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Le.blog.catholique.de.Véronique

Météo extrême... à travers le monde. Ce que les médias ne disent pas.

18 Décembre 2014, 21:20pm

Publié par Véronique

Seigneur, merci d'être amour.

Nous vous demandons la grâce d'avoir pitié de nos âmes et de leur faire miséricorde.

Merci Seigneur.

 

Evangile de saint Luc chapitre 21, verset 11 :

Il y aura de grands tremblements de terre et, par endroits, des pestes et des famines ; il y aura aussi des phénomènes terribles et, venant du ciel, de grands signes.

 

Luc 21, 12-15 :

" Mais, avant tout cela, on portera les mains sur vous, on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous traduira devant des rois et des gouverneurs à cause de mon Nom, et cela aboutira pour vous au témoignage. Mettez-vous donc bien dans l'esprit que vous n'avez pas à préparer d'avance votre défense : car moi je vous donnerai un langage et une sagesse, à quoi nul de vos adversaires ne pourra résister ni contredire...

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Santo subito IV : Vox ecclesiae

17 Décembre 2014, 23:29pm

Publié par Véronique

Mgr Slawomir Oder, postulateur, explique le déroulement du procès de canonisation de Jean Paul II.

La vie et la mort du pape sont racontées par ses proches : Stanislaw Dziwisz, Mieczyslaw Mokrzycki et Emery Kabongo (ses secrétaires), René-Samuel Sirat (ancien grand rabbin de France), Henryk Wozniakowski (éditeur des "carnets intimes"), Birth Lejeune (épouse du professeur Lejeune) et Soeur Marie-Germaine (Petite Soeur de Jésus ayant connu Karol Wojtyla à Cracovie alors qu'il était prêtre). Leurs récits sont illustrés par des images d'archives et des séquences tournées à Rome, la veille et le jour de sa canonisation. Une coproduction KTO/STELLA PRODUCTIONS, 2014. Une réalisation Grzegorz Tomczak.

 

Source : http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/documentaire-santo-subito-iv-vox-ecclesiae/00085330

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La messe ne nous appartient pas.

16 Décembre 2014, 11:10am

Publié par Véronique

Il n’y a rien de plus grand sur terre que la messe.

La messe ne nous appartient pas, elle est divine.

Si l’homme y ajoute ou y enlève des éléments, il s’abaisse, voulant mettre en avant sa volonté, ses envies, ses idées. C’est de l’orgueil et un manque de maturité spirituelle.

On peut malheureusement y voir des écrans diapositives… comme si Dieu ne suffisait pas.

Tous ces éléments matériels rajoutés sont le profane entré dans l’Eucharistie.

La messe est le plus grand théâtre divin, en aucune façon il doit devenir un théâtre humain.

Avant la messe l’âme doit se préparer à accueillir en elle les grâces divines, et non à rester inactive durant une heure.

Notre cœur doit essayer de toujours être attentif à ce qu’il entend, à ce que Dieu veut lui faire vivre, et ce qu’Il voudrait en recevoir.

La messe doit être en priorité un cœur à cœur avec Dieu, sans que rien ne puisse le distraire, pour que Dieu y demeure.

Il est bon de prier le Veni Creator avant la messe, afin d’être à la disposition du Saint Esprit pour ce qu’Il daignera nous faire vivre selon ses désirs. Il est bon aussi de Le solliciter pour toutes les âmes de la terre assistant à la sainte messe et ceux qui n’ont pas eu la possibilité de s’y rendre.

Tous les moments de la liturgie sont importants, en s’imprégnant de la parole de Dieu, en louant Dieu, en accompagnant Jésus au moment de la Crucifixion lorsque le prêtre coupe en deux la grande hostie consacrée avec notre cœur rempli de compassion et d’amour pour l’agneau de Dieu, et aussi en étant tout abandonné au moment de l’union avec Jésus Hostie où Il nous remplit de tout son être, de sa divinité, de sa gloire et de sa toute puissance.

Il est là, en nous, nous faisant rayonner de ce qu’Il est !

Quelle grandeur !

