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Le.blog.catholique.de.Véronique

Prédication - Dimanche 22 mars 2015 - Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

27 Mars 2015, 12:08pm

Publié par Véronique

Dimanche 22 mars 2015 - Ve dimanche de Carême

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jn XII, 20-33

Parmi les Grecs qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu durant la Pâque, quelques-uns abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée. Ils lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André ; et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L'heure est venue pour le Fils de l'homme d'être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. Maintenant je suis bouleversé. Que puis-je dire ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure ? — Mais non ! C'est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l'ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l'entendant, la foule qui se tenait là disait que c'était un coup de tonnerre ; d'autres disaient : « C'est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, c'est pour vous. Voici maintenant que ce monde est jugé ; voici maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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9 mois de prière pour la France

27 Mars 2015, 12:03pm

Publié par Véronique

Méditation de Mgr Pascal Ide

Monseigneur Pascal IdeEt si l’on parlait patriotisme…

 

Et si l’on parlait de notre patrie, la France ? Mais quel rapport avec le dimanche des Rameaux, que nous célébrons dimanche? Pour le comprendre, je vous propose d’abord trois petits exercices.

Premier exercice. En lisant la première phrase, en lisant le mot « patrie », que ressentez-vous ? Je dis bien « ressentez » et non pas « pensez ». Quelle émotion surgit en vous ? Souffrance, espérance, reconnaissance ? Peut-être un peu des trois ? Peut-être une autre.

Deuxième exercice : qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique – vous savez ce trésor entreposé sur une étagère de votre bureau ? Une surprise vous attend. Le Catéchisme parle de l’amour de la patrie lorsqu’il traite du quatrième commandement : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20,12) et non pas, par exemple, dans les commandements qui ont trait à la justice, comme le septième. Pourquoi ?

Les trois premiers commandements éclairent notre relation à Dieu. Le quatrième, lui,    « indique l’ordre de la charité [envers le prochain]. Dieu a voulu qu’après Lui, nous honorions nos parents à qui nous devons la vie et qui nous ont transmis la connaissance de Dieu ». Et il étend cet honneur et ce respect à « tous ceux que Dieu, pour notre bien, a revêtus de son autorité ». S’il « s’adresse expressément aux enfants dans leurs relations avec leurs père et mère, […] il concerne également les rapports » et les « devoirs […] des citoyens à l’égard de leur patrie » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2197-2199).

Une telle parole sera peut-être difficile à entendre par certains qui estiment que les représentants de la patrie, l’autorité politique, ne sont aujourd’hui pas dignes d’honneur et de respect. J’ouvre pour vous un autre livre, la Somme de théologie de saint Thomas d’Aquin. Celui-ci rapproche aussi l’attitude envers ses parents et l’attitude envers son pays. Il vaut la peine d’entendre la raison. Je traduis littéralement : « Les parents et la patrie sont les principes de notre être et de notre gouvernement : par les parents et en dans la patrie, nous sommes nés et nous sommes nourris » (II-IIae, q. 101, a. 1). Tout en les distinguant, l’Aquinate ne sépare pas nos parents et notre pays : des deux nous avons reçu. Et beaucoup reçu : si les premiers nous ont fait naître, tous deux nous « nourrissent », nous éduquent. Ainsi, le patriotisme n’a rien à voir avec un nationalisme étroit, c’est la piété filiale étendue à sa patrie. Souvent à notre insu, notre pays comme nos parents, ont joué et jouent un rôle immense et vital. Ne pensons pas trop vite à telle ou telle loi inique, ne nous polarisons pas sur le comportement désordonné de tel ou tel politique. Faisons d’abord mémoire de tout ce que nous avons reçu de notre patrie, à commencer par la langue française, notre riche histoire, nos œuvres d’art, nos paysages, nos institutions religieuses, etc. Et rien de tout cela ne serait sans la médiation des pouvoirs publics, sans le service souvent humble et efficace assuré par les communautés locales et régionales, sans une autorité qui, représentant la France, assure l’unité et un minimum de paix. Il suffit d’avoir visité certains pays dérégulés pour voir combien la défaillance radicale du politique entraîne toute la culture et jusqu’à la nature dans le chaos.

