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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Exorcisme à Capharnaüm : l'action du démon en notre temps - père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

11 Février 2015, 16:10pm

Publié par Véronique

Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du dimanche 29 janvier 2012

Évangile : Jésus est le Prophète qui enseigne avec autorité (Marc 1, 21-28)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

Télécharger la prédication : http://delamoureneclats.fr/#!/ses-predications/2011-2012/2012-01-29/jour/

 

Pour :

- les malentendants

- les personnes qui ne disposent pas d’assez de temps pour écouter la prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

- pour les personnes faisant le catéchisme 

- mais aussi pour les prêtres qui ne croient pas au diable, et je l’ai encore malheureusement entendu pendant l’homélie de dimanche dernier (dans le but d'une correction dans l'amour fraternel, uniquement)

 

Mes frères biens aimées,

Je suis désolé, pardonnez, mais je vais devoir assombrir votre dimanche, vous dire deux mots sur le démon, sur le diable.

Je ne peux pas faire l’impasse, c’est l’évangile de ce jour qui m’y oblige.

La nuit dernière, quelqu’un encore me téléphonait, sentant près de lui une présence mystérieuse et effrayante, suscitant angoisse et peur. A ce sujet, je puis vous assurer, et je sais que vous me faites confiance, que pratiquement tous les jours, je reçois des personnes préoccupées par des attaques qui semblent venir d’en bas, et qui appellent à grand cri une libération intérieure.

En vous révélant cela, je ne me fais pas d’illusion, je sais bien ce que vous pensez, ou du moins ce qui peut travers votre esprit : vous vous dites peut-être que ces angoisses, que ces peurs, autrement dit ces fameuses attaques que l’on attribue aux démons, viennent tout simplement de l’homme et de sa psychologie complexe, et dans certains cas de déficiences psychiques.

Et bien permettez-moi de vous dire tout de suite et de vous répondre que vous n’avez pas totalement tort de penser ainsi, et qu’il convient en effet d’être extrêmement prudent avant d’attribuer au démon des phénomènes qui ne relèvent que de l’homme.

Cependant, cependant, faisons bien attention, le démon existe.

Il n’appartient pas à l’ordre des mythes. Il n’est pas une invention de l’Eglise catholique. Il appartient à la réalité surnaturelle.

Et puisque qu’on le voit ce matin surgir dans l’évangile, et pas moins que de parler au Christ, permettez-moi bien que je n’aime pas beaucoup, je vous l’avoue, prêcher sur cet être abject, exprimer quelque chose de sa triste réalité.

D’autant qu’en parlant peu de lui, pour ne pas dire pas, on fait son jeu.

Vous connaissez sans doute le mot fameux de Baudelaire : « la plus grande ruse du démon », écrit-il, « c’est de faire croire qu’il n’existe pas ».

Mes frères, je l’affirme donc aujourd’hui, pour une énième fois, de manière à confondre sa ruse, le démon existe, et pour vous en assurer, vous acceptez la révélation biblique comme le plus haut témoignage de la vérité, au cas où subsisterait en vous un léger doute, commençons pas le commencement, et examinons ce que la Sainte écriture nous en dit.

Comme vous le savez, le démon apparait évidement dès les premières pages de la Bible sous la figure archi-connue du serpent, que l’on voit ramper sous les yeux du premier homme et de la première femme, sournoisement, promettant la lune, et il sait si bien le faire, il va réussir à les détourner de Dieu et à plonger l’humanité dans un chaos infernal, corrompant viscéralement la nature humaine, provoquant une rupture entre l’homme et son créateur.

Et il faudra attendre le Christ et son sacrifice sur la Croix, pour que de nouveau l’amitié soit rétablie entre la créature humaine et Dieu son Père.

Et je sais mes frères que vous le croyez, c’est là toute notre foi.

J’ajoute ici que si le serpent a été choisi par l’Esprit Saint pour symboliser l’action du démon sur l’humanité à l’origine des temps, c’est évidement pour manifester le caractère rusé, dissimulateur de cet être immonde qui est Satan. Et par l’image du venin dont cette bête est porteuse, indique clairement que le mal dont il est l’instigateur, va se propager de génération en génération, inoculant la mort spirituelle à tout enfant venant en ce monde.