L’union d’amour spirituelle et physique avec Jésus peut nous faire vivre des moments très hauts, nous faisant gravir davantage la montagne, nous faisant ainsi avancer sur le chemin spirituel, le chemin de Dieu.

Parfois même il peut arriver que Jésus nous fasse quitter le lieu de l’église pour un lieu uniquement surnaturel, c’est une expérience mystique.

Alors, pour laisser Dieu agir à sa guise durant la messe, le missel romain suffit.

Laissons-nous faire par Dieu.

La messe ne nous appartient pas.

Véronique

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La crèche de Noë̈l installée par Civitas au Parlement Européen

15 Décembre 2014, 18:01pm

Publié par Véronique

Mgr Bernard Fellay, le supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est venu mardi 9 décembre 2014 inaugurer et bénir la crèche de Noël installée dans le hall d’entrée du Parlement Européen de Bruxelles à l’initiative de l’Institut Civitas. Ecoutez des extraits des discours vigoureux de Mario Borghezio, Alain Escada, et une interview exclusive de Mgr Bernard Fellay.

Source : http://www.medias-presse.info/la-creche-de-noe%CC%88l-du-parlement-europeen/20158

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Marie, toute pure, toute immaculée...

7 Décembre 2014, 18:09pm

Publié par Véronique

Marie, toute pure, toute immaculée, est toute rayonnante de Dieu.

Ceux qui ont eu le privilège et la grâce de la voir, comme sainte Bernadette, peuvent en témoigner.

Leurs coeurs et leurs yeux préparés par Dieu, pouvaient alors contempler pour toujours, sur terre, l'Immaculée Conception. Dieu leur permettant ainsi, d'être toujours aux côtés de Marie.

Pour recevoir Dieu en son sein, le Saint des Saints, le Seigneur des Seigneurs, le Roi des Rois, le Fils de Dieu, il n'y avait que la Conception Immaculée de Marie pour Le recevoir en elle.

La pureté émane de tout son être, c'est la pureté de Dieu.

L'humilité émane de tout son être, c'est l'humilité de Dieu.

La douceur émane de tout son être, c'est la douceur de Dieu.

La beauté émane de tout son être, c'est la beauté de Dieu.

La sagesse émane de tout son être, c'est la sagesse de Dieu.

La prière émane de tout son être, c'est la prière de Dieu.

L'amour émane de tout son être, c'est l'amour qu'est Dieu.

Marie, aidez-nous et apprenez-nous à vous imiter !

Que Marie nous guide vers Dieu, et qu'à chaque instant nous puissions, comme ceux qui l'ont vu, la contempler et lui demander ce qui nous est nécessaire pour plaire au Père et imiter son divin fils Jésus.

Qu'au moment de notre rencontre avec elle, au moment de notre mort, nous n'ayons pas peur de lui prendre sa main qu'elle nous tendra, comme un enfant qui se laisse guider avec confiance par sa maman.

Confions tous les défunts de la terre à Marie.

Amen.

 

Véronique

 

 

 

 

 

 

 

 

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Immaculée Conception de la Vierge Marie - prédication du père Michel-Marie Zanotti-Zorkine

7 Décembre 2014, 17:59pm

Publié par Véronique

Mardi 8 décembre 2009 -

IIe semaine de l'Avent -

Immaculée Conception de la Vierge Marie

 

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Lc I, 26-38

L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta. La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine Télécharger la prédication

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L'Immaculée Conception (Père Jean-Claude SAGNE).

7 Décembre 2014, 17:58pm

Publié par Véronique

 

2. La pureté de Marie

De la virginité de Marie l'attention des fidèles s'est portée sur sa sainteté. Marie est la toute-pure, la toute-sainte. S'il y a une qualité plus que les autres qui caractérise Marie, c'est la pureté : elle est l'Immaculée. Avant même de désigner le contenu de cette pureté de Marie, tournons-nous vers le mystère du Père; Dès que l'on parle de Marie et de ses privilèges, la crainte apparaît vite de faire trop de place à Marie et de faire offense à la gloire de Dieu. Il suffirait pourtant de repartir sans cesse du don de Dieu pour écarter cette crainte. Marie nous en donne l'exemple dans son Magnificat : "Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son Nom." La pureté de Marie est une œuvre de pure grâce de la part de Dieu : reconnaître la pureté toute particulière de Marie, c'est glorifier la sainteté de Dieu. La prévenance de la grâce de Dieu en Marie est le sommet de sa miséricorde. C'est précisément parce qu'elle est la plus pure des créatures et la plus proche de Dieu que Marie sait mieux que tous que Dieu seul est saint.

