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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Articles avec #vierge marie

Fête de Sainte Marie Reine - Mémoire (22 août 2017)

22 Août 2017, 18:42pm

Publié par Véronique


Sainte Marie Reine
Mémoire

Extraits de l’Encyclique du Vénérable Pie XII
(Eugenio Pacelli, 1939-1958)
« Ad Cæli Reginam » §22-26, §36, §39

L'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : « Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin » (Luc. 1, 32, 33) ; en outre, Marie est proclamée « Mère du Seigneur » (Luc 1,43). Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : « Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur » (St. Jean Damascène, De fide orthodoxa) et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie.

Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents.

Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : « Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : « Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita ». En effet, « Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale ».

De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Ève fut associée à Adam, principe de mort, si « ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine « récapitulation en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément « pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain » ; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Éternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Ève, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable » ; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Ève, elle fut associée au nouvel Adam.

Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père.

Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler.

Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

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Assomption de la Vierge Marie - Homélie du Cardinal Sarah (15 août 2017)

22 Août 2017, 12:25pm

Publié par Véronique

 

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15 août - Solennité de l'Assomption de la Vierge Marie

16 Août 2017, 17:35pm

Publié par Véronique

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La Dormition et de la Très Sainte Vierge Marie - Homélie du père Patrick du 15 août 2003

16 Août 2017, 17:34pm

Publié par Véronique

Père Patrick  

   La Dormition et l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie     

Homélie du Vendredi 15 août 2003     

Le roi Louis XIII a choisi sous inspiration céleste de remettre entièrement le pays de France entre les mains de Marie, à condition que se réalise le miracle d’un enfant, puisque lui-même et sa femme étaient stériles. Le roi Soleil a été conçu le vingt-et-unième jour (à cette époque les neuvaines duraient vingt-etun jours) et Marie est donc Reine de France jusqu’à la fin du monde.  

Quinze ans plus tard Louis XIV en montant sur le trône a consacré la France à Saint Joseph, le 19 mars 1661 : la France est le premier pays du monde à être consacré à Joseph, et le premier pays à être consacré à Marie dans l’Assomption
Il ne faut pas croire que le monde politique, le monde humain, le monde corporel, le monde physique, le monde sensible, est en dehors de la Fécondité divine. Tout ce monde-là appartient à Dieu et c’est le cœur même de l’activité nucléaire du divin. Souvent, à cause de toutes sortes d’idéologies éthériques, et à force de prendre de la drogue, et parce que nous sommes plutôt de la mystique-spiritualité de Jack Lang, nous croyons que le Divin, la Grâce, le Ciel, passent dans quelque chose qui n’a rien à voir avec le concret du social, du politique, du corps, du physique.  
L’Incarnation a quelque chose d’extraordinaire pour Dieu. « Le Verbe est devenu chair ». Ce qui a intéressé Dieu dans la création, c’est précisément d’assumer un corps. La Solennité d’aujourd’hui est à la fois toute simple et toute extraordinaire parce que c’est ce fait que Dieu assume, Assomption, Dieu assume un corps. 
Quelquefois nous disons : « Je ressens que…  - Mon Dieu, mais laisse ce que tu ressens ! - Oui mais j’ai l’impression… - Mais laisse ton impression ! Ton impression, c’est idiot. Par contre, le corps spirituel… C’est extraordinaire que Dieu ait conçu Son image ressemblance dans un corps spirituel, c’est étonnant. » 
Et le jour de l’Assomption, nous fêtons cela : Marie est assumée par Dieu.  
 
A bien regarder, à chaque fois que Dieu intervient directement jusque dans la substance (et non pas comme au billard, 4e rebondissement, 12e conséquence, au 42e degré), c’est l’assomption d’un corps. Vous pouvez être sûrs que quand c’est éthérique, c’est qu’il y a eu une fuite. Vous savez ce que c’est qu’une fuite : vous donnez un coup d’épingle dans un ballon, ça fait une fuite et le ballon se dégonfle. 
Mais nous n’avons pas l’habitude de ce mot assomption et de ce qu’il représente, nous ne savons pas ce que veut dire être assumé. Or une cascade d’assomptions se réalise dans notre vie chrétienne.   Notre corps est sacré parce qu’il vient de l’unité sponsale de nos parents. L’unité sponsale de nos parents ne peut être telle du point de vue biologique que s’il y a quelque chose de sacré. Et en raison de ce caractère métaphysiquement sacré de l’unité sponsale, il y a quelque chose dans le corps que Dieu peut assumer. Il l’assume par Sa Présence. Il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Et c’est vrai, dans l’unité sponsale il y a image ressemblance substantielle dans le corps. Pas toujours dans le cœur du père et de la mère, ni dans l’âme du père et de la mère, mais dans le corps toujours.  
Alors il y a quelque chose précisément dans l’humanité intégrale, dans ce côté sacré substantiel créé par Dieu, où l’Acte créateur de Dieu se rend présent et où Il s’établit comme Père. Dieu peut assumer quelque chose dans le corps, et du coup Il l’assume par Sa présence. Dieu assume ce qu’il y a de plus sacré dans le monde pour faire que cette assomption soit permanente. Pour que cette assomption soit permanente, Il donne la Vie.  
L’âme assume ce corps-là. Dieu n’assume pas que le corps, Il assume ce qui, dans le caractère sacré de l’humanité intégrale de ce corps, appartient à la Présence créatrice de Dieu. Alors l’âme assume cela. Le corps est assumé par l’âme. Tout le monde comprend cela puisque nous avons tous un corps et une âme. C’est très simple : mon âme assume mon corps, mon corps est assumé par mon âme. C’est génial, parce que nous n’avons plus du tout envie de nous évader de cela, pour partir je ne sais où.  
Nous voyons bien que par rapport au monde angélique, par rapport à toutes les beautés, les splendeurs et les perfections qui sont dans notre univers, même sur le plan spirituel, le monde angélique, nous voyons bien qu’il est impossible que l’âme assume le corps sans qu’il y ait en même temps cette Paternité vivante de Dieu qui demeure, d’où l’appel naturel à la Grâce divine pour l’homme, ce qui n’est pas le cas pour l’ange. C’est une nécessité de nature. Les philosophes et les théologiens disent que c’est une nécessité métaphysique et le Pape de Rome dit que c’est une nécessité ontologique.  
La Paternité de Dieu s’inscrit et émet une assomption permanente du corps dans l’advenue de la nouvelle personne.  
Et il serait anachronique que cette Paternité vivante de Dieu n’y demeure pas de manière vivante, réelle, presque physique, et instantanée.  
Voilà pourquoi nous qui sommes là, nous avons besoin d’être assumés, quant à l’âme spirituelle, par la grâce. Le drame de l’humanité est d’avoir perdu par le péché originel la grâce qui assume notre âme, laquelle assume notre corps dans l’unité de la personne, dans la Présence de la Paternité vivante et instantanée, temporelle, effective de Dieu. 


