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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Se préparer à Pâques - Semaine sainte

31 Mars 2015, 20:57pm

Publié par Véronique

Se préparer à Pâques - Semaine sainte

Se préparer à Pâques avec Sainte Thérèse d'Avila

Semaine sainte : se livrer à l'amour de Jésus

Nous voici aux portes de la grande semaine : nous y entrerons après avoir célébré demain 28 mars le 500° anniversaire de sainte Thérèse. Avec elle nous serons prêts pour suivre Jésus pas à pas et accueillir la vie de Dieu. Deux figures nous accompagneront : Marie de Béthanie et Pierre. N'ayons pas peur, fixons nos regards sur Celui qui nous a tant aimés et livrons-nous à son amour !

Nous allons entrer dans la semaine sainte, la semaine décisive de la vie de Jésus sur terre. Elle s’ouvre par la fête des Rameaux où Jésus est acclamé comme roi. Mais Jésus surprend nos attentes humaines en se présentant à dos d’âne. Ce n’est pas un roi puissant chevauchant sa monture guerrière mais un roi pacifique qui s’avance vers Jérusalem. On l’accueille comme un roi, on étend des manteaux et des rameaux sous ses pieds, selon un geste qui manifeste l’allégeance. Pourtant quelques jours plus tard les mêmes personnes lui cracheront au visage. Malheur aux vaincus, à l’homme sans pouvoir, sans prestance. Surtout malheur à celui qui trompe les attentes humaines. Malgré tout Jésus s’avance vers sa destinée, libre des regards posés sur lui. Il s’avance à mains nues car son message est tout autre.

Qu’est-ce qui pousse ainsi le Christ à s’offrir ? Thérèse a compris par expérience que c’était son amour pour l’humanité. Ce n’est pas un amour général et vague qui en définitive ne s’adresserait à personne. C’est son amour pour chacun de nous. Christ vient ressusciter notre cœur pour y déployer sa vie et il le révèle à Thérèse : « Sa Majesté l’a dit ainsi à la Cène: ‘J’ai désiré avec ardeur’ (Lc 22,15). Comment, Seigneur, n’avez-vous pas envisagé la douloureuse mort dont vous alliez mourir, si pénible, si effrayante? ‘Non, car mon grand amour, mon désir du salut des âmes, surpassent incomparablement ces peines; celles, immenses, que j’ai endurées et que j’endure depuis que je suis sur terre sont assez grandes pour que les autres soient néant en comparaison.’ » (5° Demeures 2,13)

Écouter en résumé la dynamique de la semaine (5min17) : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=1751372f7a

Télécharger le contenu de la semaine sainte " Se livrer à l'amour de Jésus " sous 3 formats : Smartphone, Ordinateur, Texte seul (au choix) : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=1751372f7a

 

 

Retrouvez ici le message précédent :

Mercredi des Cendres.Introduction : ouvrir la grotte de son cœur : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=c669fc0c42

1ère semaine du Carême. choisir la vie : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b9e5a5b429

2ème semaine du Carême. aller à la source de l'amour : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=f302e94664

3ème semaine du Carême. Libérer sa capacité d'aimer : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b380a12a4e

4ème semaine du Carême. Devenir humble : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=2f8ad6801e

5ème semaine du Carême. Prendre le large : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=e7339919e1

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L’extraordinaire leçon de foi d’une fillette irakienne

31 Mars 2015, 20:47pm

Publié par Véronique

Myriam a 10 ans, elle est chrétienne, et a été chassée de Qaraqosh avec toute sa famille par les jihadistes de l’État islamique. Interviewée au sein du camp où ils sont réfugiés, elle révèle une maturité humaine et spirituelle incroyable. Que ressent-elle vis-à-vis de ceux qui leur rendent la vie si difficile ? « Je ne leur veux aucun mal, je souhaite que Dieu leur pardonne. » Et elle, peut-elle leur pardonner ? Son « oui » fuse sans aucune hésitation. À méditer…

Source : http://www.famillechretienne.fr/societe/monde/l-extraordinaire-lecon-de-foi-d-une-fillette-irakienne-162365