Avant de tenter de cerner le mystère de la pureté de Marie, nous dirons quelques mots de la sainteté de Dieu, en fonction toutefois du mystère marial où elle se reflète. La sainteté n'est pas une perfection de Dieu parmi d'autres, mais bien plutôt la perfection qui assemble et noue toutes les autres. La sainteté de Dieu est son mystère même : Dieu EST Saint ! C'est son Être qui est sainteté. La sainteté est la vie même de Dieu. Dire de Dieu qu'il est Vivant, c'est déjà confesser sa sainteté. La sainteté est à la fois l'unité, la simplicité et la pureté de Dieu. La sainteté de Dieu, c'est d’abord le fait qu'il n'existe que pour se donner et en se donnant ; son Être est le don. L'Être de Dieu est l'acte pur du don : "Dieu est Amour" (1 Jn 4, 8). La sainteté de Dieu est en fin de compte son amour qui a pour nous le visage de la miséricorde. La sainteté de Dieu, c'est aussi le fait qu'il dissipe par son rayonnement toute forme de ténèbres ou de complication, tout ce qui est résistance au don. La sainteté de Dieu, c'est plus que tout l'efficacité irrésistible de l'amour qui s'imprègne en douceur au fond de tous les êtres. Il est dit de la sagesse de Dieu qu'elle pénètre tout à cause de sa pureté (Sg 7, 24). C'est bien ainsi que la sainteté de Dieu se communique à Marie.

 

LA FOI EN L'IMMACULEE CONCEPTION

Dès la fin du IVe siècle il était acquis dans l'enseignement de l'Eglise que Marie n'avait commis aucun péché au cours de sa vie, mais restait ouverte la question de la marque en elle du péché originel. C'est là qu'il y a eu une très longue histoire, comme le déploiement de la puissance d'un fleuve tranquille : la vie de prière des fidèles.

Dès le VIIIe siècle il y a eu en Orient une fête de la Conception de Marie, qui est passée en Italie du Sud et en Irlande au IXe siècle. Cette fête est attestée au sud de l'Angleterre au milieu du XIe siècle. On a ainsi longtemps fêté la conception de Marie, sans en expliciter les raisons. Cette fête se trouve mentionnée dans une homélie de Jean d'Eubée (Serm. in concep. Deiparae, 23.), puis dans une autre de Georges de Nicomédie (880).

Dès la célébration de la Conception de Marie, il y a eu l’intuition que cet évènement qui était le commencement du salut, était déjà le lieu d’une plénitude de grâce. Le premier à affirmer que Marie n’avait pas été marquée par le péché originel fut Edmer de Cantorbéry (1064-1141), secrétaire d’Anselme de Cantorbéry, dans son traité sur la conception de Marie, début XIIe siècle (De conceptione sanctae Mariae) . Dans sa lettre aux chanoines de Lyon en 1140, saint Bernard, tout en s’opposant à la fête de sa conception, avait admis que Marie avait été rendue toute pure avant même sa naissance. Saint Bonaventure, sans s’y rallier, rapporte l’opinion de certains franciscains de son temps pour qui la Vierge Marie avait été au moment de sa conception, préservée du péché originel.

C’est le grand docteur  franciscain Duns Scot (1265-1308) qui a vu dans la conception immaculée de Marie, une grâce prévenante qui est le sommet de l’efficacité de l’œuvre de rédemption de Jésus. Bien loin d’être une exception au besoin du salut, l’Immaculée Conception est donc le signe premier et suprême de la puissance de la Croix de l’unique Sauveur.

