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Chemin de Croix - Paul Claudel

18 Avril 2014, 21:05pm

Publié par Véronique

Cet après-midi, en ce vendredi Saint, j'ai eu la grâce d'assister au chemin de Croix.

Le prêtre avait choisi celui de Paul Claudel.

Profond chemin de Croix que je vous laisse découvrir ou revivre, simplement par sa lecture et méditation, se dépouillant de tout pour être uniquement avec Jésus, bercé par la grâce divine que Dieu voudra bien nous accorder.

Véronique

 

 

Première station

Jésus est condamné à mort

C'est fini. Nous avons jugé Dieu et nous l'avons condamné à mort. Nous ne voulons plus de Jésus-Christ avec nous, car il nous gêne. Nous n'avons plus d'autre roi que César ! D’autre loi que le sang et l'or ! Crucifiez-le, si vous le voulez, mais débarrasser-nous de lui ! Qu'on l'emmène ! Tolle ! Tolle ! Tant pis ! Puisqu'il le faut, qu'on l'immole et qu'on nous donne Barabbas ! Pilate siège au lieu qui est appelé Gabbatha. "N'as-tu rien à dire ? " dit Pilate. Et Jésus ne répond pas. "Je ne trouve aucun mal en cet homme", dit Pilate, "mais bah ! Qu'il meure, puisque vous y tenez ! Je vous le donne. Ecce homo. " Le voici, la couronne en tête et la pourpre sur le dos. Une dernière fois vers nous ces yeux pleins de larmes et de sang ! Qu'y pouvons-nous ? Pas moyen de le garder avec nous plus longtemps. Comme il était un scandale pour les Juifs, il est parmi nous un non-sens. La sentence d'ailleurs est rendue, rien n'y manque, en langages hébraïque, grec et latin. Et l'on voit la foule qui crie et le juge qui se lave les mains.

 

Deuxième station

Jésus est chargé de la Croix

On lui rend ses vêtements et la croix lui est apportée. * Salut ", dit Jésus, " ô Croix que j'ai longtemps désirée !" Et toi, regarde, chrétien, et frémis ! Ah, quel instant solennel Que celui où le Christ pour la première fois accepte la Croix éternelle ! O consommation en ce jour de l'arbre dans le Paradis ! Regarde, pêcheur, et vois à quoi ton péché a servi. Plus de crime sans un Dieu dessus et plus de croix sans le Christ ! Certes le malheur de l'homme est grand, mais nous n'avons rien à dire, Car Dieu est maintenant dessus, qui est venu non pas expliquer, mais remplir. Jésus reçoit la Croix, comme nous recevons la Sainte Eucharistie : "Nous lui donnons du bois pour son pain", comme il est dit par le prophète Jérémie. Ah! Que la croix est longue, et qu'elle est énorme et difficile ! Qu'elle est dure! Qu’elle est rigide! Que c'est lourd, le poids du pêcheur inutile ! Que c'est long à porter pas à pas jusqu'à ce qu'on meure dessus! Est-ce vous qui allez porter cela tout seul Seigneur Jésus ? Rendez-moi patient à mon tour du bois que vous voulez que je supporte. Car il vous faut porter la croix avant que la croix nous porte.

 

Troisième station

Jésus tombe une première fois

En marche ! victime et bourreaux à la fois, tout s'ébranle vers le Calvaire. Dieu qu'on tire par le cou tout à coup chancelle et tombe à terre. Qu'en dites-vous, Seigneur, de cette première chute ? Et puisque maintenant vous savez, qu'en pensez-vous? Cette minute Où l'on tombe et où le fait mal chargé vous précipite ! Comment la trouvez-vous, cette terre que vous fîtes ? Ah ! Ce n'est pas la route du bien seulement qui est raboteuse. Celle du mal, elle aussi, est perfide et vertigineuse ! Il n'est pas que d'y aller tout droit, il faut s'instruire pierre à pierre, Et le pied y manque souvent, alors que le cœur persévère. Ah, Seigneur, par ces genoux sacrés, ces deux genoux qui vous ont fait faute à la fois, Par le haut-le-cœur soudain et la chute à l'entrée de l'horrible Voie, Par l'embûche qui a réussi, par la terre que vous avez apprise, Sauvez-nous du premier péché que l'on commet par surprise !