Souvenons-nous de cette cascade extraordinaire :   
- Notre âme assume notre corps.  
- La Grâce, la Vie divine qui surgit du dedans de cette unité profonde, assume notre âme, comme le feu enflamme et assume un papier extrêmement fin.  
Dès que notre corps est assumé dans notre âme et que nous pouvons entendre l’assomption de notre âme par la Grâce divine, la Grâce sanctifiante (ce que les pauvres gens qui sortent de l’unité du corps et de l’âme ne peuvent pas vivre, ne peuvent pas expérimenter, et alors ils se laissent assumer par bien d’autres styles de ‘trucs’, ce que nous appelons le péché : ils se laissent assumer par les puissances, ils se laissent assumer par l’erreur et beaucoup d’autres choses que je laisse de côté parce que cela ne m’intéresse absolument pas, cela ne m’a jamais intéressé, heureusement , Dieu soit béni !), nous voyons bien qu’au cœur de nous-mêmes une unité assume tout. Comme le dit la Genèse, l’homme est un être de vie : cela veut dire qu’il est assomption. Du point de vue de la vie, je suis substance, cela veut dire : je suis assomption
Le corps est assumé par l’âme, l’âme est assumée par la Grâce. Mais la Grâce, Vie surnaturelle, dépasse toutes les lois, toutes les exigences de la vie même la plus parfaite spirituelle du monde. Elle a en elle-même une exigence divine, une exigence absolue, une exigence de perfection, de simplification, d’unité, de communion, de surabondance, d’infini, d’éternité. C’est inscrit dans la vie divine. Un être humain qui n’est pas absorbé, assumé par cette exigence n’est plus un homme, c’est un fou
- Dans la Grâce, il n’y a pas de cause diminuante, il n’y a qu’une cause de création d’éternité, il n’y a qu’une cause d’assomption : être assumé par Dieu. Du coup, cette Grâce demande à n’être qu’une seule Grâce : l’Immaculée Conception. Le lien est direct entre l’Immaculée Conception et la Grâce, parce que l’Immaculée Conception assume la Grâce, Elle est la Source de la Grâce adoptante.  
- Et Elle-même, en tant qu’Immaculée Conception, est assumée par la Blessure de l’Union Hypostatique du Christ embrasée par l’Esprit Saint dans Sa Passivité substantielle et incréée d’Amour. Cela fait que l’Immaculée Conception assume en Elle-même toutes les Grâces de Dieu sans exception, mais Elle-même est assumée et Elle a commencé son existence en étant ainsi assumée.  
L’Assomption n’est donc pas simplement la fête de ce qui s’est passé en l’année 50, après les vingt-deux années que Marie a passées à Ephèse auprès de saint Jean, quand la prise de possession d’Elle-même dans sa Grâce adoptante a atteint un degré d’affinité avec la Grâce capitale de Jésus glorifié et l’a endormie dans la Tardemah de la Dormition : Elle a alors été assumée.  
L’Eglise, le Corps mystique vivant de Jésus vivant, a proclamé ce Dogme en 1950. Cette Assomption, dans son caractère effectif et son rayonnement effectif sur la terre, n’a été ouvert par le pouvoir des clés de Jésus sur la terre que dix-neuf siècles plus tard. Entre l’Assomption de l’année 50 et la proclamation du Dogme de 1950, il y a dix-neuf siècles de silence, c’est impressionnant ! Pourquoi dix-neuf siècles ? Sentez-vous le respect qu’il y a, dans ce Mystère de l’Assomption, pour saint Joseph, pour la Paternité glorieuse de Joseph
Vous avez remarqué que nous fêtons l’Assomption en célébrant l’Evangile, la Haggadah de saint Luc de la Visitation. Parfois on entend dire : « Attendez, il y a un problème, les gens de la Congrégation des rites au Vatican qui ont choisi ces textes se sont trompés puisque la Visitation est le deuxième Mystère joyeux… » Non, Rome ne se trompe pas. Ceux qui se trompent, ce sont les gens qui disent que Rome se trompe. Pourquoi ? Parce qu’ils ne sont pas assumés par la foi infaillible de l’Eglise, et du coup ils sont assumés par le critiqueur, le condamnateur. C’est extraordinaire de mettre pour l’Assomption le texte de la Visitation, c’est un coup du Saint-Esprit qui est complètement géant !  
L’Ange Gabriel apparaît à Marie pour que Dieu assume un corps dans Marie. Comme il n’y a pas de cause diminuante en Dieu, comme je viens de vous l’expliquer, l’Assomption de l’humanité de Jésus à partir du corps de Marie de la part du Verbe de Dieu pour s’incarner et l’Assomption de la Vierge sont inséparables. C’est pour cela que dans la même apparition, l’Ange Gabriel dit à Marie : « Il y a une autre Fécondité : une Fécondité sur un Corps plus grand, plus universel, plus éternel ; et pour Elisheva, ta cousine qui est stérile, il y a une fécondité, alors vas-y ! ». Aussitôt que s’est réalisée l’Assomption du Corps de Dieu dans le sein de la Vierge en Jésus, aussitôt Marie est bousculée par le Saint-Esprit pour aller chez Elisabeth.  
Il y a une première Fécondité à l’Immaculée Conception : l’Immaculée Conception donne un Rédempteur au monde, Elle donne la Résurrection à ce Rédempteur, Elle donne la Glorification du Saint-Esprit à l’Eglise.  Et il y a une seconde Fécondité, qui vient du Saint des Saints de la Jérusalem spirituelle : c’est la Fécondité de Marie dans l’Assomption. C’est une seconde Assomption.  Et les deux sont inséparables.  

 

Quelquefois j’entends : « Oh moi, c’est Jésus tout seul, j’ai du mal avec Marie… » Alors je réponds : « Laisse ton mal dans ta poche, tu ne peux pas séparer ce que Dieu a uni.  - Mais moi je passe par ci, je passe par là…
- Ce n’est pas ‘je’ passe par ci ou par là : pour commencer, ‘moi je’, cela ne va pas. - Je préfère. - Tu préfères, mais tes préférences n’ont aucune importance. C’est Dieu qui compte ! Et Dieu a voulu passer par Marie. - Ah non ! Moi je ne passe pas par Marie. D’accord, Marie a du mérite, mais… moi, c’est Jésus. - Dieu est passé par Marie, et toi tu passes par Dieu, alors tu passes là où Dieu passe. Dieu assume Jésus en Marie, et Il assume dans l’Immaculée Conception la Fête d’aujourd’hui : c’est inséparable. »  
C’est pour ça que dans le texte de la Visitation, vous avez les deux.  L’Ange Gabriel n’a pas séparé les deux Fécondités.  