 

Ce qui éclaire le plus un mystère, c’est de partir du don de Dieu ; Ce que Dieu a donné à Marie avec l’existence, c’est qu’elle soit conçue sans péché : elle est l’Immaculée Conception, comme elle l’a dit à Lourdes à Bernadette, reprenant la formule définie par Pie IX en 19854. Le mystère de l’Immaculée est pur don de Dieu, une grâce de prévenance. La petite Thérèse écrivait que si un enfant se blessait, mais était soigné et guéri par son père, habile médecin, il lui en aurait beaucoup reconnaissance. Si le père parvenait à préserver l’enfant de toute blessure, l’enfant ne s’apercevrait de rien et n’aurait aucune gratitude alors qu’il en devrait bien plus (Thérèse de Lisieux, Manuscrits autobiographiques, Ms A, 38v° ; 39r°.). Mais si l’enfant venait à connaître le danger auquel il vient d’échapper, il l’en aimerait davantage.

De cette sainteté de Dieu qui est profusion de don, la grâce prévenante est le sommet. L’Immaculée Conception est la plus grande grâce que Dieu ait accordée à une pure créature. Le Dieu trois fois Saint a rendu Marie toute pure.

 

3. Marie, l’Immaculée Conception

Puisque la sainteté de Dieu élimine tout ce qui est résistance à l’amour et au don, l’Immaculée Conception est une grâce de disponibilité. Le péché de l’origine a laissé comme séquelles chez l’homme pécheur la crainte de Dieu le Père et la crainte du don. Marie est d’entrée de jeu encline à la confiance en Dieu et au don d’elle-même. En Marie, l’immaculée conception est une grâce tellement liée à l’origine qu’elle est comme sa nature la plus personnelle et la plus profonde. Non seulement elle a reçu la grâce de l’Immaculée Conception mais elle est l’Immaculée Conception, comme elle l’a dit à Bernadette à Lourdes le 25 mars 1958.

Le Père donne tout en Jésus et par lui, le Père s’adresse toujours à nous en nous envoyant son Fils. La grâce de l’Immaculée Conception a pour fin de faire de Marie la demeure digne du Fils de Dieu. Jésus est le seul homme qui ait voulu naître enfant et qui ait choisi sa mère. Obéissant au Père dans l’exécution de l’œuvre du salut, jésus a préparé lui-même sa mère à l’accueillir et à coopérer avec lui en tant que mère à l’accomplissement de sa mission filiale de salut. Il y a une unité simple de l’œuvre de Dieu. Certes Marie est la première des sauvés. Par la grâce de l’offrande de Jésus sur la Croix, elle fait partie de l’Eglise dont elle est la fille, elle est « membre suréminent et absolument unique de l’Eglise » (Concile œcuménique Vatican II, Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium). Mais on ne saurait dissocier l’Incarnation et la Rédemption : l’Incarnation est rédemptrice.

Le Père a envoyé son Fils pour le salut du monde. Si Marie est dès sa conception l’Immaculée, c’est bien pour qu’elle puisse d’entrée de jeu être associée à l’œuvre rédemptrice de Jésus qu’il inaugure dès son entrée dans le monde.

Marie l’immaculée est préservée dès sa conception de la faute originelle, puis confirmée en grâce. Elle n’a eu aucune inclination vers le péché, aucune complicité. Tout son être était adhésion simple et joyeuse à la volonté du Père. Elle est toute offrande d’elle-même, purement exposée à la grâce et envahie par elle. Le mot de l’ange le dit avec une force unique : « pleine de grâce », tout entière transformée en la grâce divine, toute graciée et toute gracieuse. En tout son être, en toute son âme, Marie est remplie et habitée par la grâce divine, par la présence de Dieu. Toute saturée de Dieu, sans que nulle place soit laissée à la résistance ou à la complication.