 

Quatrième station

Jésus rencontre sa très Saint Mère

O mères qui avez vu mourir le premier et l'unique enfant, Rappelez-vous cette nuit, la dernière, auprès du petit être gémissant, L'eau qu'on essaye de faire boire, la glace, le thermomètre, Et la mort qui vient peu à peu et qu'on ne peut plus méconnaître. Mettez-lui ses pauvres souliers, changer-le de linge et de brassière. Quelqu'un vient qui va me le prendre et le mettre dans la terre. Adieu, mon petit enfant ! Adieu, ô chair de ma chair ! La quatrième Station est Marie qui a tout accepté. Voici au coin de la rue qui attend le Trésor de toute Pauvreté. Ses yeux non point de pleurs, sa bouche n'a point de salive. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus qui arrive. Elle accepte. Elle accepte encore une fois. Le cri Est sévèrement réprimé dans le cœur fort et strict. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus-Christ. La Mère regarde son Fils, l'Église son Rédempteur, Son âme violemment va vers lui comme le cri du soldat qui meurt ! Elle se tient debout devant Dieu et lui offre son âme à lire. Il n'y a rien dans son cœur qui refuse ou qui retire, Pas un fibre de son cœur transpercé qui n'accepte et ne consente. Et comme Dieu lui-même qui est là, elle est présente. Elle accepte et regarde ce Fils qu'elle a conçu dans son sein. Elle ne dit pas un mot et regarde le Saint des Saints.

 

Cinquième station

Simon aide Jésus

L'instant vient où ça va plus et l'on ne peut plus avancer. C'est là que nous trouvons jointure et où vous permettez Qu'on nous emploie aussi, même de force, à votre Croix. Tel Simon le Cyrénéen qu'on attelle à ce morceau de bois. Il l'empoigne solidement et marche derrière Jésus, Afin que rien de la Croix ne traîne et ne soit perdu.

 

Sixième station

Véronique essuie le visage de Jésus

Tous les disciples ont fui, Pierre lui-même renie avec transport ! Une femme au plus épais de l'insulte et au centre de la mort Se jette et trouve Jésus et lui prend le visage entre les mains. Enseignez-nous, Véronique, à braver le respect humain. Car celui à qui Jésus-Christ n'est pas seulement une image, mais vrai, Aux autres hommes aussitôt devient désagréable et suspect. Son plan de vie est à l'envers, ses motifs ne sont plus les leurs. Il y a quelque chose en lui toujours qui échappe et qui est ailleurs. Un homme fait qui dit son chapelet et qui va impudemment à confesse, Qui fait maigre le vendredi et qu'on voit parmi les femmes à la messe, Cela fait rire et ça choque,, c'est drôle et c'est irritant aussi. Qu'il prenne garde à ce qu'il fait, car on a les yeux sur lui. Qu'il prenne garde à chacun de ses pas, car il est un signe. Car tout Chrétien de son Christ est l'image vraie quoiqu’indigne. Et le visage qu'il montre est le reflet trivial De cette Face de Dieu en son cœur, abominable et triomphal ! Laissez-nous la regarder encore une fois, Véronique, Sur le linge où vous l'avez recueillie, la face du Saint Viatique. Ce voile de lin pieux où Véronique a caché La face du Vendangeur au jour de son ébriété, Afin qu'éternellement son image s'y attachât, Qui est faite de son sang, de ses larmes et de nos crachats !

 

Septième station

Jésus tombe une deuxième fois

Ce n'est pas la pierre sous le pied, ni le licou Tiré trop fort, c'est l'âme qui fait défaut tout à coup. O milieu de notre vie! Ô chute que l'on fait spontanément ! Quand l'aimant n’a plus de pôle et la foi plus de firmament, Parce que la route est longue et parce que le terme est loin, Parce que l'on est tout seul et que la consolation n'est point ! Longueur du temps ! Dégout en secret qui s'accroît De l'injonction inflexible et de ce compagnon de bois ! C'est pourquoi on étend les deux bras à la fois comme quelqu’un qui nage ! Ce n'est plus sur le genou qu'on tombe, c'est sur le visage. Le corps tombe, il est vrai, et l'âme en même temps a consenti. Sauvez-nous de la Seconde chute que l'on fait volontairement par ennui.

