Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Vatican : trop d'or, trop de tentures... alors que certains meurent de faim. Ce discours est inapproprié.

31 Août 2013, 10:41am

Publié par Véronique

Nous entendons souvent le discours qu'au Vatican le style architectural est trop exagéré, qu'il y a trop d'or... alors qu'il y a des gens qui meurent de faim dans le monde...

Je reviens de Rome, et j'ai visité une partie du musée du Vatican, la chapelle Sixtine et, la Basilique Saint Pierre.

Quelque chose demeure en mon coeur : c'est un tout autre constat que le discours dont je viens de parler. En effet, l'homme est grand pour avoir été capable d'avoir fait de ses mains, et donc avant de sa tête, ce qu'il a fait au Vatican justement.

Et il a exprimé par son coeur, sa vision de la grandeur de Dieu, et Lui a témoigné de tout son être l'amour et le respect qu'il Lui porte.

Fraternellement

Véronique

 

N'oublions pas les fréquents discours des Papes appelant les nations à un équilibre entre tous, et d'apporter l'aide au plus démunis, et , où l'Eglise est toujours en première position par ses diverses actions dans le monde entier pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin.

Nous voyons bien que des nations dépensent de l'argent à travers les fenêtres pour des choses inutiles, contruisent des îles pour ne rien faire, si ce n'est mettre l'argent à la première place au lieu de l'utiliser en offrant à manger à ceux qui ont faim, offir une maison à ceux qui n'ont pas de toît, un matelas à celui qui dort à même le sol... cela pourrait aider les enfants à ne plus trier quotidiennement les poubelles pour manger.

Alors, arrêtons d'accuser à tort l'Eglise qui ne cesse de demander l'équilibre juste entre tous. Ayons à coeur le bien et le bonheur de notre prochain.

 

Voir les commentaires

Padre Pio et le Purgatoire

30 Août 2013, 17:12pm

Publié par Véronique

Padre Pio et le Purgatoire
Padre Pio encourage à prier pour les âmes du purgatoire et pour les pécheurs

LA COMMUNION DES SAINTS

Padre Pio avait l'habitude de recommander à ses fils spirituels la dévotion aux ames du purgatoire.
Il suggèrait de prier souvent pour les esprits trépassés qui se trouvent encore dans un état de purification et de leur demander des graces et des faveurs. Il disait que puisqu'ils se trouvaient dans une condition de souffrances en attente de la béatitude, ils appréciaient grandement l'aide des prières des vivants et qu'ils se souviendraient avec
une grande sollicitude de leurs bienfaiteurs.

Le père était très lié aux trépassés. Sur sa table de nuit, il conservait les photos de ses amis et parents défunts.Lorsqu'il parlait d'eux, il ne les traitait pas comme des personnes lointaines, mais vivantes et présentes.
Parfois, quand il était seul dans sa cellule, il parlait avec les morts à haute voix, comme s'il les voyait. En réalité, il les voyait vraiment. Les religieux qui vécurent à ses cotes ont raconté qu'il leur disait souvent avoir reçu la visite de personnes décédées qui lui demandaient des prières.

"TOUS UNIS DANS LA CHARITE"

Tout ce monde de l'au-delà était, pour Padre Pio, une réalité concrète. Tout en vivant intensément chaque instant de son existence terrestre, sa pensée était toujours fixée sur le monde spirituel invisible car il savait que c'était l'univers de la réalité absolue.

Son rapport avec les saints était très concret. Il considérait les saints
comme des frères chanceux qui avaient atteint la patrie, qui étaient proches de Dieu, et qui pouvaient donc l'aider et aider les gens pour lesquels il priait.  Il était toujours très occupé à prier pour quelqu'un en particulier.Il promettait à ceux qui allaient le trouver pour se recommander à ses prières, de s'occuper d'eux. Et il tenait ses promesses.

Ce comportement du bienheureux vis-à-vis de l'au delà pourrait sembler simpliste aux yeux de certains, car trop semblable au comportement vis-à-vis des gens en ce monde.En réalité, il est faux de penser que le monde de l'au delà est totalement différent du notre. Les
personnes qui meurent et passent dans l'au-delà ne perdent pas leur identité.Elles parviennent à la perfections de ce qu'elles sont. Elles entrent dans une dimension privée des limitations imposées par la matière, par la contingence de notre condition.Mais leur personnalité, leur âmes, leur intelligence, les valeurs spirituelles absolues dans lesquelles dans lesquelles elles ont cru en ce monde, leurs liens affectifs et leurs sentiments, ne changent pas : tout est clarifié, purifié et amplifié par la vérité totale dans laquelle elles se trouvent désormais.
Tout ceci est la "communion des saints" que nous professons dans le "credo", chaque dimanche à la messe. La communion des saints signifie que tous les fidèles, ne formant qu'un seul corps en Jésus-Christ, profitent de tout le bien qui est et qui se fait dans ce corps, à savoir dans l'Eglise universelle. Les saints du paradis et les ames du purgatoire font partie,eux aussi, de la communion des saints, car liés entre eux et avec nous par la charité, les premiers reçoivent nos prières et les seconds nos suffrages, et tous intercèdent pour nous auprès de Dieu. Les hommes et les femmes vivant sur la terre, les ames du purgatoire et les saints du paradis forment le meme corps dans le Christ et participent à tout le bien qui se fait dans ce corps.