Certains résisteront encore, car ils souffrent trop de l’évolution de notre pays qui, pour eux, rime avec trahison. Ici, l’argumentation est utile, la méditation l’est encore davantage. Pour cela, je vous propose un troisième exercice. Il permettra de répondre aussi à une objection : en déplaçant et en élargissant le sens du patriotisme, ne suis-je pas en train de le transformer en une vertu passéiste ? Cet exercice est inspiré par ce que saint Ignace de Loyola estimait être le couronnement de ses Exercices spirituels : « la contemplation pour éveiller en nous l’amour spirituel » (n. 230-237). Appliquons-le à notre sujet et, pourquoi pas, faisons-en l’objet de notre prière aujourd’hui, cette semaine :   « contemplation pour éveiller [ou réchauffer] en nous l’amour de la France ». 1. Me rappeler les bienfaits que je dois à mon pays, énumérer les dons particuliers que j’en ai reçus et que je reçois, peser intérieurement l’amour qui en est la source. 2. Ceci très bien considéré, je rentrerai en moi-même et je me demanderai quel doit être mon rôle et ce que je répondrai en retour et avec quel amour, par exemple dans une intercession fidèle, par une parole qui, sans perdre son sens critique (mais est-ce envisageable pour un Français ?!), n’oublie pas tout le bien qu’il doit à son pays. Rien de moins nostalgique et misonéiste que l’amour de notre pays !

Alors, quelle relation avec le dimanche des Rameaux ? « La turba è mobile », « la foule est changeante »… La liturgie de ce jour nous fait méditer sur un fait cruel : celui qu’elle acclame, demain elle demandera sa crucifixion. Peu importe ici que ce soit ou non les mêmes personnes qui louent et hurlent à la mort (cf. Joseph Ratzinger Benoît XVI, Jésus de Nazareth, II, p. 21-22). La foule, c’est-à-dire moi. Avant d’être aveugle, elle est, je suis amnésique, donc ingrat(e).

Ici, nous ne sommes plus seulement dans l’ordre de la justice ou de la piété, mais dans l’ordre de l’amour. « L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité » (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2239).

Pascal Ide

 

Source : http://www.laneuvaine.fr/meditation-de-mgr-pascal-ide/

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Se préparer à Pâques - 5ème semaine de carême

25 Mars 2015, 22:14pm

Publié par Véronique

Se préparer à Pâques - 5ème semaine de carême

Se préparer à Pâques avec Sainte Thérèse d'Avila

Semaine 5 : prendre le large

Avec ce 5° dimanche, nous entrons dans une nouvelle phase du carême, orientée vers la pâques de Jésus. Après les combats et les libérations, c'est l'heure de l'audace de l'amour et des grands désirs : nous découvrirons avec Thérèse les horizon nouveaux qui s'offrent à nous. C'est le moment de nous y engager à la suite de Jésus ! En route !

 

« Je mettrai ma loi dans leur cœur » (Jr 31,31-34). Cette promesse a été accomplie dans le Christ quand il nous livra l’Esprit Saint lors de sa pâque. Jésus n’a pas fui sa passion mais il s’est fait obéissant, acceptant de mourir pour porter du fruit (Jn 12,20-33) : il a éprouvé les limites propres à toute humanité, avec l’angoisse et la peur devant la mort. Par là il nous donne accès à un monde nouveau, celui de la grâce (He 5,7-9). C’est par amour pour nous que Jésus vécut cela. Et c’est bien cet amour libérateur qui nous permet de prendre le large dans nos vies ! (…) Dieu vient pour nous donner accès à de larges espaces ! N’est-ce pas un appel à la confiance ? Sur ce chemin, il ne s’agit pas tant d’avoir confiance en soi, en ses capacités ou ses valeurs. Ce n’est pas d’une construction seulement humaine qu’il s’agit, mais d’un édifice spirituel. Il s’agit d’accueillir pas moins que Dieu. En fait ce serait même un danger que de compter sur ses propres forces. Trop s’appuyer sur soi montrerait que l’on se connaît bien mal, manifester une certaine présomption. Tôt ou tard nous serons confrontés à nos limites, aussi puissants soyons-nous. Ici, tout en s’engageant totalement, il s’agit d’apprendre à vivre dans la foi et à se laisser saisir par un amour plus grand…

