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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Au coeur de la souffrance demeurent la vie et l'espérance. L'autre est un don.

5 Mars 2017, 16:03pm

Publié par Véronique

Au coeur de la souffrance demeurent la vie et l'espérance. L'autre est un don.

Jésus sur la Croix : on Le contemple dans ses souffrances physiques et intérieures. Ne pouvant les mesurer, même à la hauteur des nôtres, nous pouvons dire à quel point Il est amour et à quel point Il nous aime.

 

Je viens de passer trente huit jours en dehors de ma maison pour une opération chirurgicale  suivie d'un séjour en centre de rééducation. Le matin même de mon hospitalisation, je venais d'apprendre le décès d'une personne qui m'étais très chère. Je n'entrais pas dans de bonnes dispositions, à rajouter la peur du bloc opératoire pour cette douzième intervention chirurgicale, et, celle déjà subie pour le même genou il y a trente ans qui s'était mal passée et les plaies s'étaient rouvertes. Non, je n'étais pas bien du tout.

Les premières quarante huit heures après l'opération étaient très douloureuses, malgré l'anesthésie dans la jambe pour les premières vingt quatre heures, suivie de médicaments pour calmer la douleur, le chirurgien m'avait prévenu. Il a eu raison. Revenaient la mémoire, d'il y a trente ans, des douleurs de la précédente opération du même genou. Jésus crucifié était gravé en mon esprit. Au combien cette image m'a aidé dans cette épreuve.

Les chambres de l'hôpital étaient occupées par des personnes souffrantes, plus ou moins sensibles à la douleur, la supportant peu des fois, reconnaissable à leurs cris et à leurs gémissements. On pouvait entendre la souffrance des corps et des âmes où il n'y avait que la prière comme seul moyen à notre disposition pour les soulager. Heureusement, un personnel soignant portait des soins pour les soulager.

Le temps de la rééducation commençait dans les couloirs, où nous pouvions croiser le va et vient des visites des proches, la vie extérieure nous narguant, et, où nous avons commencé aussi à rencontrer les autres opérés en voyant leur difficultés et leur volonté à progresser. Rien ne servait à vouloir être un exemple parce que la réalité de la douleur et la difficulté à être comme avant nous rattrapaient. La fatigue en rajoutait un peu, voir beaucoup, ce qui rendait tout effort impossible. Le repos était la seule solution, nous étions obligés de le rendre victorieux.

Est venu ensuite le séjour de quatre semaines complètes en centre de rééducation, un lieu où je n'avais jamais mis les pieds. Je n'allais pas être déçue. Quatre vingt dix pour cent des patients étaient des personnes âgées. En les regardant se mêler à la vétusté des lieux nous avions l'image d'une maison de retraite. Mes proches m'en ont fait la remarque. Je n'étais donc pas la seule à ressentir cet effet. Je me suis demandé où j'étais tombée et si les semaines à venir n'allaient pas être un pur cauchemar.

Plusieurs jours ont été nécessaires afin de bien repérer les lieux, bien que mes déplacements étaient obligatoirement faits en fauteuil roulant. Très vite, les souffrances des autres patients me sautaient à la figure, en plein cœur et en ma chair. En ma chair, parce que je ne pouvais rester insensible à tant de souffrances. Jésus crucifié se représentait, aussi, je Lui ai demandé de m'aider car je ne pouvais en ma pauvre chair supporter tant de poids.

Premier repas au réfectoire à table avec des grands-mères, toutes adorables, avec différentes pathologies, la plus jeune avait environ quatre vingt ans, la plus âgée dix ans de plus. Elles étaient tout sourire de voir la nouvelle venue que j'étais, mais je sentais en elles leur difficultés à vivre en paix, avec leurs douleurs, leurs souffrances, sans trop vouloir les exprimer par respect... et leur résignation à se faire à leur état. De mon fauteuil, je voyais toutes les autres tables de cette maison de retraite et me disais que cela allait être très difficile.