 

Huitième station

Jésus console les filles d’Israël

Avant qu'il ne monte une dernière fois sur la montagne, Jésus lève le doigt et se tourne vers le peuple qui l'accompagne, Quelques pauvres femmes en pleurs avec leurs enfants dans les bras. Et nous, ne regardons pas seulement, écoutons Jésus car il est là. Ce n'est pas un homme qui lève le doigt au milieu de cette pauvre enluminure, C'est Dieu qui pour notre salut n'a pas souffert seulement en peinture. Ainsi cet homme était le Dieu Tout-Puissant, il est donc vrai ! Il est un jour où Dieu a souffert cela pour nous, en effet ! Quel est-il donc, le danger dont nous avons été rachetés à un tel prix ? Le salut de l'homme est-il si simple affaire que le Fils Pour l'accomplir est obligé de s'arracher du sein du Père. S'il va ainsi du Paradis, qu'est-ce donc que l'Enfer ? Que fera-t-on du bois mort, si l’on fait ainsi du bois vert ?

 

Neuvième station

Jésus tombe une troisième fois

"Je suis tombé encore, et cette fois, c'est la fin. Je voudrais me relever qu'il n'y a pas moyen. Car on m'a pressé comme un fruit et l'homme que j'ai sur le dos est trop lourd. J'ai fait le mal, et l'homme mort avec moi est trop lourd ! Mourons donc, car il est plus doux d'être à plat ventre que debout, Moins dur de vivre que de mourir, et sur la croix que dessous. " Sauvez-nous du Troisième péché qui est le désespoir ! Rien n'est encore perdu tant qu'il reste la mort à boire ! Et j'en ai fini de ce bois, mais il me reste le fer ! Jésus tombe une troisième fois, mais c'est au sommet du Calvaire.

 

Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

Voici l'aire où le grain de froment céleste est égrugé. Le Père est nu, le voile du Tabernacle est arraché. La main est portée sur Dieu, la Chair de la Chair tressaille, L'univers, en sa source atteint, frémit jusqu'au fond de ses entrailles ! Nous, puisqu'ils ont pris la tunique et la robe sans couture, Levons les yeux et osons regarder Jésus tout pur. Ils ne vous ont rien laissé, Seigneur, ils ont tout pris, La vêture qui tient à la chair, comme aujourd'hui On arrache sa coule au moine et son voile à la vierge consacrée. On a tout pris, il ne lui reste plus rien pour se cacher. Il n'a plus aucune défense, il est nu comme un ver, Il est livré à tous les homme et découvert. Quoi, c'est là votre Jésus ! Il fait rire. Il est plein de coups et d'immondices. Il relève des aliénistes et de la police. Tauri pingues obsederunt me. Libera me, Domine, de ore canis. Il n'est pas le Christ. Il n'est pas le Fils de l'Homme. Il n'est pas Dieu. Son évangile est menteur et son Père n'est pas aux cieux. C'est un fou ! C'est un imposteur ! Qu'il parle ! Qu'il se taise ! Le valet d'Anne le soufflette et Renan le baise. Ils ont tout pris. Mais il reste le sang écarlate. Ils ont tout pris. Mais il reste la plaie qui éclate ! Dieu est caché. Mais il reste l'homme de douleur. Dieu est caché. Il reste mon frère qui pleure ! Par votre humiliation, Seigneur, par votre honte. Ayez pitié des vaincus, du faible que le fort surmonte ! Par l'horreur de ce dernier vêtement qu'on vous retire, Ayez pitié de tous ceux qu'on déchire ! De l'enfant opéré trois fois que les médecins encouragent, Et du pauvre blessé dont on renouvelle les bandages, De l'époux humilié, du fils près de sa mère qui meurt, Et de ce terrible amour qu'il faut nous arracher du cœur !

 

Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix

Voici que Dieu n'est plus avec nous. Il est par terre. La meute en tas l'a pris à la gorge comme un cerf. Vous êtes donc venu! Vous êtes vraiment avec nous, Seigneur ! On s'est assis sur vous, on vous tient le genou sur le cœur. Cette main que le bourreau tort, c'est la droite du Tout-Puissant. On a lié l'Agneau par les pieds, on attache l'Omniprésent. On marque à la craie sur la croix sa hauteur et son envergure. Et quand il va goûter de nos clous, nous allons voir sa figure. Fils Éternel, dont la borne est votre seule Infinité, La voici donc avec nous, cette place étroite que vous avez convoitée ! Voici Elie sur la mort qui se couche de son long, Voici le trône de David et la gloire de Salomon, Voici le lit de notre amour avec Vous, puissant et dur ! Il est difficile à un Dieu de se faire à notre mesure. On tire et le corps à demi disloqué craque et crie, Il est bandé comme un pressoir, il est affreusement équarri. Afin que le Prophète soit justifié qui l'a prédit en ces mot: " Ils ont percé mes mains et mes pieds. Ils ont énuméré tous mes os. " Vous êtes pris, Seigneur, et ne pouvez plus échapper. Vous êtes cloué sur la croix par les mains et par les pieds. Je n'ai plus rien à chercher avec l'hérétique et fou. Ce Dieu est assez pour moi qui tient entre quatre clous.