Padre Pio enseignait, avec la plus grande simplicité unie toutefois à un sens très concret des choses, à vivre la vérité du corps mystique. Il priait et il souffrait pour aider spirituellement les personnes vivant en ce monde, mais aussi celles qui se trouvaient au purgatoire. Il s'était offert en victime pour sauver  les pecheurs et pour libérer les ames du purgatoire de leur prison.
 " Depuis longtemps je  sens un besoin en moi : m'offrir au seigneur comme victime pour les pauvres pécheurs et pour les ames du purgatoire. Ce désir n'a cessé de grandir toujours davantage en mon coeur, si bien qu'il est devenu, dirais-je, une forte passion. J'ai fait plusieurs fois cette offrande au Seigneur, le conjurant de vouloir déverser sur moi les chatiments qui sont préparés pour les pécheurs et pour les ames du purgatoires, meme en les centuplant sur moi pourvu qu'il convertisse et sauve les pécheurs et admette bien vite au
paradis les ames du purgatoire. Mais je voudrais faire cette offrande au Seigneur pour lui obéir,car il me semble que c'est précisément Jésus qui le veut.(Au Père Benedetto de San Marco in Lamis)."
 

Cleonice Morcaldi nous a également laissé ce témoignage lumineux
   "-Un jour, en confession, je dis au Père : " Je remets entre vos mains toutes mes prières : servez-vous pour les ames du purgatoire que vous connaissez." Padre Pio me répondit :
 -"Pourquoi ne penses-tu  pas à ton papa ?"
   " Il y avait 8 ans que mon père était mort et, inquiète, je lui demandai : "Il est encore au purgatoire ?"
Voyant ma douleur, Padre Pio regretta presque de m'avoir dit cette phrase, mais il me répondit tout de meme : "OUI"., "Quelles prières dois-je faire pour l'en sortir ?", lui demandai-je.    "Toute prière est bonne, me dit-il. Le chapelet, le chemin de
croix, des actes de charité envers son prochain et meme la méditation;"  "Je commençai à prier pour mon papa, pour qui je n'avais  plus prié depuis longtemps.Nous étions presque à Paques. Le vendredi saint, dans l'église de l'Addolorata, le père m'inspira de dire un chapelet. Quand j'eus terminé, je ressentis une   grande joie  dans mon coeur.Le jour de Paques, j'allai me confesser au père et lui demandai : --" Père, mon papa  souffre-t'il beaucoup au purgatoire ?"  " Mais qui t'a dit qu'il était au purgatoire ?", me dit-il.  "Mais, c'est  vous qui me l'avez dit", répondis-je.       "Ah,oui", me dit-il maintenant je te dis qu'il n'y est plus.Samedi  saint, quand Jésus est ressuscité, il est parti avec lui au ciel;"

Padre Pio conseille de demander la grâce de passer de notre lit de mort au paradis

question à Padre Pio:
-- Pour les ames du purgatoire, vaut-il mieux offrir le chapelet ou le chemin de croix ?        --L'un et l'autre. Réfléchis également sur le fait que les indulgences n'auraient pas existé sans la passion de Jésus.
-Je demande à Dieu de le faire ici, le purgatoire. dit Cléonice
-Moi aussi je demande cette grace. Ce n'est pas à celui qui commence, mais à celui qui finit que Jésus accordera la récompense.
-Comment dois-je faire le purgatoire,ici sur la terre, pour aller tout de suite au ciel ? (Cléonice)
-En acceptant tout des mains de Dieu.En lui offrant tout avec amour et action de graces, car il nous donne la possibilité de passer de notre lit de mort au paradis.
-Aide moi à faire le purgatoire. (Cléonice)
-C'est mieux pour nous, et c'est plus parfait de le faire
ici-bas : en souffrant par amour, on glorifie le Seigneur, son amour, sa miséricorde. En souffrant au purgatoire, on glorifie sa justice. Mais la justice suppose la faute. Je préfère glorifier son amour ici-bas.
 