Mes frères il faudrait des heures pour exprimer le mystère de corruption universelle qui a commencé d’atteindre l’homme depuis son origine.

Ce matin nous retenons simplement qu’à l’aube de la création, Satan a agi, avec puissance, séduisant l’homme en lui promettant pas moins que de devenir Dieu lui-même, « vous serez comme des dieux » a-t-il dit au premier couple humain, les entrainant dans un éloignement radical à l’égard du Père Céleste qui pourtant nous aime comme personne.

Satan les a donc trompés, rien de plus normal.

Il est le père du mensonge,

le roi de l’arnaque,

et par conséquent il est homicide,

assassin, depuis les commencements.

 

Et comme il ne peut pas atteindre Dieu, et le détruire, et c’est son drame, la haine qu’il éprouve contre Dieu, il la retourne sur ce qu’il y a de plus précieux dans la création à savoir, l’homme !

Et je dirai même, comprenez bien ce que je vais dire : contre la femme, qui est le chef d’œuvre de Dieu, la petite dernière à avoir été créée, celle qui au fond est la plus fragile, la plus vulnérable.

Et en affirmant cela, je ne laisse pas entendre que la femme serait plus encline que l’homme à l’erreur à l’imperfection, que sais-je, au péché, ou à je ne sais quelle chute, non, je dis simplement qu’elle est comme un cristal très fin, comme une porcelaine de grand prix, extrêmement précieuse, qu’il faut magner avec beaucoup de soins, parce que sa sensibilité est à fleur de peau, parce qu’elle est impressionnable, parce que l’univers de l’amour est son univers bien plus qu’il n’est l’univers de l’homme, et c’est pourquoi le démon cherche à la faire tomber de son piedestal.

Croyez-moi, de même qu’il s’est attaqué un jour directement à Eve, aujourd’hui encore, sachant les espérances que Dieu met dans la femme, car je vous rappelle que c’est elle seule qui a le pouvoir d’enfanter, et qui du fait protège l’enfant en son sein, et travaille ainsi à l’avenir du monde, le démon essaye en priorité de l’attaquer, et de la détruire.

Comment ?

Et bien en la détournant de sa vocation fondamentale qui est l’amour. Et oui, c’est là sa place. C’est dans la maison de l’amour qu’elle doit habiter. Et la maison de l’amour ça n’est pas la maison de la cuisine ou de la vaisselle ou du non travail à l’extérieur, c’est la maison du sentiment, du don de soi, de la vibration affective, elle est faite pour cela. Si bien qu’une femme pourrait occuper les plus hautes responsabilités, et tant mieux, être ingénieur, professeur, astronaute, académicienne, présidente de la république, ou tout ce que vous voudrez, si elle ne vit rien dans l’ordre de l’amour, elle ne sera jamais accomplie.

Voilà la vérité, et le démon pour la tuer, lui serine continuellement à l’oreille, qu’il y a plus important que l’amour dans la vie, qu’elle doit s’affranchir de la domination de l’homme, et que si elle ne veut pas d’enfant, elle se libère par là d’un grand carcan. Voilà ce qu’il lui dit.

Quelle attaque insidieuse et mortelle. Car dès que la femme ne place plus l’amour au sommet de sa vie, tout s’écroule : plus de couple, et par conséquent plus de famille, et c’est alors que la société n’est plus alors qu’un vaste agglomérat de personnes individuelles qui ne cherchent plus à s’aimer.

Et ici, nous comprenons que Satan avec son intelligence perfide, se soit attaqué tout de suite à celle que nous appelons Eve, et dont le nom signifie, qu’elle est la mère des vivants.

En affirmant ce matin que le démon cherche à atteindre l’humanité et à la détruire en passant par la femme, je redis haut et fort, que celle-ci est le chef d’œuvre et la préférée de Dieu.

Faisons donc attention, si la femme ne s’occupe plus de construire un bel amour avec celui qu’elle a choisi, en vue de la création d’une famille, le démon ricane et se réjouit car il veut la mort de l’humanité, donc il veut autonomiser les personnes, séparer l’homme de la femme, promettre à chacun une réalisation personnelle, en un mot assassiner l’amour et faire éclater la belle et irremplaçable réalité de la famille.