Le moral n'a fait que baisser au point de craquer et fondre en larmes. C'était trop pour moi. Les douleurs, les difficultés à me déplacer, la peur que ma cicatrice (agrandie de dix centimètres par rapport à la précédente) se rouvre à nouveau comme il y a trente ans, et cette force physique et morale que je n'avais pas. Impossible de progresser. A peine revenue de la séance de kiné du matin, on m'appelle pour enlever la moitié des agrafes. La panique me prend car je n'aime pas souffrir. J'accepte la souffrance mais je ne l'aime pas. Après cette séance très douloureuse, car j'ai visiblement une peau sensible, je sors de la salle du docteur et attend dans le couloir qu'une aide soignante pousse mon fauteuil jusqu'à ma chambre. Je fonds en larmes. Voilà que sort de son bureau l'infirmière cadre. De suite elle vient à ma hauteur et me réconforte. Elle me fait parler, cela me fait du bien, et je lui avoue que de voir tant de souffrances autour de moi me pèsent aussi et m'empêchent d'être bien, que c'est trop dur pour moi. Elle reste auprès de moi un bon moment, et sa présence me rassure, d'autant que je la connaissais lorsque je travaillais, elle est une ancienne de mes clientes. Sa personnalité que je connaissais était un véritable réconfort. La dernière larme versée, elle m'accompagne au réfectoire. Il est vrai que l'arthrose dans les mains et un lymphœdème à un bras suite à un cancer du sein m'empêchent de diriger seule le fauteuil roulant dans lequel je me trouve. Retour au lieu des repas en commun dans la maison de retraite. Que c'était difficile.

Pendant toutes ces épreuves qui se sont déroulées pendant plus d'une semaine, j'avais une séance de kiné le matin qui durait environ deux heures. Une première partie du temps sur le kiné Tech, cet appareil qui vous permet de plier le genou sans trop d'efforts, bien qu'il faille surpasser délicatement chaque jour un seuil de douleur afin de progresser, puis, la deuxième partie était celle de la physiothérapie, un petit appareil électrique faisant travailler les muscles sans que nous ayons à bouger physiquement. Cela se passait à l'entrée de la salle commune de rééducation. Nous étions donc plusieurs patients en même temps, favorisant les rencontres et les échanges fraternels.

L'école de la vie commençait.

Au fur et à mesure des jours les langues se déliaient, et nous pouvions découvrir la vie de tous. Sans orgueil mais tout dans l'humilité, l'explication de nos souffrances physiques, et intérieures, était naturelle et automatique. Oui, nous étions tous là pour une même chose et un même but : aller mieux physiquement et progresser.

Tout au long de nos conversations enfantines et sincères, les mots étaient posés sur les souffrances plus ou moins grandes de nos vies. J'ai compris que c'était une thérapie, sans que nous l'ayons désiré. Très vite je me suis sentie petite avec mes douze opérations subies dont un cancer et avec toutes leurs séquelles au quotidien. En effet, les autres souffrances allaient d'une fracture de l'épaule ou du pied par exemple ou bien encore du bassin, mais pouvait aller jusqu'à l'amputation d'une jambe...

Je me souviens de cette grand-mère, qui, après le choc émotionnel lorsqu'on lui a appris le décès d'un de ses fils, s'est retrouvé sur un lit d'hôpital avec une jambe en moins. Lorsqu'elle nous expliquait son mal, elle pleurait invoquant à chaque fois son fils qui lui manquait et tant les douleurs physiques qu'elle ressentait à cause de l'amputation. Même si cela ne se voyait pas, nous pleurions avec elle et nous avions du mal à trouver les mots afin de la réconforter.