 

Apparitions d'âmes du Purgatoire dans la vie de Padre Pio

"fioretti de Padre Pio" de Pascal Cataneo    editeur médiaspaul

chap.7 p.147. mendiants de l'au-delà

1ère apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio
quatre capucins morts silencieux de la  cheminée

Padre Pio fit ce récit aux "fratini" (jeunes garçons éduqués par les capucins), un soir de février 1922, à san giovanni rotondo : " maintenant, écoutez ce qui m'est arrivé
voici quelques jours : descendu un soir près du feu (le foyer de la communauté) pour m'y réchauffer, j'eus la surprise d'y trouver quatre religieux que je n'avais jamais vus, assis à coté de la cheminée, avec le capuchons baissé, et silencieux. je leur adresse le salut habituel : " loué soit jésus-christ" ; aucun ne me répondent. étonné, je les regarde attentivement pour savoir qui ils sont, mais je ne les reconnais pas. je reste debout quelques minutes, tout en les observant, et ils me paraissent souffrir. je les salue de nouveau sans obtenir de réponse.
"j'allai alors demander si des confrères de passages étaient là. le père supérieur me répondit: "padre pio, qui monterait jusqu'ici par ce mauvais temps ?
-père gardien,en bas, auprès de notre feu, il y a quatre capucins assis sur les bancs, avec leurs capuchons baissés, et qui se chauffent. je les ai salués, mais  ils n'ont pas répondu. je les ai regardés attentivement et n'en ai reconnu aucun. je ne sais pas qui
ils sont."        "le père gardien s'écria : " serait-il possible que des frères de passage soient arrivés sans que je le sache ? allons voir ! ".                                                                           "mais auprès du feu nous ne trouvames personne. je compris alors qu'il devait s'agir de quatre religieux défunts qui subissaient leur purgatoire en ce lieu ou ils avaient offensé le seigneur. je suis alors resté toute la nuit en prières devant le saint - sacrement pour leur délivrance."

2ème apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio
Le mendiant brûlé vif par sa cigarette pendant son sommeil

Padre Pio fit cet autre récit à Mgr Costa, évêque de Melfi, un après-midi de mai 1922 :    " Nous étions en pleine guerre mondiale. Le couvent de San Giovanni Rotondo - comme tous ceux de la Province Monastique - était dépeuplé, tous les religieux ayant  été appelés sous les drapeaux; le Collège séraphique occupait le couvent, dirigé par Padre Paolino da Casacalenda et par moi-même.
"Par un après-midi d'hiver, Assunta di Tommaso, soeur de Padre Paolino, arriva au couvent. Elle venait voir son frère pour quelques jours. Il avait neigé abondamment. Aussi, avant la tombée de la nuit, le religieux conseilla- t-il à sa soeur de redescendre au village et d'aller loger chez Rachelina Russo, bienfaitrice du couvent. Assunta refusa de partir seule : retourner au village à travers cette neige, c'était courir le risque d'être mise en pièces par quelques loup errant et affamé, d'être agressée par un malandrin. Padre Paolino lui rappela alors : " Mais, Assunta, tu sais que le couvent est soumis à la clôture, et que les femmes ne peuvent y entrer. Que faire ?
- Fais- moi apporter une couchette dans
cette pièce et, pour cette nuit, je  m'en contenterai. Demain, j'irai chez Rachelina. - Bon, si tu t'accommodes de passer la nuit ici dans le parloir , je vais te faire préparer un lit, et tu pourras te reposer tranquillement."
" Il demanda à quelques « fratini » d'installer un lit de camp et d'allumer du feu dans la cheminée pour réchauffer la pièce.  Après le dîner, après avoir installé les garçons au dortoir, Padre Paolino  dit à sa soeur :  « je vais réciter le chapelet à l'église. Tu n'as qu'à bavarder avec Padre Pio. »
- " Non, j'y vais aussi."
En sortant, ils fermèrent la porte  et je restai seul auprès de la cheminée . J'étais en train de prier, les yeux mi-clos, quand la porte s'ouvrit. Je vis alors un vieillard enveloppé dans un manteau, semblable à ceux que portaient les paysans
de San Giovanni Rotondo. Il vint s'asseoir près de moi. Je le regardai, mais sans me demander comment il avait pu entrer dans le couvent à cette heure.
"Qui es tu, que veux tu ? lui dis-je.
- Padre Pio, je suis Pietro Di Mauro, fils de feu Nicolas, surnommé Precoco. Puis il ajouta :  Je suis mort dans ce  couvent, le 18 septembre 1908, dans la cellule n°4, quand il y avait encore  ici un asile pour les mendiants. Un soir, sur mon lit, je me suis endormi en fumant une cigarette encore  allumée. Elle a mis
le feu à la paillasse, je suis mort asphyxié et brûlé. Je suis encore en purgatoire. J'ai besoin d'une sainte messe pour être délivré. Le seigneur m'a permis de venir vous demander votre aide.
Sois tranquille, lui dis-je, demain je célèbrerai ma messe pour ta délivrance."                  "Je me levai et l'accompagnai jusqu'au portail du couvent pour le faire sortir. A ce moment, je me rendis compte que ce portail était fermé et barricadé. Je l'ouvris et renvoyai le vieillard. La lune éclairait comme en plein jour la place
recouverte de neige. Quand je ne le vis plus devant moi, saisi de crainte, je refermai le portail, revins dans le parloir et me sentis défaillir.
Padre Paolino et sa soeur revinrent après avoir dit le chapelet.
En me voyant blême, décoloré, ils crurent à un malaise. Après avoir souhaité une bonne nuit à Assuna, Padre Paolino m'accompagna à ma cellule. Mais je ne soufflai mot de l'apparition du défunt.
"Quelques jours après le départ d'Assunta, Padre Paolino voulut savoir ce qui m'était arrivé le soir ou je m'étais  senti mal. Je lui avouai jusqu'aux moindres
détails de cette apparition d'outre-tombe, et j'ajoutai : " Ce soir là , je ne pouvais pas dire en présence de ta soeur qu'un défunt m'était apparu, car elle n'aurait pas voulu dormir dans cette pièce"...         Padre Paolino voulu vérifier ce qui concernait ce mendiant. Après avoir tout noté, il se rendit au bureau de
l'état civil de la commune,  et il eut confirmation de tout ce que Padre Pio lui avait raconté.