[…]

 5. Le Cœur immaculé de Marie

Le lieu de la pureté de Marie est le cellier le plus secret, la demeure la plus cachée, le centre le plus profond de son âme, en un mot son cœur. Il y a partie liée entre la pureté et l’intériorité. La pureté ne s’oppose pas seulement à la tache et à la souillure, mais aussi à la complication, à la division et à la superficialité. La pureté est le rayonnement de l’être vrai et simple. Pour Marie, son Cœur immaculé est sa personnalité, sa définition, son fond tout simple. Son cœur est le lieu de sa mémoire (Lc 2, 19 et 51). Elle garde en elle ce qu’elle aime. Son cœur ou son sein : c’est tout un, c’est l’espace de l’accueil maternel. Le chanoine Lallement notait avec une grande discrétion sa découverte mystique de l’âme de Marie : « J’ai vu dans une vision intellectuelle l’âme de la très sainte Vierge Marie comme un immense espace spirituel, vitalement vide de tout par grâce, totalement ouvert à la grâce ; créée par la Trinité pour être remplie de la Trinité, cette Âme bénie est toute donnée par la foi la plus pure à l’Amour salvifique » (Maurel et Huet de BAROCHEZ, Daniel-Joseph Lallement, un sage pour notre temps, t. II, p. 472.).

La même grâce encore relatée en termes plus précis : « L’âme très sainte de la Vierge m’apparut comme un vide vivant, immense, tout accueillant, rempli de la pleine essence du Dieu vivant, uniquement Pureté la plus parfaite, communion à la vie de Dieu […]. A la fois, en toute simplicité, inexistence propre et totalité d’union […] Don de soi qui ne se distingue pas du pur acte d’amour parfait révélé par Dieu. » (Ibid).

Le Cœur immaculé de Marie, c’est l’amour parfait avec lequel elle reçoit et transmet le don de Dieu.

Parler du Cœur immaculé de Marie, c’est évoquer un espace sans limite, non pas à la manière d’un territoire ou d’un contenant, mais plutôt dans le rayonnement de sa pureté ; c’est typiquement la forme de la maternité spirituelle de Marie. Toujours référée à la sainteté du Père, marie exerce sur nous une maternité virginale caractérisée par l’humilité et la douceur, le contraire d’une emprise. Le Cœur immaculé de marie est le fond de sa personnalité au long des évènements de sa vie et le mode de sa présence parmi nous aujourd’hui dans l’éternité. C’est l’être spirituel, la substance spirituelle de tous les actes d’amour que marie a posés au long de sa vie, le tout exprimant un acte unique et foncier d’obéissance et d’amour.

Le Cœur immaculé de Marie est le lieu de toute purification et de toute guérison. Il est enfin le lieu de la nouvelle naissance par la foi et le baptême. Par l’Assomption, Marie Immaculée est en son cœur le lieu vivant de l’Annonciation aujourd’hui.

 

« La maternité spirituelle de Marie »  

« Femme, voici ton fils » 

Père Jean-Claude SAGNE

Editions de l’Emmanuel  pages 69 à 76.

  

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lundi 08 décembre 2014 - Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie

7 Décembre 2014, 17:51pm

Publié par Véronique


Solennité de l'Immaculée Conception
Homélie de Saint Jean-Paul II

(Mercredi 8 décembre 2004)

 

1. « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ! » (Lc 1, 28).

 

À travers ces paroles de l'Archange Gabriel, nous nous adressons à la Vierge Marie plusieurs fois par jour. Nous les répétons aujourd'hui avec une joie fervente, en la solennité de l'Immaculée Conception, en rappelant la date du 8 décembre 1854, lorsque le bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878)proclama cet admirable dogme de la foi catholique précisément dans cette Basilique vaticane [...]

 

2. Combien est grand le mystère de l'Immaculée Conception, que nous présente la liturgie d'aujourd'hui ! Un mystère qui ne cesse d'attirer la contemplation des croyants et qui inspire la réflexion des théologiens. Le thème du Congrès qui vient d'être rappelé -« Marie de Nazareth accueille le Fils de Dieu dans l'histoire »- a permis un approfondissement de la doctrine de la conception immaculée de Marie comme présupposé pour l'accueil en son sein virginal du Verbe de Dieu incarné, Sauveur du genre humain.

« Pleine de grâce », «κεχαριτωμενη» : c'est à travers cette appellation, selon l'original en grec de l'Évangile de Luc, que l'Ange s'adresse à Marie. Tel est le nom avec lequel Dieu, à travers son messager, a voulu qualifier la Vierge. C'est de cette façon qu'Il l'a pensée et vue depuis toujours, ab aeterno.