Écouter en résumé la dynamique de la semaine (3min49) : http://www.carmes-paris.org/careme2015s5/

Télécharger le contenu de la semaine " Prendre le large " sous 3 formats : Smartphone, Ordinateur, Texte seul (au choix) : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=e7339919e1

Retrouvez ici le message précédent :

Mercredi des Cendres.Introduction : ouvrir la grotte de son cœur : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=c669fc0c42

1ère semaine du Carême. choisir la vie : http://us4.campaign-archive1.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b9e5a5b429

2ème semaine du Carême. aller à la source de l'amour : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=f302e94664

3ème semaine du Carême. Libérer sa capacité d'aimer : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=b380a12a4e

4ème semaine du Carême. Devenir humble : http://us4.campaign-archive2.com/?u=cc53de806bb85c6a496c9a656&id=2f8ad6801e

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25 mars : Solennité de l'Annonciation de l'Ange Gabriel à Marie.

25 Mars 2015, 12:38pm

Publié par Véronique

Marie-Annonciation-Ange-Gabriel.jpgEvangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie.
Etant entré où elle était, il lui dit : " Salut, pleine de grâce ! Le Seigneur est avec vous; [vous êtes bénie entre les femmes]. "
Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation.
L'ange lui dit : " Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu.
Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus.
Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père;
il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin. "
Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme? "
L'ange lui répondit : " L'Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l'on appelait stérile,
car rien ne sera impossible pour Dieu. "
Marie dit alors : " Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! " Et l'ange la quitta.

 

 

 

 

Commentaire de Saint Bède le Vénérable (v.673-735), moine, docteur de l'Église
Homélies pour l'Avent, n°3 ; CCL 122, 14-17 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 170)

« Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin »

      « L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. » Ce qui est dit de la maison de David ne concerne pas seulement Joseph, mais aussi Marie. Car la Loi prescrivait que chacun devait épouser une femme de sa tribu et de sa famille, au témoignage de l'apôtre Paul, qui écrit à Timothée : « Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d'entre les morts, voilà mon évangile » (2Tm 2,8)...

      « Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. » Le trône de David désigne ici le pouvoir sur le peuple d'Israël, que David gouverna en son temps avec un zèle plein de foi... Ce peuple, que David dirigea par son pouvoir temporel, le Christ va l'entraîner par une grâce spirituelle vers le royaume éternel...

      « Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob. » La maison de Jacob désigne l'Église universelle qui, par la foi et le témoignage rendus au Christ, se rattache à la destinée des patriarches, soit chez ceux qui ont tiré leur origine charnelle de leur souche, soit chez ceux qui, nés charnellement d'une autre nation, sont renés dans le Christ, par le baptême dans l'Esprit. C'est sur cette maison de Jacob qu'il régnera éternellement : « et son règne n'aura pas de fin ». Oui, il règne sur elle dans la vie présente, lorsqu'il gouverne le coeur des élus où il habite, par leur foi et leur amour envers lui ; et il les gouverne par sa continuelle protection, pour leur faire parvenir les dons de la rétribution céleste ; il règne dans l'avenir, lorsque, une fois achevé l'état de l'exil temporel, il les introduit dans le séjour de la patrie céleste. Et là, ils se réjouissent de ce que sa présence visible leur rappelle continuellement qu'ils n'ont rien à faire d'autre que de chanter ses louanges.


