésus, à souffrir comme Jésus, à agir en tout comme Jésus.

Demeurez toujours en moi et, par votre grâce et votre coopération soyez l'exécuteur des desseins de Dieu le Père sur mon âme. De même que vous avez gouverné la Sainte Humanité de Notre-Seigneur durant son séjour sur la terre, soyez aussi ici-bas le moteur de ma vie, l'âme de mon âme.

Esprit-Saint, Esprit d'amour, je me consacre à vous, prenez ma volonté, désormais elle est vôtre sans réserve. Merci de tant de grâces reçues, pardon de tant de grâces rendues inutiles. Venez en moi, envahissez-moi.

Je veux me faire tout enseignable et vivre fidèle aux moindres touches de vos divines inspirations. Vous êtes Esprit de vie, Force et Lumière, soyez ma vie, ma lumière et ma force. Vous parlez à l'âme dans le silence, donnez-moi l'esprit de silence et de reccueillement. Vous descendez dans les âmes humbles, donnez-moi l'esprit d'humilité, apprenez-moi à vivre de votre amour, apprenez-moi à répandre autour de moi l'amour.

Ô Esprit d'amour, source de paix, pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée, le lieu de votre repos ; que je sois là tout entier livré à votre action créatrice, Esprit d'amour. J'ai faim, venez me nourrir ; j'ai soif, venez me désaltérer ; je suis aveugle, venez me guider ; je suis pauvre, venez m'enrichir ; je suis ignorant, venez m'instruire.

Ô Esprit Saint, Esprit d'amour, je me consacre à vous, je me donne à vous, je m'abandonne à vous par Marie, votre Temple, par Marie, votre Epouse, par Marie, le canal de vos grâces. Ainsi soit-il.

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Un bébé de 20 semaines dans le ventre de sa maman(photo non retouchée)

30 Octobre 2008, 20:05pm

Publié par lala

Un cardinal appelle à agir contre l'avortement

Le cardinal Edward Egan, archevêque de New York, vient d'écrire dansCatholic New York, l’hebdomadaire du diocèse, un article illustré de cette photo émouvante :

B "L’image qui illustre cette page est une photo non retouchée d’un être qui est depuis vingt semaines dans le ventre de sa mère. Faites-moi plaisir : regardez-là attentivement. Avez-vous le moindre doute qu’il ne s’agit pas là d’un être humain ? Si vous n’en doutez pas, avez vous le moindre doute qu’il s’agit d’un être humain innocent ? Si vous n’en doutez pas davantage, avez-vous le moindre doute que les autorités d’une société civilisée ont l’obligation de protéger cet être humain innocent contre quiconque voudrait le tuer ? Si votre réponse à cette dernière question est négative, autrement dit si vous n’avez aucun doute quant au fait que les autorités d’une société civilisée ont l’obligation de protéger cette innocente vie humaine dès lors que quelqu’un voudrait la tuer, alors je suggère – et j’y insiste même – qu’il n’y a rien à ajouter quant au problème de l’avortement dans notre société. L’avortement est une erreur et il ne peut pas – il ne doit pas – être toléré. [...]

Adolf Hitler s’était convaincu et avait convaincu ses sujets que les juifs et les homosexuels étaient autre chose que des êtres humains. Joseph Staline et ses sujets firent de même pour les Cosaques et les aristocrates russes. Et ceci malgré le fait que Hitler et ses sujets avaient vu de leurs yeux des juifs et des homosexuels, que Staline et ses sujets avaient vu des leurs les cosaques et les aristocrates russes. Il est heureux que peu nombreux sont de nos jours ceux qui hésiteraient à condamner avec la dernière violence l’aveuglement de Hitler, de Staline et de leurs sujets jusqu’au moment où leurs sujets auraient pu être en mesure de faire quelque chose pour en finir avec cette folie et protéger la vie d’êtres humains innocents [...]

Faites-moi plaisir. Regardez de nouveau cette photographie et décidez, avec honnêteté et bienséance, ce que le Seigneur attend de vous et de moi alors que l’horreur de l’avortement “légalisé” continue à ronger l’honneur de notre nation. Regardez et ne vous donnez pas à vous-même l’absolution si vous refusez d’agir".

Michel Janva

SOURCE 

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St Curé d'Ars : nous serons jugés deux fois...

28 Octobre 2008, 23:28pm

Publié par lala

L'un de ses sermons.
Indispensable pour s'instruire, méditer, prier, et sauver son âme.


