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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

11 novembre - Saint Martin évêque de Tours

11 Novembre 2016, 16:14pm

Publié par Véronique


Saint Martin
Évêque de Tours
Apôtre des Gaules
(v. 316-397)

 

M

artin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole ; mais il se rappelle la parole de l'Évangile : J'étais nu, et vous m'avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements. » Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à ses anges : « C'est Martin, encore simple catéchumène, qui m'a ainsi couvert. » Peu de temps après il recevait le Baptême.

Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance.

Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent ; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

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Ce documentaire propose un retour sur la vie spirituelle et historique de saint Martin de Tours, ainsi qu'un témoignage sur les actions de ses héritiers. Il explore également, à l'aube de ce XXIème siècle, la réalité tangible de la notion de "partage". Il est intéressant de faire un rapprochement entre ce monde chaotique de l'antiquité tardive qui se tourne peu à peu vers le Christ et notre époque troublée, plus lisse mais qui laisse pourtant si peu de place au partage... Qu'en est-il du message porté par saint Martin aujourd'hui ? (Vu sur KTO)

 

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Martin le Miséricordieux (316-397), tour à tour légionnaire, moine et évêque, reste l’une des figures chrétiennes les plus vénérées en Europe. Reconnu comme exorciste, il dit avoir rencontré le diable et détruit les idoles païennes. On lui prête aussi des miracles et la guérison des malades.

C'est l'une des images célèbres de l’iconographie chrétienne : saint Martin, alors jeune légionnaire romain, partage son manteau pour en donner la moitié à un pauvre. Peinte ou sculptée dans la pierre, elle a contribué à faire du jeune soldat charitable, qui deviendra moine, puis évêque, et sera sanctifié après sa mort, l'une des figures chrétiennes les plus vénérées en Europe. Qu'il s'agisse d'un épisode véridique ou d'un élément de sa légende, l'épisode du manteau aurait eu lieu à Amiens – alors en Gaule romaine – en 334. Fils d’un tribun militaire romain, né dix-huit ans plus tôt en Pannonie, sur le territoire de l'actuelle Hongrie, le jeune Martin aurait embrassé la foi chrétienne dès l'enfance, à Pavie, où son père avait été affecté. Pour ne pas nuire à la carrière de ce dernier, l'adolescent aurait été contraint de s’engager dans l'armée romaine à 15 ans. Et ce n'est finalement qu'après avoir quitté celle-ci, en 356, à l'âge de 40 ans, qu'il se fait baptiser, toujours à Amiens.

L'ascète et l'altruiste

Il ne cessera dès lors de sillonner la Gaule, puis l’Europe, pour prêcher la parole divine. Reconnu comme exorciste, il dit avoir rencontré le diable et détruit les idoles païennes. On lui prête aussi des miracles et la guérison des malades. Quelques années après son baptême, il crée près de Poitiers un petit ermitage, où le rejoignent des disciples, fondant ainsi le premier ordre monastique en Gaule. Plus tard, sous le nom de Saint-Martin de Ligugé, l'ermitage deviendra une abbaye monacale dont l'action évangélisatrice rayonnera sur tout le territoire gaulois. Vivant en ascète, Martin a fait vœu de pauvreté, mais accepte en 371 la charge d'évêque de Tours, que la communauté des fidèles veut lui voir attribuée. N'ayant rien d’un prince de l’Église, il préfère aux fastes la compagnie des gens simples et de ses frères moines. Deux ans avant sa mort, son disciple Sulpice-Sévère rédigera une hagiographie, traduite du latin sous le titre Vie de saint Martin. Quel homme se cachait derrière la figure du saint ? En quoi son message de miséricorde, de charité et d’altruisme est-il encore d’actualité ? Andreas Pichler est parti sur ses traces, notamment à Szombathely (sa ville natale en Hongrie, en latin Savaria), à Ligugé, Tours et Trêves.

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