3ème apparition d'âmes du purgatoire au Padre Pio
Apparition d'un novice dans le choeur de l'église

Un autre récit de Padre Pio rapporte l'apparition d'un novice.

Il priait un soir dans le choeur quand il fut intrigué par un remue-ménage autour de l'autel.  Croyant que quelqu'un était entré dans l'église avec de mauvaises intentions, il demanda : "Qui est-là ?" Pas de réponse. Le père se remit en prières, supposant que c'était le vent, mais le bruit se fit à nouveau entendre. Padre Pio s'approcha alors de la grille du choeur, regarda le maitre-autel et aperçut la silhouette d'un jeune novice en train de faire du nettoyage. Il lui dit : "Que fais-tu là-bas ? --- Je suis en train de nettoyer.---. Mais comment peux-tu faire
cela dans l'obscurité ?" Et le novice répondit :     "Je suis un novice capucin qui fait ici son purgatoire. J'ai besoin de secours." Puis  il disparut.     Le lendemain, Padre Pio vint à son aide en célèbrant la messe pour lui.

si vous connaissez des récits d'âmes du purgatoire dans la vie des saints n'hésitez pas à nous les envoyer - merci - que par la Miséricorde de Dieu, ces saintes âmes reposent en paix -
 

      L'EVANGILE DE PADRE PIO - de RenzoAllegri- éditions Médiaspaul

Padre Pio:
                "Rappelons nous que demain c'est la fête de Notre-Dame du Carmel, protectrice tout spécialement des âmes du purgatoires. Par conséquent, rappelons à cette mère les saintes âmes du purgatoire. Qui d'entre nous n'a pas de personnes chère et qui sait combien de ceux qui nous sont chers souffrent au purgatoire et, peut-etre, aussi par notre faute ?  Rappelons donc à cette maman de leur venir en aide, de soulager leur peine, le feu qui les tourmente. Si nous pratiquons cette  charité, à notre tour, s'il nous arrive, que Dieu nous l'épargne !, de descendre nous aussi au purgatoire, le Seigneur fera d'autres âmes qui nous viendront en aide."
www.JesusMarie.com

Voir les commentaires

Sébastien (mon neveu), 36 ans, rappelé à Dieu

29 Août 2013, 11:37am

Publié par Véronique

Un de mes neveux, Sébastien, a été rappelé à Dieu.

Merci de vos prières, mais aussi pour ses proches.

Claude, le papa de Sébastien était parti à Dieu l'année dernière. Je vous avais demandé de prier pour lui.

Oui, leurs proches ont besoin de vos prières.

Merci à vous.

Véronique

Voir les commentaires

Je reviens de Rome

29 Août 2013, 11:34am

Publié par Véronique

Bonjour à tous et à toutes.

Je reviens de Rome : aucun article sur le blog depuis plusieurs jours en est la raison.

Depuis le vatican, je vous ai porté avec vos intentions de prières dans le coeur de Dieu.