I. – Nous savons tous, M.F., que nous serons jugés deux fois : une fois, au grand jour des vengeances, c'est--à-dire, à la fin du monde, en présence de tout l'univers, où toutes nos actions, bonnes ou mauvaises, seront manifestées aux yeux de tout le monde. Mais, avant ce jour terrible et malheureux pour les pécheurs, nous en aurons subi un, au moment, où nous mourrons, et dès que nous aurons rendu le dernier soupir. Oui, M.F., toute la condition de l'homme est renfermée dans ces trois mots : vivre, mourir et être jugé. C'est une loi fixe et invariable pour tous les hommes. Nous naissons pour mourir, nous mourrons pour être jugés, et ce juge-ment décidera de notre bonheur ou de notre malheur éternel. Le jugement universel auquel nous devons tous paraître, ne sera que la publication de la sentence parti-culière qui aura été prononcée à l'heure de notre mort. Vous savez tous, M.F., que Dieu a compté nos années  ; et, dans ce nombre d'années qu'il a résolu
de nous accorder, il en a marqué une qui sera la der-nière pour nous ; dans cette dernière année, un dernier mois ; dans ce dernier mois, un dernier jour ; et enfin, dans ce dernier jour, une dernière heure, après laquelle, il n'y aura plus de temps pour nous. Hélas ! que devien-dront ce pécheur et cet impie qui se promettent toujours une plus longue vie ? Qu'ils comptent, ces pauvres mal-heureux, tant qu'il leur plaira ; après cette dernière heure, il n'y aura plus de retour, plus d'espérance et plus de ressource !
Au même instant, M.F., écoutez-le bien, vous qui ne craignez pas de passer vos jours dans le péché, voyez au même instant que votre âme sortira de votre corps, elle sera jugée. – Mais, me direz-vous, nous le savons bien. – Oui, mais vous ne le croyez pas. Dites-moi, si vous le croyiez sérieusement, comment pourriez-vous rester dans un état qui vous met dans le cas de tomber en enfer continuellement ? Non, non, mon ami, vous ne le croyez pas ; parce que si vous le croyiez bien, vous ne vous exposeriez pas à un si grand malheur. Cepen-dant, le moment viendra où le bon Dieu appliquera le sceau de son immortalité et le cachet de son éternité sur votre dette, au point où elle se trouvera dans ce moment ; et ce sceau et ce cachet ne seront jamais rompus. O moment terrible ! mais si peu médité, si court et si long, qui coule avec tant de rapidité et qui entraîne avec soi une suite si effroyable de siècles ! Que va-t-il donc nous arriver, dans ce moment si capable de nous effrayer ? Hélas ! M.F., c'est que nous paraîtrons tous, chacun en particulier, devant le tribunal de Jésus-Christ, pour
y être jugés et y rendre compte de tout le bien et de tout le mal que nous aurons fait. Le jugement particulier, M.F., est si certain, que le bon Dieu, pour nous en convaincre, en a fait paraître les signes à plusieurs, dès leur vivant ; afin que nous nous y préparions .
Nous voyons dans l'histoire, qu'un jeune libertin était adonné à toutes sortes de vices ; mais qu'ayant été ins-truit par une mère sage, une nuit qui suivit un jour où il avait donné dans les plus grands excès, il eut un songe pendant son sommeil. Il se vit transporté au tribunal de Dieu. L'on ne peut dire quelle fut sa honte, sa confusion et l'amertume de son âme. A son réveil, il avait une fièvre ardente, il était en sueur et hors de lui-même, ses cheveux étaient devenus tout blancs. « Laissez-moi seul, disait-il, fondant en larmes, à ceux qui le virent les pre-miers dans cet état, laissez-moi seul, j'ai vu mon Juge : ah ! qu'il est terrible ! Pardon, mon Dieu ! ô pardon ! » Ses compagnons de débauches, apprenant que leur ami était malade, et qu'il se désolait, vinrent le voir pour le consoler. « Retirez-vous de moi, leur disait-il, vous n'êtes plus mes amis, je ne vous veux plus désormais. Ah ! j'ai vu mon Juge. Ah ! qu'il est terrible ! Quelle majesté ! quelle gloire que celle dont il est revêtu ! Ah ! que d'accusations et que d'interrogations auxquelles je n'ai rien pu répondre ! Tous mes crimes sont écrits, je les ai tous lus. Ah ! que le nombre en est grand ! C'est bien maintenant que j'en connais toute l'énormité ! Hélas ! j'ai vu une troupe de démons, qui n'attendaient que le signal pour me traîner dans les enfers. Retirez--vous, faux amis, non jamais je ne vous verrai ! Que je serais heureux, si je pouvais, par les rigueurs de la péni-tence, apaiser ce Juge si terrible !... Je m'y dévoue pour toute ma vie. Hélas ! bientôt, il me faudra paraître pour tout de bon ! hélas ! peut-être que ce sera aujourd'hui !... Mon Dieu, pardonnez-moi !... Mon Dieu, faites-moi misé-ricorde !... Ah ! de grâce, ne me perdez pas, ayez pitié de moi ! ... Je ferai pénitence toute ma vie. Oh ! que de péchés j'ai commis !... Oh ! que de grâces méprisées !... Oh ! que de bien j'aurais pu faire, et que je n'ai pas fait !... Mon Dieu, ne me jetez pas en enfer ! » Mais, M.F., il ne s'en tint pas là. Il passa le reste de sa vie à pleurer, à faire pénitence. Que ce moment, M.F., sera terrible pour celui qui n'aura point fait de bien et qui aura fait beaucoup de mal.
Oui, M.F., nous rendrons compte de toutes nos actions bonnes et mauvaises : tout paraîtra devant notre Juge au moment où notre âme se séparera de notre corps. Oui, M.F., le bon Dieu nous fera rendre compte de tous les biens que nous avons reçus. Je dis 1° qu'il y a les biens de la nature, de la fortune et de la grâce. Tous ces biens entreront en ligne de compte. Les biens de la nature regardent le corps et l'âme ; il faudra rendre compte de l'usage que nous avons fait de notre corps. Il demandera si nous avons employé nos forces à rendre service au prochain, à travailler pour avoir de quoi faire des aumônes, à faire pénitence, à faire
