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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Est-ce que je suis pour ou contre le mariage des homosexuels ?

29 Octobre 2012, 19:19pm

Publié par Véronique

Une question que l’on me pose : est-ce que je suis pour ou contre le mariage des homosexuels ?

Je suis contre le mariage des homosexuels.

Pourquoi ?

 Je ne condamne pas ni ne juge les homosexuels.

Les premières paroles de la Bible :

« Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… » (Genèse 1, 26)

« Et Dieu créa l’homme à son image… » (Genèse 1, 27)

« Soyez féconds, multipliez-vous… » (Genèse 1, 28).

Quelle est l’image de Dieu, si ce n’est l’Amour…

 Et comme dit le père Roger Paulin :

« Nous sommes des êtres de poussière et de souffle de sainteté de Dieu…

Rien n’est à négliger rien n’est à déprécier des œuvres du Seigneur dans ce que je suis comme être humain, dans ce que j’ai, dans ce que je possède, dans ce que j’ai reçu de Dieu… tout est à considérer comme une grande grâce de Dieu…

La vie c’est le plus grand don de Dieu…

La volonté de Dieu c’est que tu aies des enfants, et Il vient…

La volonté de Dieu c’est qu’être avec toi, couple marié devant la face de Dieu, c’est que tu l’aides à lui donner des enfants afin qu’il puisse donner la plénitude de bonheur qu’est de vivre en sa présence é-ter-ne-lle-ment…

Quand tu vas arriver au ciel… tu vas voir des enfants qui vont t’accueillir : « Merci papa maman de m’avoir donné la vie… je peux jouir de l’éternité  de bonheur avec mon Père du Ciel, avec Jésus mon Sauveur, avec la puissance du Saint-Esprit… »

Merci les parents d’avoir accueilli la vie ne vous… !

Dieu dit : « Merci !  Parce que tu me permets de rendre heureux un être humain. »

Dieu ne peut pas faire des humains sans nous…

Nous sommes co créateurs… »

Alors, par le mariage des homosexuels la volonté de Dieu n’est pas possible, c’est pour cela que je suis contre, et, cela ne répond pas à l’ordre de la Création puisque en elle tout a un ordre. Il est donc logique de comprendre aussi, que l’assistance médicale pour la procréation ne fait pas partie de la volonté de Dieu non plus.

Fraternellement

Véronique

 

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Medjugorje : message de la Vierge Marie du 25 octobre 2012.

29 Octobre 2012, 17:09pm

Publié par Véronique

Marie 233Medjugorje, Message, du 25 octobre 2012

« Chers enfants, aujourd’hui  je vous invite à prier à mes intentions. Renouvelez le jeûne et la prière, car Satan est malin et il attire beaucoup de coeurs au péché et à la perdition. Je vous appelle à la sainteté, petits enfants, et à vivre dans la grâce. Adorez mon Fils afin qu’il vous comble de sa paix et de son amour après lesquels vous languissez. Merci d’avoir répondu à mon appel.»

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22 octobre : fête du Bienheureux Jean-Paul II.

22 Octobre 2012, 06:01am

Publié par Véronique


Bienheureux Jean-Paul II
Pape
de 1978 à 2005
(1920-2005)

Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d'octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie. Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d'Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929. Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien Sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

Il fut baptisé le 20 juin 1920, dans l'église paroissiale de Wadowice, par le prêtre François Zak, fit sa Première Communion à neuf ans et reçut la Confirmation à dix-huit ans. Ses études secondaires près l'École Marcin Wadowita de Wadowice achevées, il s'inscrit en 1938 à l'Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre.

L'Université ayant été fermée en 1939 par l'occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l'usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d'échapper à la déportation en Allemagne.

À compter de 1942, ressentant l'appel au sacerdoce, il suivit les cours de formation du Séminaire clandestin de Cracovie. Il fut à la même époque l'un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine réouvert, et également à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon, jusqu'à son ordination sacerdotale à Cracovie le 1er novembre 1946 des mains du Cardinal Adam Stefan Sapieha.

Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du dominicain français, le P. Garrigou-Lagrange. Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l'œuvre de saint Jean-de-la-Croix (Doctrina de fide apud Sanctum Ioannem a Cruce). Durant ce séjour romain, il occupa son temps libre pour exercer son ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et aumônier des étudiants jusqu'en 1951 où il reprit ses études philosophiques et théologiques. En 1953, il soutint à l'Université catholique de Lublin une thèse intitulée « Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique catholique sur la base du système éthique de Max Scheler ». Il accéda ensuite à l'enseignement professoral de la théologie morale et d'éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Évêque titulaire d'Ombi et auxiliaire de Cracovie et, le 28 septembre suivant, il reçut la consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Eugeniusz Baziak, en la cathédrale du Wawel (Cracovie).

Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par Paul VI qui, le 26 juin 1967, l'éleva au cardinalat, du titre de S. Cesareo in Palatio, une diaconie élevée au rang presbytéral pro illa vice. Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit notamment une importante contribution à l'élaboration de la constitution Gaudium et spes, le Cardinal Wojtyła prit part à toutes les assemblées du Synode des Évêques.

Au cours du second Conclave de 1978, il fut élu Pape par les Cardinaux le 16 octobre et prit le nom de Jean-Paul II. Le 22 octobre, Jour du Seigneur, il entamait solennellement son ministère pétrinien de 263º successeur de l'Apôtre Pierre. Son pontificat de près de 27 années allait être l'un des plus longs de l'histoire de l'Église.

Jean-Paul II a exercé le ministère pétrinien avec un inlassable esprit missionnaire, prodiguant toutes ses énergies, poussé par la sollicitude pastorale envers toutes les Églises et par la charité ouverte à l'humanité tout entière. En vingt-six années de pontificat, le Pape Jean-Paul II a accompli 104 voyages apostoliques hors d'Italie et 146 visites dans ce pays. Comme Évêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse.

Plus qu'aucun de ses prédécesseurs, il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations : aux 1166 audiences générales du mercredi ont participé plus de 17.600.000 pèlerins, sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses [plus de 8 millions de pèlerins seulement au cours du Grand Jubilé de l'An 2000]; outre les millions de fidèles qu'il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde. Nombreuses sont les personnalités gouvernementales reçues en audience : il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d'État, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.

Son amour pour les jeunes l'a poussé à lancer en 1985 les Journées mondiales de la Jeunesse, et les 19 JMJ de son pontificat ont rassemblé des millions de jeunes dans diverses parties du monde. D'autre part, son attention à la famille s'est exprimée par la tenue de Rencontres mondiales des Familles entreprises à son initiative en 1994.

Il a promu avec succès le dialogue avec les juifs et avec les représentants des autres religions, les invitant parfois à des rencontres de prière pour la paix, en particulier à Assise.

Sous sa direction l'Église s'est approchée du troisième millénaire et a célébré le grand Jubilé de l'An 2000, selon les orientations indiquées dans la Lettre apostolique Tertio Millennio adveniente. Celle-ci s'est ensuite ouverte à la nouvelle époque, en recevant ses indications dans la Lettre apostolique Novo Millennio ineunte, dans laquelle il montrait aux fidèles le chemin de l'avenir.

Avec l'Année de la Rédemption, l'Année mariale et l'Année de l'Eucharistie il a promu le renouveau spirituel de l'Église.

Il a donné une impulsion extraordinaire aux canonisations et aux béatifications, pour montrer d'innombrables exemples de la sainteté d'aujourd'hui, qui soient un encouragement pour les hommes de notre temps. Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de béatification (1338 Bienheureux) et à 51 de canonisation (482 Saints). Il a proclamé Docteur de l'Église sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Il a considérablement élargi le Collège des Cardinaux, en en créant 231 en neuf Consistoires, plus un in pectore, dont le nom n'a jamais été révélé. Il a également présidé six réunions plénières du Sacré Collège.

Jean-Paul II a présidé quinze Synodes des Évêques : six Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994 et 2001), une générale extraordinaire (1985), huit spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998 [2] et 1999).

Au nombre de ses documents majeurs, on compte quatorze encycliques, quinze exhortations apostoliques, onze constitutions apostoliques et quarante-cinq lettres apostoliques.

Il a promulgué le Catéchisme de l'Église catholique, à la lumière de la Tradition, interprétée avec autorité par le Concile Vatican II. Il a également réformé les Codes de droit canonique latin et oriental, a créé de nouvelles institutions et réorganisé la Curie romaine.

À titre privé, en tant que Docteur, a également publié cinq livres : Entrer dans l'espérance (octobre 1994) ; Don et Mystère : en ce 50ème anniversaire de mon ordination sacerdotale (novembre 1996) ; Triptyque romain - Méditations poétiques (mars 2003) ; Levez-vous et allons ! (mai 2004) et Mémoire et Identité (février 2005).

Jean-Paul II est décédé au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37, tandis qu'on entrait déjà dans le Jour du Seigneur, Octave de Pâques et Dimanche de la Divine Miséricorde.

Les funérailles de Jean-Paul II se sont déroulées le 8 avril 2005, alors que depuis son décès plus de trois millions de fidèles étaient venus à Rome saluer sa dépouille, attendant jusqu'à 24 heures avant d'entrer dans la Basilique St. Pierre.

Le 28 avril, le nouveau Pape Benoît XVI a accordé la dispense des 5 années après la mort pour l'ouverture de la Cause en béatification-canonisation de Jean-Paul II. La procédure canonique a été ouverte le 28 juin suivant par le Cardinal Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a émané le décret fixant au 22 octobre la mémoire liturgique du bienheureux Jean-Paul II, inscrite au calendrier diocésain de Rome et de la Pologne.

