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Le.blog.catholique.de.Véronique (Blog personnel)

Attentats début janvier 2015 en France : cardinal, évêques, prêtre...

13 Janvier 2015, 16:26pm

Publié par Véronique

En France la liberté d'expression et de parole est entravée

L'Observatoire Cardinal Van Thuân n'est pas Charlie et il explique (traduction Benoît-et-moi) :

"Ceux qui aujourd'hui manifestent dans les rues avec un crayon dans la main et affichant Je suis Charlie sur la poitrine entendent défendre la liberté de parole. Or, en France la liberté d'expression et de parole est désormais entravée même à ceux qui défendent publiquement la famille entre homme et femme et expriment leur propre conviction qu'il n'est pas juste de reconnaître les couples homosexuels et de leur permettre la filiation au moyen de la fécondation par autrui. Sur ce sujet, les lois françaises sont elles-mêmes limitatives de la liberté d'expression. En savent quelque choses ceux qui, nombreux, en ont déjà subi les lourdes conséquences. La société française qui aujourd'hui défend précisément la liberté d'expression doit cependant aller jusqu'au bout de son idée de liberté. Il y a de l'intolérance en plusieurs aspects de cette culture qui manifeste maintenant en défense de la liberté.

L'Europe ne doit pas accepter le terrorisme. Afin de le contraster, il n'est toutefois pas suffisant de s'appuyer sur une idée abstraite et donc idéologique de la liberté d'expression. Une idée vide et uniquement critique ne peut lutter contre rien, elle peut tout au plus remplir des rues aux moments les plus chauds mais n'est pas en mesure de soutenir une vie pensée et vécue ensemble."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/01/en-france-la-libert%C3%A9-dexpression-et-de-parole-est-entrav%C3%A9e-.html

Une société qui ne fait pas de la vie son bien essentiel, peut-elle s’étonner que la vie devienne relative ?

Extrait des voeux de Mgr Centène à son diocèse hier matin :

C"[...] Au moment de formuler ces voeux j’éprouve avec vous quelques scrupules à souhaiter selon l’usage « bonne année », alors que notre pays se réveille à peine de trois jours de cauchemard. La journée du 7 janvier et celles qui ont suivi, ont vu se produire l’horreur absolue dans le domaine de l’atteinte à la personne humaine et à ses droits fondamentaux, le droit de vivre, le droit d’avoir et d’exprimer des opinions différentes. Notre incompréhension est totale devant le désir fou de tuer des frères humains. Nous nous inclinons devant les victimes journalistes, policiers, innocents pris en otages et voulons assurer leurs familles de notre compassion devant ces tragiques événements qu’aucune cause ne saurait justifier qu’elle soit religieuse, politique ou idéologique. L’horreur indescriptible appelle la condamnation et la protestation de tous et particulièrement des croyants qui se sentent blessés par tant d’inhumanité perpétrée au nom de la religion.

C’est aujourd’hui le temps du deuil, de la compassion, de l’émotion, du rassemblement, mais il ne faut pas se rendormir après un cauchemard, il faut, pour le chasser, en identifier les causes profondes. Et ceci doit nous conduire à bien des réflexions.

Une société peut-elle détricoter toutes les valeurs, tous les repères, toutes les digues qui l’ont constituée et puis s’étonner que des gens privés de valeurs, de repères et de digues s’en prennent à elle ?

Une société qui ne fait pas de la vie, de son apparition à son terme naturel, son bien essentiel et son principal objectif, peut-elle s’étonner que la vie devienne une valeur relative ? La dimension sacrée de la vie, le sacré immanent, peut-il survivre, dans une société, à la disparition du sacré transcendant ?

Les valeurs que nous croyons universelles et qui de fait, nous le croyons, sont appelées à le devenir, sont-elles innées ou sont-elles le fruit d’une longue éducation, du long compagnonage de l’Evangile et de l’humanité, d’une imprégnation tellement lente et tellement profonde qu’elle n’apparait plus à nos yeux ? Le temps n’est-il pas venu d’en identifier et d’en désembourber la source si nous voulons qu’elle continue à irriguer notre vie et à en féconder le développement ?

Notre conception de la dignité humaine ne vient-elle pas de la certitude longtemps partagée que Dieu s’est fait homme ?