des voyages pour aller visiter les endroits que le bon Dieu a privilégiés (comme Notre-Dame de Fourvière, saint François Régis, et ailleurs...). Mais, si, au contraire, nous n'avons em-ployé notre santé et notre corps qu'à courir dans les jeux, dans les cabarets, à aller voler le prochain, à travailler le saint jour du dimanche, à faire des voyages ces saints jours, au lieu de les employer à prier, à aimer le bon Dieu, à instruire les ignorants, à leur don-ner de bons conseils, à les porter au bon Dieu et à les détourner du mal. Ensuite il examinera si nous ne nous sommes pas servi de notre esprit pour le mal : c'est-à--dire, à nous instruire pour les mauvaises choses. Si nous avons lu de mauvais livres, fréquenté les impies, appris aux autres à faire le mal. Si nous l'avons fait servir à tromper dans les ventes et les achats, à témoi-gner à faux en justice, à susciter des procès, à porter les autres à se venger et à parler mal contre la religion, à leur apprendre des impiétés sur la religion : comme en leur voulant faire croire que la religion n'est pas bonne, que tout ce que l'on dit n'est pas vrai, que les prêtres disent bien ce qu'ils veulent ! Il examinera encore si nous n’avons pas employé notre esprit à com-poser de mauvaises chansons contre la pureté, contre la réputation du prochain ; si nous n'avons pas communiqué nos mauvaises connaissances aux autres. Il nous demandera si nous avons employé notre esprit à nous instruire, si nous avons tiré vanité de la beauté de notre corps, au lieu d'admirer en nous la sagesse et la puis-sance de Dieu. Si nous nous en sommes servi pour porter les autres au mal, comme une personne qui se pare de manière à attirer les yeux du monde sur elle. Le bon Dieu examinera si nous avons bien employé notre bien, nous rappelant que nous ne sommes que des économes, et que tout ce que nous dépensons mal à propos, nous sera imputé à péché. Alors le bon Dieu fera voir à ces pères et mères toutes ces vanités qu'ils ont achetées à leurs enfants, ce qui n'a servi qu'à perdre leur âme ; il leur montrera tout cet argent dépensé dans les jeux, les cabarets, les danses, et toutes les autres dépenses inutiles. Et ensuite, tout ce que nous avons laissé perdre, et que nous aurions pu donner aux pau-vres. Hélas ! que de péchés auxquels on n'aura jamais pensé, et que nous ne voulons pas maintenant recon-naître ; et que nous reconnaîtrons bien dans ce moment, mais trop tard !
Venons à présent, M.F., à un autre rendement de compte qui sera bien plus terrible, c'est celui de la grâce. Le bon Dieu commencera à nous faire voir les bienfaits qu'il nous a accordés : 1° en nous faisant naître
dans le sein de l'Église catholique, tandis que tant d'au-tres sont nés et morts hors de son sein. Il nous fera voir que, même parmi les chrétiens, un nombre infini sont morts sans avoir reçu la grâce du saint Baptême. Il nous fera voir combien d'années, de mois, de semaines, de jours, il nous a conservé la vie, étant dans le péché ; et que si, dans ces moments, il nous avait fait mourir, nous aurions été précipités dans les enfers. Il nous remettra devant les yeux toutes les bonnes pensées, toutes les bonnes inspirations, les bons désirs qu'il nous a donnés pendant toute notre vie. Hélas ! que de grâces mépri-sées ! Il nous rappellera toutes les instructions que nous avons reçues et entendues pendant notre vie ; tous les catéchismes, toutes les lectures qui étaient mises à notre disposition, afin d'en profiter. Toutes nos confes-sions, toutes nos communions, et tant d'autres grâces du ciel que nous avons reçues. Et combien de chrétiens n'en ont pas reçu la centième partie, et se sont sanc-tifiés ! Mais, M.F., que sont devenus tous ces bienfaits et toutes ces grâces, et quel profit en avons-nous fait ? Triste moment pour un chrétien qui a tout méprisé et qui n'a profité de rien ! Savez-vous, M.F., ce que vous... ? Voyez ce que nous dit saint Grégoire. « Ah ! mon ami, regarde cette croix, et tu verras ce qu'il en a coûté à un Dieu pour nous mériter la vie. » C'est pour cela que, quand saint Augustin méditait sur le rende-ment de compte qu'il faudrait faire des grâces qu'on aurait reçues et méprisées ; il s'écriait : « Hélas ! mal-heureux, que vais-je devenir après tant de grâces reçues ! Hélas ! je crains encore plus pour les grâces que j'ai reçues que pour les péchés que j'ai commis, quoiqu'ils soient bien nombreux ! Mon Dieu, quel sera mon sort ? » Nous lisons dans la vie de sainte Thérèse que, dans sa dernière maladie, elle fut transportée au jugement de Dieu ; étant revenue à elle-même, on lui demanda ce qu'elle craignait, après avoir fait tant de pénitence. « Hélas ! dit-elle, je crains beaucoup. » On lui demanda si elle avait peur de la mort ? « Non ». dit-elle. Si c'était de l'enfer ? « Non », répondit-elle. Qu'est-ce donc qui la faisait trembler ? « Hélas ! il faut que ma vie soit confrontée avec celle de Jésus-Christ : ah ! malheur à moi, si j'ai même l'ombre du péché ! » Mais qu'allons-nous penser, M.F., lorsque Jésus-Christ nous reprochera le mépris et l'abus que nous avons fait de son Sang précieux et de tous ses mérites ? « Ah ! pécheur ingrat, nous dira-t-il, vigne infructueuse, arbre stérile, qu'ai-je dû faire pour ton salut que je n'aie pas fait ? N'avais-je pas lieu d'attendre que tu porterais de bons fruits pour la vie éternelle ? Où sont les bonnes œuvres que tu as faites ? Où sont tes bonnes prières qui m'ont fait plaisir, qui m'ont touché le cœur ? Où sont tes bonnes confessions ? Les bonnes communions qui m'ont fait naître dans ton âme, qui m'ont dédommagé, en quelque sorte, des tourments que j'ai endurés pour ton salut ? Où sont les pénitences et les larmes que tu as répandues pour effacer