 

Et la deuxième Fécondité était évidemment le symbole de cette reprise du corps humain de Marie, lui-même assumé par l’âme parfaite de Marie, elle-même assumée par la plénitude de l’Immaculée Conception dans l’épanouissement de la Grâce glorieuse de Résurrection de Jésus avec cette Grâce d’affinité de l’Union Hypostatique en Marie, tout cela ensemble assumé opère corporellement dans la Femme qu’est Marie une Création nouvelle et une nouvelle Fécondité physique qui touche le corps, qui touche l’âme, qui touche la Grâce, qui touche la Gloire, et qui se réalise dans l’Eternité et qui rayonne dans le temps
Voilà pourquoi il y a ce texte de la Visitation de saint Luc (1, 39-56) pour l’Assomption.  

 

Nous allons maintenant relire l’autre texte, celui de l’Apocalypse (11, 19a à 12, 1-6a. 10ab) que j’aime beaucoup : « Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit et l’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au-dedans de ce Temple. Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme avec le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte. »  
Cette vision de Marie dans l’Assomption est extraordinaire ! 

 

Le Temple, c’est le corps (Jean 2, 21). Notre corps est le Temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6, 19). « Le Temple qui est dans le ciel », c’est l’unité du Père et du Fils dans la Résurrection du Fils de l’homme, dans la Résurrection de Jésus et la Résurrection du Père de Jésus. S’il n’y a pas d’Amour il n’y a pas d’attraction, vous le savez. Nous voyons bien dans l’Evangile de saint Jean que le Temple est le Temple du Père. Jésus chasse hors du Temple les vendeurs et les changeurs (Jean 2, 14-16), c’est la seule chose qui fait sortir Jésus de Ses gonds. « Le Temple qui est dans le ciel », c’est la Résurrection de l’humanité intégrale du Fils et du Père qui sont inscrits dans la Toute-Puissance incréée de Dieu, c’est cette Résurrection de l’humanité intégrale glorifiée du Père et du Fils qui s’ouvre et qui est le lieu de cette Création d’un univers nouveau assumant la Plénitude de Gloire de l’Immaculée Conception tandis qu’Elle n’est pas encore ressuscitée en sa chair.  
Pour moi, il n’y a pas plus beaux textes que les textes de l’Apocalypse pour comprendre Marie ! 
Le Temple, donc, s’est ouvert dans le ciel : ce Corps de Résurrection qui est physique, qui est palpable, s’est ouvert pour Marie dans le monde spirituel de sa contemplation parfaite, ultime, c’est-à-dire de sa vision béatifique. Nous ne pouvons pas nier qu’avant cette ouverture du Temple Marie ne soit rentrée d’abord dans la vision béatifique. C’est pourquoi dans la Tradition de l’Eglise nous distinguons le Mystère de la Dormition où Elle entre dans la vision béatifique et le Mystère de l’Assomption. Nous ne savons pas exactement le nombre d’heures entre les deux (j’ai des hypothèses parce que ça bouillonne là-dedans, mais nous n’avons pas de certitude), mais il y a une différence entre la Dormition et l’Assomption. C’est le même jour que nous fêtons les deux. Elle est re-rentrée dans le Ciel et le Temple s’est ouvert. Les deux sont marqués

 

« L’Arche de l’Alliance du Seigneur se dévoila au dedans de son Temple » 
L’Arche d’Alliance est cette Absolution incarnée. L’Assomption apparaît comme cela. Elle est assumée à l’intérieur de sa vision béatifique dans la Résurrection du Seigneur et du coup il y a l’apparition d’un Univers nouveau, d’une Création nouvelle, d’un Ciel nouveau, et l’Arche d’Alliance apparaît. Dès que Dieu crée quelque chose de nouveau, il y a forcément une Assomption. Nous-mêmes quand nous sommes créés, il y a une Assomption. Notre âme donnée par Dieu assume notre corps. Dès que Dieu crée il y a Assomption. Dieu est là… Assomption ! Au début tu le répètes, et après tu le vis par la foi : Assomption ! 

 

« Un signe grandiose apparut dans le ciel… » 
Un signe, donc un sacrement, quelque chose de sensible et d’efficace. Ce n’est pas pour elle seule.   

 

« Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous ses pieds » 
En théologie biblique, le Soleil c’est le Christ ressuscité, c’est le Fils de l’homme entièrement glorifié, c’est toute la Résurrection du Seigneur, c’est toute la Gloire de la Résurrection qui elle-même s’est faite Dieu en s’asseyant à la Droite du Père. Dieu s’est fait Homme dans le sein de la Vierge, et à l’Ascension la Gloire de la Résurrection a été faite Dieu. C’est cette Gloire de la Résurrection qui est le manteau de la Femme. Si vous avez un manteau et que vous devez sauver votre peau, vous préférez laisser le manteau que la peau. Le manteau est moins important que la peau. Ce que je dis là est un peu grossier mais c’est pour comprendre. Le manteau reste périphérique par rapport à nous. Eh bien toute la Gloire de la Résurrection est un manteau pour le Mystère de l’Assomption. C’est pour cela que saint Bernard disait que le Mystère de Marie n’est pas petit ! Le Mystère de Marie est une réalité sensible, efficace, et cette Assomption crée un Univers nouveau, quelque chose de plus grand : c’est une Epousée, une Femme. 