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Medjugorje – Messages de la Vierge Marie du mois de Mars 2015

30 Mars 2015, 21:19pm

Publié par Véronique

Message du 23 mars 2015

«Chers enfants ! Vous êtes ma force. Vous, mes apôtres, qui, par votre amour, votre humilité et votre silence dans la prière, faites en sorte que mon Fils soit connu. Vous vivez en moi. Vous me portez dans votre cœur. Vous savez que vous avez une Mère qui vous aime et qui est venue pour apporter l'amour. Je vous regarde dans le Père Céleste, je regarde vos pensées, vos douleurs, vos souffrances, et je les offre à mon Fils. N'ayez pas peur, ne perdez pas espoir, car mon Fils écoute sa Mère. Depuis qu'il est né, il aime, et je désire que tous mes enfants connaissent cet amour. Je désire que reviennent à Lui tous ceux qui l'ont quitté à cause de leur douleur et de l'incompréhension, et que le connaissent tous ceux qui ne l'ont jamais connu. C'est pour cela que vous êtes ici, mes apôtres, et que moi, comme Mère, je suis avec vous. Priez pour avoir une foi ferme car d'une foi ferme viennent amour et miséricorde. Par l'amour et la miséricorde, vous aiderez tous ceux qui n'ont pas conscience de choisir les ténèbres au lieu de la lumière. Priez pour vos bergers car ils sont la force de l'Eglise que mon Fils vous a laissée. Par mon Fils, ils sont les bergers des âmes. Je vous remercie. »

 

Message du 25 mars 2015

« Chers enfants, aujourd’hui encore, le Très-Haut me permet d‘être avec vous et de vous guider sur le chemin de la conversion. Beaucoup de cœurs se sont fermés à la grâce et se sont rendus sourds à mon appel. Vous, petits-enfants, priez et battez-vous contre les tentations et tous les mauvais plans que le Diable vous offre à travers le modernisme. Soyez forts dans la prière et, la croix en mains, priez pour que le mal ne vous utilise pas et qu’il ne soit pas victorieux en vous. Je suis avec vous et je prie pour vous. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

 

Message du 18 mars 2015 (Message annuel à Mirjana)

La voyante Mirjana Dragicevic-Soldo a eu des apparitions quotidiennes du 24 juin 1981 au 25 décembre 1982. Lors de la dernière apparition quotidienne, lui ayant confié le 10ème secret, Notre Dame lui a dit qu’elle allait lui apparaître une fois par an, le 18 mars. Il en a été ainsi toutes ces années. Plusieurs milliers de pèlerins se sont rassemblés pour la prière. L’apparition a commencée à 13:47 et a duré jusqu’à 13:53.

«Chers enfants ! De tout cœur je vous en prie, je vous supplie, enfants, purifiez vos cœurs du péché et élevez-les vers Dieu et vers la vie éternelle. Je vous en prie, soyez vigilants et ouverts à la vérité ! Ne permettez-pas que tout ce qui est de cette terre vous éloigne de la vraie connaissance du contentement (qu'il y a) dans la communion avec mon Fils. Je vous conduis sur le chemin de la vraie sagesse, car seulement avec la vraie sagesse connaîtrez-vous la vraie paix et le vrai bien. Ne perdez pas de temps à demander des signes au Père céleste, car Il vous a déjà donné le plus grand signe, qui est mon Fils. C'est pourquoi, mes enfants, priez pour que le Saint-Esprit puisse vous introduire à la vérité, vous aider à la connaître et pour qu'à à travers cette connaissance de la vérité vous puissiez être Un avec le Père Céleste et avec mon Fils. C'est cela la vraie connaissance qui donne le bonheur sur la terre et qui ouvre la porte de la vie éternelle et de l'amour sans limite. Je vous remercie. »

 

 

Message du 30 mars 2015

«Priez, chers enfants, et ayez davantage confiance en moi parce que je suis ici avec vous pour vous aider et pour vous guider sur une nouvelle route vers une vie nouvelle. C'est pourquoi, chers petits-enfants, écoutez et vivez ce que je vous dis parce que ce sera important pour vous, quand je ne serai plus avec vous, de vous souvenir de mes paroles, de tout ce que je vous ai dit.»