 

3. Dans l'hymne de la Lettre aux Éphésiens, qui vient d'être proclamé, l'Apôtre loue Dieu le Père car il « nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles aux cieux, dans le Christ » (1, 3). Avec quelle bénédiction très spéciale Dieu s'est-il adressé à Marie depuis le début des temps ! Marie est véritablement bénie entre toutes les femmes (cf. Lc 1, 42)!

Le Père l'a choisie dans le Christ avant la création du monde, afin qu'elle soit sainte et immaculée en sa présence dans l'amour, la prédestinant d'avance à l'adoption filiale par Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-5).

 

4. La prédestination de Marie, comme celle de chacun de nous, est relative à la prédestination du Fils. Le Christ est la souche qui devait  écraser la tête de l'antique serpent, selon le Livre de la Genèse (cf. Gn 3, 15) ; c'est l'Agneau sans tache (cf. Ex 12, 5; 1 P 1, 19), immolé pour racheter l'humanité du péché.

En prévision de sa mort salvifique, Marie, sa Mère, a été préservée du péché originel et de tout autre péché. Dans la victoire du nouvel Adam, il y a également celle de la nouvelle Ève, mère des rachetés. L'Immaculée est ainsi un signe d'espérance pour tous les vivants, qui ont vaincu Satan par le sang de l'Agneau (cf. Ap 12, 11).

 

5. Nous contemplons aujourd'hui l'humble jeune fille de Nazareth sainte et immaculée en présence de Dieu dans la charité (cf. Ep 1, 4), cette charité qui, dans sa source originelle, est Dieu lui-même, un et trine.

Œuvre sublime de la Très Sainte Trinité que l'Immaculée Conception de la Mère du Rédempteur! Pie IX, dans la Bulle Ineffabilis Deus, rappelle que le Tout-Puissant a établi « par un seul et même décret l'origine de Marie et l'incarnation de la Sagesse divine » (Pie IX Pontificis Maximi Acta, Pars prima, p. 559).

Le oui de la Vierge à l'annonce de l'Ange prend place dans la situation concrète de notre condition terrestre, en humble obéissance à la volonté divine de sauver l'humanité non pas de l'histoire, mais dans l'histoire. En effet, préservée de toute tache de péché originel, la « nouvelle Ève » a bénéficié de façon particulière de l'œuvre du Christ comme Médiateur et Rédempteur très parfait. Rachetée la première par son Fils, participant en plénitude à sa sainteté, Elle est déjà ce que toute l'Église désire et espère être. Elle est l'icône eschatologique de l'Église.

 

6. C'est pourquoi l'Immaculée, qui marque « le début de l'Église, épouse du Christ sans tache et sans ride, resplendissante de beauté » (Préface), précède toujours le Peuple de Dieu, dans le pèlerinage de la foi vers le Royaume des cieux (cf. Lumen gentium, n. 58 ; Enc. Redemptoris Mater, n. 2).

Dans la Conception immaculée de Marie, l'Église voit se projeter, anticipée à travers son membre le plus noble, la grâce salvifique de Pâques.

Dans l'événement de l'Incarnation, elle trouve le Fils et la Mère indissolublement associés: « Celui qui est son Seigneur et sa Tête et celle qui, en prononçant le premier fiat de la Nouvelle Alliance, préfigure sa condition d'épouse et de Mère » (Redemptoris Mater, n. 1).

 

7. À Toi, Vierge immaculée, prédestinée par Dieu par-dessus toute autre créature comme avocate de grâce et modèle de sainteté pour son peuple, je renouvelle aujourd'hui de façon particulière l'acte de consécration de toute l'Église.

Puisses-tu guider ses fils dans leur pèlerinage de foi, les faisant devenir toujours plus obéissants et fidèles à la Parole de Dieu.

Puisses-tu accompagner chaque chrétien sur le chemin de la conversion et de la sainteté, dans la lutte contre le péché et dans la recherche de la beauté véritable, qui constitue toujours la marque et le reflet de la Beauté divine.

Puisses-tu encore obtenir la paix et le salut pour tous les peuples. Que le Père éternel, qui t'a voulue Mère immaculée du Rédempteur, renouvelle également dans notre temps, à travers toi, les prodiges de son amour miséricordieux. Amen !

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