 

« La lune sous ses pieds » 
Nous avions vu quand nous avions commenté en biblique le Livre de la Genèse que le soleil représente le Christ et la lune représente Marie, l’Immaculée Conception. Marie dans sa première Fécondité, sa Maternité divine sur le Verbe incarné, cette Immaculée Conception, cette Absolution en personne qu’Elle est devient simplement le support de ses pieds. C’est une nouvelle Création. Celle qui fut Marie est la Femme de l’Apocalypse, Notre-Dame de tous les Peuples, Notre-Dame de toutes les intériorités sans limite de l’Incréé de chacune des trois Personnes de la Très Sainte Trinité.  
Elle est la Femme, et du coup quelque chose dans le Verbe éternel de Dieu glorifié dans le Christ peut se manifester dans les Noces avec Dieu le Père, puisque le Père comme Personne de la Très Sainte Trinité est Epoux, avant la création du monde. Donc le Mystère de la glorieuse Résurrection de l’humanité intégrale n’est pas encore complet dans la Glorification de l’Epouse, c’est-à-dire du Verbe de Dieu, tant que Marie n’est pas assumée.  
Désormais, dans la Gloire de la Résurrection, nous ne pouvons plus jamais oser séparer le Verbe et la Femme, l’Epouse, puisque comme le dit le Pape de Rome, le Verbe, la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité, est Epouse de la première Personne de la Très Sainte Trinité dans le sein de Qui Elle vit éternellement : le Père est l’Epoux et le Verbe est l’Epouse. 
Saint Thomas d’Aquin dit que cette création nouvelle de l’Assomption fait que Marie n’est plus du tout ce qu’Elle était. Marie est faite Immaculée Conception, ce qui est une chose extraordinaire, le 8 décembre, pour être Mère de Dieu, mais cette Maternité divine de Marie sur Jésus c’est pour qu’Elle soit la Mère du Corps mystique vivant entier de Jésus vivant entier et glorieux, et donc notre Mère quant au corps, quant à l’âme, quant à la Grâce et quant à la Gloire de la Résurrection. Et ça ne s’arrête pas là, bien entendu : c’est aussi pour qu’Elle soit Reine Immaculée et donc assumée entièrement dans cette Unité de l’Epoux et de l’Epouse.  
Nous l’avons vu hier, saint Maximilien Kolbe disait que cette Assomption fait qu’Elle est la manifestation glorieuse métaphysique du Saint-Esprit. Tout ce qu’Elle est dans la Gloire comme Manifestation en puissance, le Saint-Esprit l’actue de manière incréée. Elle continue à faire au Ciel comme Elle avait fait sur la terre : Elle ne fait rien par Elle-même, c’est Dieu qui fait tout.  
Voilà la leçon : et si c’était Dieu qui faisait toute ma vie ? Ce serait mieux que d’aller voir un marabout pour me réparer une dent. Dieu, et la Grâce, et le Saint-Esprit, et Marie, et Jésus : c’est Eux qui font tout, ce n’est pas la connaissance.

 

« Et sur la tête une couronne de douze étoiles » 
La Reine. Douze étoiles, parce qu’étant la Manifestation incarnée et glorieuse de l’Epouse, du Verbe et de la Femme, Elle devient Source sensible, Source concrète, Source physique de la Grâce, de la Vie divine (voilà pour 5) et de la Plénitude dans l’Unité de l’Esprit Saint (voilà pour 7). C’est pour cela que dans le Ciel, il y a ces 12 étoiles : Dieu le Père passe par Marie pour féconder Sa propre Vie intérieure de Verbe éternel et d’Epouse : 1 passe par 2. C’est cela qui fait que Marie dans l’Assomption a une Fécondité et qui fait qu’Elle est Reine.  
Alors je rentre dans cette Assomption, je découvre cette Assomption et je me laisse assumer par Marie. 
Voilà la grande leçon de la Fête de l’Assomption :  - d’abord nous laissons notre âme assumer notre corps,  - ensuite nous laissons notre cœur spirituel et notre vie spirituelle humaine assumer notre âme,  - puis nous laissons cette Vie divine surnaturelle de la Grâce sanctifiante assumer nos puissances spirituelles dans la vie théologale et réaliser ainsi cette Assomption dans l’union transformante,  - puis nous nous laissons assumer par la Plénitude de la Grâce, - dans la Plénitude de la Grâce nous nous laissons assumer par l’Immaculée,  - et dans l’Immaculée nous nous laissons assumer par la Gloire de l’Unité du Père et du Fils,  - et donc dans l’Actuation incréée du Saint-Esprit de la nouvelle Création de la Jérusalem glorieuse.  Voilà les sept étapes de l’Assomption.  

 

ASSOMPTION : je me laisse ASSUMER.  C’est tout simple.  
Toi, tu te demandes : « Est-ce que je vais m’en sortir, qu’est-ce que je vais devenir ? », ou bien tu dis : « J’ai des problèmes, je me sens mal, qu’est-ce qui m’est arrivé ! », alors arrête-toi un peu et respire dans l’Assomption

 

« Elle était enceinte » 
Aussitôt que nous trouvons cette Assomption, il y a cette Fécondité de Marie sur nous qui nous donne tout. 
Nous allons rentrer le plus possible dans cette Fête et nous allons dire à Marie des prières toutes simples, comme : 
« Vous avez été constituée dès le premier instant par Dieu pour écraser la tête du serpent. Vous avez été instituée dès le premier instant par Dieu pour la destruction définitive du mal.  Alors je Vous laisse toute liberté avec la Toute-Puissance du Saint-Esprit, puisque que le Saint-Esprit actue l’Immaculée Conception dans la Gloire, pour utiliser toutes Vos cohortes angéliques et glorieuses, avec Votre autorité, sous Votre gouvernement et Votre propre puissance, pour terrasser le mal et l’envoyer au fond de l’enfer, pour qu’il ne puisse plus nuire à notre âme. » 
Il faut utiliser, pour la destruction du mal, la Grâce de Marie, la Puissance du Saint-Esprit, l’Assomption de la Vierge, et ceci, à l’intérieur de quelque chose de très concret dans la prière, puisque c’est en assumant notre corps. C’est ce qui me semble très fort dans ce Mystère de l’Assomption : tout passe d’abord par le corps. Et l’Eglise célèbre l’Assomption en disant que Marie est une Création nouvelle à l’instant où son corps est assumé pour une Création nouvelle, un Univers nouveau.  
Donc il me faut être très concret. Je quitte mes imaginations, mes impressions : « Il me semble que le Bon Dieu m’a abandonné, que je l’ai oublié, que je lui en veux… », je dégage tout cela. Il me faut être et vivre dans mon corps, dans ma chair, dans mon sang, dans l’Adoration de mon Créateur en fait, c’est-à-dire dans cette Présence où mon corps, comme si c’était la première fois – et c’est toujours comme si c’était la première fois – était assumé par Dieu pour que mon âme, c’est-à-dire ma propre personne, assume mon corps et que mon corps vive de ma propre substance.  