Voilà son plan actuel sur le monde, et il est en train de le mettre en œuvre et de le gagner. Ce plan, il le conduit depuis l’origine.

Mais cherchons encore la présence du diable dans la Sainte écriture, cela nous fait du bien ce matin. Si dans l’ancien testament après les grands textes sur la création du monde le démon est présent mais d’une manière oserai-je dire assez discrète, certes on le voit intervenir dans l’épopée d’Abraham, dans la vie de Moïse, on le retrouve caché sous les versets du livre de Job, mais au fond, durant l’histoire d’Israël on le voit peu.

Sans doute n’a-t-il pas encore de bonnes raisons de se manifester.

En revanche, dans le nouveau testament, alors là, on le voit circuler librement, et il s’en donne à cœur joie, ou plutôt à cœur amer.

Il a plusieurs identités. Il est appelé bien sûr :

- l’antique serpent,

- le grand dragon,

- le diable,

- Satan, mais aussi

- le mauvais,

- le tentateur,

- l’accusateur,

- le prince de ce monde,

- l’ennemi, et Saint Paul ira même jusqu’à l’appeler le dieu de ce siècle.

Il faut dire qu’avec la présence du Christ sur la terre, le démon va littéralement se déchainer, et c’est normal, car saint Jean dit dans son évangile, que c’est pour détruire les œuvres du diable que le fils de Dieu s’est manifesté.

Dès que Notre Seigneur Jésus-Christ entre sur le ring de l’histoire humaine, le démon tremble de toutes ses forces.

Alors il se mobilise, et les possédés vont se multiplier sur son passage, et aujourd’hui comme vous l’avez vu dans cet évangile le démon n’a pas froid aux yeux, il y a va de toute son intelligence et de toute son audace.

Tenez, regardez le faire, ou plus exactement se débattre.

Allons prenons place dans la synagogue de Capharnaüm et assistons à l’un des plus grands exorcismes de notre histoire.

Permettez-moi de vous rappeler que les possédés, lorsqu’ils étaient calmes, étaient admis à la synagogue, et apparemment cet homme qui dans quelques instants va faire un raffut du diable, est tranquille sur son banc. De son côté, Jésus, comme à son habitude est en train de prêcher, avec amour bien sûr, et sur l’amour c’est sûr ! Et le démon, je vous l’ai dit, lui qui veut mettre à mort le mystère de l’amour, et l’amour il l’a là devant lui, c’est l’amour incarné, il ne résiste plus, c’est amour le brûle et le contraint à sortir de son retranchement silencieux.

Et voilà donc que ce possédé se lève et se met à invectiver le Christ. Ecoutez ces mots qui viennent de l’Enfer : « Qui a-t-il entre nous et toi ? Tu es donc venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es, le Saint de Dieu ! ».

Voilà mes frères, trois phrases prononcées par Satan, à travers la gueule d’un homme, car l’homme possédé n’est plus un homme, c’est une bête.

Dans ces propos, on sent à la fois, une haine profonde pour le Christ, mais aussi comme une angoisse : « Es-tu venu pour nous perdre ? ».

En effet le démon perçoit qu’il n’est rien devant Dieu, et il a peur et il tremble. Il est là, devant son créateur, et je dirai presque qu’il en perd ses moyens.

Trois vérités sortent donc de sa bouche.

La première : « Qui a-t-il entre nous et toi? ». Rien ! Il n’y a rien de commun entre Satan et le Christ. C’est important mes frères ce que je vous dis là, car c’est proclamer que le mal ne vient pas de Dieu. Si vous niez la présence de Satan, qui a introduit dans le monde le mal, ses œuvres il faut attribuer à Dieu la paternité du mal, c’est impossible, Dieu a créé le monde beau et bon. C’est l’ange révolté, c’est Satan, qui par son action a défiguré la création et quand nous voyons autour de nous le mal prendre le dessus, et aller très loin dans le cœur de l’homme, dites-vous que derrière il y a un être, sans corne sans fourche, laissons tomber ces idioties réductrices, mais au combien nuisible qui cherche à exterminer l’œuvre de Dieu est amour.