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Rameaux - L'admiration d'un peuple pour Jésus (Mc 11, 1-10) / Michel-Marie Zanotti-Sorkine

30 Mars 2015, 21:04pm

Publié par Véronique

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Prédication - Dimanche 22 mars 2015 - Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

27 Mars 2015, 12:08pm

Publié par Véronique

Dimanche 22 mars 2015 - Ve dimanche de Carême

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jn XII, 20-33

Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? — Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre ; d'autres disaient : « C'est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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9 mois de prière pour la France

27 Mars 2015, 12:03pm

Publié par Véronique

Méditation de Mgr Pascal Ide

Monseigneur Pascal IdeEt si l’on parlait patriotisme…

 

Et si l’on parlait de notre patrie, la France ? Mais quel rapport avec le dimanche des Rameaux, que nous célébrons dimanche? Pour le comprendre, je vous propose d’abord trois petits exercices.

Premier exercice. En lisant la première phrase, en lisant le mot « patrie », que ressentez-vous ? Je dis bien « ressentez » et non pas « pensez ». Quelle émotion surgit en vous ? Souffrance, espérance, reconnaissance ? Peut-être un peu des trois ? Peut-être une autre.

Deuxième exercice : qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique – vous savez ce trésor entreposé sur une étagère de votre bureau ? Une surprise vous attend. Le Catéchisme parle de l’amour de la patrie lorsqu’il traite du quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12) et non pas, par exemple, dans les commandements qui ont trait à la justice, comme le septième. Pourquoi ?

Les trois premiers commandements éclairent notre relation à Dieu. Le quatrième, lui,    « indique l’ordre de la charité [envers le prochain]. Dieu a voulu qu’après Lui, nous honorions nos parents à qui nous devons la vie et qui nous ont transmis la connaissance de Dieu ». Et il étend cet honneur et ce respect à « tous ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité ». S’il « s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, […] il concerne également les rapports » et les « devoirs […] des citoyens à l’égard de leur patrie » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2197-2199).

Une telle parole sera peut-être difficile à entendre par certains qui estiment que les représentants de la patrie, l’autorité politique, ne sont aujourd’hui pas dignes d’honneur et de respect. J’ouvre pour vous un autre livre, la Somme de théologie de saint Thomas d’Aquin. Celui-ci rapproche aussi l’attitude envers ses parents et l’attitude envers son pays. Il vaut la peine d’entendre la raison. Je traduis littéralement : « Les parents et la patrie sont les principes de notre être et de notre gouvernement : par les parents et en dans la patrie, nous sommes nés et nous sommes nourris » (II-IIae, q. 101, a. 1). Tout en les distinguant, l’Aquinate ne sépare pas nos parents et notre pays : des deux nous avons reçu. Et beaucoup reçu : si les premiers nous ont fait naître, tous deux nous « nourrissent », nous éduquent. Ainsi, le patriotisme n’a rien à voir avec un nationalisme étroit, c’est la piété filiale étendue à sa patrie. Souvent à notre insu, notre pays comme nos parents, ont joué et jouent un rôle immense et vital. Ne pensons pas trop vite à telle ou telle loi inique, ne nous polarisons pas sur le comportement désordonné de tel ou tel politique. Faisons d’abord mémoire de tout ce que nous avons reçu de notre patrie, à commencer par la langue française, notre riche histoire, nos œuvres d’art, nos paysages, nos institutions religieuses, etc. Et rien de tout cela ne serait sans la médiation des pouvoirs publics, sans le service souvent humble et efficace assuré par les communautés locales et régionales, sans une autorité qui, représentant la France, assure l’unité et un minimum de paix. Il suffit d’avoir visité certains pays dérégulés pour voir combien la défaillance radicale du politique entraîne toute la culture et jusqu’à la nature dans le chaos.