Je me souviens aussi de ce monsieur, opéré trente fois de la même jambe des suites d'un accident de voiture. Il exprimait ces difficultés de la vie quotidienne mais son sourire et sa joie de vivre nous aidaient à échanger des paroles d'encouragement et d'espérance. Nous étions ensemble un jour au kiné Tech, et avons parlé de la foi laissant filer le temps sans que nous nous en apercevions. J'évangélisais sans le rechercher à tout prix. Il était visiblement enchanté.

Je me souviens très bien aussi de Marcelle, la mascotte des lieux, présente depuis le mois de septembre. Une dame touchante par sa présence et son charisme d'enfant et de volonté à la fois. Très sensible elle s'était mise à pleurer au réfectoire croyant que les aides soignantes l'avaient oublié. En effet, seule, elle ne pouvait pas diriger son fauteuil roulant imposant. Au kiné, nous étions témoins de ses progrès, se levant à l'aide d'espaliers fixés au mur. Non contente de progresser davantage, elle rallait et souriait en même temps. Elle était belle, ses rides la rendaient plus belle encore. Chère Marcelle.

La salle de kiné était un lieu ou nous exprimions notre joie envers celui ou celle qui se tenait enfin debout, suite au progrès effectués. Nous oubliions nos propres souffrances pensant uniquement réconforter et encourager l'autre. C'est magique.

La maison de retraite se changeait en lieu de vie et d'espérance.

Les difficultés rencontrées à plier mon genou comme les autres personnes opérées comme moi d'une prothèse totale, étaient visibles. D'une séance par jour, je suis passée à deux. De suite les autres patients m'ont exprimé leur compassion et leur encouragements, sachant que pour eux, personnellement, une séance de kiné était très difficile et éprouvante. Alors, deux !

Oui, dans tous les cas, la compassion envers l'autre était naturellement exprimée et visible ainsi que les encouragements. Nous étions tous dans la souffrance, un lieu difficile pour certains et beaucoup plus dur pour d'autres. pouvons-nous dire qu'au cœur de la souffrance se trouvent la vie et l'espérance ? Oui, maintenant je le crois.

Au réfectoire, trois jours après mon arrivée, j'ai été placée à une autre table. Renée âgée de quatre vingt trois ans, victime d'une fracture au pied, et Evelyne, victime de la même fracture que Renée. Nous étions toutes les trois en fauteuil roulant. Permis assuré au bout de quelques jours. Nous en étions convaincues et cela nous faisait rire. Renée était une femme joyeuse qui nous a fait beaucoup rire, la salle du réfectoire se souvient encore de mes éclats de rire ne pouvant les rendre discrets. Evelyne, une femme discrète, humble, d'une soixantaine d'années marquées par la souffrance. Les jours de grandes souffrances physiques, elle nous disait "J'ai mal...", son visage en disait long. Avec Renée nous étions incapables de parler tant nous compatissions aux douleurs d'Evelyne. Evelyne était amputée d'une jambe, avait été brûlée, allait en dialyse, avait du diabète, avait un bout de doigt en moins, avait eu un cancer... Un jour Renée me dit : "Qu'est-ce qu'elle n'a pas eu ?".

Lorsqu'Evelyne était fatiguée, avec Renée, nous faisions preuve de discrétion silencieuse pour ne pas fatiguer davantage notre amie de table. Evelyne ne se plaignait jamais, quel exemple. Un jour qu'Evelyne avait quitté la table à cause de ses souffrances, Renée m'a confié : "Vous savez Véronique, de voir les souffrances d'Evelyne, cela me porte." Renée, tout joyeuse qu'elle était, était humble aussi devant la souffrance des autres. Elle compatissait à leurs maux, et cela l'aidait à ne pas se plaindre non plus. C'était en fait un comportement que nous avions tous.

Oui, la souffrance est un lieu de vie et d'espérance, l'autre est un don.