En union de prière fraternelle

Véronique

Voir les commentaires

Le prêtre, témoin de la Miséricorde... - Enseignement du père Michel-Marie Zanotti-Zorkine (Festival Misericordia Juillet 2013)

25 Août 2013, 14:32pm

Publié par Véronique

Voir les commentaires

21 août : saint Pie X

20 Août 2013, 22:38pm

Publié par Véronique


Saint Pie X
Joseph Sarto
Pape (257e) - Mémoire

Giuseppe Sarto, tel était son nom, naît à Riese (Trévise, Italie) le 2 juin 1835 et baptisé à la paroisse Saint-Matthieu le lendemain. Après deux ans dans la petite école de Riese, il poursuit ses études primaires à Castelfranco de Vénitie. Il reçoit sa première communion à Riese, aux Pâques 1847 (6 avril).

Il entre au séminaire de Padoue, le 13 novembre 1850, où il reste neuf ans. Tonsuré à la cathédrale d'Asolo, le 20 septembre 1851, il reçoit les deux premiers ordres mineurs en novembre 1856 et les deux autres le 6 juin 1857.

Il est ordonné sous-diacre le 19 septembre 1857 et diacre le 27 février 1858.

Il reçoit l'ordination sacerdotale dans la cathédrale de Castelfranco le 18 septembre 1858 ; célèbre sa première messe, le lendemain, à Riese et, le 29 novembre 1858, prend son poste de vicaire à Tombolo.

Nommé curé de Salzano, le 21 mai 1867, don Giuseppe Sarto quitte sa paroisse le 16 septembre 1875 pour devenir chanoine de Trévise.

Directeur du séminaire et chancelier épiscopal (28 novembre 1875). Primicier de la cathédrale le 12 juin 1879, il est, à la mort de l'évêque, élu par le chapitre vicaire capitulaire (27 novembre 1879).

Nommé à l'évêché de Mantoue en septembre 1884, il est sacré à Rome, dans l'église Saint-Apollinaire, le 23 novembre 1884, et entre à Mantoue le 18 avril 1885.

Créé cardinal du titre de Saint-Bernard des Thermes au Consistoire secret du 12 juin 1893, il est trois jours après promu patriarche de Venise où il ne peut entrer que le 24 novembre 1894 puisque le gouvernent italien n'a donné son exequatur que le 5 septembre 1894.

Elu pape le 4 août 1903, il prend le nom de Pie X, il est couronné le 9 août 1903.

Pie X passa de la terre au ciel durant la nuit entre le 20 et 21 août 1914 ; sa dépouille est déposée dans les Grottes Vaticanes le 23 août 1914.

Pie X a été béatifié le 03 juin 1951 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et proclamé saint, le 29 mai 1954, par le même Pape.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Pie X
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

 

Site du Vatican : Constitutions Apostoliques, Exhostations Apostoliques, Lettres, Lettres Encycliques, Motu Proprio  

 

Prière à la Vierge Marie
Vierge très-sainte,
qui avez plu au Seigneur et êtes devenue sa Mère,
Vierge immaculée dans votre corps, dans votre âme,
dans votre foi et dans votre amour,
de grâce, regardez avec bienveillance les malheureux
qui implorent votre puissante protection.
Le serpent infernal,
contre lequel fut jetée la première malédiction,
continue, hélas ! à combattre et à tenter les pauvres fils d'Eve.
Ah ! vous, ô notre Mère bénie, notre Reine et notre Avocate,
vous qui avez écrasé la tête de l'ennemi
dès le premier instant de votre Conception, accueillez nos prières,
et, - nous vous en conjurons unis à vous en un seul coeur -
présentez-les devant le trône de Dieu,
afin que nous ne nous laissions jamais prendre aux embûches
qui nous sont tendues,
mais que nous arrivions tous au port du salut,
et qu'au milieu de tant de périls,
l'Eglise et la société chrétienne chantent encore une fois
l'hymne de la délivrance, de la victoire et de la paix.

Saint Pie X

Voir les commentaires

20 août : saint Bernard de Clairvaux - Abbé et docteur de l'Eglise (1090-1153)

20 Août 2013, 11:19am

Publié par Véronique


Saint Bernard
Abbé et docteur de l'Église
(1090-1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naquit au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'Ordre de Cîteaux ; mais il n'y entra pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulta pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se vit obligé de faire de nouveaux établissements. Bernard fut le chef de la colonie qu'on envoya fonder à Clairvaux un monastère qui devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint.
Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage. Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste.” » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.