J’ai l’intime conviction que ce sont ces défis qu’il nous faut relever avec lucidité, et dans une société qui revendique plus que jamais et avec le sérieux que donne le tragique, le droit de pouvoir tout exprimer et tout dire, je crois que nous pouvons exprimer ces questionnements.

[...] Bonne année à tous ceux qui se dépensent pour l’amélioration du sort de leurs semblables. Bonne année à tous ceux qui font retentir le cri de ceux qui ne parlent pas encore et de ceux dont la voix s’éteint."

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/01/une-soci%C3%A9t%C3%A9-qui-ne-fait-pas-de-la-vie-son-bien-essentiel-peut-elle-s%C3%A9tonner-que-la-vie-devienne-rela.html

 

 

 

Mgr Rey : "Je suis chrétien"

Extrait de son sermon à la cathédrale de Toulon, le 11 janvier :

"En même temps qu’on doit dénoncer le fanatisme religieux, notre société doit s’interroger sur l’enchaînement des violences qui la traversent. Car il est des violences verbales, morales, intellectuelles, artistiques… qui en appellent d’autres. Quand on représente Mahomet sous la forme d’une crotte enturbannée, Benoît XVI en train de sodomiser des enfants, la Vierge Marie les jambes écartées de façon suggestive ; quand on s’adonne à la provocation, à l’obscénité sur ce qui touche la conscience la plus intime, celle de la foi, du sacré, de la symbolique religieuse… Ce nouvel iconoclasme engendre inévitablement par ricochet, et bien sûr, sans jamais les justifier, la revanche, la vengeance, d’autres violences encore plus insoutenables dans un engrenage quasi mécanique, et dont l’actualité nous offre l’horrible spectacle. La sacralisation de la dérision et de l’injure ne peut produire en retour que de la haine.

Dans la prise de conscience nationale que nous devons faire tous ensemble, rien ne peut, rien ne doit justifier la violence d’où qu’elle vienne, quelle qu’elle soit ; que ce soit la violence de ceux qui, par la force, veulent imposer leur foi, où la violence de ceux qui, par le mépris, injurient celle des autres. Mais il faut extirper les causes de ces violences si l’on veut pour l’avenir s’épargner le chaos.

A un journaliste qui m’interrogeait avant-hier « Monseigneur, êtes-vous Charlie ? », J’ai répondu : « laissez-moi d’abord être moi-même, c’est-à-dire chrétien ». Le chrétien n’a pas d’autre point de référence ultime, de ralliement possible, d’identification que Jésus lui-même".

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/01/mgr-rey-je-suis-chr%C3%A9tien-.html

 

 

Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

 

Plantu : dégueulis à l’usage de bobos retardés

Plantu, vous vous êtes planté !

Ce 1er mars, Plantu a offert au journal Le Monde l’un de ses dessins les plus réussis, avec pour noble sujet, que dis-je, pour dégueulis à l’usage de bobos retardés, le pape Benoït XVI, aviné, devant sa télé, soutane retroussée, journal porno à ses pieds, pizza sur la table, télécommande en main, fin prêt pour une retraite bien salée. Rien de bien nouveau sous l’ombre du Monde ! Et comme Plantu ne croit sans doute pas en Dieu, ou du moins, en l’honnêteté de ceux qui le représentent, on peut penser, sans crainte de se tromper, qu’il est allé, pour dessiner son chef-d’œuvre, chercher son inspiration dans son propre monde intérieur, ce qu’on ne saurait lui reprocher, puisqu’il est de vérité que l’on ne décrit bien que ce que l’on vit soi-même. Et à en croire les as du crayon, c’est encore plus vrai pour le dessin.

Toutefois, malgré l’offense qui est ici recherchée sous un humour de pissotière, sans grand effet, d’ailleurs, et j’en suis sûr, sous la fierté pour l’artiste de railler au nom de la liberté d’expression qui bon lui semble, il convient tout de même de remercier ce grand dessinateur qui, sans le savoir, vient de servir magnifiquement la cause de l’Église en honorant de son œuvre unique l’une des plus grandes vérités que l’Évangile ait révélées au monde, à savoir que l’outragé, le méprisé, le moqué, finit par gagner la partie. Le Christ en tête, avec sa couronne d’épines, son manteau d’opérette, son roseau de sceptre, et derrière lui, la foule des humiliés, aujourd’hui sur les autels, pour avoir tenté d’aimer jusqu’à la démesure l’humanité tout entière, y compris les Plantu, l’ont parfaitement démontré.