les péchés que tu as commis ? Où sont les bonnes œuvres que tu as faites, pour tant de bonnes pensées, de bons désirs et tant d'occasions que je t'ai données et fournies ? Où sont ces messes bien entendues, où tu aurais pu me satisfaire pour tes péchés ? Va, malheureux, tu n'as produit que des œuvres d'iniquité, tu n'as travaillé qu'à renouveler les souf-frances de ma passion et de ma mort. Va, retire-toi de moi, je te maudis pour l'éternité ! Va, au jour du juge-ment général, je manifesterai tout ce bien que tu aurais pu faire et que tu n'as pas fait, et toutes les grâces que je t'ai accordées et que tu as méprisées. » Hélas ! que de reproches et que de péchés, auxquels nous n'avons jamais pensé ! Hélas ! que ce compte sera terrible ! En voici un exemple qui va vous le prouver. Il est rapporté par saint Jean Climaque , qu'un anachorète, nommé Étienne, après avoir mené une vie des plus austères et des plus saintes, étant déjà fort vieux, tomba malade de la maladie dont il mourut. La veille de sa mort, se trouvant tout un coup hors de lui-même, et néanmoins ayant les yeux ouverts, il regardait à droite et à gauche de son lit, comme s'il avait vu quelque personne qui lui faisait rendre compte de ses actions. L'on entendait une personne qui l'interrogeait, et le malade répondait si haut que tous ceux qui étaient dans l'appartement pouvaient l'entendre. On l'entendait qui disait : « Oui, il est vrai, j'ai commis ce péché, mais j'ai jeûné pour ce péché, tant d'années. » Ensuite l'autre voix disait qu'il avait fait tel péché, le mourant lui disait : « Non : c'est faux, je ne l'ai pas fait. » Un autre moment, on l'entendait qui disait : « Oui, je l'avoue, je l'ai commis ; mais le bon Dieu est tant miséricordieux, qu'il me l'a pardonné. » C'était, nous dit saint Jean Climaque, un spectacle effrayant que d'entendre le compte invisible et si exact que l'on demandait à ce solitaire de toutes ses actions. Mais, nous dit-il, ce qu'il y avait encore de plus épouvantable, c'est qu'il était accusé même des péchés qu'il n'avait jamais commis. Quoi ! M.F., un saint solitaire, qui avait passé quarante ans dans le désert, qui avait tant versé de larmes, avoue lui-même qu'il ne peut se justifier de quelques accusations qu'on lui fait !... Il nous laissa, dit saint Jean Climaque, dans une grande incertitude de son salut. Mais, que devien-dra un pécheur qui, dans ce moment, ne verra que du mal et point de bien ? Moment terrible ! moment déses-pérant ! Et ne rien avoir sur quoi se reposer !
Vous savez que ce jugement se passera entre trois témoins : le bon Dieu qui jugera, notre bon ange gar-dien qui montrera les bonnes œuvres que nous aurons faites, et le démon qui manifestera tout ce que nous aurons pu commettre de mauvais pendant tous les ins-tants de notre vie. D'après leurs dépositions, le bon Dieu nous jugera et fixera notre sort pour l'éternité. Hélas ! M.F., quelle doit être la frayeur d'un pauvre chrétien qui attend son jugement, et qui, dans quelques minutes, sera en enfer ou dans le ciel !
Nous lisons dans l'histoire  qu'un saint abbé, nommé Agathon, étant à l'extrémité, demeura toujours les yeux fixés vers le ciel sans les remuer. Les religieux lui dirent : « Où croyez-vous être maintenant, mon père ? » – « Je suis en la présence de Dieu, dont j'attends le jugement. » – « Ne l'appréhendez-vous pas ? » – « Hélas ! je ne sais si toutes mes actions seront bien reçues de Dieu ; je crois bien avoir accompli les commandements ; mais les jugements de Dieu sont différents de ceux des hommes. » Dans ce moment, il s'écria : « Hélas ! je suis en jugement. » Hélas ! M.F., que de regrets d'avoir perdu tant de moyens de nous sauver, et méprisé tant de grâces que le bon Dieu nous a faites pour nous aider à gagner le ciel, et de voir que tout cela a été perdu pour nous, ou plutôt, que tout cela tourne à notre condamnation !
Mais, s'il est déjà si terrible de rendre compte des grâces que le bon Dieu nous avait faites pour nous garantir de l'enfer, que sera-ce donc lorsque nous serons examinés et jugés sur tous les péchés que nous aurons commis ? Peut-être, pour vous consoler, dites--vous que vous n'avez pas commis ces péchés mons-trueux, aux yeux du monde. Mais ces péchés intérieurs, M.F. !... Hélas ! que de pensées d'impureté, que de désirs impurs, que de pensées de haine, de vengeance et d'envie ont roulé dans votre imagination pendant une vie de trente ou quarante ans, et peut-être quatre-vingts ans ! Hélas ! que de pensées d'orgueil, de jalousie, que
de désirs de se venger, que de désirs de nuire à son prochain, que de désirs de tromper ! Et quand il en viendra à ces péchés d'actions ?... Hélas ! quand le bon Dieu va prendre le livre des mains des démons, pour examiner toutes ces actions d'impuretés,  toutes ces corruptions, toutes ces turpidités, tous ces regards hon-teux, toutes ces confessions et ces communions sacri-lèges, tous ces détours et toutes ces ruses que l'on aura employés pour séduire cette personne .... Hélas ! que vont devenir ces victimes de l'impureté ! Oh ! qu'elles seraient plus heureuses si le bon Dieu les précipitait en enfer avant leur mort, pour éviter de paraître devant un Juge si pur !
Selon toute apparence, ce jugement se fera dans le lit du mourant ou dans la chambre. Hélas ! ces pauvres malheureux qui n'ont pas plus de retenue et de réserve que les animaux, peut-être moins, ne verront-ils pas, comme l'impie Balthazar , leur sentence de réproba-tion écrite contre les