Le Saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>> Saint Bernard
[Allemand, Anglais, Croate, Espagnol, Français, Italien, Portugais]

Les écrits de saint Bernard de Clairvaux << ici >>

Abbaye et prison de Clairvaux << ici >>

Voir les commentaires

"S’il y a du sport le dimanche à l’heure de la Sainte Messe, ils n’iront pas à l’église mais préfèreront aller au stade..." - Message de notre chère Mère Marie

17 Août 2013, 11:02am

Publié par Véronique

Mise en garde contre l’idolâtrie

Chers amis,
          Voici un extrait de la première lettre de saint Paul aux Corinthiens (1 Cor 10.14-22):
          C'est pourquoi, mes chers amis, gardez-vous du culte des idoles. Je vous parle comme à des personnes raisonnables; jugez vous-mêmes de ce que je dis. Pensez à la coupe de la Cène pour laquelle nous remercions Dieu : lorsque nous en buvons, ne nous met-elle pas en communion avec le sang du Christ? Et le pain que nous rompons : lorsque nous en mangeons, ne nous met-il pas en communion avec le corps du Christ? Il y a un seul pain; aussi, bien que nous soyons nombreux, nous formons un seul corps, car nous avons tous part au même pain.
          Voyez le peuple d'Israël : ceux qui mangent les victimes sacrifiées sont en communion avec Dieu auquel l'autel est consacré. Est-ce que je veux dire par là qu'une idole ou que la viande qui lui est offerte en sacrifice ont une valeur quelconque? Non, mais j'affirme que ce que les païens sacrifient est offert aux démons et non à Dieu. Or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec des démons. Vous ne pouvez pas boire à la fois à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons; vous ne pouvez pas manger à la fois à la table du Seigneur et à la table des démons. Ou bien voulons-nous susciter la jalousie du Seigneur? Pensez-vous que nous soyons plus forts que lui?

------------------------------------------------------------

         Vous trouverez ci-après le message que notre chère Mère Marie a donné au Père Melvin. Elle lui a adressé les paroles suivantes :


          « Je vous aime, toi mon fils Melvin et vous tous mes fils et mes filles qui m’acceptez comme votre Mère. Vous savez que je prie pour vous chaque jour. Je vous appelle à demeurer lié à mon Fils Jésus et à ne jamais l’abandonner ni vous mettre à suivre des idoles. Aujourd’hui les gens adoptent toutes sortes d’idoles. L’une des grandes idoles est l’argent. On ferait n’importe quoi pour obtenir de l’argent : voler, mentir et même demander l’aide du démon. Un chrétien ne doit jamais faire cela. Le sport est devenu une idole pour beaucoup de jeunes. S’il y a du sport le dimanche à l’heure de la Sainte Messe, ils n’iront pas à l’église mais préfèreront aller au stade. En agissant ainsi ils montrent ce qui est le plus important pour eux : la Sainte Messe ou le sport. Certains ont fait de la drogue et de l’alcool leur idole, et cela aussi c’est mauvais. Mon Fils Jésus qui est votre Sauveur doit être le premier dans votre vie, et ne laissez jamais rien d’autre prendre sa place. Autrement vous commettriez un péché contre lui. Soyez un chrétien comme saint Paul, qui a donné toute sa vie pour servir son Sauveur. Aujourd’hui il est un grand saint au ciel. Je vous bénis tous. »

Père Melvin
Traduction : RF
Samedi 3 aout 2013

Voir les commentaires

La haine contre les chrétiens se déchaîne en Egypte : vidéos

17 Août 2013, 10:48am

Publié par Véronique

Lorsque je vois ces images, et il faut les regarder, parce que Dieu regarde aussi, nous ne pouvons que nous renforcer le coeur pour prier davantage. J'ai confiance en Dieu, car nous toucherons son coeur.

 

Vu sur Le Salon Beige :

 

De ce chauffeur de taxi assassiné parce qu'il est chrétien aux églises pillées, détruites et incendiées : certains parlent, trop se taisent. Les images, elles, témoignent comme sur cette page de vidéos de laquelle est extraite celle-ci :


Les pro-Morsi incendient l'église de St Moïse à... par BlogCopte 

Ce matin, photo d'une chaine humaine de musulmans qui protègent une église. Pour qu'ils en arrivent à cela, il fallait vraiment que la situation soit terrible.

Vous pouvez suivre les Informations mises à jour très régulièrement sur ce site.

Bv

Voir les commentaires

Homélie de la messe de funérailles de Jean Madiran

16 Août 2013, 21:45pm

Publié par Véronique

SOURCE – Dom Louis-Marie de Geyer d’Orth, abbé du Barroux – Homélie de la messe de funérailles de Jean Madiran

Messieurs les Abbés,
Messieurs les Chanoines,
Chers Pères,
Très chère Michèle,
chère famille Arfel,

Saint Bernard disait dans une homélie que les yeux sont ce qu’il y a de plus excellent dans le corps, malgré leur petitesse. Il disait cela en pensant à la vision béatifique. Mais il aurait pu le dire aussi en voyant les yeux de Jean Madiran, parce que Jean Madiran avait des yeux assez exceptionnels. Non seulement à cause de leur charme, joyeux et pétillant – un regard d’enfant – mais aussi à cause de cette crainte révérencielle que l’on ressentait devant l’acuité de son regard. Jean Madiran était fait pour la lumière, mais c’était aussi un homme qui faisait la lumière, sans compromis.