 

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Le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels. Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes.

17 Octobre 2012, 12:59pm

Publié par Véronique

Lettre de Mgr Nicolas Brouwet : Le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels

Le 15 octobre 2012 - (E.S.M.) - Un projet de loi sera déposé pour autoriser le mariage des personnes homosexuelles et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. Mgr Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes nous livre quelques réflexions à ce sujet.

Mgr Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes

Lettre de Mgr Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes

Le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels

Le 15 octobre 2012 - E. S. M. - Dans quelques mois un projet de loi sera déposé pour autoriser le mariage des personnes homosexuelles et l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. J'aimerais vous livrer, comme pasteur du diocèse de Tarbes et Lourdes, quelques réflexions à ce sujet.

Avouons tout d'abord que les réalités dont nous sommes les plus certains sont les plus difficiles à justifier. Elles sont tellement évidentes qu'on n'a jamais pris le temps d'y réfléchir. Qu'un mariage concerne un homme et une femme, que des enfants aient besoin d'un père et d'une mère pour être éduqués nous semble tellement naturel qu'on peine à trouver des arguments pour les expliquer. Ce projet de loi est donc une occasion, pour l'Eglise et pour la société, d'aller plus loin et d'approfondir nos connaissances et nos convictions sur le mariage.

Une absence de débat

Or, sur cette question, il me semble qu'en France le débat n'a pas lieu. Toute prise de parole qui met en doute la légitimité du mariage entre personnes de même sexe est considérée comme une marque d'homophobie. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la discussion, lorsqu'elle commence, s'oriente-t-elle immédiatement sur les convictions homophobes ou homophiles des interlocuteurs ? Comme si ceux qui ne soutiennent pas ouvertement les comportements homosexuels n'avaient plus droit à la parole. Avons-nous donc perdu à ce point le sens de la délibération, du dialogue, de la confrontation pour que soit suspectée la possibilité même de chercher ce qui nous semble juste, bon, porteur d'avenir pour les individus et pour la société ? Il serait à l'honneur de notre démocratie qu'il puisse y avoir un véritable débat - et un débat public - sur ces questions.

Dans les conversations qui ont lieu actuellement dans les familles, entre amis ou entre collègues sur le sujet, un argument vient très vite suspendre la réflexion : certains connaissent des couples homosexuels et s'entendent bien avec eux ; certains connaissent aussi des jeunes élevés par un couple homosexuel et qui assument très bien une telle éducation. Souvent la conversation tourne court après de tels témoignages. Disons-le dès maintenant : dans le débat qui nous occupe, la question n'est pas de s'interroger sur ce que nous éprouvons face aux personnes homosexuelles ; elles sont respectables et doivent être respectées quoi que nous pensions de l'homosexualité. De ce point de vue un progrès a été fait au cours de ces dernières années pour faire cesser des attitudes et des paroles extrêmement blessantes à leur égard.

La question n'est pas non plus de nier que des enfants aient pu trouver leur équilibre personnel après avoir été élevés par des personnes de même sexe. On parle suffisamment du phénomène de résilience - c'est-à-dire de la capacité qu'a chacun à trouver son équilibre malgré les obstacles-pour comprendre que l'argument ne justifie pas à lui seul le vote d'une loi autorisant l'adoption des enfants par des personnes homosexuelles.

Ce n'est pas, par exemple, parce que des enfants ont été élevés par une mère seule, et qu'ils ont trouvé leur équilibre, qu'il faut recommander et institutionnaliser cette situation...
Tant que le débat se fera dans ces termes nous ne serons que dans les bons sentiments. On reproche parfois à l'Eglise son moralisme. Mais le sentimentalisme diffus dans lequel la question du « mariage pour tous » est traitée par bien des média ne fait pas honneur à la raison humaine : il ne suffit pas d'additionner des témoignages émouvants, souvent, d'ailleurs, en faveur exclusive des couples homosexuels, pour faire mûrir une réflexion en profondeur.

"Le mariage engage un homme et une femme qui s'aiment "

Il semble y avoir assez peu de travaux de juristes, de psychologues, d'éducateurs ou d'historiens sur la question du mariage des homosexuels et de l'adoption d'enfants par des couples de même sexe. Des professionnels sans parti pris parleront-ils ? En ont-ils même la liberté ? Accepteront-ils aussi de parler et d'écrire dans des revues scientifiques, même s'ils vont à contre-courant du discours médiatique ? Y aura-t-il une place faite pour des témoignages contradictoires ou la parole ne sera-t-elle donnée qu'à ceux qui militent pour ce projet de loi ?

Et dans nos familles ?