Certains résisteront encore, car ils souffrent trop de l’évolution de notre pays qui, pour eux, rime avec trahison. Ici, l’argumentation est utile, la méditation l’est encore davantage. Pour cela, je vous propose un troisième exercice. Il permettra de répondre aussi à une objection : en déplaçant et en élargissant le sens du patriotisme, ne suis-je pas en train de le transformer en une vertu passéiste ? Cet exercice est inspiré par ce que saint Ignace de Loyola estimait être le couronnement de ses Exercices spirituels : « la contemplation pour éveiller en nous l’amour spirituel » (n. 230-237). Appliquons-le à notre sujet et, pourquoi pas, faisons-en l’objet de notre prière aujourd’hui, cette semaine :   « contemplation pour éveiller [ou réchauffer] en nous l’amour de la France ». 1. Me rappeler les bienfaits que je dois à mon pays, énumérer les dons particuliers que j’en ai reçus et que je reçois, peser intérieurement l’amour qui en est la source. 2. Ceci très bien considéré, je rentrerai en moi-même et je me demanderai quel doit être mon rôle et ce que je répondrai en retour et avec quel amour, par exemple dans une intercession fidèle, par une parole qui, sans perdre son sens critique (mais est-ce envisageable pour un Français ?!), n’oublie pas tout le bien qu’il doit à son pays. Rien de moins nostalgique et misonéiste que l’amour de notre pays !

Alors, quelle relation avec le dimanche des Rameaux ? « La turba è mobile », « la foule est changeante »… La liturgie de ce jour nous fait méditer sur un fait cruel : celui qu’elle acclame, demain elle demandera sa crucifixion. Peu importe ici que ce soit ou non les mêmes personnes qui louent et hurlent à la mort (cf. Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth, II, p. 21-22). La foule, c’est-à-dire moi. Avant d’être aveugle, elle est, je suis amnésique, donc ingrat(e).

Ici, nous ne sommes plus seulement dans l’ordre de la justice ou de la piété, mais dans l’ordre de l’amour. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2239).

Pascal Ide

 

Source : http://www.laneuvaine.fr/meditation-de-mgr-pascal-ide/

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9 mois de prière pour la France

27 Mars 2015, 11:55am

Publié par Véronique

Méditation de Mgr Pascal Ide

Monseigneur Pascal IdeEt si l’on parlait patriotisme…

 

Et si l’on parlait de notre patrie, la France ? Mais quel rapport avec le dimanche des Rameaux, que nous célébrons dimanche? Pour le comprendre, je vous propose d’abord trois petits exercices.

Premier exercice. En lisant la première phrase, en lisant le mot « patrie », que ressentez-vous ? Je dis bien « ressentez » et non pas « pensez ». Quelle émotion surgit en vous ? Souffrance, espérance, reconnaissance ? Peut-être un peu des trois ? Peut-être une autre.

Deuxième exercice : qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique – vous savez ce trésor entreposé sur une étagère de votre bureau ? Une surprise vous attend. Le Catéchisme parle de l’amour de la patrie lorsqu’il traite du quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12) et non pas, par exemple, dans les commandements qui ont trait à la justice, comme le septième. Pourquoi ?

Les trois premiers commandements éclairent notre relation à Dieu. Le quatrième, lui,    « indique l’ordre de la charité [envers le prochain]. Dieu a voulu qu’après Lui, nous honorions nos parents à qui nous devons la vie et qui nous ont transmis la connaissance de Dieu ». Et il étend cet honneur et ce respect à « tous ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité ». S’il « s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, […] il concerne également les rapports » et les « devoirs […] des citoyens à l’égard de leur patrie » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2197-2199).