Très tôt, il s’est tourné vers la lumière. Car, avant de devenir un maître, comme l’ont salué nombre d’hommages dont celui de Philippe Maxence, d’Yves Chiron et plusieurs autres dizaines, Jean Madiran fut un disciple attentif. D’abord de Maurras qu’il a lu tous les jours, à partir de ses quinze ans, et cela pendant sept années, jusqu’à ce qu’il rencontre le maître de Martigues.

Puis ce fut l’autre maître intellectuel qu’il eut la grâce de rencontrer en la personne d’Henri Charlier. Il faudrait dire : les Charlier, la famille Charlier, à travers laquelle la tradition vivante de Péguy et du père Emmanuel du Mesnil-Saint-Loup est venue jusqu’à lui.

Madiran disait : « C’est André Charlier qui m’a appris à lire Chesterton et Claudel et Pascal. C’est lui qui m’a appris ce qu’est le grégorien, qui m’a montré la France, qui m’a enseigné le silence. C’est lui qui m’a fait comprendre ce que je savais déjà et c’est lui qui m’a disposé à ce que je ne devais comprendre que plus tard. L’essentiel est l’éducation de la liberté. »

Et si Jean Madiran a su et pu se mettre à l’école de ces géants, c’est que lui-même avait du génie.

Maurras le lui a dit dans la préface de son livre sur La Philosophie politique de saint Thomas d’Aquin. André Charlier affirmait que seul Péguy avait poussé aussi loin et avec pareille finesse l’art de lire. Et si Jean Madiran a pu se jucher sur les épaules de géants, c’est qu’avec son intelligence il avait reçu de son éducation la piété filiale qui donne à la connaissance de la vérité une acuité spéciale, ce qui lui a permis d’interpréter en toute fidélité ce qu’il avait reçu, et de pouvoir à son tour ajouter de la lumière à la lumière.

Il a su, par exemple, encouragé par Maurras lui-même, développer et surélever la pensée politique de son maître, à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise, et transmettre la lumière en devenant professeur de philosophie à Maslacq, notamment, où il noua une amitié indéfectible avec un certain Gérard Calvet qui d’élève, parfois indiscipliné, devint un ami, pour devenir son père spirituel.

Mais c’est surtout dans son combat, qu’il a mené avec un génie exceptionnel, que Jean Madiran est le mieux connu, le plus aimé et le plus détesté, sans aucun doute. Un combat mené dans une éclipse où tout le monde est à l’ombre. Le père Calmel disait que la grande opposition entre la lumière et les ténèbres serait bientôt finie, qu’on entrait bientôt dans une époque de brouillard où l’on ne distinguerait plus son frère de son adversaire. Mais Jean Madiran avait de bons yeux.

Nous pouvons rappeler aujourd’hui tous les fronts sur lesquels il a mené son combat spirituel avec des armes intellectuelles et qui ont fait de lui un maître de dimension internationale. Dans le domaine politique, il a excellé dans le combat contre le communisme qui exhalait son parfum séducteur jusqu’au cœur de l’Eglise. C’est lui qui a élaboré la plus fidèle traduction de l’encyclique de Pie XI, Divini Redemptoris, et qui publia le chef-d’œuvre La vieillesse du monde.

Dans le domaine de l’engagement chrétien en politique, il accompagna l’aventure de la Cité catholique, participant activement et intervenant au premier Congrès de Lausanne, dénonçant dans certains écrits, tels La laïcité dans l’Eglise, la déviance envers notre action catholique.

Dès le lendemain du Concile, Jean Madiran combattit contre la gabegie qui s’installait à divers niveaux dans l’Eglise universelle, mais notamment dans la portion qui en réside en France.

Qui ne se souvient de cette constance, jusqu’à sa mort, contre la démobilisation des catholiques en matière d’engagement politique, ou contre certains de leurs engagements erronés.

En matière religieuse, Jean Madiran a appliqué ce qu’enseigne le Catéchisme de l’Eglise Catholique au numéro 907, qui dit : « Selon le devoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, les fidèles laïques ont le droit et parfois le devoir de donner aux pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Eglise et de le faire connaître aux autres fidèles, restant sauve l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes. »

Il s’opposa, en fait de catéchèse, aux théoriciens du pédagogisme peu respectueux de la tradition. Pour s’en convaincre, il suffira de relire dans ses Editoriaux et Chroniques ceux, brûlants d’indignation, qui concernent la destruction du catéchisme. Il pallia le vide créé par les démolisseurs en rééditant successivement le Catéchisme de saint Pie X, grand et petit, et le Catéchisme du Concile de Trente qui, pour beaucoup d’entre nous, au milieu de la tempête, se montrèrent des phares indiquant la bonne direction vers le Ciel.