 


 

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L'Annonciation (Le Secret du Carmel - Le scapulaire et la vie mariale)

25 Mars 2015, 12:35pm

Publié par Véronique

L’Annonciation

 

Nous pouvons donc en cette première étape de notre parcours rejoindre la Vierge dans sa maison de Nazareth en méditant l’évangile de l’Annonciation (Luc 1, 26-38). C’est en effet sous le signe de ce mystère qu’un grand nombre d’églises carmélitaines furent placées à l’origine.

 

Marie est là, seule, dans l’espérance du Messie attendu par Israël. Elle est silence pour accueillir la parole de l’ange, dans la disponibilité joyeuse de son cœur de croyante. Dans l’humilité et la virginité d’un cœur qui se reçoit à chaque instant de son Créateur et qui ne sait et ne veut dire que « Oui », « qu’il me soit fait selon ta parole ».

 

Concrètement, pour nous, cette vie cachée n’est pas si facile aujourd’hui. Les anges sont timides. Est-ce que le bruit qui remplit nos maisons mais plus encore nos esprits ne les tient pas trop souvent à distance ? Pour entrer dans se secret du Carmel que nous approchons, il peut être bon de retrouver le goût du calme, du silence. Se tenir là, tout simplement dans la joie d’exister, à l’image des étoiles du livre de Baruch : « Les étoiles brillent à leur poste, joyeuses : [le Seigneur] les appelle-t-il, elles répondent : Nous voici ! elles brillent avec joie pour leur Créateur. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. » (Ba 3, 34-36). Cela nous aidera à mettre à distance, au moins pour un temps, les médias, internet, une vaine curiosité de ce qui agite nos contemporains. Non pas pour les mépriser mais pour les retrouver plus profondément, en leur part d’éternité.

 

La solitude et le silence ont aussi un versant intérieur. Il s’agit de revenir à notre cellule intérieure, le lieu de la Présence de Dieu en nous, ce lieu source, ce lieu où nous recevons la vie à chaque instant.

 

Dieu parle au cœur de chacun. Il a quelque chose à nous dire d’intime, de personnel. Par là il nous manifeste son amour, sa confiance, sa prédilection. Pour nous disposer à accueillir ces mots d’amour de notre Créateur et pour les laisser prendre vie, chair en nous, il nous faut donc nous retirer à l’écart, dans le secret du cœur :

« Pour toi, quant tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte et prie ton Père qui est là dans le secret. » (Matthieu 6, 6).

 

Il nous faut aimer, soigner cette intimité parce que c’est là que Dieu se découvre, se manifeste, se donne à nous. Notre Dieu est un Dieu caché, caché non pas dans les nuées, mais dans le fond de notre cœur, de notre âme comme aime à nous le rappeler saint Jean de la Croix :

« C’est parce qu’il [le Bien-Aimé] est caché et que tu ne te caches pas aussi pour le trouver et le sentir [que tu ne le trouves pas] ; car celui qui doit trouver une chose cachée doit se cacher lui-même et pénétrer jusqu’à l’endroit où elle est et, quand il l’a trouvée, il est caché comme elle. Donc, étant donné que ton Epoux bien-aimé est le trésor caché dans le champ de ton âme, pour lequel le sage marchand a donné tous ses biens (Mt 13, 44), il te faudra, pour le trouver, oublier tout ce qui t’appartient, t’éloigner de toutes les créatures, te cacher dans la retraire intérieure de ton esprit et, fermant sur tout la porte, c’est-à-dire renonçant à ta volonté en toutes choses, prier ton Père dans le secret (Mt 6, 6). Ainsi, restant cachée avec lui, tu le sentiras alors en secret, tu l’aimeras et tu en jouiras en secret, et tu prendras plaisir avec lui en secret, c’est-à-dire au-delà de toute parole det de tout sentiment. » (CSB 1,9)

 

 

 

 

LE SECRET DU CARMEL

 

Le scapulaire et la vie mariale

Editions du Carmel

 

 

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19 mars : Solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l'Eglise universelle