Pour certains d'entre vous ces questions doivent sembler bien théoriques. D'autres estiment peut-être qu'elles ne les concernent pas. Après tout, pensez-vous, si des personnes homosexuelles veulent se marier ou avoir des enfants, pourquoi devrait-on le leur interdire ? Ces questions sont en effet théoriques jusqu'au jour où votre fils, votre petite-fille, votre frère ou une de vos amies vous révélera qu'il (ou elle) va vivre avec une personne de même sexe. On se rend compte alors que la décision est prise ; chacun essaye alors d'ajuster son comportement comme il le peut. On accueille le couple pour un repas, pour une fête, ou pour des vacances. Mais souvent, quel malaise ! On ne sait pas quoi dire aux enfants ou aux jeunes de nos familles présents à cet événement. Soit on se tait en pensant que la tolérance justifie son silence. Soit on tente de se lancer dans des explications mais elles sont souvent confuses et insatisfaisantes. C'est précisément pour cela que je vous écris. Pour que nous osions faire face à ce malaise et à cette confusion.

Quelle est la question posée par le projet de loi sur le mariage et l'adoption pour les personnes homosexuelles ?

C'est celle du mariage et de la famille qui, lorsqu'ils constituent un foyer aimant, sont des fondements de notre vie sociale.

Le mariage comme réalité sociale

Le mariage engage un homme et une femme qui s'aiment. C'est-à-dire deux personnes possédant la même humanité, deux personnes totalement égales en dignité, mais dissemblables parce qu'elles sont de sexe différent. Chacune a sa manière de vivre son humanité : un homme ne pourra jamais comprendre totalement ce qu'est la féminité. Une femme ne pourra jamais saisir parfaitement la version masculine de l'humanité. Ce qui fonde notre vie sociale, c'est l'acceptation de ne pas pouvoir être l'humanité à soi tout seul ; c'est l'acceptation de cette différence sexuelle fondamentale qui fait que je ne peux prétendre me suffire à moi-même. Comme homme, j'ai besoin de la femme ; comme femme, j'ai besoin de l'homme. Il y aura toujours une part de mystère de l'humanité qui me sera inaccessible sauf si j'accepte de le recevoir du sexe opposé au mien.

Le consentement à cette différence sexuelle incontournable - chacun de nous naît homme ou femme et il naît aussi d'un homme et d'une femme - fonde le consentement à toutes les différences auxquelles je suis confronté dans mon existence. Accepterai-je ou non celui qui est différent de moi ? Parce qu'il vient d'une autre culture, parce qu'il est moins riche, parce qu'il est d'un tempérament plus vif, parce qu'il est plus doué ?... Cette différence sera-t-elle pour moi un enrichissement ou la vivrai-je comme une remise en cause insupportable de ce que je suis ?

Le mariage, dans lequel s'exprime un amour vivant et libre, est l'ouverture de l'homme et de la femme à ce monde-là. A un monde où j'accepte de ne pas être une totalité à moi tout seul pour construire, avec une personne de sexe différent, une société plurielle.

L'éducation des enfants dans la différence sexuelle

De ce mariage naissent des enfants. Pour qu'un enfant vienne au monde, il faut un homme et une femme. La fécondité biologique repose sur l'altérité sexuelle. La technologie actuelle peut évidemment cacher cette réalité, en inséminant une femme seule par exemple ; mais elle ne pourra jamais la contredire. Et si un enfant naît d'un homme et d'une femme, c'est parce qu'il a besoin de son père et de sa mère - un père et une mère qui s'aiment - pour s'ouvrir à cette différence sexuelle radicale, la comprendre et l'assumer. La famille est un lieu d'éducation à la vie sociale : on y vit avec des personnes de sexes différents, d'âges différents, de caractères différents. On y apprend à cohabiter, à faire ensemble des projets, à dialoguer, à se pardonner, à se connaître et à prendre soin de l'autre. Tout cela se fait dans le climat d'une différence sexuelle acceptée et vécue par le couple parental.

C'est pourquoi le mariage et la famille sont fondateurs pour notre vie en société. Parce que la famille a pour tâche d'éduquer au vivre ensemble ; et qu'elle repose sur un lien conjugal qui est un véritable projet social. En effet, le mariage n'est pas seulement la reconnaissance publique d'un sentiment de tendresse qui unit les époux : il est un engagement dans la durée à fonder un foyer et à élever des enfants pour construire, avec d'autres familles, la communauté politique à laquelle on appartient. Une société n'a d'avenir que si des familles stables regardent au-delà d'elles-mêmes, prennent leurs responsabilités dans la construction du monde, assurent le renouvellement des générations et éduquent à la vie sociale.