murs de leurs maisons, ou plutôt dans tous les coins de leurs maisons. Pourront-ils nier, quand Jésus-Christ, le livre à la main, leur montrera le lieu et l'heure où ils ont commis le péché ! « Va, mal-heureux, leur dira-t-il, je te réprouve et je te maudis pour jamais ! » Hélas ! M.F., quand le bon Dieu leur offrirait leur pardon, il est comme sûr qu'ils n'en voudraient point, tant le péché endurcit le cœur. Ah ! Jésus-Christ pour-rait leur faire les mêmes menaces qu'il fit à cet impie, dont il est parlé dans l'histoire. Étant sur le point de sortir de ce monde, Jésus-Christ lui dit : « Veux-tu me demander pardon, et je te pardonnerai ? » Mais non ! quand on s'est roulé dans le péché pendant sa vie, il n'y a plus de retour. – « Non, » lui dit le mourant. – « Eh bien ! lui dit Jésus-Christ, en lui jetant une goutte de son sang précieux au front, va : au grand jour du jugement ce sang adorable, méprisé et profané toute ta vie, sera ta marque de réprobation. » Après ces paroles, il meurt, et il est jeté en enfer. O terrible moment pour un pé-cheur qui ne verra rien de bon pour lui faire espérer le ciel ! Ce pauvre pécheur, tout tremblant, voudrait déjà être en enfer, n'ayant rien à répondre. Il se meurt, il ne peut que dire : « Oui, j'ai mérité l'enfer, il est juste que j'y sois précipité ; puisque j'ai tant profané ce sang adorable que vous aviez versé sur l'arbre de la croix pour mon salut. » Jésus-Christ, toujours avec le livre où sont écrits ses péchés, verra toutes ses prières man-quées ou mal faites, peut-être même faites avec la haine et la vengeance ; que dis-je ? peut-être, avec un cœur brûlé par le feu de l'impureté. Non, non, mon Dieu, n'examinez pas davantage, jetez-le vite dans les enfers, c'est la plus grande grâce que vous puissiez lui faire, si vous devez lui en faire encore une avant de le jeter dans le feu éternel. Oui, Jésus-Christ tournera le feuillet où il verra écrits tous ces jurements, toutes ces imprécations, toutes ces malédictions qu'il n'a cessé de vomir pendant sa vie, avec une langue et une bouche qui ont été tant de fois arrosées de ce sang adorable. Oui, M.F., Jésus-Christ tournera le feuillet, il y trouvera écrites toutes ces pro-fanations des saints jours du dimanche. Ah ! non, non, il n'y aura plus de prétextes, tout sera mis en évidence. Oui, il verra toutes ces ivrogneries qui se sont commises dans ces saints jours ; toutes ces débauches, ces jeux, ces danses, qui ont profané ces jours consacrés à Dieu. Hélas ! que de messes manquées ou mal entendues ! Que de saintes messes, où nous ne nous sommes presque rien occupés du bon Dieu ! Hélas ! peut-être que nous y aurons commis plus de péchés que pendant toute la semaine ! Oui, M.F., Jésus-Christ tournera le feuillet, il verra écrits tous ces crimes des enfants ingrats qui ont méprisé leur père et leur mère, qui les ont maudits, leur ont souhaité la mort pour être maîtres de leurs biens, qui les ont fait souffrir dans leur vieillesse, qui, par leurs mauvais traitements... Oui, M.F., Jésus-Christ tournera le feuillet et verra écrites toutes ces injustices et toutes ces usures dans les ventes et dans les prêts. Oui, toutes ces rapines seront mises au jour.
Hélas ! ce pauvre malheureux entendra lire le détail de toute sa vie, et sans pouvoir trouver une seule excuse. Hélas ! où en sera réduit ce pauvre orgueilleux qui voulait toujours avoir droit, qui méprisait tout le monde, qui se raillait de tout ? Mon Dieu, dans quel état de désespoir cet examen l'a-t-il réduit ? Oui, M.F., dans ce monde, nous avons toujours quelques prétextes pour diminuer nos péchés, si nous ne pouvons pas tout à fait les cacher. Mais, avec Jésus-Christ, M.F., tout ceci ne sera plus. Il nous fera convenir lui-même de tout ce que nous avons fait, et nous serons forcés d'approuver que telle a été notre vie, et que c'est avec justice que nous serons condamnés à aller brûler dans les enfers et bannis pour jamais de la présence de notre Dieu. O malheur épouvantable ! Mais malheur sans avoir l'espérance de le réparer ! O que celui qui y penserait bien serait bien plus sage que nous ne sommes !
Mais, ce n'est pas encore assez : le démon qui a tra-vaillé toute notre vie à notre perte, présentera à Jésus-Christ un livre où seront écrits tous les péchés que nous aurons fait commettre aux autres. Hélas ! que le nombre en sera grand, et ce ne sera que dans ce moment-là où nous pourrons le savoir . Hélas ! que vont devenir ces pères et mères, ces maîtres et maîtresses, qui ont tant de fois fait manquer la
prière à leurs enfants et à leurs domestiques, crainte de perdre un moment pour leur travail ? Que de messes n'ont-ils pas fait manquer à leur berger ? Que de vêpres, que d'instructions, que de caté-chismes et que de sacrements que leurs gens n'ont pas fréquentés, faute de leur donner du temps. Combien de fois ne les ont-ils pas fait travailler les dimanches, et ne se sont-ils pas moqués d'eux lorsqu'ils faisaient quel-ques pratiques de religion ? et quelquefois ne les ont-ils pas empêchés de les faire ? Combien de libertins ont fait commettre de péchés à de jeunes personnes par leurs sollicitations et leurs promesses ? Et parmi les filles, n'ont-elles pas porté les autres à de mauvaises pensées, à des regards impurs, par leurs manières affectées et recherchées ? Combien d'ivrognes qui ont été cause que d'autres se sont mis dans le vin et ont passé leur diman-che dans le cabaret, en manquant les offices ? Hélas ! que de péchés n'ont pas laissé commettre les cabaretiers, en donnant à boire aux ivrognes ! Combien de paroles sales et combien d'autres actions impures, parce que dans les cabarets tout est permis ! C'est là où l'on fait couler de son cœur le venin de l'impureté, qui enivre de ses sales plaisirs presque tous ceux qui se trouvent dans la maison. Hélas ! qu'il y aura de quoi rendre compte ! Combien de jeunes gens qui volent leurs pa-rents pour avoir de quoi aller au cabaret ! et