 

Douzième station

Jésus meurt sur la Croix

Il souffrait tout à l'heure, c'est vrai, mais maintenant il va mourir. La Grande Croix dans la nuit faiblement remue avec le Dieu qui respire. Tout y est. Il n'y a plus qu'à laisser faire l'Instrument. Qui du joint de la double nature inépuisablement De la source du corps et de l'âme et de l'hypostase, exprime et tire Toute la possibilité qui est en lui de souffrir. Il est tout seul comme Adam quand il était seul dans l'Eden, Il est pour trois heures seul et savoure le Vin, L'ignorance invincible de l'homme dans le retrait de Dieu ! Notre hôte est appesanti et son front fléchit peu à peu. Il ne voit plus sa Mère et son Père l'abandonne. Il savoure la coupe et la mort lentement qui l'empoisonne. N'en avez-vous donc pas assez de ce vin aigre et mêlé d'eau, Pour que Vous Vous redressiez tout-à-coup et criiez: Silio ? Vous avez soif, Seigneur? Est-ce à moi que Vous parlez ? Est-ce moi dont Vous avez besoin encore et de mes péchés ? Est-ce moi qui manque avant que tout soit consommé ?

 

Treizième station

Jésus est descendu de la Croix

Ici la Passion prend fin et la Compassion continue. Le Christ n'est plus sur la Croix, il est avec Marie qui l'a reçu : Comme elle l'accepta, promis, elle le reçoit, consommé. Le Christ qui a souffert aux yeux de tous de nouveau au sein de sa Mère est caché. L'Église entre ses bras à jamais prend charge de son bien-aimé. Ce qui est de Dieu, et ce qui est de la Mère, et ce que l'homme a fait, Tout cela sous son manteau est avec elle à jamais. Elle l'a pris, elle voit, elle touche, elle prie, elle pleure, elle admire ; Elle est le suaire et l'onguent, elle est le sépulture et la myrrhe, Elle est le prêtre et l'autel et le vase et le Cénacle. Ici finit la Croix et commence le Tabernacle.

 

Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau

Le tombeau où le Christ qui est mort ayant souffert est mis, Le trou à la hâte descellé pour qu'il donne sa nuit, Avant que le transpercé ressuscite et monte au Père, Ce n'est pas seulement ce sépulcre neuf, c'est ma chair, C'est l'homme, votre créature, qui est plus profond que la terre ! Maintenant que son cœur est ouvert et maintenant que ses mains sont percées, Il n'est plus de croix avec nous où la plaie ne corresponde ! Venez donc de l'autel où vous êtes caché vers nous, Sauveur du monde ! Seigneur, que votre créature est ouverte et qu'elle est profonde !

 

Chemin de Croix - Paul Claudel

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Jours Saints - Semaine Sainte

18 Avril 2014, 20:06pm

Publié par Véronique

Plusieurs jours d'absence, non par manque de temps, mais par une grande fatigue persistante depuis plusieurs semaines.

Le blog est donc moins alimenté. Je m'en excuse.

Peut-être est-ce aussi bien, notamment pour un temps permettant à une pause sérieuse et chargée de grâces, invitant à un coeur à coeur plus profond avec Jésus, durant cette semaine Sainte.

On la vit donc plus dans l'écoute du silence de Dieu, étant attentif au moindre souffle d'amour qui, durant cette semaine Sainte, nous offre notre vie éternelle.

Sommes-nous vraiment conscients de ce que Jésus a fait pour nous ?

Avons-nous à coeur chaque enseignement de chaque journée de cette semaine toute à fait spéciale ?

Aimons-nous rester tout près de Jésus jusqu'au tombeau, pour L'accompagner et contempler son immense amour pour chacun de nous ?

Posons-nous les gestes et les paroles d'amour envers notre prochain, en imitant l'Amour qu'est Jésus ?

Buvons-nous chaque geste et chaque parole de Jésus durant sa Passion d'Amour ?