Le rôle de l'Etat

La famille est donc la première communauté dans laquelle l'individu est inclus de manière naturelle, c'est à dire sans qu'il le cherche : la personne humaine appartient de fait à une famille. C'est pourquoi la personne humaine et la famille ne tirent pas leur identité et leur légitimité de l'Etat. L'Etat est postérieur au mariage et à la famille, comme il est postérieur à la personne humaine. Voilà pourquoi il n'appartient pas à l'Etat, me semble-t-il, de définir ce que doivent être le mariage et la famille. Au contraire, il est à leur service. Il peut, certes, donner des droits à des personnes désirant vivre ensemble. Mais le pouvoir politique ne peut toucher à ces réalités fondamentales que sont le mariage et la famille sans abuser gravement de ses prérogatives. Il a en effet pour fonction d'assurer le vivre ensemble, pas de définir ou de redéfinir les catégories les plus élémentaires de la personne et de la société.

"par son projet de loi, le pouvoir politique se propose de changer en profondeur la définition du mariage"

Or par son projet de loi, le pouvoir politique se propose de changer en profondeur la définition du mariage. Il le réduit à un pacte privé entre deux personnes qui s'aiment sans s'interroger sur ce que ce changement va induire à la fois pour le renouvellement des générations dans l'ordre social et pour l'accueil de la différence sexuelle dans l'ordre symbolique. Certes il faut qu'il y ait de l'amour. Et cet amour est indispensable pour éduquer des enfants. Les personnes homosexuelles qui demandent le mariage sont capables d'un amour profond, généreux, sincère. Mais il faut aussi, pour fonder une famille et contribuer à la vie sociale, accepter de se confronter à la réalité, celle de la différence entre l'homme et la femme.

Affirmer que l'interdiction actuelle du mariage pour les personnes homosexuelles est une injustice qui leur est faite est une échappatoire. Le mariage concerne un homme et une femme. Dans toutes les civilisations et au cours de toute l'histoire. Jamais une culture n'a proposé un mariage entre deux personnes de même sexe. Les personnes homosexuelles ne sont donc pas concernées par le mariage. Elles font le choix de vivre autre chose. Mais si l'on change la définition du mariage en prétendant qu'il concerne deux personnes indépendamment de leur sexe, alors on en fait une injustice. Mais jusqu'où ira-t-on ?

Certains réclament déjà un mariage à plusieurs. Sur quel critère va reposer la nouvelle définition du mariage? Apparemment sur l'arbitraire du pouvoir politique. C'est cela qui est grave. L'Etat doit-il donner une reconnaissance institutionnelle à toutes les formes d'association, à toutes les formes de vie commune ?

La question de l'adoption

Une autre dérive me semble dangereuse dans ce projet de loi : c'est l'idée que l'on semble se faire de l'adoption. L'adoption a été rendue possible pour venir en aide à des enfants privés de leurs parents. On leur donnait ainsi une famille pour qu'ils puissent y trouver une affection, une éducation, un confort bien supérieurs à ce qu'ils pourraient trouver dans un orphelinat, par exemple, ou en étant laissés à eux-mêmes dans la rue. Beaucoup de couples ont ainsi accueilli un ou plusieurs enfants en plus des leurs. Certes, des couples atteints par la stérilité ont trouvé là un moyen de fonder une famille, ce qu'ils n'auraient pas pu faire autrement. Disponibles, généreux, désireux d'éduquer des enfants, ils se sont ouverts à l'adoption pour faire face à une situation imprévue, inattendue. Dans le projet de loi qui sera proposé, l'adoption ne sera plus d'abord un moyen d'aider des enfants mais une manière d'institutionnaliser un droit à l'enfant, ce qui est radicalement différent. Et contraire au respect de la personne qui n'est jamais un moyen pour satisfaire un désir, aussi fort soit-il.

Par ailleurs, comment organisera-t-on alors la répartition des enfants en attente de famille ? Quels seront les enfants qui auront droit à des parents de sexe différents et quels seront ceux qui seront confiés à un couple homosexuel ? Quelle justice peut-on garantir à ces enfants adoptés ?

L'homosexualité ne définit pas une identité

L'homosexualité ne constitue pas une identité ; on ne définit pas quelqu'un par ses désirs sexuels. On est homme ou femme et la société ne peut fonctionner que dans la reconnaissance de cette altérité et dans l'acceptation par chacun de son être sexué. A travers la « théorie du genre », on enseigne aujourd'hui aux jeunes de nos collèges et de nos lycées qu'ils sont déterminés dès leur naissance par une orientation sexuelle ; il serait utile de leur dire que l'attrait souvent passager pour quelqu'un du même sexe à l'adolescence - attrait qui va parfois jusqu'à une expérience sexuelle - ne constitue pas une orientation sexuelle et encore moins une identité. Prétendre le contraire c'est les tromper et les désespérer. La tâche des parents et des éducateurs n'est pas d'enfermer les jeunes mais de les rendre à eux-mêmes en leur faisant découvrir leur vocation, une vocation à bâtir le monde présent avec leurs richesses, leurs talents, leurs compétences personnelles.