qui en porte le péché ? Personne autre, sinon les cabaretiers. Hélas ! combien ces impies n'ont-ils pas donné de doutes sur la religion par leurs impiétés, en débitant tout ce qu'ils ont inventé pour affaiblir la foi dans le cœur de ceux qui étaient avec eux ! Combien de calom-nies contre les prêtres ! comme si le défaut de l'un rendait les autres mauvais. Hélas ! combien de personnes qui n'ont quitté de fréquenter les sacrements, que parce qu'elles se sont trouvées avec des impies qui leur ont tant débité de faussetés contre la religion qu'ils ont tout abandonné. Qui pourrait compter le nombre des âmes qu'ils ont perdues ? Cependant tout cela leur sera imputé à péché, tout cela sera cause de leur condamnation. Toutes les âmes qu'ils ont perdues viendront demander vengeance à ce moment  Hélas ! si le saint roi David disait qu'il craignait plus pour les péchés d'autrui que pour les siens, que vont donc devenir ces pauvres malheureux qui n'ont passé leur vie qu'à perdre de pauvres âmes par leurs mauvais exemples et leurs dis-cours méchants ? Hélas ! quel étonnement, lorsqu'ils verront qu'ils ont jeté tant d'âmes dans les enfers !
Qui de nous, M.F., ne tremblera pas en pensant que le bon Dieu ne laissera rien sans examen, pas même les bonnes œuvres, pour savoir si elles ont été bien faites, et pour lui seul. Hélas ! que d'actions qui n'ont eu pour principe que le monde, que le désir d'être re-marqué et de passer pour un brave homme ! Que de bonnes actions qui vont se trouver ne rien valoir aux yeux de Dieu ! Hélas ! que d'hypocrisies, que de res-pect humain en ont fait perdre tout le mérite ! Si les saints, M.F., qui n'étaient coupables que de quelques petites fautes, ont tant craint ce moment, ont fait des pénitences si dures et si longues ; comment voulons-nous
pouvoir espérer que le bon Dieu aura pitié de nous ! Hélas ! qu'il y en tombe chaque jour de moins cou-pables que nous. Mon Dieu, ne nous jetez pas en enfer ! faites-nous plutôt souffrir tout ce que vous voudrez pen-dant notre vie.
Pour bien vous faire sentir combien le bon Dieu nous jugera rigoureusement ; ce qui n'est pas difficile à croire... Quoi ! un chrétien comblé de tant de bienfaits, qui a eu tant de grâces pour se sauver et auquel rien n'a manqué, que sa volonté seule, n'est-il pas juste que le bon Dieu l'examine avec une rigueur effroyable ? Nous lisons dans l'histoire un exemple rapporté par saint Jean Climaque, qui semble nous montrer en partie la rigueur de la justice de Dieu envers le pécheur. Il nous dit qu'un de ses amis, qui se nommait Jean Sabaïte, lui avait dit que, dans un monastère de l'Asie, il y avait un jeune homme qui, voyant que son supérieur le traitait avec trop de bonté et de douceur, pensait que ceci lui nuirait ; il lui demanda permission d'aller dans un autre monas-tère. Etant parti, la première nuit qu'il y fut, il vit en songe une personne qui lui demandait compte de ses actions. Après un examen qui fut très sévère, il se trouva redevable à la justice divine de sommes consi-dérables, et le bon Dieu lui fit voir qu'il n'avait encore rien fait pour expier ses péchés. Tout effrayé de cette vision, il demeura encore trois ans dans ce lieu où le bon Dieu, voulant lui faire expier ses péchés, permit qu'il fût méprisé et maltraité de tout le monde. Il sem-blait que chacun prît à tâche de le faire souffrir ; dans tout cela, jamais il ne se plaignait. Le bon Dieu lui fit voir dans une vision, qu'il n'avait encore acquitté qu'un tiers de ce qu'il devait à sa justice. Tout épouvanté, il se mit à contrefaire le fou, et continua ce genre de vie pendant treize ans ; ensuite le bon Dieu lui dit qu'il n'en avait encore payé que la moitié. Ne sachant plus com-ment s'y prendre, tout le reste de sa vie il ne fit que crier miséricorde vers Dieu. Il ne tenait plus ni borne, ni mesure pour ses pénitences. « Ah ! Seigneur, n'aurez--vous pas pitié de moi, faites-moi souffrir tout ce que vous voudrez et pardonnez-moi. » Cependant, avant de mourir, le bon Dieu lui dit que ses péchés lui étaient pardonnés. Eh bien ! M.F., qui osera espérer que nos péchés sont effacés, quand seulement nous les avons confessés et dit au bon Dieu que nous lui en deman-dons pardon. Hélas ! que de chrétiens sont dans l'aveu-glement, qui croient avoir beaucoup fait, tandis qu'ils verront qu'ils n'ont rien fait. Le bon Dieu leur fera voir ce que leurs péchés méritaient, et les pénitences qu'ils ont faites. Hélas ! que de chrétiens perdus !
Mais le jugement particulier, M.F., sera encore suivi d'un autre examen. Quoique
ce que je viens de vous dire semble déjà être rigoureux, celui-ci ne sera pas moins terrible ; je veux dire que Jésus-Christ nous jugera sur tout le bien que nous aurions pu faire et que nous n'au-rons pas fait. Jésus-Christ remettra devant les yeux du pécheur toutes les prières qu'il n'a pas faites, et qu'il aurait pu faire, tous les sacrements qu'il aurait pu rece-voir pendant sa vie. Combien de fois de plus, il aurait pu recevoir son Corps et son Sang, s'il avait voulu mener une vie plus sainte. Jésus-Christ lui demandera
même compte de toutes les fois qu'il a eu la pensée de faire quelques bonnes actions et qu'il ne les a pas faites. Que de prières, que de saintes messes ! que de con-fessions ! que de pénitences ! que de devoirs de charité il aurait pu rendre au prochain ! que de privations dans ses repas, dans ses visites ! Que de visites de plus il aurait pu faire au Saint-Sacrement les saints jours de dimanche. Hélas ! que de bonnes œuvres manquées, sur lesquelles nous subirons un jugement ! Jésus-Christ demandera même compte de tout le bien que les bons exemples auraient fait faire aux autres. Ah ! grand Dieu, où en serons-nous ?