Dans toutes ces souffrances visibles et palpables, Jésus crucifié était au milieu de tous. Je me suis rendu compte que puisqu'Il a pris toutes les souffrances du monde sur Lui, et, qu'Il nous aide à travers les nôtres, son amour doit être si grand. Je crois que l'homme ne peut avoir la vraie mesure de cet amour qu'est Jésus. L'humilité est de s'abandonner en Jésus et d'avoir vraiment confiance en Lui. Mon doux Jésus.

Les semaines passent, les jours se ressemblent puisque qu'un accueil chaleureux est réservé à chaque nouvel arrivant. Les premiers jours sont difficiles pour lui (ou pour elle), mais au fur et à mesure son visage reprend de la lumière. Nous allons les uns après les autres au pansement, ou faire enlever les agrafes, aussi, encouragements et réconfort viennent naturellement dans les cœurs. C'est beau à voir. Par contre, si les plaies ne sont pas sèches parce qu'il y a une petite infection ou que les plaies ne se referment pas correctement, les visages se ferment. Dans le secret de mon cœur et de mon âme, j'ai demandé à Jésus de poser sa main sur chaque plaie malade et chaque blessure physique ou intérieure, ainsi, mon séjour ne se résume pas qu'à seulement un lieu de rééducation, mais aussi de prière, de confiance, de vie et d'espérance.

Dans les derniers jours de ma présence, pratiquement tous me témoignent leur reconnaissance pour ma joie de vivre, mon sourire. En entrant dans le réfectoire, ils attendent mon "bon appétit" et leur sourire se dessine immédiatement sur leurs lèvres et ils m'adressent à leur tour un bon repas. Je ne comprends pas, je suis comme eux, une patiente en attente d'aller mieux et de rentrer chez elle. Plusieurs fois me vient l'image de Jésus entrant dans les foules afin de leur témoigner son amour pour eux.

Est arrivé le départ d'Evelyne. Le dernier repas est poignant mais avec Renée nous essayons de ne pas faire voir notre émotion et notre peine. Evelyne veut quitter la table après le repas nous saluant comme à chaque fois. Renée lui demande la permission de l'embrasser. Les larmes coulent. Je ne peux pas laisser partir Evelyne sans la prendre dans mes bras. Elle se dirige vers moi, les larmes coulent davantage. Je l'ai remercié de sa gentillesse, je lui ai avoué qu'elle est un exemple pour moi. Elle s'est mise à pleurer, vraiment, nous nous serrons très fort l'une contre l'autre, mais j'essaye de ne pas la blesser davantage comme elle est dans son fauteuil roulant et moi debout. Je me suis donc penché suffisamment afin de veiller à ne pas la gêner, puis, en lui caressant la joue je lui dis :"Vous êtes belle, ne changez pas." 

Deux jours plus tard, c'est le départ de Renée. Même émotion, même larmes, mais les échanges de téléphone ont rendu l'épreuve plus soutenable, comme pour Evelyne.

Les adieux, quelle horreur ! Quelques jours auparavant, Patricia avec qui je partageai ma chambre est partie après plusieurs mois de convalescence. Elle m'a également émue par sa personnalité malgré ses souffrances, notamment d'avoir été opérée dix huit fois du ventre. Il ne lui reste plus que trois mètres d'intestins elle a du grillage dans le ventre et à la vue de celui-ci on constate un champs de mines. Là encore, une histoire douloureuse et poignante. Depuis, des sms échangés et une amitié naissante.

Une dame turque, musulmane, est venue remplacer Patricia. Elle a subi la même opération que moi J'ai passé un peu plus de deux semaines avec elle. Un amour. Un matin, elle m'avouait être veuve depuis ces trente ans et avoir élevé seule ses cinq enfants. Elle n'a pratiquement pas dormi les deux premières années de son deuil. Aussi, ces deux premières années du décès de son mari,  sa petite fille voulait dormir avec elle et s'enroulait dans un des gilets de son papa. Encore une histoire éprouvante que m'a fait pleurer. Là, c'était au petit déjeuner. Cette dame, dont je n'arrive pas à retenir le prénom, était pleine de vie. Une âme d'enfant et qui aimait rire. Ah, les fous rires ont été nombreux.