Le projet de loi est-il un progrès ?

On dit que ceux qui sont opposés au projet de loi sur le mariage des personnes du même sexe vont contre le progrès. Toute la question est là : s'agit-il d'un progrès ou d'une régression ? Ce n'est pas parce qu'un projet est nouveau qu'il constitue forcément un progrès. Débattre, réfléchir, rechercher ensemble, c'est précisément s'interroger pour savoir si une idée nouvelle est une mode passagère ou un véritable pas en avant pour la personne et pour la société.

Ce débat aura-t-il lieu ?

Un évêque n'est pas un homme politique et c'est très bien ainsi. Mais il doit assumer les responsabilités qui lui ont été confiées. Et, dans la société actuelle, il peut contribuer à la réflexion surtout quand les enjeux sont aussi importants. N'ayons pas peur de parler et de chercher ensemble ce qui est vrai et juste pour chacun de nous et pour notre société.

Le 1er octobre 2012

+ Nicolas Brouwet
Evêque de Tarbes et Lourdes

Source

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Pour Cédric, 44 ans, atteint du cancer des os.

16 Octobre 2012, 21:24pm

Publié par Véronique

On m'a fait part de cette nouvelle ce soir.

Merci de vos prières pour Cédric et ses proches.

 

En union de prière fraternelle

Véronique

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Mobilisation en France le mardi 23 octobre 2012 (hommes habillés en noir, les femmes en blanc) : "Protégeons l'enfant !".

16 Octobre 2012, 20:48pm

Publié par Véronique

75 manifestations “Protégeons l’enfant !”

Alliance VITA lance une grande mobilisation dans 75 villes de France “Protégeons l’enfant”, le mardi 23 octobre 2012 entre 12h et 14h.

> Réservez votre date et rejoignez le mouvement le plus proche de vous pour soutenir et défendre la cause de l’enfant !

> Les lieux exacts des manifestations sont annoncés au fur et à mesure, au plus tard le 19 octobre.

Liste des villes

 

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Sainte Thérèse d'Avila, la sainte de l'amitié.

15 Octobre 2012, 07:45am

Publié par Véronique

DOCUMENTAIRE
Sainte Thérèse d'Avila, la sainte de l'amitié

Diffusé le 14/10/2009 / Durée 52 mn

<< ici >>

"Tout se fait avec amour, seul l'amour guérit", disait Thérèse d'Avila. "Un modèle de courage et d'abnégation", écriront ses contemporains. Tourné sur les lieux mêmes où, le 28 mars 1515, naquît Thérèse, où elle vécut puis mourut, le 4 octobre 1582, ce programme, enrichi de témoignages ainsi que de nombreuses images d'archive, nous invite à marcher sur les pas de "La Madre".

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Sainte Thérèse d'Avila

15 Octobre 2012, 07:35am

Publié par Véronique

LA FOI PRISE AU MOT (KTO)

Thérèse d'Avila

Diffusé le 12/10/2008 / Durée 52 mn

Avec l’intercession de la sainte, Docteur de l’Eglise et réformatrice du Carmel, Thérèse d’Avila (1515-1582), que l’Eglise fête le 15 octobre, Régis Burnet accueille en plateau : Julia Kristeva, écrivain et psychanalyste, auteur de « Thérèse mon amour » (Fayard), et le Père Philippe Hugelé, carme déchaux, directeur de l’Institut d’Etudes Thérésiennes.

pour voir la vidéo cliquer ici

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15 octobre 2012 : Fête de sainte Thérèse d'Avila

15 Octobre 2012, 07:30am

Publié par Véronique

 

SAINTE THÉRÈSE D'AVILA
Vierge
Réformatrice des Carmélites
Docteur de l'église catholique
(1515-1582)

     

 Sainte Thérèse naquit en Espagne, de parents nobles et chrétiens. Dès l'âge le plus tendre, un fait révéla ce qu'elle devait être un jour. Parmi ses frères, il y en avait un qu'elle aimait plus que les autres ; ils se réunissaient pour lire ensemble la vie des saints : « Quoi ! lui dit-elle, les martyrs verront Dieu toujours, toujours ! Allons, mon frère, chez les cruels Maures, et soyons martyrs nous aussi, pour aller au ciel. » Et, joignant les actes aux paroles, elle emmenait son petit frère Rodrigue ; ils avaient fait une demi-lieue, quand on les ramena au foyer paternel.

        Elle avait dès lors une grande dévotion à la Sainte Vierge. Chaque jour elle récitait le rosaire. Ayant perdu sa mère, à l'âge de douze ans, elle alla se jeter en pleurant aux pieds d'une statue de Marie et la supplia de l'accepter pour sa fille, promettant de la regarder toujours comme sa Mère.