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Saint Curé d'Ars (les dangers du monde)

28 Octobre 2008, 23:21pm

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Extrait d'un de ses sermons.

– Je dis 2° que vous devez fuir le monde autant que vous le pourrez, parce que son langage et sa ma-nière de vivre sont entièrement opposés à ce que doit faire un bon chrétien, c'est-à-dire une personne qui cherche les moyens les plus sûrs pour aller au ciel. Demandez à Sainte Marie Égyptienne qui quitta le monde et passa sa vie au fond d'un affreux désert ; elle vous dira qu'il est impossible de pouvoir sauver son âme et plaire à Dieu si l'on ne fuit pas le monde ; car partout l'on n'y trouve que pièges et embûches ; et, comme il est opposé à Dieu, il faut absolument le mépriser et le quitter pour jamais. Où avez-vous entendu des mauvaises chansons, les propos les plus infâmes, qui vous donnent une infinité de mauvaises pensées et de mau-vais désirs ? N'est-ce pas dans ce moment où vous vous êtes trouvé dans cette compagnie de libertins ? Qui vous a fait faire des jugements téméraires ? N'est-ce pas en entendant parler du prochain dans la compagnie de ce médisant ? Qui vous a donné l'habitude de faire des regards ou des touchements abominables sur vous ou sur d'autres ? N'est-ce pas depuis que vous avez fréquenté cet impudique ? Quelle est la cause que vous ne fréquen-tez plus les sacrements ? N'est-ce pas depuis que vous allez avec cet impie, qui a tâché de vous faire perdre la foi, en vous disant que tout ce que le prêtre vous disait, c'étaient des bêtises ; que la religion n'était que pour retenir les jeunes gens ; que l'on était des imbéciles d'aller conter à un homme ce qu'on avait fait ; que tous ceux qui sont instruits se moquent de tout cela, c'est-à--dire, jusqu'à la mort ; ensuite ils avoueront qu'ils se sont trompés . Eh bien ! mon ami, sans cette mau-vaise compagnie, auriez-vous eu tous ces doutes ? Non, sans doute. Dites-moi, ma sœur, depuis quel temps est-ce que vous avez tant de goût pour les plaisirs, les danses, les bals, les rendez-vous, les parures mondaines ? N'est-ce pas depuis le moment que vous avez fréquenté cette jeune fille mondaine, qui n'est pas encore con-tente d'avoir perdu sa pauvre âme et qui a perdu la vôtre ? Dites-moi, mon ami, combien y a-t-il de temps que vous fréquentez les cabarets, les jeux ? N'est-ce pas depuis l'instant que vous avez connu ce débauché ? Dites-moi depuis quel temps l'on vous entend vomir toute sorte de jurements et de malédictions ? N'est-ce pas depuis que vous êtes en condition chez ce maître dont la bouche et le gosier crie et n'est
qu'un tuyau d'abomination ?
Oui, M.F., au jour du jugement, chaque libertin verra l'autre libertin lui demander son âme, son Dieu et son paradis. Ah ! malheureux, se diront-ils les uns aux autres, rends-moi mon âme que tu m'as perdue, et rends-moi le ciel que tu m'as ravi. Malheureux, où est mon âme ? Arrache-la donc de l'enfer où tu me jettes. Ah ! sans toi, je n'aurais pas commis ce péché qui me damne. Non, non, je ne le connaissais pas. Non, non, jamais je n'aurais eu cette pensée ; ah ! ce beau ciel que tu m'as fait perdre ! Adieu, beau ciel que tu m'as ravi ! Oui, chaque pécheur se jettera sur celui qui lui a donné mauvais exemple, et qui l'a porté le premier au péché. « Ah ! dira-t-il, plût à Dieu que je ne t'aie jamais connu ! Ah ! si du moins j'étais mort avant de te voir, je serais dans l’enfer et jamais je n'irai... Adieu, beau ciel, je t'ai perdu pour bien peu de chose !... » Non, M.F., non, ja-mais vous ne persévérerez dans la vertu si vous ne fuyez les compagnies du monde ; vous aurez beau vouloir vous sauver, vous ne laisserez pas d'être damnés. Ou l'enfer, ou la fuite ; point de milieu. Choisissez lequel des deux vous voulez prendre. Dès qu'une jeune fille ou un jeune homme suit ses plaisirs, fille et jeune homme réprou-vés... Vous aurez beau dire que vous ne faites point de mal, que peut-être je suis scrupuleux. Moi je vous dis que vous en viendrez toujours là, qu'un jour vous serez en enfer, si vous ne changez pas ; non seulement vous le verrez, mais, de plus, vous le sentirez. Tirons le voile, M.F., et passons à un autre sujet.

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Dimanche : "quiconque fera un travail ce jour-là sera puni de mort"

28 Octobre 2008, 16:20pm

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Exode 31, 15 (Ancien Testament)
On travaillera six jours; mais le septième jour sera un jour de repos complet, consacré à Yahweh. Quiconque fera un travail le jour du sabbat sera puni de mort. 

Exode 35, 2
Tu travailleras six jours, mais le septième sera pour vous un jour consacré; un jour de repos complet en l'honneur de Yahweh. Quiconque fera un travail ce jour-là sera puni de mort.

Exode 20, 8-11
8 Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
9 Pendant six jours tu travailleras, et tu feras tout ton ouvrage.
10 Mais le septième jour est un sabbat consacré à Yahweh, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
11 Car pendant six jours Yahweh a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi Yahweh a béni le jour du sabbat et l'a sanctifié.