Voyons-nous la tristesse de cette semaine et sa profondeur ?

Pouvons-nous nous arrêtez un instant durant ces jours Saints pour aimer Jésus, tout simplement ? Lui témoigner un peu plus notre reconnaissance ? Lui offrant à notre tour un moment, même petit, de notre vie ? Mais poser un instant notre coeur dans le sien.

Être à côté de Jésus, le contempler, L'aimer, compatir à ses souffrances, L'adorer, Lui témoigner notre reconnaissance et notre amour, tout en tenant la main de Marie pour sécher ses larmes et pour qu'elle nous remplisse de son amour pour Dieu le Père.

Que Dieu nous aide à vivre cette Sainte semaine selon ses désirs et non les nôtres.

Véronique

 

Site du Vatican - Semaine Sainte :

http://www.vatican.va/holy_father/francesco/calendar/papa-francesco_calendario_fr.html

 

Site KTO - tous les programmes de la semaine Sainte :

http://www.ktotv.com/cms/careme-2014#semaine-sainte

 

Catégorie "Semaine Sainte - Pâques" sur ce blog :

http://le.blog.de.lala.over-blog.com/tag/CÂREME%20-%20SEMAINE%20SAINTE%20ET%20PÂQUES/

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"L'amitié, un don divin !" - Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

11 Avril 2014, 20:29pm

Publié par Véronique

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jn XI, 1-45

Un homme était tombé malade. C"était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait ; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. » Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

Télécharger la prédication

 

Source : http://www.delamoureneclats.fr/#!/ses-predications/2013-2014/2014-04-06/jour/

 

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Que se passe-t-il dans la tête de François Hollande ?

9 Avril 2014, 09:49am

Publié par Véronique

1 h 27 mn d'émission à voir sur ce lien, pendant encore quelques jours seulement

http://www.france3.fr/emission/que-se-passe-t-il-dans-la-tete-de-francois-hollande/diffusion-du-07-04-2014-20h45

Quel rapport avec une telle émission sur un blog catholique ?

Un : le seul but est de prendre conscience qu'une mauvaise atmosphère prend place en France, et, si cette émission (sur une grande chaîne nationale) a osé voir le jours (alors que jusqu'à présent tout était dit uniquement sur internet par différents sites ou, par différents diaporamas reçus dans nos boîtes de messageries personnelles), et, ne voulant pas céder à la critique mais souhaitant rester fidèle à l'évangile, je me dis qu'il est certainement plus sage de rester centré sur Dieu pour l'écouter, dans un silence confiant, pour ne surtout pas me faire embarquer dans une démarche de jugement et critique (qui suis-je pour juger ?), et, la musique qui accompagne les critiques faites sur le personnage star de cette émission est uniquement pour engendrer plus facilement en moi le péché et donc me faire manipuler.

Ceci dit, il faut voir les choses, parce qu'elles existent, un chat est un chat, aussi, ce reportage me fait penser à deux livres :

- "Les amazones de la République"

   http://infos-75.com/voir-lire-ecouter/lire/lire-les-amazones-de-la-republique-sexe-et-journalistes-de-renaud-revel/

- "Pourquoi la France va faire faillite"

http://www.atlantico.fr/decryptage/augmentation-taux-interet-prets-impossible-france-faillite-simone-wapler-364016.html

 

Tout cela pour dire qu'il est urgent et important de prier quotidiennement pour la France tant les ténèbres y sont épaisses, d'être plus attentif aux prochaines élections (voir ceux ou celles qui défendent la vie et la famille...), car pauvre France tu as perdu pied, mais Dieu va te relever !

Véronique

Que se passe-t-il dans la tête de François Hollande ?
Que se passe-t-il dans la tête de François Hollande ?

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Les nouveaux Lego sont un outil de Satan, selon un prêtre polonais

9 Avril 2014, 09:27am

Publié par Véronique

Cela ressemble à un poisson d’avril, mais cela n’en est pas un. Le père Slawomir Kostrzewa, un prête polonais qui avait déjà accusé Hello Kitty de promouvoir la violence et l’industrie pornographique, n'apprécie pas l'aspect des nouveaux Lego. Des outils de Satan qui pourraient «détruire l'âme des enfants et les mener vers le côté obscur», a-t-il déclaré lors d'un discours, explique The Telegraph.

L’homme s’inquiète en particulier de l'expression faciale des Lego zombies et de la série Monster Fighters, dans laquelle les enfants peuvent jouer avec un Lego Dracula.

