Rencontre de Marie et d'Elisabeth
Quelques jours après l'Annonciation, saint Joseph revint à Nazareth. Il n'y avait passé que dexu jours, et il avait plusieurs arrangements à y faire pour pouvoir exercer son métier. Il ne savait rien de l'incarnation du Verbe en Marie ; elle était mère du Seigneur, mais elle était aussi sa servante, et gardait humblement son secret.
Aussitôt, qu'elle sentit en elle la présence du Verbe fait chair, Marie eut le plus grand désir d'aller à Jutta, visiter sa cousine Elisabeth, que l'ange lui avait dit être au sixième mois de sa grossesse. Comme le temps approchait où Joseph devait célébrer la Pâque à Jérusalem, elle demanda à partir avec lui pour offrir à sa cousine les services que son état réclamait. Joseph et Marie se mirent donc en route pour Jutta. Ils menaient un âne, que pendant le trajet Marie seule montait de temps en temps ; leur voyage fut assez rapide.
Après avoir passé les fêtes de Pâque à Jérusalem, ils n'allèrent pas à Jutta par le chemin direct, mais ils prirent du côté de l'Orient un sentier détourné en plus solitaire qui traversait des bois, des landes, des prairies et des champs.
La maison de Zacharie était située sur une colline, non loin d'un ruisseau qui descendait des montagnes. Divers groupes d'habitants s'élevaient tout autour. Un pressentiment secret avait averti Elisabeth de l'arrivée de sa cousine et elle en conçut un vif désir qui l'avait porté loin de sa demeure. Or Zacharie, revenant de Jérusalem après la fête de la Pâque, fut tout effrayéde la rencontrer à une telle distance de leur habitation, dans l'état où elle se trouvait. Elle lui dit qu'elle était tout émue du pressentiment qu'elle avait que sa cousine Marie de Nazareth venait la voir. Zacharie s'efforça de lui ôter cette pensée ; il lui fit entendre par signes, et en écrivant sur sa tablette, qu'il était peu probable qu'une nouvelle mariée entreprît un si long voyage. ELle consentit donc à retourner à la maison.
Cependant elle ne pouvait renoncer à son pressentiment ; elle avait appris en songe qu'une femme de sa tribu avait conçu le Messie promis. Aussitôt elle avait cru que c'était Marie ; elle avait aspiré à la voir, et elle l'avait aperçue en esprit se dirigeant de loin vers elle. Elle avait donc préparé dans la maison une petite chambre avec des sièges pour la recevoir. Le lendemain elle était assise là, espérant toujours qu'elle allait arriver. Enfin elle se leva, et se porta sur la route à sa rencontre.
Elisabeth était grande et âgée ; son visage délicat et distingué était couvert d'un voile. Elle ne connaissait la Sainte Vierge que sur ce qu'elle avait ouï dire. Marie la vit de loin, soudain la reconnue, et courut à elle, pendant que Joseph, retenu par un sentiment délicat, demeurait en arrière. Ce fut parmi les maisons voisines de celle de Zacharie que Marie aborda sa cousine. Tous les gens qui la rencontraient se retiraient respectueusement, frappés de sa beauté merveilleuse et émus de la dignité surnaturelle qu'exprimait toute sa personne. Elisabeth et Marie se saluèrent affectueusement en se donnant la main ; je vis alors un éclat de lumière dans la Sainte Vierge, et un rayon s'échapper d'elle vers Elisabeth, qui en éprouva une vive émotion. Elles passèrent rapidement devant tous ceux qui se trouvaient là, et arrivèrent en se tenant la main à la porte de la maison. "Soyez la bienvenue !" dit alors Elisabeth à Marie.
Joseph conduisit l'âne dans la cour, le remit aux mains d'un serviteur, et se rendit sous un portique latéral à la rencontre de Zacharie. Il salua avec un humble respect le vénérable prêtre ; celui-ci l'embrassa affectueusement, et s'entretint avec lui en écrivant sur une tablette : car il n'avait pas encore dit une parole depuis l'apparition de l'ange.
Entrées dans la maison, Marie et Elisabeth s'embrassèrent très affectueusement en approchant leurs joues l'une de l'autre. Je vis de nouveau un rayon de lumière jaillir de Marie vers Elisabeth, qui en fut tout illuminée ; son coeur tout ému se remplit d'une saint joie. Elle fit un pas en arrière, leva les mains au ciel, et pleine d'humilité en même temps que ravie de joie et d'enthousiasme : "Vous êtes bénie entre toutes les femmes, s'écria-t-elle, et le fruit de votre sein est béni. D'où me vient ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre voix n'a pas plutôt frappé mon oreille, lorsque vous m'avez saluée, que mon enfant a tresailli de joie dans mon sein.
Bienheureuse êtes-vous d'avoir cru, car ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s'accomplira." Après ces paroles, elle conduisait Marie dans la chambre qu'elle lui avait apprêtée, afin qu'elle pût s'asseoir et se délasser des fatigues du voyage. Alors Marie, laissant le bras d'Elisabeth, auquel elle s'appuyait, croisa les mains sur sa poitrine et dit ces paroles inspirées : "Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit a tresailli d'allégresse en Dieu mon sauveur, parce qu'il a regardé l'humilité de sa servante, et voici que désormais toutes les nations me diront bienheureuse, parce que Celui qui est puissant a fait en moi de grandes choses, et parce que saint est son nom, et sa miséricorde se répand d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras ; il a dissipé ceux qui s'enflent d'orgueil dans les pensées de leur coeur. Il a renversé les puissants de leur trône et il a élevé les humbles. Il a rempli de biens les affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides ; il s'est souvenu de sa miséricorde, et il a pris sous sa garde Israël, son serviteur, comme il l'avait promis à Abraham et à sa postérité, dans tous les siècles."