        Cependant sa ferveur eut un moment d'arrêt. De vaines lectures, la société d'une jeune parente mondaine, refroidirent son âme sans toutefois que le péché mortel la ternît jamais. Mais ce relâchement fut court, et, une vive lumière divine inondant son âme, elle résolut de quitter le monde. Elle en éprouva un grand déchirement de cœur ; mais Dieu, pour l'encourager, lui montra un jour la place qu'elle eût occupée en enfer, si elle s'était attachée au monde.

        Elle devint la réformatrice de l'Ordre du Carmel et fut accompagnée de saint Jean de la Croix.

        Un séraphin vint un jour la percer du dard enflammé de l'amour divin : Jésus la prit pour épouse. Ses révélations, ses écrits, ses miracles, ses œuvres, ses vertus, tout est sublime à la même hauteur.

        Elle a notamment rédigé à la demande de ses supérieures : Le Château intérieur, Le Chemin de la perfection, Les Exclamations, Les Fondations.

 

LIENS :

- Les oeuvres de sainte Thérèse d'Avila

- Le Carmel en France : Thérèse d'Avila 

- Sainte Thérèse d'Avila : "Dieu : l'unique amour".

- Emission "Thérèse d'Avila", "La foi prise au mot" sur KTO

- Sainte Thérèse d'Avila, la sainte de l'amitié

- Notre-Seigneur Jésus-Christ favorisa Thérèse d'Avila de grâces particulières, notamment celle de la vision de l'Enfer

 

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Messe d'ouverture de l'année de la foi - Homélie du Pape Benoît XVI (+ vidéo)

14 Octobre 2012, 19:13pm

Publié par Véronique

MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNÉE DE LA FOI

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Place Saint-Pierre
Jeudi 11 octobre 2012

[Vidéo]
Galerie photographique

 

Vénérés frères
Chers frères et sœurs,

À 50 ans de l’ouverture du Concile Œcuménique Vatican II, c’est avec une joie profonde que nous inaugurons aujourd’hui l’Année de la foi. Je suis heureux de saluer toutes les personnes présentes, en particulier Sa Sainteté Bartholomée I, Patriarche de Constantinople, ainsi que Sa Grâce Rowan Williams, Archevêque de Canterbury. J’ai une pensée spéciale pour les Patriarches et les Archevêques majeurs des Églises orientales catholiques et pour les Présidents des Conférences épiscopales. Pour faire mémoire du Concile, que certains d’entre nous ici présents – et que je salue affectueusement – ont eu la grâce de vivre personnellement, cette célébration est encore enrichie par quelques signes spécifiques: la procession initiale qui rappelle la procession inoubliable des Pères conciliaires lorsqu’ils firent leur entrée solennelle dans cette Basilique ; l’intronisation de l’Évangéliaire, copie de celui-là même qui a été utilisé durant le Concile ; les sept Messages finaux du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Église catholique que je remettrai à la fin de la Messe, avant la Bénédiction. Non seulement ces signes nous rappellent le devoir de commémoration qui est le nôtre, mais ils nous offrent aussi l’opportunité de dépasser cette perspective pour aller au-delà. Ils nous invitent à entrer plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi en Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Église sur les chemins de l’histoire.

La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Église a parcouru depuis les 50 dernières années est évidente : à commencer par le Concile, puis à travers le Magistère du Serviteur de Dieu Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une « Année de la foi », jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel le Bienheureux Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur, hier, aujourd’hui et pour toujours. Entre ces deux pontifes, Paul VI et Jean-Paul II, existe une convergence totale et profonde précisément au sujet du Christ, centre du cosmos et de l’histoire, ainsi qu’au regard du zèle apostolique qui les a portés à l’annoncer au monde. Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif. Jésus-Christ n’est pas seulement objet de la foi mais, comme le dit la Lettre aux Hébreux, il est « celui qui donne origine à la foi et la porte à sa plénitude » (He 12,2).

L’Évangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit-Saint, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation. « L’Esprit du Seigneur est sur moi pour cela il m’a consacré par l’onction et m’a envoyé annoncer aux pauvres une bonne nouvelle » (Lc 4,18). Cette mission du Christ, ce mouvement, se poursuit dans l’espace et dans le temps, il traverse les siècles et les continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous les temps, au sens matériel et spirituel. L’Église est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête. « Comme le Père m’a envoyé, moi-aussi je vous envoie » (Jn 20, 21). C’est ce qu’a dit le Ressuscité aux disciples et, soufflant sur eux, il ajouta : « Recevez l’Esprit Saint » (v. 22). C’est Dieu le sujet principal de l’évangélisation du monde, à travers Jésus-Christ ; mais le Christ lui-même a voulu transmettre à l’Église sa propre mission, il l’a fait et continue de le faire jusqu’à la fin des temps en répandant l’Esprit-Saint sur les disciples, ce même Esprit qui se posa sur Lui et demeura en Lui durant toute sa vie terrestre, Lui donnant la force de « proclamer aux prisonniers la libération et aux aveugles la vue », de « remettre en liberté les opprimés » et de « proclamer une année de grâce du Seigneur » (Lc 4, 18-19).