19 Mars 2015, 16:30pm

Publié par Véronique

Saint-Josephm-joseph.jpgSaint Joseph
Epoux de la Vierge Marie
Patron de l'Eglise universelle
(Solennité)

Joseph, issu de la race royale de David, naquit à Bethléem. Il fut d'une condition modeste et gagna son pain comme simple ouvrier. Sa haute dignité se résume en ces mots : « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu'il était « juste ». Pour la Bible, dire que quelqu'un est juste ou qu'il est saint, c'est exactement la même chose. C'est le titre le plus élogieux qui puisse être donné à un homme. Le juste est celui que sa rectitude, sa droiture, sa soumission et sa fidélité en toutes choses rendent agréable à Dieu. Le grand "juste" de l'Histoire du Salut est Abraham, le grand ancêtre: " Il crut dans la promesse et cela lui fut compté comme justice " (Gn 15, 7).

Joseph s'acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus amères de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut douter de la fidélité de sa fiancée. Mais c'est justement dans le conflit entre ses droits et ses devoirs qu'il se montra grand. Il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l'oeuvre rédemptrice, fût supportée en vue d'un grand bien : Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l'histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L'Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu'il était déjà mort au moment où commença la vie publique du Sauveur.

Sa vie fut humble et obscure. Il resta aussi humble et obscur, pendant des siècles, dans l'histoire de l'Église. Ce n'est que dans les temps modernes que l'Église l'a célébré.

 

 

Saint Bernardin de Sienne (1380-1444), franciscain
Homélie sur Saint Joseph ; OC 7, 16. 27-50 (trad. bréviaire)

Saint Joseph, gardien fidèle des mystères du salut.

      Lorsque la bonté divine choisit quelqu'un pour une grâce singulière, elle lui donne tous les charismes nécessaires, ce qui augmente fortement sa beauté spirituelle. Cela s'est tout à fait vérifié chez saint Joseph, père légal de notre Seigneur Jésus Christ et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges. Le Père éternel l'a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et de son épouse ; fonction qu'il a remplie très fidèlement. C'est pourquoi le Seigneur a dit : « Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton maître » (Mt 25, 21).

      Si tu compares Joseph à tout le reste de l'Église du Christ, n'est-il pas l'homme particulièrement choisi, par lequel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable ? Si donc toute la sainte Église est débitrice envers la Vierge Marie parce que c'est elle qui lui a donné de recevoir le Christ, après elle, c'est à saint Joseph qu'elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

      Il est en effet la conclusion de l'Ancien Testament : c'est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis. Lui seul a possédé en réalité ce que la bonté divine leur avait promis. Certes, il ne faut pas en douter : l'intimité et le respect que le Christ pendant sa vie humaine accordait à Joseph, comme un fils à son père, il n'a pas renié tout cela au ciel, il l'a plutôt enrichi et achevé. Aussi le Seigneur ajoute-t-il bien : « Entre dans la joie de ton maître. »

      Souviens-toi de nous, bienheureux Joseph, intercède par le secours de ta prière auprès de ton Fils adoptif; rends-nous propice également la bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin.


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Le blog au ralenti.

16 Mars 2015, 21:58pm

Publié par Véronique

Depuis quelques temps, vous avez peut-être constaté un flux différent concernant les articles sur le blog.

Il y a plusieurs facteurs à ce changement, mais aussi au contenu du blog.

En cette période de Carême, et depuis quelques temps aussi, Dieu m'appelle à plus d'intimité avec Lui, et à diriger ce blog un peu plus sur le spirituel, l'indispensable à notre vie intime avec Lui à laquelle nous sommes tous invités.

Le Carême est aussi un temps qui m'est plus particulièrement difficile, et cette année encore. Dieu dispose de ce qu'Il désire.

Aussi, avec toutes les difficultés de la vie, spirituelle, quotidienne et professionnelle, j'essaye de faire de mon mieux, tout en mettant en priorité la volonté divine.