Le prêtre se justifie avec une étude de chercheurs néo-zélandais, selon laquelle les Lego expriment plus de peur et de colère qu'avant. L'étude concluait alors que «les enfants qui grandissent avec des Lego aujourd'hui se souviendront non seulement des sourires, mais aussi de la colère et de la peur sur les visages des Minifigures».

Source : http://actu.orange.fr/points-de-vue-actu/les-nouveaux-lego-sont-un-outil-de-satan-selon-un-pr-ecirc-tre-polonais-20140404110546.html

Les nouveaux Lego sont un outil de Satan, selon un prêtre polonais

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"Nos souffrances corporelles ne viennent pas de Dieu" - prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

7 Avril 2014, 16:16pm

Publié par Véronique

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jn IX, 1-41

En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance. Ses disciples l'interrogèrent : « Rabbi, pourquoi cet homme est-il né aveugle ? Est-ce lui qui a péché, ou bien ses parents ? » Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents. Mais l'action de Dieu devait se manifester en lui. Il nous faut réaliser l'action de celui qui m'a envoyé, pendant qu'il fait encore jour ; déjà la nuit approche, et personne ne pourra plus agir. Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Cela dit, il cracha sur le sol et, avec la salive, il fit de la boue qu'il appliqua sur les yeux de l'aveugle, et il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » (ce nom signifie : Envoyé). L'aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait. Ses voisins, et ceux qui étaient habitués à le rencontrer - car il était mendiant - dirent alors : « N'est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C'est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c'est quelqu'un qui lui ressemble. » Mais lui affirmait : « C'est bien moi. » Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-il ouverts ? » Il répondit : « L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, il m'en a frotté les yeux et il m'a dit : 'Va te laver à la piscine de Siloé.' J'y suis donc allé et je me suis lavé ; alors, j'ai vu. » Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. » On amène aux pharisiens cet homme qui avait été aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. A leur tour, les pharisiens lui demandèrent : « Comment se fait-il que tu voies ? » Il leur répondit : « Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et maintenant je vois. » Certains pharisiens disaient : « Celui-là ne vient pas de Dieu, puisqu'il n'observe pas le repos du sabbat. » D'autres répliquaient : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s'adressent de nouveau à l'aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux ? » Il dit : « C'est un prophète. » Les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme, qui maintenant voyait, avait été aveugle. C'est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu'il est né aveugle ? Comment se fait-il qu'il voie maintenant ? » Les parents répondirent : « Nous savons que c'est bien notre fils, et qu'il est né aveugle. Mais comment peut-il voir à présent, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s'expliquer. » Ses parents parlaient ainsi parce qu'ils avaient peur des Juifs. En effet, les Juifs s'étaient déjà mis d'accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie. Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! » Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. » Il répondit : « Est-ce un pécheur ? Je n'en sais rien ; mais il y a une chose que je sais : j'étais aveugle, et maintenant je vois. » Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t'ouvrir les yeux ? » Il leur répondit : « Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m'entendre encore une fois ? Serait-ce que vous aussi vous voulez devenir ses disciples ? » Ils se mirent à l'injurier : « C'est toi qui es son disciple ; nous, c'est de Moïse que nous sommes les disciples. Moïse, nous savons que Dieu lui a parlé ; quant à celui-là, nous ne savons pas d'où il est. » L'homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux. Comme chacun sait, Dieu n'exauce pas les pécheurs, mais si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce. Jamais encore on n'avait entendu dire qu'un homme ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors. Jésus apprit qu'ils l'avaient expulsé. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui. Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure. »

La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine http://www.delamoureneclats.fr/#!/ses-predications/2013-2014/2014-03-30/jour/

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"Vivre dans l'intimité de Jésus" - Homélie du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

3 Avril 2014, 14:49pm

Publié par Véronique

Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Jn IV, 5-42

Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. » Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer. » La femme lui dit : « Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. » Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. » Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples l'appelaient : « Rabbi, viens manger. » Mais il répondit : « Pour moi, j'ai de quoi manger : c'est une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se demandaient : « Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas : 'Encore quatre mois et ce sera la moisson' ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur. Il est bien vrai, le proverbe : 'L'un sème, l'autre moissonne.' Je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas pris de peine, d'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. » Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. » Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

La prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

http://www.delamoureneclats.fr/#!/ses-predications/2013-2014/2014-03-23/jour/

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