 

Alors je me prépare à chaque Messe à la Transsubstantiation de mon corps pour réaliser précisément cette Union corporelle spirituelle avec l’Assomption de Marie, parce que c’est un message d’Union de la chair et du sang glorieux de Marie avec les miens. La Messe est une Transsubstantiation, et c’est le Corps du Christ qui est transsubstantié
Donc nous vivons vraiment dans notre corps, nous ne vivons pas dans nos impressions. Nous adorons notre Créateur, nous sommes assumés par Dieu et nous sommes nous-mêmes. Et dans l’Adoration nous vivons de l’Assomption, nous respirons enfin métaphysiquement, surnaturellement et glorieusement dans la mise en place du corps spirituel

 

Je fais des prières toutes simples et je dis :  
« Je prends possession de mon propre corps dans les Mains de mon Créateur et je les plonge dans la Fécondité glorieuse de Marie pour un Monde Nouveau ».
 
Je le dis et cela se fait. 

 

J’aime Marie jusqu’à me perdre en Elle et qu’il n’y ait plus qu’Elle qui vive en moi, qu’il n’y ait plus que l’Epouse, la Femme, le Verbe, Marie Reine. C’est très important : il faut qu’il n’y ait plus que ce Mystère de Marie incarné, glorieux, qui vive en nous.  
Cela exorcise les hésitations : « Attendez, je ne me sens pas prêt, je ne suis pas contre, mais je suis en train d’apprivoiser, laissez-moi encore un an ou deux pour m’approcher de Marie… ». Non, c’est tout de suite, direct. 

 

Il ne faut pas séparer ce que Dieu a uni : Jésus et Marie. Dans l’Apocalypse, il est écrit que les disciples rentrent au Ciel parce qu’ils ont suivi l’Agneau partout où Il allait. Et l’Agneau est toujours passé par Marie : pour s’incarner d’abord, Il est passé par Marie, et nous l’avons vu cette année dans chacun des vingt Mystères du Rosaire, Il n’a rien fait, dans aucun de ces Mystères, sans passer par Marie. 
Il y a des personnes qui disent : « Moi, j’aspire au Divin, j’aspire à la Lumière, j’aspire à Dieu, mais je ne passe pas par Marie, je ne passe pas par le Corps mystique de Jésus, je ne passe pas par l’Eglise, je ne passe pas par ce qui est immaculé et plein de Grâce dans le Corps mystique vivant de Jésus vivant, je ne passe pas par les Sacrements, je ne passe pas par la Grâce sanctifiante, moi, c’est direct ». Ça ne va pas, c’est métapsychique
« Moi, pour trouver Dieu, je passe par le vide, je fais le vide.  - Mais c’est beaucoup mieux de passer par le plein que par le vide, enfin !  - Ah non, moi, je fais le vide, je préfère. 
- Ecoutez, faites le plein, c’est un secret, vous ne le répèterez à personne… Il faut faire le plein, il ne faut pas faire le vide. Si tu fais le vide, tu es épuisé au bout d’un certain temps. La nature a horreur du vide, tout le monde sait ça. Alors fais le plein de la Grâce sanctifiante, fais le plein du Ciel, fais le plein du Monde nouveau. » 
C’est tout simple et en connexion directe avec le Mystère de l’Assomption. Au fond, nous avons vraiment été faits pour recevoir Marie. Je suis sûr de cela.  
Et vous me direz : « Avons-nous été faits pour recevoir Jésus ? »   Jésus est le Fils de Marie et Il n’a pas voulu nous donner ce pour quoi nous sommes faits pour être – nous sommes faits pour l’Epouse éternelle de Dieu, pour un Mystère de Communion des personnes totale avec Dieu le Père : voilà ce pour quoi nous sommes faits pour être –, Jésus n’a pas voulu nous donner la Plénitude de Son Cœur d’Accueil en tant que Verbe, c’est-à-dire Epouse, tant qu’il n’y avait pas eu l’Assomption de Marie. Voilà ce qu’il y a dans le Livre de l’Apocalypse, et voilà pourquoi je dis que nous sommes faits pour Marie. 
Une fois que nous sommes avec Marie jusque dans ce Mystère concret de l’Assomption et que nous en vivons de manière de plus en plus concrète, de plus en plus évidente, de plus en plus nette, alors à ce moment-là c’est la Personne même du Verbe qui se manifeste et qui nous est donnée puisqu’elle fait Un en tant que Femme avec l’Epouse incréée de Dieu. 
Il faut au moins retenir que pour nous, Marie est tout. Quand je dis : « Dieu est tout pour moi » ou quand je dis : « Marie est tout pour moi », c’est exactement la même chose parce que Dieu a assumé Marie. Quand mon âme assume mon corps, mon corps est totalement assumé par mon âme, et si tu veux toucher mon âme, viens toucher mon corps. C’est pourquoi si je dis : « Je vis de Dieu » ou si je dis : « Je vis de Marie », c’est la même chose. 
Hier déjà je vous ai expliqué que saint Maximilien Marie Kolbe, agrégé de philosophie, agrégé de théologie, disait que l’Esprit Saint est la Personne par excellence de Dieu, ou si vous préférez, Dieu en Personne : l’Ultime incréé de la Très Sainte Trinité est l’Esprit Saint. Le Père Maximilien Marie Kolbe dit que l’Esprit Saint est l’Actuation de tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance. Tout ce que Marie est dans son Immaculée Conception n’existe que dans l’Actuation  de l’Esprit Saint. L’Esprit Saint dans Son Actuation, c’est-à-dire dans Sa Plénitude de Perfection intérieure personnelle, actue l’Immaculée Conception. Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint est Son Acte.  
Vous ne pouvez saisir une puissance qu’à travers son acte. Quand quelque chose s’actue, vous voyez l’acte et l’acte révèle la puissance. Si vous recevez un grand coup de point dans la figure, vous en percevez la puissance quand vous recevez l’acte.  
Tout ce que l’Immaculée Conception est en Puissance, l’Esprit Saint l’est en Acte. Le Saint-Esprit est l’Acte de ce que l’Immaculée Conception est comme puissance. Elle est puissance du Saint-Esprit.  
C’est pour ça que saint Maximilien Marie Kolbe dit que l’Immaculée Conception est la quasi incarnation du Saint-Esprit, et l’Apocalypse dit qu’Elle est un Signe, c’est-à-dire un Sacrement – et un Sacrement est une Puissancedu Saint Esprit qui est Son Acte. Marie est le Sacrement éternel du Saint-Esprit. 

 

Nous aimons beaucoup Marie, il n’y a pas de doute.  Nous l’aimons et de plus en plus nous disons que Marie est tout pour nous, et que Jésus est tout pour nous parce que Marie est tout pour nous.  Notre vie a changé à cause de cela. A cause de cela, notre Vie c’est la Jérusalem glorieuse définitivement instaurée en nous dès cette terre.  