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Lire la Bible

28 Octobre 2008, 16:03pm

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"Il faut que la foi et la spiritualité de l'Eglise redeviennent celles qu'avaient les apôtres de Jésus"
Lala

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Lire la Bible à la lumière de la Tradition

28 Octobre 2008, 16:00pm

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Divination, superstitions, évocateurs, sorciers, morts...

28 Octobre 2008, 15:39pm

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Deutéronome (Ancien Testament)

Chapitre 18, 1-22 

1 Les prêtres lévitiques, la tribu entière de Lévi, n'auront ni part ni héritage avec Israël; ils se nourriront des sacrifices de Yahweh faits par le feu et de son héritage.
2 Ils n'auront point d'héritage au milieu de leurs frères; Yahweh est leur héritage, comme il leur a dit.
3 Voici quel sera le droit des prêtres sur le peuple, sur ceux qui sacrifieront un boeuf ou une brebis: on donnera au prêtre l'épaule, les mâchoires et l'estomac.
4 Tu lui donneras les prémices de ton blé, de ton vin nouveau et de ton huile, et les prémices de la toison de tes brebis;
5 car c'est lui que Yahweh, ton Dieu, a choisi d'entre toutes les tribus pour se tenir devant Yahweh et faire le service au nom de Yahweh, lui et ses fils, à toujours.
6 Si un lévite quitte l'une de tes villes, le lieu quelconque du territoire d'Israël où il demeure, pour venir, selon tout le désir de son âme, au lieu qu'aura choisi Yahweh,
7 et qu'il fasse le service au nom de Yahweh, son Dieu, comme tous ses frères les lévites qui se tiennent là devant Yahweh,
8 il aura pour sa nourriture une portion égale à la leur, indépendamment des produits de la vente de son patrimoine.
9 Quand tu seras entré dans le pays que te donne Yahweh, ton Dieu, tu n'apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là.
10 Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer par le feu son fils ou sa fille, qui s'adonne à la divination, au augures, aux superstitions et aux enchantements,
11 qui ait recours aux charmes, qui consulte les évocateurs et les sorciers, et qui interroge les morts.
12 Car tout homme qui fait ces choses est en abomination à Yahweh, et c'est à cause de ces abominations que Yahweh, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi.
13 Tu seras intègre avec Yahweh, ton
14 Dieu. Car ces nations que tu vas chasser écoutent les augures et les devins; mais à toi, Yahweh, ton Dieu, ne le permet pas.
15 Yahweh, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète tel que moi: vous l'écouterez.
16 C'est ce que tu as demandé à Yahweh, ton Dieu, en Horeb, le jour de l'assemblée, en disant: «Que je n'entende plus la voix de Yahweh, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, de peur de mourir.»
17 Yahweh me dit: «Ce qu'ils ont dit est bien.
18 Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète tel que toi; je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai.
19 Et si quelqu'un n'écoute pas mes paroles qu'il dira en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte.
20 Mais le prophète qui s'enorgueillira jusqu'à dire en mon nom une parole que je ne lui aurai pas commandé de dire, ou qui parlera au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra.»
21 Que si tu dis dans ton coeur: «Comment reconnaîtrons-nous la parole que Yahweh n'aura pas dite?»...,
22 quand le prophète aura parlé au nom de Yahweh, si ce qu'il a dit n'arrive pas et ne se réalise pas, c'est là la parole que Yahweh n'a pas dite; c'est par l'orgueil que le prophète l'a dite: tu n'auras pas peur de lui.


Beaucoup trop encore font usage des cartes, d'horoscope, parlent avec les morts (spiritisme), font appel à des sorciers... cela n'est pas de Dieu.
Dieu le dit Lui-même : "car tout homme qui fait ces choses est en abomination à Yahweh" (verset 12)
Alors ne contristons pas le coeur de Dieu, ne faisons pas ce qu'Il nous dit de ne pas faire.
Soyons dans le chemin de la vérité, celui de Dieu.

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Demande de prières pour François

28 Octobre 2008, 14:53pm

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Demande de prières,
s'il vous plait.

François
a besoin de l'aide du Ciel.

François souffre, beaucoup,
prions pour que le Seigneur Lui vienne en aide, ainsi que Marie, et le Ciel tout entier,
afin qu'il trouve paix, bonheur, espérance.

Seigneur, Vous ne pouvez restez insensible aux souffrances de François.
Marie, notre Mère, Marie Reine des Anges, priez et incercédez pour François.
Jésus, Marie, vous êtes à côté de chacun de vos enfants qui souffre,
quelque soit ses souffrances,
parce que vous aimez, et ne faites qu'aimer.
Je vous demande, à tous les deux, mon doux Jésus, et ma douce Reine des Anges,
la grâce de venir en aide à François. S'il vous plait.
Amen.

(chacun peut exprimer sa prière comme il l'a sent, comme il le souhaite, mais je tiens à préciser qu'il faut beaucoup prier pour François, parce qu'il souffre, et que nous pouvons pas rester insensible aux souffrances des âmes, parce qu'il est de notre devoir de leur venir en aide, avec les moyens que nous avons. Simplement, humblement, mais sincèrement)

Courage François, courage.

Votre soeur,
Véronique J.

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Demande de prière pour Amicie

28 Octobre 2008, 14:48pm

Publié par lala

Des nouvelles d'Amicie.
Rappelez-vous, je vous avais demandé de prier pour cette petite fille de deux ans,
tombée dans une piscine et qui était dans le coma.
je viens de recevoir ce message :

chers amis,
voici les dernières nouvelles de la petite Amicie qui est tombée dans la piscine le 30 août.
Les médecins sont surpris de cette évolution positive assez rapide.
Vos prières ont portés leurs fruits.
Merci à tous et à toutes.
Et continuons donc comme la famille notre demande auprès du Ciel.
Unions de prières.

Que le Seigneur soit béni à jamais, quelle bonté Il nous offre, que de grâces, que sa Miséricorde est infinie ...
Remerçions le Seigneur de toutes ces grâces, et continuons de prier.

Véronique J.


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