1. La place de la conversion dans la vie chrétienne
" Le mouvement de la conversion de la pénitence a été merveilleusement décrit par Jésus dans la parabole dite du Fils prodigue dont le centre est le père miséricordieux (Lc 15,
11-24) : la fascination d'une liberté illusoire, l'abandon de la maison paternelle ; la misère extrême dans laquelle le fils se trouve après avoir dilapidé sa fortune : l'humiliation
profonde de se voir obligé de paître des porcs, et pire encore, celle de désirer se nourrir des caroubes que mangeaient les cochons ; la réflexion sur les biens perdus ; le repentir et la
décision de se déclarer coupable devant son père ; le chemin du retour ; l'accueil généreux par le père ; la joie du père : ce sont là des traits propres au processus de conversion. La belle
robe, l'anneau et le banquet de fête sont des symboles de cette nouvelle, pure, digne, pleine de joie qu'est la vie de l'homme qui revient à Dieu et au sein de sa famille, qui est
l'Eglise.
Seul le coeur de Christ qui connaît les profondeurs de
l'amour de son Père, a pu nous révéler de l'abîme de sa miséricorde d'une manière si pleine de simplicité et de beauté * "
(* CEC 1439)
Sans la conversion et la réconciliation la vie de l'âme se trouverait amputée d'une dimension fondamentale : " L'Evangile présente la réconciliation avec Dieu comme une attitude
fondamentale, un élément primordial de notre vie dans la foi.
Si nous soommes vraiment des disciples et des confesseurs du Christ qui a réconcilié l'homme avec Dieu, nous ne pouvons pas vivre sans chercher notre part cette réconciliation intérieur.*
"
(* Jean Paul II, Homélie du 16 mars 1980)
Et pourquoi cette nécessité de la conversion est-elle si forte ?
Faudrait-il en conclure que le sacrifice du Christ sur la Croix ne nous aurait pas définitivement réconciliés avec Dieu le Père ?
En vérité, le Christ nous a bien réconciliés avec le Père, mais il n'a pas estimé utile de nous rendre impeccables. Si nous étions impeccables, la grâce baptismale, qui nous incorpore au
Christ rédempteur demeurerait intacte dans nos âmes tout au long de notre vie, et nous serions dans un état permanent d'innocence.
Tel aurait pu être l'état habiutel de l'homme... s'il n'y avait pas eu le péché originel.
A cause des séquelles de ce péché et des fautes personnelles de chacun, nos âmes perdent vite la première grâce.
Il nous faut alors recourir à la "deuxième planche de salut", comme les Pères de l'Eglise se plaisaient à appeler la pénitence. "Nous ne devons pas nous attrister des chutes, même des chutes
graves, si nous nous approchons de Dieu dans le sacrement de pénitence, avec repentir et désir de nous corriger.
Le chrétien n'est pas un maniaque qui collectionne des états de service irréprochables. Jésus-Christ Notre Seigneur, si ému de l'innocence et de la fidélité de Jean, est aussi attendri par
le repentir de Pierre après sa chute.* "
(* J. Escriva, Quand le Christ passe, 2è édition, Le Laurier, n. 75.)
Mais qui dit conversion dit transgression préalable, c'est-à-dire péché.
Augustin Roméro
POURQUOI et COMMENT SE CONFESSER
Le Laurier
Il fut pris de remords et rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens....(Matthieu 27, 3-10)
Tout péché, et surtout les péchés mortels, sont graves aux yeux de Dieu.
Une âme dans le péché se coupe des liens d'amour et de grâce avec Dieu.
Judas a commis un péché grave en livrant le Fils de Dieu. La conséquence de son péché est terrible.
Nous qui commettons des péchés, savons-nous mesurer leurs conséquences, envers Dieu, mais aussi envers nos frères et nos soeurs, sans oublier les obstacles pour le salut de notre âme ?
Mettons-nous au pied de la Croix de Jésus, demandons à Notre Seigneur de nous aider à nous éclairer sur nos péchés non confessés, et de pouvoir mesurer leurs conséquences, et la misère de notre âme.
Lala
SOURCE
La triple concupiscence
- refus d'avoir une autorité supérieure : orgueil
refus d'obéir à Dieu en premier
- être
matérialiste : aimer les biens matériels de la terre
donner de l'importance aux biens terrestres, être attaché aux biens matériels de
la terre
- priorité donnée à notre corps (plaisirs)
Dieu dit : c'est ton âme qui est première, et qu'il faut conduire jusqu'à moi. Pour cela, détache-toi des biens matériels et ordonne ta vie vers le haut (vers Dieu, vers le Ciel) et non vers le
bas (terre).
On comprend mieux maintenant pourquoi Lucifer (Lucifer veut dire lumière) s'est révolté contre Dieu.