On ne saurait donc que trop conseiller à ce bon dessinateur et, puisque j’y suis, au Monde de continuer avec élan leur approche irrespectueuse et parfois ordurière de nos Pères, de manière à consolider la foi catholique dans les esprits insoumis qui, grâce à leur art d’écrire et de dessiner, sont de plus en plus nombreux ici-bas. Plantu, vous vous êtes planté !

Père Zanotti-Sorkine

Source : http://www.bvoltaire.fr/peremichelmariezanottisorkine/plantu-degueulis-a-lusage-de-bobos-retardes-2,13460

 

 

Cher Jean, cher Georges, cher Stéphane, cher Bernard,

Une façon comme une autre de me sentir votre frère. Certes, vous demeurez Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, dessinateurs de profession, crayonneurs d’idées, trublions de vie politique, insulteurs de justes et de coupables, souvent drôles et méchants sous le crayon vulgaire et obsessionnellement blasphémateur du sacré, mais à mon esprit éduqué par le Christ à dépasser les apparences, vous apparaissez plus grands que votre œuvre, plus grands que vos dessins offerts aux combats rétrécis de la terre. Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois, et pour cela, je mourrais. Tout le reste n’appartient qu’à la petite histoire qui finit sous le dégueuloir conventionnel des hommages et des récompenses accordés entre hommes, au gré des intérêts particuliers et des partis. Bah ! que tout cela est bas !

Aujourd’hui, préoccupé par plus haut, maintenant que la vie n’est plus un mystère pour vous puisque vous connaissez la vérité tout entière (et Dieu sait si cette connaissance doit désormais susciter en vous non plus votre humour mais votre joie), je viens vous demander un petit coup de main pour la France. Ne me le refusez pas.

Amis, auriez-vous la gentillesse de dire un mot au créateur du monde afin qu’il continue de juger avec indulgence ses enfants d’en bas qui le rejettent ou qui prétendent le défendre en tuant leurs semblables ? Faites cela pour nous, je vous en supplie ! Que le Ciel n’abandonne pas la terre, et que les hommes comprennent enfin que travailler à la mort de Dieu dans les consciences ou tuer au nom de Dieu revient à massacrer l’homme lui-même ! Pourriez-vous aussi de vos lumières actuelles éclairer nos intelligences de manière à ce que nous empruntions les chemins par lesquels on peut enrayer les fusils les plus huilés ?

Je vous avoue qu’une chose me surprend depuis votre entrée dans la vie éternelle : c’est la glorification unanime de la liberté d’expression que vous auriez honorée magnifiquement jusqu’à mourir pour elle ! Je dirais plus sobrement que vous avez exprimé librement ce que vous pensiez sans jamais vous préoccuper des effets collatéraux que l’expression de VOTRE vérité pouvait créer dans les esprits. C’est ainsi. Pourtant, dans les relations humaines, et en particulier dans la vie conjugale, familiale, et même amicale, nous ne lâchons pas ce que nous pensons sans exercer un certain discernement à la seule fin de ne pas blesser inutilement nos proches. Et cela devrait valoir aussi pour les lointains.

La raison de cette retenue n’est pas à chercher bien loin, elle appartient à l’univers de l’amour qui tout simplement ne désire pas blesser. Cette retenue dans le langage, cette réserve bienveillante n’est pas une faiblesse, elle est une intelligence qui protège les liens et qui, en évitant de faire monter le sang à la tête de l’adversaire potentiel, empêche par rebond de le faire jaillir de la tête d’un autre. Cette réserve, tout homme peut la vivre, elle est vraiment à la portée de tous, sauf de l’extrémiste qui donne aux idées plein pouvoir y compris à l’irrespect qui, paraît-il, gagne la partie.

Le président de la République n’a pas cessé ces derniers jours d’appeler le peuple français à la vigilance. Encore une idée bien abstraite !