 

Source : http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm (cette homélie est en pdf et mp3 sur ce lien)

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4 août - Italie : apparition de Notre Dame à Natilano Scarpa (14 ans) en 1716 à Pallestrina

4 Août 2017, 19:37pm

Publié par Véronique

 

Un moment marquant de ma vie d’évêque

J’ai vécu un événement très marquant, concernant la Vierge Marie, en 1980, juste après mon ordination épiscopale pour le diocèse d'Itapeva (Brésil). J'ai vu alors combien Marie était présente dans ma mission de pasteur de l’Eglise.

J'ai été consacré évêque le 31 mai 1980. Le lendemain une procession de voitures m’accompagnait pour mon installation à l’évêché. Toute la population nous regardait passer. Soudain, une petite fille a traversé la route et a été renversée par une voiture. On l’a transportée à l'hôpital d'Itapeva et je m’y suis rendu. Nous étions tous en état de choc ! Je me suis alors tourné vers Notre Dame : «Ô ma Mère, ne laissez pas le commencement de ma charge d’évêque être obscurci par cet accident.» 

Le lendemain, ma première visite fut pour l'hôpital. Le docteur m'a dit : « Vous pouvez être en paix, l’enfant est hors de danger ». J’ai alors remercié Notre Dame car j'ai senti fortement sa présence à ce moment  si significatif de ma vie épiscopale.

Vingt-cinq ans plus tard, invité à célébrer une messe à Itapeva dont je n’étais plus l’évêque, un couple avec deux enfants s’est avancé vers moi ; la femme se présenta : «Je suis cette fillette renversée par une voiture le jour de votre installation !» 

Mgr Fernando Legal

Evêque émérite de São Miguel Paulista (Brésil)

Interview exclusif pour Une Minute avec Marie

Interview de Thácio Siqueira

Source : Abonnement quotidien "Une minute avec Marie"

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Je n’ai jamais vu la Vierge, mais je l’entends

12 Juin 2017, 18:48pm

Publié par Véronique

On peut penser à juste titre que Jean-Paul II possède le don d’une perception extraordinaire du surnaturel. Alors qu’il s’entretenait au sujet des apparitions mariales, un membre de son entourage lui demande s’il n’a jamais vu la Vierge. La réponse du pape est nette : « Non, je n’ai jamais vu la Vierge, mais je l’entends. »

Ainsi que le racontera le cardinal Deskur (Polonais), Karol Wojtyla trouve le séminaire diocésain presque vide lors de sa nomination comme archevêque de Cracovie et décide donc de formuler un vœu à la Vierge : « Je ferai beaucoup de pèlerinages à pied dans tes sanctuaires, petits et grands, proches et lointains, selon le nombre de vocations que tu me donneras chaque année. » Le séminaire commence soudain à se regarnir et compte presque cinq cents élèves lorsque l’archevêque quitte Cracovie pour le Siège de Pierre.

« Ma manière de concevoir la dévotion à la Mère de Dieu a subi une transformation. Si autrefois j’étais convaincu que Marie nous conduit au Christ, à présent je commence à comprendre que le Christ aussi nous conduit à sa Mère » (J-P II, « Ma vocation, Don et mystère », Paris 1996)

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31 mai : fête du jour de la visitation de la Vierge Marie

31 Mai 2017, 20:52pm

Publié par Véronique

Fête instituée le 2 juillet 1389 par le pape Urbain VI...

 
 

Marie, à l'annonce de la grossesse de sa cousine par l'Ange Gabriel (Luc 1, 26-39), se met en route pour être aux côtés d'Elisabeth enceinte de six mois de Jean-Baptiste. Les deux femmes se retrouvent (Luc 1, 39-56). A peine la salutation de Marie retentit-elle aux oreilles d'Elisabeth que l'enfant qu'elle porte tressaille en elle. L'évangéliste Luc précise qu'aussitôt Elisabeth fut remplie de l'Esprit-Saint, déclarant Marie « pleine de grâce » et « Mère du Seigneur ». Le mystère de la Visitation nous propose, en condensé, toutes les dimensions du Salut apporté par Jésus : Leçons de charité et de zèle, de prévenance et d’amabilité ! Leçons de mortification, d’humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde !
(SOURCE)


Sous l'inspiration de l'Esprit Saint, Marie dit alors Le Magnificat.

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La Vierge Maire : existe-t-elle, est-elle la Mère de Dieu ?

18 Avril 2017, 13:22pm

Publié par Véronique

C'est une affirmation que l'on me fait (commentaire du 13/04/2017).

En 1917, les trois enfants de Fatima, au Portugal, ont demandé à la Vierge Marie de faire un miracle afin que tous croient en son apparition.

70.000 personnes témoins du miracle du soleil. 

70.000 personnes mouillées par la pluie et séchées par la Vierge Marie.

 

(Passage du documentaire "M et le 3è secret"

Bible des Peuples

Jésus naît d’une mère vierge (Matthieu 1, 18-25)

18 Voici quelle fut l’origine de Jésus, le Christ. Sa mère, Marie, avait été donnée en mariage à Joseph, mais avant qu’ils ne vivent ensemble, elle se trouva enceinte par une intervention de l’Esprit Saint. 19 Joseph, son mari, pensa à la renvoyer. Mais c’était un homme droit et il voulait agir discrètement pour ne pas lui faire du tort.

20 Comme il en était préoccupé, un ange du Seigneur vint se manifester à lui dans un rêve et lui dit : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ton épouse. La voilà enceinte par l’intervention de l’Esprit Saint ; 21 elle mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus ; car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

22 Tout cela fut donc l’accomplissement de ce que le Seigneur avait dit par la bouche du prophète : 23 Voici que la vierge est enceinte et met au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire Dieu-avec-nous.

24 Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange lui avait ordonné et il prit avec lui son épouse. 25 Il n’avait donc pas eu de relations avec elle quand elle mit au monde un fils ; il lui donna le nom de Jésus.

Les dernières paroles de Jésus (Jean 19, 25-30)

25 Debout près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26 Jésus vit la Mère et auprès d’elle le disciple qu’il aimait. Il dit à la Mère : « Femme, voici ton fils. » 27 Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de ce moment le disciple la reçut chez lui.

28Avec cela, Jésus voyait que tout était accompli. Mais une parole de l’Écriture devait encore s’accomplir. Jésus dit : « J’ai soif. » 29 Il y avait là un vase plein de vin fermenté et quelqu’un y plongea une éponge, la mit au bout d’une branche d’hysope et la porta à sa bouche. 30 Jésus prit ce vin fermenté et alors il dit : « Tout est accompli. » Il inclina la tête et il remit l’esprit.