Une telle parole sera peut-être difficile à entendre par certains qui estiment que les représentants de la patrie, l’autorité politique, ne sont aujourd’hui pas dignes d’honneur et de respect. J’ouvre pour vous un autre livre, la Somme de théologie de saint Thomas d’Aquin. Celui-ci rapproche aussi l’attitude envers ses parents et l’attitude envers son pays. Il vaut la peine d’entendre la raison. Je traduis littéralement : « Les parents et la patrie sont les principes de notre être et de notre gouvernement : par les parents et en dans la patrie, nous sommes nés et nous sommes nourris » (II-IIae, q. 101, a. 1). Tout en les distinguant, l’Aquinate ne sépare pas nos parents et notre pays : des deux nous avons reçu. Et beaucoup reçu : si les premiers nous ont fait naître, tous deux nous « nourrissent », nous éduquent. Ainsi, le patriotisme n’a rien à voir avec un nationalisme étroit, c’est la piété filiale étendue à sa patrie. Souvent à notre insu, notre pays comme nos parents, ont joué et jouent un rôle immense et vital. Ne pensons pas trop vite à telle ou telle loi inique, ne nous polarisons pas sur le comportement désordonné de tel ou tel politique. Faisons d’abord mémoire de tout ce que nous avons reçu de notre patrie, à commencer par la langue française, notre riche histoire, nos œuvres d’art, nos paysages, nos institutions religieuses, etc. Et rien de tout cela ne serait sans la médiation des pouvoirs publics, sans le service souvent humble et efficace assuré par les communautés locales et régionales, sans une autorité qui, représentant la France, assure l’unité et un minimum de paix. Il suffit d’avoir visité certains pays dérégulés pour voir combien la défaillance radicale du politique entraîne toute la culture et jusqu’à la nature dans le chaos.

Certains résisteront encore, car ils souffrent trop de l’évolution de notre pays qui, pour eux, rime avec trahison. Ici, l’argumentation est utile, la méditation l’est encore davantage. Pour cela, je vous propose un troisième exercice. Il permettra de répondre aussi à une objection : en déplaçant et en élargissant le sens du patriotisme, ne suis-je pas en train de le transformer en une vertu passéiste ? Cet exercice est inspiré par ce que saint Ignace de Loyola estimait être le couronnement de ses Exercices spirituels : « la contemplation pour éveiller en nous l’amour spirituel » (n. 230-237). Appliquons-le à notre sujet et, pourquoi pas, faisons-en l’objet de notre prière aujourd’hui, cette semaine :   « contemplation pour éveiller [ou réchauffer] en nous l’amour de la France ». 1. Me rappeler les bienfaits que je dois à mon pays, énumérer les dons particuliers que j’en ai reçus et que je reçois, peser intérieurement l’amour qui en est la source. 2. Ceci très bien considéré, je rentrerai en moi-même et je me demanderai quel doit être mon rôle et ce que je répondrai en retour et avec quel amour, par exemple dans une intercession fidèle, par une parole qui, sans perdre son sens critique (mais est-ce envisageable pour un Français ?!), n’oublie pas tout le bien qu’il doit à son pays. Rien de moins nostalgique et misonéiste que l’amour de notre pays !

Alors, quelle relation avec le dimanche des Rameaux ? « La turba è mobile », « la foule est changeante »… La liturgie de ce jour nous fait méditer sur un fait cruel : celui qu’elle acclame, demain elle demandera sa crucifixion. Peu importe ici que ce soit ou non les mêmes personnes qui louent et hurlent à la mort (cf. Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth, II, p. 21-22). La foule, c’est-à-dire moi. Avant d’être aveugle, elle est, je suis amnésique, donc ingrat(e).

Ici, nous ne sommes plus seulement dans l’ordre de la justice ou de la piété, mais dans l’ordre de l’amour. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2239).

Pascal Ide

Source : http://www.laneuvaine.fr/meditation-de-mgr-pascal-ide/

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Se préparer à Pâques - 5ème semaine de carême

25 Mars 2015, 22:14pm

Publié par Véronique

Se préparer à Pâques - 5ème semaine de carême

Se préparer à Pâques avec Sainte Thérèse d'Avila

Semaine 5 : prendre le large

Avec ce 5° dimanche, nous entrons dans une nouvelle phase du carême, orientée vers la pâques de Jésus. Après les combats et les libérations, c'est l'heure de l'audace de l'amour et des grands désirs : nous découvrirons avec Thérèse les horizon nouveaux qui s'offrent à nous. C'est le moment de nous y engager à la suite de Jésus ! En route !