Que faut-il donc faire ? Rester chez soi ? Faire des provisions ? Lire le Coran ? Souscrire à un abonnement à Charlie Hebdo ? J’aurais préféré qu’il demandât humblement à tous les Français de calmer le jeu de la haine en les suppliant de ne plus blesser la conscience d’autrui au nom d’une liberté d’expression pas assez réfléchie, autrement dit, en nous invitant tous à prendre la résolution de respecter profondément les croyances qui sont chères à des millions de personnes. C’est à ce prix que la paix fera son lit.

Chers Jean, Georges, Stéphane et Bernard, votre mort ignominieuse me fait une peine immense et je voudrais qu’elle ne soit pas inutile. Vos caricatures ne méritaient pas de vous tuer, mais elles l’ont fait. D’une certaine façon, vous avez touché de votre humour grinçant les régions les plus viscéralement haineuses de la nature humaine assoiffée de justice et de vengeance, et par là, vous avez provoqué l’avénement de la barbarie. Parce que votre nature était saine, je veux le croire, parce que vous cherchiez sans doute à votre manière le bien commun, parce que vous considériez la liberté d’expression comme un droit devant s’exprimer sans état d’âme, parce que vous étiez au fond restés des enfants qui dessinaient comme tous les enfants tout en jouant à mettre le feu, vous avez oublié la permanence de la cruauté humaine quand elle se met au service d’une cause jugée absolue. Vous avez touché à de l’intouchable, et en réponse, vous qui étiez intouchables de par votre dignité d’homme, vous avez été plus que touchés, abattus en plein cœur.

Au-delà de toutes les décisions politiques qui seront prises, je l’espère, pour contrecarrer les actes terroristes, intercédez pour nous, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, rendez-nous intelligents et respectueux des croyances d’autrui pour que la France se distingue encore par sa hauteur civilisatrice.

Un dernier point qui me tient à coeur : si vous croisiez au Ciel les trois petits enfants qui, lors de l’affaire Merah, ont été assassinés sauvagement, embrassez-les pour moi, et partagez avec eux la gloire qui est la vôtre aujourd’hui. Eux n’ont pas eu droit à une journée de deuil national ni à une manifestation d’envergure. Mais que pouvons-nous y faire ? Ces enfants ne disposaient que de leurs prénoms, ils n’avaient pas de noms de guerre, et ils ne défendaient pas la liberté d’expression ni la cause de certains politiques ! Qu’importe ! Seule la bonté personnelle qualifie un être et l’ennoblit jusqu’à la moelle, je le crois. Pour cela, je mourrais.

Allez, chers Cabu, Wolinski, Charb et Tignous, soyez dans la joie de Dieu, continuez votre vie, et éclairez-nous maintenant de vos clartés.

Père Zanotti-Sorkine

Source : http://www.bvoltaire.fr/peremichelmariezanottisorkine/chers-jean-georges-stephane-et-bernard,151655

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la voix de la sentinelle de l'age 13/01/2015 17:57

quand la france narguait la cote divoire ou étiez vous , quand la france tuait des milliers dhommes et femmes en cote divoire ... vous ses prètre ou etiez vous ..... pourquoi vous n'aviez pas marché ...pourquoi n'aviez vous pas parler de liberté d'expression, de democratie..... race de serpent.... pour vous c'est quand c'est vous que tout le monde doit ... pleurer? ..... les meme malheurs que la france afflige aux autres nations aux autres peuples.....Dieu vous les affligeront...... vos gouvernant tuent les hommes des autres autres peuples le vatican est muait comme une carpe...... c'est quand c'est vous ...il faut que tout le monde compatissent avec vous ..... sachez que nous avons le meme sang.... les sang des autres que vous versez .... n'est ce pas aussi Dieu qui les a crée... vous humiliez les rois , les presidents des autres nations ... Dieu suscitera contre vous des hommes mauvaient qui vous humilierons.....plus que ce que vous aviez vu .vous pretres , chefs religieux sont coupables de vos politiques segregationnistes.... parole de l'Eternel

Véronique 13/01/2015 20:22

Bonsoir.
Ce n'est pas à moi qu'il faut écrire cela, mais aux personnes concernées.
Je ne suis en rien responsable de ce dont vous m'accusez.

Par contre, je vous invite à lire mon commentaire posté il y a quelques instants :
http://le.blog.de.lala.over-blog.com/2015/01/je-ne-suis-pas-charlie.html

Fraternellement
Véronique