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Personnellement, la Vierge Marie m'a amené à Jésus. Sans elle je n'y serai pas arrivé seule. Voici mon témoignage.

Fraternellement

Véronique

 

 

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Le mystère du Samedi saint - Père Jean-Claude Sagne

14 Avril 2017, 19:18pm

Publié par Véronique

Voici un extrait d'un des livres écrits par le père Jean-Claude Sagne. Il a été mon accompagnateur spirituel, notamment pendant son passage de ce monde au Père.

J'ai rencontré quelques difficultés pendant la saisie de cet article, les [ devant être changés en {. Je vous prie de m'en excuser.

 

 

"La maternité spirituelle de Marie - Femme, voici ton fils"

Père Jean-Claude Sagne

Editions de l'Emmanuel

 

LE MYSTERE DU SAMEDI SAINT (chapitre VII)

Le mystère du Samedi saint est le temps de la mémoire, le temps de la relecture, le creuset de l'espérance. C'est par l'excellence le déploiement du rôle de Marie en sa maternité spirituelle. Nous commencerons par suggérer ce que Marie a vécu le Samedi saint, en référence à Jésus, puis nous exposerons plus systématiquement notre participation personnelle au mystère du Samedi saint.

 

I. Marie, mémoire de l'Eglise

Après le déchaînement de la violence et des cris contre Jésus de Nazareth, l'homme des douleurs, un grand silence est tombé le soir du Vendredi saint.

 

Un tombeau neuf

Le corps de Jésus a été déposé dans un tombeau neuf où jamais "personne n'avait été mis" (Jn 19, 41). Jésus n'est pas réuni à ses pères. C'est lui qui est déjà l'ancêtre d'une nouvelle lignée, le premier de l'humanité nouvelle promise à la Résurrection. Seul dans le silence du sépulcre, il est le roi qui dort en paix, "le prince des rois de la terre" (Ap 1,5).

 

Une ineffable attente

Après l'ensevelissement de Jésus, il est dit que les saintes femmes "observent le repos" prescrit (Lc 23, 56). Tout c que la Vierge Marie a vécu au long des heures du Samedi saint est sous le signe du repos et du recueillement. Alors que le corps de Jésus repose au sépulcre, son âme trouve son repos dans le Coeur immaculé et douloureux de Marie. Celle-ci a connu au pied de la Croix la nuit la plus profonde de tous les temps (Jean Paul II, op. cit.). Elle avait en effet éprouvé le contrastre dramatique entre les promesses divines entendues à l'Annonciation et le spectacle de l'homme des douleurs exposé sur la Croix. Seule, privée de son Fils unique, Marie a ressenti un abîme de douleur. En même temps, son âme est toute habitée par la paix. Totalement remise à la volonté du Père, elle demeure dans l'adoration.

"Elle a bâti sa demeure

Dans les vouloirs du Père.

Aucune peur, aucun refus

Ne vient troubler l'oeuvre de grâce,

Son coeur est rempli d'ineffable attente.

Elle offre à Dieu le silence

Où la Parole habite."

(PTP, Hymne du 8 septembre : "Voici l'aurore avant le jour" (CFC)

 

Un silence plein d'espérance

Au long des heures du Samedi saint, Marie est la mémoire vivante de l'Eglise. Elle laisse repasser en son coeur tout ce que Jésus a pu dire ou faire pour accomplir les Ecritures. Elle laisse résonner en elle tous les évènements en en cherchant le sens (Lc 2, 19 et 51). Ce qui revient avec insistance au coeur de Marie, ce sont les annonces par Jésus de sa propre mort et de sa résurrection. Adrienne Von Speyr souligne la résonance en Marie le Samedi saint de la promesse de Jésus au Bon larron (Adrienne VON SPEYR, La servante du Seigneur, p. 135.). Le Berger avait affirmé sa liberté entière devant la mort : "J'ai le pouvoir de me dessaisir {de ma vie} et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père (Jn 10, 18). Le Père ne laisse jamais seul Celui qui'il a envoyé (Jn 8, 16 et 29 ; 10, 30 ; 16, 32) et qui n'a d'autre désir que d'accomplir sa volonté : "Tu ne laisseras pas ton saint connaître la corruption" (Ps 15, 10). Dans son silence plein d'espérance, Marie est la demeure vivante de la Parole. Dans sa prière, Marie a médité les évènements et les paroles de la vie de Jésus (Lc 2, 19.51). Elle les a "rassemblés" en en cherchant le sens. La tentation humaine est non seulement d'analyser mais de diviser, non seulement de distinguer mais d'opposer. La violence est ce qui disloque et aboutit à l'absurde. Marie redonne sens à la Passion de Jésus, paroxysme de la destruction et de la ténèbre, en y reconnaissant le passage de son Fils près du Père, la révélation de la miséricorde de Dieu pour le monde en réponse à l'obéissance du Fils. Au fil des heures du Samedi saint, au fur et à mesure que sa parole  se redonne à sa mère, Jésus la visite spirituellement pour conforter son âme et l'illuminer.

Dans l'acte de sa mort, comme offrande volontaire de sa vie, Jésus a accompli l'oeuvre du salut (Jn 19, 30). En remettant au Père son Esprit (cf. Lc 23, 46), il est envahi par l'Esprit du Père qui lui communique la vie divine : "{...} mis à mort selon la chair, {il est} rendu à la vie par l'Esprit" (1 P 3, 18). Alors que son corps repose encore au sépulcre, Jésus, en son âme vivifiée par l'Esprit, est déjà le Sauveur de ceux dont il partage la condition, tous les morts qui attendent le salut de Dieu.

 

Le salut de Dieu

Jésus commence de réaliser sa promesse : "L'heure vient, et elle est déjà là, où tous ceux qui gisent dans les tombeaux entendront la voix du Fils de Dieu" (Jn 5, 25). C'est dans  l'Esprit qu'il vient prêche la Bonne Nouvelle aux "esprits en prison" (1 P 3, 19). Les âmes des jutes de la première Alliance étaient dans un état d'attente et d'espérance avant de pouvoir être introduites dans l'intimité du Père. Plus largement, c'est aujourd'hui encotre notre condition, à nous tous qui espérons recevoir en plénitude les fruits de la résurrection du Sauveur. La prédilection par jésus de la joyeuse nouvelle de la délivrance au séjour des morts est "l'accomplissement jusqu'à la plénitude du message évangélique du salut" (Jean-Paul II, Catéchèse du 11 janvier 1989, DC 1989, n° 1979, p. 224, et CEC, n° 634.).