 

« Je mettrai ma loi dans leur cœur » (Jr 31,31-34). Cette promesse a été accomplie dans le Christ quand il nous livra l’Esprit Saint lors de sa pâque. Jésus n’a pas fui sa passion mais il s’est fait obéissant, acceptant de mourir pour porter du fruit (Jn 12,20-33) : il a éprouvé les limites propres à toute humanité, avec l’angoisse et la peur devant la mort. Par là il nous donne accès à un monde nouveau, celui de la grâce (He 5,7-9). C’est par amour pour nous que Jésus vécut cela. Et c’est bien cet amour libérateur qui nous permet de prendre le large dans nos vies ! (…) Dieu vient pour nous donner accès à de larges espaces ! N’est-ce pas un appel à la confiance ? Sur ce chemin, il ne s’agit pas tant d’avoir confiance en soi, en ses capacités ou ses valeurs. Ce n’est pas d’une construction seulement humaine qu’il s’agit, mais d’un édifice spirituel. Il s’agit d’accueillir pas moins que Dieu. En fait ce serait même un danger que de compter sur ses propres forces. Trop s’appuyer sur soi montrerait que l’on se connaît bien mal, manifester une certaine présomption. Tôt ou tard nous serons confrontés à nos limites, aussi puissants soyons-nous. Ici, tout en s’engageant totalement, il s’agit d’apprendre à vivre dans la foi et à se laisser saisir par un amour plus grand…

Écouter en résumé la dynamique de la semaine (3min49) : http://www.carmes-paris.org/careme2015s5/

Télécharger le contenu de la semaine " Prendre le large " sous 3 formats : Smartphone, Ordinateur, Texte seul (au choix) : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=e7339919e1

Retrouvez ici le message précédent :

Mercredi des Cendres.Introduction : ouvrir la grotte de son cœur : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=c669fc0c42

1ère semaine du Carême. choisir la vie : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b9e5a5b429

2ème semaine du Carême. aller à la source de l'amour : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=f302e94664

3ème semaine du Carême. Libérer sa capacité d'aimer : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b380a12a4e

4ème semaine du Carême. Devenir humble : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=2f8ad6801e

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25 mars : Solennité de l'Annonciation de l'Ange Gabriel à Marie.

25 Mars 2015, 12:38pm

Publié par Véronique

Marie-Annonciation-Ange-Gabriel.jpgEvangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous; [vous êtes bénie entre les femmes]. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

 

 

 

 

Commentaire de Saint Bède le Vénérable (v.673-735), moine, docteur de l'Église
Homélies pour l'Avent, n°3 ; CCL 122, 14-17 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 170)

« Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin »

      « L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. » Ce qui est dit de la maison de David ne concerne pas seulement Joseph, mais aussi Marie. Car la Loi prescrivait que chacun devait épouser une femme de sa tribu et de sa famille, au témoignage de l'apôtre Paul, qui écrit à Timothée : « Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d'entre les morts, voilà mon évangile » (2Tm 2,8)...

      « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. » Le trône de David désigne ici le pouvoir sur le peuple d'Israël, que David gouverna en son temps avec un zèle plein de foi... Ce peuple, que David dirigea par son pouvoir temporel, le Christ va l'entraîner par une grâce spirituelle vers le royaume éternel...

      « Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob. » La maison de Jacob désigne l'Église universelle qui, par la foi et le témoignage rendus au Christ, se rattache à la destinée des patriarches, soit chez ceux qui ont tiré leur origine charnelle de leur souche, soit chez ceux qui, nés charnellement d'une autre nation, sont renés dans le Christ, par le baptême dans l'Esprit. C'est sur cette maison de Jacob qu'il régnera éternellement : « et son règne n'aura pas de fin ». Oui, il règne sur elle dans la vie présente, lorsqu'il gouverne le coeur des élus où il habite, par leur foi et leur amour envers lui ; et il les gouverne par sa continuelle protection, pour leur faire parvenir les dons de la rétribution céleste ; il règne dans l'avenir, lorsque, une fois achevé l'état de l'exil temporel, il les introduit dans le séjour de la patrie céleste. Et là, ils se réjouissent de ce que sa présence visible leur rappelle continuellement qu'ils n'ont rien à faire d'autre que de chanter ses louanges.