Parce que Dieu qui n'est qu'amour, Il a donné le libre choix à ses anges lorsqu'Il les a créé, mais Il leurs a demander de Lui obéir en premier. Satan lui, s'est dit qu'il était bien comme il
était, et qu'il ne voyait pas pourquoi il devait obéir à Dieu e premier. Il fait donc preuve d'orgueil, refusant une autorité supérieure, celle de Dieu.
D'où vient l'origine du mal ?
Elle n'est pas de Dieu, car Dieu n'est qu'amour.
Alors on peut se demander d'où vient le mal. Le mal n'est pas de Dieu, parce qu'Il aime.
Il aime tellement qu'Il laisse le choix.
Satan lui, n'a pas obéit à Dieu, et on connait l'origine du mal, par le péché originel que satan a causé par Adam et Eve.
Voilà l'origine du mal sur l'humanité.
Revenons aux trois péchés de concupiscence. Saint Jean, nous en parle, pour mieux comprendre :
1 épître de Saint Jean 2, 15-17
"N'aimez ni le monde
ni ce qui est du monde.
Si quelqu'un aime le monde,
l'amour du Père n'est pas en lui.
Car tout ce qui est dans le monde
- la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux
et l'orgueil de la richesse -
vient non pas du Père,
mais du monde.
Or le monde passe
avec ses convoitises ;
mais celui qui fait la volonté de Dieu
demeure éternellement."
Satan a réussi d'une certaine manière, en ébranlant la relation entre Dieu et l'homme.
Dieu l'a rétabli par les Alliances.
Nous restons malgré tout toujours fragiles.
Nous avions reçu au départ la sainte fin originelle et bien il nous en reste une trace, mais maintenant nous sommes en état de faiblesse.
C'est ce que les pères appellent la triple concupiscence.
Je les redis :
- refus d'avoir une autorité supérieur : orgueil
- être matérialiste : aimer les biens matériels de la terre
- priorité donnée à notre corps : plaisirs du corps
Il est donc important d'être vigilants, et de prier chaque jour le Saint Esprit ainsi que les Saints Archanges : Saint Michel bien sûr, mais aussi Saint Raphaël et Saint Gabriel, également Saint
Benoît. Est-il nécessaire de vous rappeler la force du chapelet, du Saint Rosaire, car la Vierge Marie est la Reine des anges, et écrasera la tête du serpent (satan).
N'oublions pas et méditons :
Dieu
dit : c'est ton âme qui est première
pensons donc à elle, sans cesse, afin de la tirer vers Dieu, pour être prêts le jour, ou, Il nous appelera à Lui.
Lala
Catéchisme de l'Eglise Catholique
1459 Beaucoup de péchés causent du tort au prochain. Il faut faire le possible pour le réparer (par exemple restituer des choses volées, rétablir la réputation de celui qui a été calomnié, compenser des blessures). La simple justice exige cela. Mais en plus, le péché blesse et affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain. L’absolution enlève le péché, mais elle ne remédie pas à tous les désordres que le péché a causés (cf. Cc. Trente : DS 1712). Relevé du péché, le pécheur doit encore recouvrer la pleine santé spirituelle. Il doit donc faire quelque chose de plus pour réparer ses péchés : il doit " satisfaire " de manière appropriée ou " expier " ses péchés. Cette satisfaction s’appelle aussi " pénitence ".
Pour chaque confession, il y a donc pénitence.
Comme dit le texte ci-dessus, le péché affaiblit le pécheur lui-même, ainsi que ses relations avec Dieu et avec le prochain.
Catéchisme de l'Eglise catholique :
"Tandis que le Christ saint, innocent, sans tache, venu uniquement pour expier les péchés du peuple, n'a pas connu le péché, l'Eglise, elle, qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement." Tous les membres de l'Eglise, ses ministres y compris, doivent se reconnaître pécheurs. En tous, l'ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l'Evangile jusqu'à la fin des temps. L'Eglise rassemble donc des pécheurs saisis par le salut du Christ mais toujours en voie de sanctification...(827)
Il existe deux péchés différents : le péché mortel, et le péché véniel.
- le péché mortel : c'est celui qui correspond aux dix commandements de Dieu. Si l'on ne respecte pas les dix commandements, nous sommes en état de péché mortel. Cela veut dire que si nous ne nous sommes pas confessé, et que nous mourrons, nous pouvons aller en enfer.
- le péché véniel : se sont tous les autres péchés ; l'orgueil, le blasphème, la vanité, le mépris, la rébellion, la désobéissance, l'injustice, hypocrisie, la critique, la luxure, la colère, la violence, la vengeance, la haine, la rancune, la méchanceté, l'avarice...
mais vous avez aussi le péché de l'esprit, du coeur et de l'âme.
L'orgueil est le péché par excellence, c'est le péché que Dieu aime le moins.
Dieu nous permet de nous faire pardonner. Pour cela, Il nous donne le sacrement de réconciliation (la confession).
Nous devons donc régulièrement (tous les mois), aller nous confesser, à un prêtre.