Le Concile Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique au thème de la foi. Pourtant, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain. À cet égard, le Serviteur de Dieu Paul VI déclarait deux ans après la clôture de l’Assise conciliaire : « Si le Concile ne traite pas expressément de la foi, il en parle à chaque page, il en reconnait le caractère vital et surnaturel, il la répute entière et forte et établit sur elle toutes ses affirmations doctrinales. Il suffirait de rappeler quelques affirmations conciliaires […] pour se rendre compte de l’importance essentielle que le Concile, en cohérence avec la tradition doctrinale de l’Église, attribue à la foi, à la vraie foi, celle qui a pour source le Christ et pour canal le magistère de l’Église (Catéchèse de l’Audience générale du 8 mars 1967). Ainsi s’exprimait Paul VI en 1967.

Mais nous devons maintenant remonter à celui qui a convoqué le Concile Vatican II et qui l’ouvrit: le Bienheureux Jean XXIII. Dans son discours inaugural, celui-ci présenta le but principal du Concile en ces termes : « Voici ce qui intéresse le Concile Œcuménique : que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. (…) Le but principal de ce Concile n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine… pour cela il n’est pas besoin d’un Concile … Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps » (AAS 54 [1962], 790.791-792) Ainsi l’a dit le Pape Jean à l’inauguration du Concile.

À la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter : durant le Concile il y avait une tension émouvante face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi dans l’aujourd’hui de notre temps, sans pour autant sacrifier aux exigences du moment présent ni la confiner au passé : dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps et qui pourtant ne peut être accueillie par nous que dans notre aujourd’hui qui est unique. C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante, surtout pour un anniversaire aussi significatif que celui-ci, est de raviver dans toute l’Église cette tension positive, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Mais afin que cet élan intérieur pour la nouvelle évangélisation ne reste pas seulement virtuel ou ne soit entaché de confusion, il faut qu’il s’appuie sur un fondement concret et précis, et ce fondement est constitué par les documents du Concile Vatican II dans lesquels il a trouvé son expression. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir, pour ainsi dire, à la “ lettre ” du Concile – c’est-à-dire à ses textes – pour en découvrir l’esprit authentique, et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside en eux. La référence aux documents protège des excès ou d’une nostalgie anachronique et ou de courses en avant et permets d’en saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue dans l’aujourd’hui, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation.

Si nous acceptons la direction authentique que le Bienheureux Jean XXIII a voulu imprimer à Vatican II, nous pourrons la rendre actuelle durant toute cette Année de la foi, dans l’unique voie de l’Église qui veut continuellement approfondir le dépôt de la foi que le Christ lui a confié. Les Pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts dans la confiance au dialogue avec le monde moderne c’est justement parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, dans les années qui ont suivi, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même du depositum fidei qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leurs dans toute leur vérité.

Si aujourd’hui l’Église propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore qu’il y a 50 ans ! Et la réponse à donner à cette nécessité est celle voulue par les Papes et par les Pères du Concile, contenue dans ses documents. L’initiative même de créer un Conseil Pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation, que je remercie pour les efforts déployés pour l’Année de la foi, entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une « désertification » spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir à travers certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous, les hommes et les femmes. Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la Grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin. La première Lecture nous a parlé de la Sagesse du voyageur (cf. Sir 34,9-13) : le voyage est une métaphore de la vie et le voyageur sage est celui qui a appris l’art de vivre et est capable de le partager avec ses frères – comme c’est le cas pour les pèlerins sur le Chemin de Saint-Jacques ou sur les autres voies qui ont connu récemment, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins ? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent quelque chose du sens de notre être au monde ? Voici alors la façon dont nous pouvons penser cette Année de la foi : un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent et n’ayez pas deux tuniques – comme dit le Seigneur à ses Apôtres en les envoyant en mission (cf. Lc 9,3) – mais l’Évangile et la foi de l’Église dont les documents du Concile Œcuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Église catholique, publié il y a 20 ans maintenant.

Vénérés et chers Frères, le 11 octobre 1962 on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation. Qu’elle nous aide à mettre en pratique l’exhortation de l’Apôtre Paul : « Que la Parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse… Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père » (Col 3,16-17). Amen

 

Source

.Site KTO (vidéo)

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