Ceci dit, une chose demeure, c'est la joie. Cette joie est de Dieu, que j'essaye de transmettre, elle nous est transmise à tous par le Christ Lui-même à travers sa Royauté et sa Gloire, mais aussi dans nos échanges fraternels, et ce qui compte aussi, c'est de donner aux autres ce que Dieu nous donne.

Le Carême avance et se précise, aussi, je serai moins présente sur le blog, ne m'en veillez pas, car la priorité vous l'avez bien compris, c'est Dieu avant toute chose.

Il nous appelle tous au silence pour mieux L'écouter, à passer plus de temps avec Lui, afin qu'Il nous enseigne et nous fasse comprendre toutes choses.

Le chemin est long, difficile et possible pour tous.

Aussi, si je m'égare, je prends le risque de vous faire perdre du temps et de ne pas l'utiliser pour le plus important : notre vie intime avec Dieu.

Le temps du Carême est un temps de grâce, proposé par Dieu, pour que nous laissions de côté le superflu, l'inutile, pour permettre de mieux nous connaître, de prendre conscience de notre grandeur et de nos capacités à devenir des saints.

L'âme est invitée à devenir aussi claire que l'eau, éclatante de pureté et d'amour, réceptive à chaque mouvement des grâces divines, et à mettre en pratique ce que ces grâces lui offrent.

Les progrès dans lesquels nous avons remportés des victoires, nous fait grandir et avancer sur le chemin spirituel, en laissant le passé au passé et en ne regardant que devant vers le Ciel.

Ceux qui refusent ce chemin resteront dans la médiocrité, mais Dieu n'aura de cesse de les appeler à Lui, les invitant à l'amour d'eux-mêmes et du prochain.

Le Carême est un temps d'amour, à travers lequel nous osons écouter davantage Dieu qui est l'Amour.

Le Carême est aussi un temps de partage, de respect de soi-même et de l'autre, essayant de ne plus se blesser ni de le blesser, regrettant sincèrement les erreurs passées, et ne désirant qu'avancer, parce que tout ce qui l'empêchera sera le résultat d'une conversion non désirée, et donc, l'amour non désiré également.

L'amour ouvre à la joie, à la sagesse, à la paix, où notre intérieur se plait à vivre, et où Dieu aime se reposer.

Je vous souhaite à tous de vivre ainsi, dès maintenant et pour toujours.

En grande communion fraternelle

Votre soeur Véronique

Le blog au ralenti.

"Venez à mon coeur"

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L'appel à la vie contemplative - Soeur Cécile de Jésus-Alliance

16 Mars 2015, 21:48pm

Publié par Véronique

L'appel à la vie contemplative par soeur Cécile de Jésus-Alliance, o.c.d., prieure du Carmel de Montmartre.

Les conférences de Carême de cette année 2015 prennent la couleur de l'" Année de la vie consacrée ". Le pape François demande à toute l'Église de mieux réaliser le trésor que représente la vie consacrée et il invite les différentes formes de vie consacrée apparues à travers les siècles à un examen de conscience sur leur situation présente et à oser se projeter dans l'avenir, avec lucidité et foi. Pour que la vie consacrée puisse être mieux connue et comprise et repérée, le cardinal Vingt-Trois a demandé à six personnes, hommes et femmes, connus du grand public pour certains, plus cachés pour d'autres, chacun appartenant à une forme différente de vie consacrée, d'exposer ce que son état de vie révèle du dessein de Dieu pour les hommes et offre de vivre de la condition humaine.
Conférence de Carême du 15/03/2015.

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Le mystère de la Joie - Enseignements donnés par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

15 Mars 2015, 17:37pm

Publié par Véronique

Le 16.II.2015 au Sanctuaire Notre-Dame du Laus (Saint-Étienne-le-Laus)

Ces trois enseignements ont été donnés par le Père Michel-Marie durant une session ski-spi.

 

Première partie

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Troisième partie

 

 

Télécharger l'enseignement

 

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