Encore récemment, en 2005, après le redressement amorcé par Jean-Paul II puis par Benoît XVI avec le Catéchisme de l’Eglise Catholique et son Abrégé, Jean Madiran ne négligeait pas de tracer un bilan du tsunami dévastateur.

Dans l’ordre de la liturgie, il protesta contre les traductions erronées, notamment de l’Ecriture, et s’éleva contre la brutalité avec laquelle fut interdite, de fait, la célébration de ce que l’on appelle maintenant la forme extraordinaire du rite romain. Trente-sept ans de combats, récompensés par le Motu proprio Summorum pontificum, qui fut un des actes majeurs du pontificat de Benoît XVI, car il mit à bas le mur de Berlin contre la tradition vivante et transmise.

Il suivit avec attention le développement du Concile Vatican II, publiant dans Itinéraires, notamment, des comptes rendus de Mgr Marcel Lefebvre, alors supérieur général des Pères du Saint-Esprit, autre grand ami jusqu’en 1988.

Il entretiendra plus tard avec le père Congar une correspondance sur l’étroit rapport entre le Concile et la crise qui l’a suivi dans l’Eglise.

Dès 1966, hélas, l’épiscopat français se braqua contre la revue Itinéraires. Ce fut l’objet d’une grande souffrance chez notre frère Jean Madiran, digne fils de l’Eglise. Nous savons qu’il resta jusqu’au bout réticent au Concile Vatican II, malgré tout ce qu’ont pu dire les papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI sur son caractère contraignant. Mais nous devons noter que même Benoît XVI en a souligné quelques limites – je ne m’étendrai pas plus longtemps.

Chose incroyable, avec des moyens extrêmement limités, Jean Madiran ose lancer avec quelques amis, en 1982, le quotidien Présent, sans l’appui d’aucune publicité, et dont il dirigera la publication. Il y écrira jusqu’à ses derniers jours contre le déferlement de l’immoralité, du laïcisme agressif, de l’impiété, du libéralisme, du relativisme maçonnique ou du marxisme militant, destructeurs de la civilisation chrétienne dans tous ses aspects.

Il ne nous revient pas de retracer ici ce que furent tous ses combats politiques aux côtés de ses compagnons d’armes ; ceux-ci, tel que, par exemple, Bernard Antony, le feront mieux que nous.

Mais on méconnaîtrait Jean Madiran si on ne voyait en lui qu’un combattant pur et dur. Certes, il n’a pas toujours eu la révérence due aux pasteurs. On lui pardonnera. Dom Gérard soulignait que son grand ami avait donné des coups d’épée bellement, sans haine, mais avec un plaisir non dissimulé. Certains de ses amis l’ont mis en garde contre le risque de confondre le vice et le frère, la rouille et le vase. Mais il était capable de comprendre. Il était capable de pardonner, malgré son tempérament de feu. Car si Jean Madiran était un homme fait pour la lumière, c’était aussi un homme fait pour le feu.

Un frère m’a raconté une scène qui l’a bouleversé : Jean Madiran faisant une accolade, en public, à un homme qui lui avait fait la pire des injustices dans sa vie personnelle.

Et nous, les moines du Barroux et de Sainte-Marie de La Garde, et les chapelains de Notre-Dame des Armées, nous pouvons témoigner de la profondeur de sa vie spirituelle. Jean Madiran était capable d’un profond recueillement. C’était un contemplatif. Je le revois encore assister aux offices avec un zèle serein, passer silencieusement dans le cloître, la tête humblement penchée, selon le douzième degré d’humilité de la Règle de saint Benoît.

Jean Madiran a ainsi imité la grande sainte de France, sainte Jeanne d’Arc, dont la grâce particulière fut d’unir profondément la vie mystique et la vie publique. C’est la primauté de la grâce.

Et je conclus en citant notre frère oblat, puisque Jean Madiran avait pris le scapulaire sous le patronage de saint Jean-Baptiste, celui qui crie dans le désert ; Jean Madiran disait : « L’action véritable est fille de la prière, et ceux qui n’agissent pas assez, ou pas assez bien, c’est parce qu’ils ne prient pas assez, et non parce qu’ils prient trop. C’est dans la prière que chacun trouve la force et la volonté d’une action à la mesure de ses aptitudes. Cela est vrai de toute action ; l’action politique ne fait pas exception. »

Nous prions pendant cette sainte messe, selon la forme extraordinaire que Jean Madiran aimait, non pour des raisons affectives, mais pour des raisons théologiques, et nous prions afin que notre frère puisse contempler de ses yeux le visage de Dieu, et que ce qu’il a semé puisse porter beaucoup de fruit

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>