 

Dans la nuit de la foi

Le lieu spirituel des purifications de l'espérance est le Coeur douloureux et immaculé de Marie dans ses dispositions du Samedi saint. Elle accueille en elle toute l'Eglise et l'humanité tout entière. Plus que tout, marie est la Mère de la crainte de Dieu et de la "sainte espérance" (SI 24, 18). Dans la nuit de la foi, en communion avec le repose de Jésus en son sépulcre, Marie nous fait pressentir que le silence ne trahit pas le vide, mais qu'il enveloppe la présence de Dieu. En s'approfondissant, le mystère du Samedi saint est le passage dans le sein de Marie vers le sein du Père. Au jour du Samedi saint, Marie représente du fond d'elle-même l'attente du don du Père, au-delà de toute espérance. Ayant tout perdu en son Fils unique, elle est de nouveau mise en présence de la toute-puissance du Père qui est toute fidèle, toute bénignité. Dans une ligne toute maternelle, l'espérance de Marie est la confiance simple dans le Père qui aime à donner et redonner sa vie à ce qui est le plus petit, le plus démuni, le plus menacé. Il s'agit ici de savoir tout attendre du Dieu fidèle qui est l'ami des hommes, le Dieu de la vie. Le Samedi saint s'offre comme le lieu d'accueil pour tous les hommes qui attendent le salut de Dieu sans recevoir encore la lumière de la résurrection du Christ. Pour chaque fidèle baptisé, le Samedi saint est et reste le lieu discret de la purification qui conduit à la naissance plénière et à la vie filiale en Dieu.

 

Au terme du cheminement silencieux

Au terme du cheminement silencieux et tout intérieur du Samedi saint, Marie, dont la foi est toujours restée entière, laisse monter du fond de son coeur la joie de l'espérance. Comme le dit l'hymne pascale de Tamié :

"Quelqu'un près de la croix n'a pas douté ;

La Femme, jusqu'au jour, a porté seule

L'espoir du monde.

Sa foi devance l'heure

Et sait déjà :

Christ est ressuscité !

Mais c'est en secret,

Et Dieu seul connaît

La joie

Dont trésaille Marie"

(Hymne CFC, "Ô nuit de qeul éclat tu resplendis").

 

Avant même de recevoir sa première visite au matin de Pâques, au coeur de la nuit qui précède l'aube pascale, marie croit que son Fils est vivant.

 

II. Vivre le Samedi saint

L'espérance nous fait vivre. Comme Nicodème, nous sommes tous aujourd'hui encore en attente de la grâce de la nouvelle naissance. Certes, la foi est déjà la victoire qui nous donne part à la résurrection de Jésus (1 JN 5, 4-5). Un jour après l'autre, l'expérience de notre faiblesse nous fait néanmoins désirer que l'Esprit du Ressuscité nous libère de toute crainte.

"Il s'agit de le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, de devenir senblables à lui dans sa mort, afin de parvenir, s'il est possible, à la résurrection d'entre les morts" (Ph 3, 10-11).

Le Samedi saint est aujourd'hui le lieu spirituel où la Vierge Marie nous attend pour nus introduire plus avant dans le mystère de la sainte espérance. Ce jour mystérieux de repos et de recueillement est la traversée de la nuit de l'espérance. Bien au-delà de nos mots et images, c'est Marie elle-même qui forme la nuit de notre espérance. Communier à l'état spirituel de la Vierge le Samedi saint, c'est notre vie chrétienne d'aujourd'hui comme l'attente de la consommation du salut promis, avec notre besoin d'être purifiés et guéris.

La vie de la sainte espérance est le fruit que Marie dans sa sollicitude maternelle veut nous faire désirer et goûter :

"Moi, je suis la mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. Moi qui demeure toujours, je suis donnée à tous mes enfants, ceux qui sont choisis par lui " (Si 24, 18).

Il y a partie liée entre la maternité et l'espérance, et cela vaut pour toutes les composantes de la maternité en toutes ses formes et réalisations. La mère connaît son enfant avant de le voir, l'ayant mis au monde. Elle sait que la promesse de la vie exède sans proportion les signes ténus qui donnent lieu à investigation. La femme est celle qui sait le prix du temps :  l'attente n'est pas du temps perdu, mais la germation enfouie de la vie. Elle sait aussi que l'obscurité de la nuit peut contenir et envelopper une présence, là où d'autrez auraient peur du vide et de la perte.

Le dernier mot de la pédagogie de Marie n'est pas de nous introduire dans la nuit de la foi, mais de se faire elle-même pour nous la nuit de l'espérance. Y a-t-il là une différence ? C'est l'expérience du contact avec une présence. Au moment où Marie nous enlève avec douceur et netteté tous nos appuis humains, Dieu voulant, elle fait ensorte, sans du tout donner le sentiment de sa proximité, d'orienter notre coeur profond vers le Père qui est le rocher à toute épreuvee paix. Pour le dire de façon plus directe, Marie s'efface d'elle-même de notre champ, en sorte que nous nous retrouvions, sans savoir comment, remis aux mains du Père qui est la sûreté même : "Nul n'a le pouvoir d'arracher quelque chose de la main du Père " (Jn 10, 29). Cette confiance éperdue anime Jésus, le bon berger, prêt à se déssaisir de sa vie pour ses brebis.

C'est au terme de l'épreuve du Samedi saint que Marie est pour nous la mère de la sainte espérance, parce qu'elle apu valider dans l'épreuve sa conviction que jésus, en donnant sa vie, a conduit avec puissance et douceur les brebis vers le Père. or ce qui a conforté l'espérance de Marie au creuset de l'obscurité et de la souffrance éprouvée, c'est d'accueilir en elle, dans la fidélité toute pure de son coeur, la présence de Jésus endormi dans le sommeil de la mort, et en même temps déjà vivifié par l'Esprit. C'est en se faisant mystiquement le lieu du repos de Jésus au terme du combat du Règne, que Marie laisse triompher en elle la joie de l'esprance. Pour préparer le don de la nouvelle naissance pascale par la puissance du Père dans l'Esprit, Marie reçoit de nouveau Jésus endormi en son sein, c'est-à-dire ici dans le foyer de son attente du don de Dieu. Et c'est ainsi que, pour nous aussi aujourd'hui, cet aujourd'hui de toutes nos morts humaines, Marie nous cache en son sein pour nous permettre de mieux discerner et accueillir les motions du Père, Dieu de la vie, dans l'Esprit...

 

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La Passion du Christ - Les coeurs unis de Jésus et Marie

13 Avril 2017, 15:05pm

Publié par Véronique

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