Le démon continue, seconde vérité : « Tu es venu pour nos perdre ? ». Mes frères remarquez avec moi ce « nous », ce pluriel, qui montre que Satan est accompagné de nombreux démons, il n’est pas seul, il a entraîné avec lui de nombreux anges apostats, et dans la synagogue de Capharnaüm, malgré ce nombre qui pourrait lui donner de l’assurance, il ne sait tellement plus quoi dire en la présence de la puissance de Dieu, qu’il ne peut pas faire autrement que de lâcher

cette troisième vérité : « Je sais qui tu es, le Saint de Dieu », et Jésus répond : « Tais-toi, sors de cet homme ! », et à l’instant même, le démon ne peut qu’obéir à Dieu, il ne peut que sortir de cet homme, mais en même temps dans un dernier élan et pour manifester sa haine, il jette violemment,l’enfant de Dieu qui est en train de renaître sur le sol, et il pousse un grand cri de rage.

Certes, il a bel et bien perdu la guerre, mais la bataille continue, sur le cours des siècles.

Ne vous y trompez pas mes frères, aujourd’hui encore, le démon essaye en vain, par pure haine, de ruiner le cœur et l’esprit de l’homme en l’emportant loin du Père éternel.

Oui, depuis des siècles et des siècles. Depuis que le Christ l’a humilié publiquement, de rage rien de l’arrête, car :

ce n’est pas l’homme qui a condamné le Christ, et qui s’est lavé les mains à sa pantomime de procès, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a crié : « Crucifie-le, crucifie-le, relâche Barabbas, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a recouvert de crachas son torse immaculé, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a enfoncé sur la tête de l’amour, une couronne de ronces, déchirant son front, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a cloué les bras et les pieds du Fils de Dieu au bois infâme de la Croix, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a guillotiné des milliers de personnes durant la révolution française, abolissant le culte chrétien, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme avec une casquette SS sur la tête, a séparé les enfants de leur mère, puis les a réuni dans un four crématoire, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui a envoyé dans les hôpitaux psychiatriques, dans les goulags, en Sibérie, en Biélorussie, en Ukraine, au Kaksaskan, en Mongolie des millions de personnes au nom de l’idéologie marxiste, c’est Satan !

Ce n’est pas un homme qui vole un enfant, qui le viole et qui le tue, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui donne rendez-vous dans un bois à une jeune fille, pour la violer et la brûler, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui se met dans un bus, et qui sourire aux lèvres, en se faisant filmer, se fait sauter avec quarante personnes innocentes, c’est Satan !

Ce n’est pas l’homme qui blasphème le nom du Christ, qui crache sur la virginité de Marie, qui veut enlever de l’esprit de l’homme et de la société toutes références à la foi catholique, c’est Satan !

Ce n’est pas la femme qui arrache de son ventre un enfant en herbe pur ne pas être gênée dans sa prétendue liberté, c’est Satan !

Et je pourrai continuer longtemps la chaine du travail secret du démon dans l’esprit et dans les actes des hommes mais c’est inutile.

La masse de haine qui déferle sur le monde parle d’elle-même.

Je préfère simplement ajouter qu’actuellement dans le champ du monde, bien que Satan y soit très actif, on peut lui tordre le coup, et l’empêcher de régner sur les affaires de la terre et dans le cœur de nos enfants,

simplement demeurant unis au Christ,

en aimant la très Sainte Vierge Marie,

en communiant tous les dimanche,

en sentant battre dans notre poitrine la puissance de la grâce de Dieu,

et en vivant chaque instant qui passe avec Marie dont le démon a une peur terrible, car c’est elle je vous le rappelle, qui à la fin des temps de son talon, autant dire avec facilité et dédain, lui écrasera la tête.

Alors, c’est donc entendu mes frères, le Christ dans l’âme, notre main dans la main de Marie, avançons donc joyeux et rassurés, sans jamais avoir peur de l’antique serpent, du grand dragon, du diable, de Satan, du mauvais, du tentateur, de l’accusateur, du prince de ce monde, de l’ennemi, du dieu de ce siècle, et s’il pointe son nez dans votre vie, s’il cherche à vous effrayer de mille manières ou à vous faire tourner la tête en direction du mal, sans tergiverser tout de suite fermez-lui sa gueule de monstre, dites-lui « tais toi ! » et il se taira.

Vive le Christ !

Vive Marie !

Et vive l’amour !

Et que Satan aille au diable.

Amen.

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