 


 

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L'Annonciation (Le Secret du Carmel - Le scapulaire et la vie mariale)

25 Mars 2015, 12:35pm

Publié par Véronique

L’Annonciation

 

Nous pouvons donc en cette première étape de notre parcours rejoindre la Vierge dans sa maison de Nazareth en méditant l’évangile de l’Annonciation (Luc 1, 26-38). C’est en effet sous le signe de ce mystère qu’un grand nombre d’églises carmélitaines furent placées à l’origine.

 

Marie est là, seule, dans l’espérance du Messie attendu par Israël. Elle est silence pour accueillir la parole de l’ange, dans la disponibilité joyeuse de son cœur de croyante. Dans l’humilité et la virginité d’un cœur qui se reçoit à chaque instant de son Créateur et qui ne sait et ne veut dire que « Oui », « qu’il me soit fait selon ta parole ».

 

Concrètement, pour nous, cette vie cachée n’est pas si facile aujourd’hui. Les anges sont timides. Est-ce que le bruit qui remplit nos maisons mais plus encore nos esprits ne les tient pas trop souvent à distance ? Pour entrer dans se secret du Carmel que nous approchons, il peut être bon de retrouver le goût du calme, du silence. Se tenir là, tout simplement dans la joie d’exister, à l’image des étoiles du livre de Baruch : « Les étoiles brillent à leur poste, joyeuses : [le Seigneur] les appelle-t-il, elles répondent : Nous voici ! elles brillent avec joie pour leur Créateur. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. » (Ba 3, 34-36). Cela nous aidera à mettre à distance, au moins pour un temps, les médias, internet, une vaine curiosité de ce qui agite nos contemporains. Non pas pour les mépriser mais pour les retrouver plus profondément, en leur part d’éternité.

 

La solitude et le silence ont aussi un versant intérieur. Il s’agit de revenir à notre cellule intérieure, le lieu de la Présence de Dieu en nous, ce lieu source, ce lieu où nous recevons la vie à chaque instant.

 

Dieu parle au cœur de chacun. Il a quelque chose à nous dire d’intime, de personnel. Par là il nous manifeste son amour, sa confiance, sa prédilection. Pour nous disposer à accueillir ces mots d’amour de notre Créateur et pour les laisser prendre vie, chair en nous, il nous faut donc nous retirer à l’écart, dans le secret du cœur :

« Pour toi, quant tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là dans le secret. » (Matthieu 6, 6).

 

Il nous faut aimer, soigner cette intimité parce que c’est là que Dieu se découvre, se manifeste, se donne à nous. Notre Dieu est un Dieu caché, caché non pas dans les nuées, mais dans le fond de notre cœur, de notre âme comme aime à nous le rappeler saint Jean de la Croix :

« C’est parce qu’il [le Bien-Aimé] est caché et que tu ne te caches pas aussi pour le trouver et le sentir [que tu ne le trouves pas] ; car celui qui doit trouver une chose cachée doit se cacher lui-même et pénétrer jusqu’à l’endroit où elle est et, quand il l’a trouvée, il est caché comme elle. Donc, étant donné que ton Epoux bien-aimé est le trésor caché dans le champ de ton âme, pour lequel le sage marchand a donné tous ses biens (Mt 13, 44), il te faudra, pour le trouver, oublier tout ce qui t’appartient, t’éloigner de toutes les créatures, te cacher dans la retraire intérieure de ton esprit et, fermant sur tout la porte, c’est-à-dire renonçant à ta volonté en toutes choses, prier ton Père dans le secret (Mt 6, 6). Ainsi, restant cachée avec lui, tu le sentiras alors en secret, tu l’aimeras et tu en jouiras en secret, et tu prendras plaisir avec lui en secret, c’est-à-dire au-delà de toute parole det de tout sentiment. » (CSB 1,9)

 

 

 

 

LE SECRET DU CARMEL

 

Le scapulaire et la vie mariale

Editions du Carmel

 

 

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