Aussitôt, par un mouvement d'inspiration semblable, Elisabeth répéta tout le Magnificat, et toutes deux s'assirent ensuite. Combien j'étais heureuse ! je me suis assise tout près d'elles, et j'ai répété toutes leurs prières. Oh ! que j'étais heureuse !
Visions d'Anne-Catherine EMMERICH
PIERRE TEQUI, éditeur
Fête de
Notre Dame de Guadalupe

La Vierge Marie apparaît à
un Amérindien Juan Diego Cuauhtlatoatzin,
baptisé depuis peu.
Elle lui demande de faire construire une église sur ce lieu même des apparitions.
L'Evêque refuse.
Alors la Vierge Marie fait fleurir des fleurs,
en plein mois de décembre,
que l'on ne trouve que dans ce pays.
Juan Diego Cuauthlatoatzin les fait voir à l'Evêque,
et au moment qu'il ouvre son manteau,
devant les personnes réunit autour du prélat,
miraculeusement une image de la Vierge s'imprime sur la tilma,
revêtue d'un manteau couleur d'or.
L'Evêque se rend à l'évidence,
c'est bien la Vierge Marie.
Le tissu du manteau de Juan Diego, où s'est imprimé cette image miraculeuse
ne s'est jamais détérioré, depuis plus de 400 ans.
Plus tard, des personnes veulent détruire cette image, dans la Basilique,
et font exploser une bombe.
L'autel et les colonnes tombent sous le poids de celle-ci,
mais le tableau lui n'est pas touché, miracle, car,
la vitre n'est même pas rayée.
SOURCE
Et en 2007, encore un autre miracle
dans la Basilique
SOURCE
Par tous ces signes,
on peut facilement comprendre
que Dieu nous aime vraiment,
et nous appelle à la conversion.
Lala
Que soy era immaculada councepciou.
" Je suis l'Immaculée
Conception."
paroles de la Très Sainte Vierge Marie
à Bernadette SOUBIROUS
à Lourdes
le 25 mars 1858
jour de la fête de l'Annonciation
Il faut savoir que Bernadette était quasi analphabète, elle ne connaissait pas le catéchisme, et ne pouvait donc inventer le nom de
l'Immaculée Conception.
De plus, la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception n'a été proclamé que le 8 décembre 1855, et Bernadette ne le savait pas.
Cela prouve qu'elle a bien vu la Vierge Marie, et ce qui est rigolo, en plus, c'est que pour être sûre que cette belle dame ne venait pas du démon, Bernadette avait remplie une petite bouteille
d'eau bénite, et l'a vidée tout entière sur cette belle dame qui lui apparraissait. Que c'est-il alors passé ? Bernadette nous dit que la belle dame s'est mise à lui sourire.
Le niveau du catéchisme de Bernadette était très bas, et ne lui permettait donc pas de connaître le nom de L'immaculée Conception, et même si le dogme avait été érigé quelques année plus tôt par
Pie IX.
C'est pour cela que Bernadette gardait dans sa tête, en répétant plusieurs fois "Que soy era immaculada councepciou", afin de le dire à son abbé, l'abbé Peyramale.
Et là, l'identité de la belle dame était révélée.
L'abbé connaissant très bien Bernadette, humble, pauvre, et sans connaissance du catéchisme, a compris au moment
où elle lui répétait les paroles de cette belle dame, que c'était bien la Vierge Marie qu'elle voyait, et aussi parce que Bernadette ne pouvait inventer cette révélation de l'Immaculée
Conception.
Remerçions le Seigneur des grâces qu'Il nous donne à travers les apparitions de la Vierge Marie, et retenons que Bernadette nous dit qu'elle voyait la belle dame avec un chapelet au bras avec les
mains jointes, et qu'aussi elle l'a vu prendre son chapelet dont les grains glissaient l'un après l'autre entre les doigts.
Ceci est une invitation à la prière du Rosaire, voyons cela comme une grâce du Ciel.
Remercions le Seigneur, et ouvrons nos coeurs et nos âmes à la prière.
Lala
Portrait de Notre-Dame par Elle-même :
En ce même 4 Décembre 1926, en Bonne Maman aimante et compatissante, la très Sainte Vierge Marie est revenue vers sa petite fille bien-aimée, et Elle lui a tracé son propre portrait.
"Ma petite enfant, marche sur mes traces, regarde mon portrait. Voici comment je vivais sur la terre. J'étais pure de coeur, chaste de corps, modeste dans mes démarches, dans mes regards, grave dans mes paroles, prudente dans mes conseils, appliquée au travail, aimant les lectures pieuses, aimant la solitude, modérée dans mes pensées. Jamais je n'ai fait de peine à mes parents, jamais je n'ai méprisé les pauvres. J'aimais les petites et les enfants. Je respectais les personnes âgées. Je faisais du bien à tous. J'étais humble et obéissante, charitable et courageuse, joyeuse et douce, patiente et laborieuse."
extrait du livre : "soeur Olive La Messagère du Christ-Roi"