Mon départ est ensuite venu, mais avant cela, il me restait encore à saluer Marcelle, la mascotte des lieux. Le soir, vu son état de santé, elle dînait dans sa chambre. J'ai donc attendu qu'elle termine le déjeuner du midi afin de ne pas perturber son repas. Je me suis donc dirigé vers elle pour lui dire au revoir. Comme à chaque fois, ses yeux devenaient énormes et son sourire était naturellement démesuré à la joie de me voir. En me voyant elle me dit : "Mais pourquoi qu'à chaque que je vous vois ça fait ça ?". Elle en était elle-même très étonnée. D'une voix remplie d'amour, de paix et d'humilité je lui réponds : "C'est Jésus et Marie, ils m'ont changé.". Elle ne m'a rien dit. Nous avons laisser l'amour s'exprimer comme il le désirait. Nous avons échangé des mots, tout en pleurant, en nous embrassant et nous prenant dans les bras, sentant la réalité prendre place, et je lui ai dit qu'elle était belle...

Que c'est douloureux de quitter ceux qu'on aime.

Le jour de mon départ, jeudi dernier, je redis au revoir à toutes les personnes que j'avais déjà salué la veille au soir au réfectoire en faisant plusieurs tours de table, ne voulant oublier personne. je vais ensuite dans ma chambre voulant rester un instant avec ma colocataire, la dame turque. La voilà qui m'offre un cadeau. Gênée et en pleurant je lui dis que je n'ai rien à lui offrir. Elle me dit : "C'est pas grave". Combien de fois elle m'avait dit : "Je ne veux pas que tu partes...". C'était sincère et je voyais sa souffrance. Au moment de lui dire au revoir nous nous sommes pris dans les bras, c'était inévitable, et en pleurant, aussi. Je lui ai pris son visage entre les mains et lui ai témoigné mon amour fraternel.

Jamais, non, jamais, en arrivant dans ce centre de rééducation j'aurai imaginé vivre tout cela, aussi, Dieu m'a fait découvrir et sentir les souffrances des autres à plus ou moins grande échelle et m'a donné l'occasion d'exprimer intérieurement mais aussi humainement mon amour pour mon prochain. J'ai pris conscience de l'engagement du personnel soignant, des femmes de ménage, des kinés et de leur qualités humaines et professionnelles. L'homme est beau et grand quand il le veut.

A présent je ne regarde plus mes souffrances de la même manière, sachant qu'il y en a de plus grandes. Je ne dois pas les ignorer, mais je dois aussi penser à mon prochain qui souffre, à l'autre bout du monde et qui n'a peut-être pas la chance que j'ai, celle de les vivre entourée de ceux que j'aime, mes proches et ceux qui le veulent, et, de les vivre avec Dieu.

N'hésitez pas à prier pour ceux qui souffrent, à aller les visiter, les soutenir, les encourager, sans oublier de prier pour ceux qui ne prennent pas soin des malades notamment les catholiques. Comme dit le Pape François, on ne peut être catholique à moitié et ne pas mettre en pratique l'évangile.

Peut-être ai-je déjà fait mon Carême avec cette difficile et belle aventure, et peut-être que mon récit (certainement mal rédigé car je n'ai pas le talent de l'écriture ni du style) vous aidera dans votre chemin de foi et de conversion.

Une chose est sûre maintenant, c'est que je n'ai plus peur de dire que Jésus et Marie m'ont changé et, de témoigner de leur amour pour tous.

Laissez-vous faire par Jésus, offrez-Lui tout de vous et n'ayez pas peur. Laissez-vous faire par l'amour et vous deviendrez amour.

Que c'est bon d'aimer.

Prions les uns pour les autres.

Fraternellement

Véronique

Au coeur de la souffrance demeurent la vie et l'espérance. L'autre est un don.

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